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    L'Encyclopédie sur la mort



    Canada (suicide)

    En 1960, le taux des suicide fut de 7,7 (11,7 hommes et 3,5 femmes) sur une population de 100 000 habitants. De 1980 à 1995, il monte jusqu’à 14 (21 hommes et 6 femmes) pour descendre en 1996 à 13 (20,8 hommes et 5,4 femmes) et en 2001 à 11,3 (17,0 hommes et 4,9 femmes). L’année 2000 compte 3 605 suicides dont les auteurs sont 807 femmes et 2 798 hommes. En cette même année, le taux de suicide des 15 à 24 ans est de 13,0 et celui des 25 à 34ans, 13,7. Les deux groupes les plus vulnérables sont ceux des 35-44 (17,4) et des 45-54 (16,6). Les groupes des plus de 55 ans sont moins touchés que leurs contemporains d’Europe: le taux des 55-64 est de 13,0, celui des 65-74 est de 10,5 et celui des 75 et plus est de 10,3. La tendance que suit le phénomène du suicide chez les immigrants s’apparente davantage à ce qu’on observe à cet égard dans leur pays d’origine qu’à celle qui caractérise la population de souche canadienne. En ce qui regarde les provinces canadiennes, les taux de suicide entre 1996 et 2001 ont diminué. Les Territoires du Yukon* et du Nord-Ouest*, mais surtout le Nunavut* affichent des taux très élevés. Le taux de suicide chez les immigrants* est environ deux fois moindre qu’il ne l’est chez les Canadiens de souche. Le taux de suicide tend à augmenter avec l’âge chez les immigrants, tandis qu’il est le plus élevé parmi les Canadiens d’âge moyen (É. Caron-Malenfant, «Le suicide chez les immigrants au Canada», Rapport sur la santé, vol. 15, no 2, 2003). L’association canadienne pour la prévention du suicide (ACPS) a été constituée en 1985 par un groupe de professionnels soucieux de fournir des informations et d’offrir des ressources aux diverses collectivités afin de réduire le taux de suicide et d’amenuiser les incidences néfastes des comportements suicidaires.

    Dans son document de travail de 1982, la Commission de réforme du droit, bien qu’elle ne propose aucune modification fondamentale à la législation faisant de l’aide au suicide un crime, était disposée à recommander qu’aucune poursuite légale ne soit intentée sans l’autorisation écrite du procureur général. Cependant, dans son rapport final de 1983, après consultations, «la Commission crut sage de revenir sur ses positions et maintenir le statu quo. Elle estima qu’à cause de l’absence pratiquement généralisée de poursuites, la condition supplémentaire d’une autorisation expresse du procureur général pour intenter une poursuite pénale pourrait s’interpréter comme une façon subtile de décriminaliser l’aide au suicide sans que l’on ne soit obligé de modifier la loi. Dans l’affaire Sue Rodriguez*, la Cour suprême statuait que l’article 241b du code criminel canadien ne violait pas la charte canadienne des droits et libertés. Ledit article interdit à quiconque de conseiller à une personne de se donner la mort sous peine d’être reconnu coupable d’un acte criminel et d’encourir une peine d’emprisonnement de 14 ans» (P. Deschamps, «L’aide au suicide: législation ou décriminalisation?», Frontières, vol. 8, no 1, 1995, p. 11-13). En novembre 2005, un projet de loi a été présenté par le Bloc québécois qui permet la légalisation du suicide assisté par un médecin pour toute personne de plus de 18 ans souffrant d’une maladie en phase terminale qui exprime le désir de mourir. Cette volonté doit être exprimée par écrit à deux reprises dans un intervalle d’au moins dix jours. La personne, qui prête assistance au malade, devra être un médecin praticien ou être assistée par un médecin praticien.

     

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-15