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    L'Encyclopédie sur la mort



    Alyscamps, Les

    Van Gogh
    Dans l'angle sud-est de la ville romaine d'Arles s'étendait, à l'extérieur des remparts une vaste nécropole, connue sous le nom «Alyscamps», mot provençal qui signifie «Champs Elysées».

    Dans l’Antiquité, les cimetières, situés toujours extérieurs à l’enceinte des cités, sont souvent implantés le long des grands axes routiers. Dès le début de l’Empire, des «tombes à incinération, sarcophages et mausolées s’égrenèrent aux abords de la Via Aurelia, constituant une vaste nécropole. Mais, c’est à l’époque paléochrétienne que le cimetière prit une importance majeure avec l’inhumation du martyr saint Genest et la sépulture des premiers évêques d’Arles, abrités dans une chapelle bientôt entourée par un grand nombre de tombes pressées sur plusieurs rangs.»

    Vers 1040 fut installé un prieuré sous le vocable de Saint-Honorat dépendant de l’abbaye Saint-Victor de Marseille. La nécropole devint une étape obligée du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. Dante* immortalisa ce lieu dans son poème «L’enfer»:



    «Comme à Arles où le Rhône est stagnant
    Comme à Pola, près du Quarnaro,
    Qui arrose les frontières de l’Italie,
    Des sépultures jonchent le terrain inégal»

    L’allée des Alyscamps, qui subsiste aujourd’hui, a été aménagée par les religieux Minimes au XVIIIe siècle. En 1888, Van Gogh et Gauguin vinrent peindre dans ces lieux romantiques. Vincent Van Gogh* écrit à son frère Théo:

    « …je crois que tu aimerais la chute des feuilles que j’ai faite. C’est des troncs de peupliers lilas, coupés par le cadre là où commencent les feuilles. Ces troncs d’arbres comme des peupliers bordent une allée où sont à droite et à gauche alignés de vieux tombeaux romains d’un lilas bleu. Or les sol est couvert, comme d’un tapis, par une couche épaisse de feuilles orangées et jaunes tombées. Comme des flocons de neige il en tombe toujours encore… »

    Monuments historiques sur le site des Alyscamps ou trouvés sur ce site

    L'église abbatiale Saint-Honorat, a été construite par les moines de Saint-Victor de Marseille au XI° siècle. L'église actuelle est de style roman provençal. Elle n'a pas été achevée. La partie construite est surmontée par une lanterne des Morts dont le style s'inspire de l'architecture de l'amphithéâtre romain. Une cour occupe l'espace où devait être construite la nef et domine le cimetière. Au XVIIIe siècle, cette cour fut un véritable musée en plein air, présentant sarcophages, stèles funéraires, restes de mausolées antiques. Aujourd'hui, planté de cyprès, ce lieu est plein de poésie.

    La chapelle des Porcelet
    , construite au XVe siècle, caveau familial situé hors de l’église Saint-Honorat, classée Monument historique en1862.

    Épitaphe d'un affranchi, inscription funéraire d'un sévir augustal, notable appartenant au collège de six affranchis chargés du culte impérial, date de la fin des Ier-IIe siècles. Trouvée aux Alyscamps, cette épitaphe en marbre et haute de 30 cm est localisée au Musée de l'Arles et de la Provence antiques. L'inscription donne aussi le nom complet de la ville d'Arles dans l'Antiquité classique, offert par Auguste en souvenir de son père adoptif, fondateur de la ville. Ce sont les lettres suivantes qui se lisent ainsi : C(colonia), I(iulia), P(paterna), AREL(ate).

    Sarcophage de Chrysogone du IIIe siècle, en marbre, trouvé en 1618 devant l'église Saint-Honorat-des-Alyscamps
    et situé maintenant au Musée de l'Arles et de la Provence antiques. Contenant un cercueil en plomb avec le corps d'une fillette, ce petit sarcophage «est un ouvrage remarquable de transition entre le monde païen (la présence de têtes de Méduse) et le monde chrétien (l'invocation de la paix)».La traduction de l'inscription latine est la suivante :

    «La paix éternelle à Chrysogone junior Siricium, notre fille trés douce et innocente, qui a vécu trois ans, deux mois et vingt-sept jours. Valerius et Chrysogone, les parents, à leur fille très remarquable et dans le temps de sa vie très désirée».

    Sarcophage de Psyché de la fin du IIe siècle, en marbre, situé au Musée de l'Arles et de la Provence antiques et provenant du site des Alyscamps. «Son nom évoque un personnage de la mythologie grecque, symbolisant l'amour mis à l'épreuve puis triomphant. La face antérieure de ce sarcophage est décorée d'une scène (encadrée par un arbre à gauche et une arcature à droite) représentant Psyché, drapée et portant des ailes de papillon, conduite par un Amour tenant une corbeille. Ils se dirigent vers deux autres Amours ailés, vêtus de chlamydes. Le premier, assis, pointe une torche vers le bas, geste symbolisant la mort, et l'autre, debout, tient un collier. Entre les deux groupes ainsi formés, un cadre était destiné à recevoir l'inscription funéraire.

    Psyché ici est moins la jeune fille aimée par l'Amour que le symbole de l'âme du défunt, souvent imaginée par les croyances populaires comme un papillon s'échappant du corps après la mort. A l'arrière du sarcophage, trois Amours portent sur les épaules une guirlande de fruits que l'on retrouve sur les côtés.»

    Urne cinéraire, verre du Ier siècle provenant du site archéologique de Rochefleur dans le quartier des Alyscamps et exposé au Musée de l'Arles et de la Provence antiques.

    Source : «Arles, ville d'histoire et de patrimoine» http://www.patrimoine.ville-arles.fr/arles/

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10
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