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    L'Encyclopédie sur la mort



    Alvarez Alfredo

     

    Né à Londres en 1929 et formé au Corpus Christi College à Oxford. Dans les années 1950, Alvarez a enseigné aux États-Unis, notamment à l’université de New York à Buffalo et à l’université de Princeton. Il fut critique littéraire à l’Observer et au New Statesman. Il a publié plusieurs recueils de poésie et reçut en 1961 le prix Vachel Lindsay de poésie. Ardent joueur de poker, il a écrit The Biggest Game in Town (1983). Il publia une autobiographie en 1999 sous le titre Where Did it All Go Right? Son livre le plus récent The Writer’s Voice (2005) reprend une série de conférences donnée à New York sur l’art et le métier de l’écriture. Ami de Sylvia Plath* et de son mari, il fut très ému par le suicide de la première, poète et auteur d’un roman autobiographique, La cloche de détresse (1963). Il rédigera The Savage God. A Study of Suicide (New York, Random House, 1972), qui créa un grand remous dans le milieu de la recherche et de la prévention du suicide.

    Selon Alvarez, la science prive le sujet suicidaire de sa liberté de conscience. Si l’Église condamne sévèrement le suicide et souligne la culpabilité* du suicidaire, elle est pourtant inspirée par le souci de l’âme en respectant la responsabilité morale du sujet. Il n’en va pas de même dans les sciences humaines, psychologie ou sociologie, ni dans les sciences médicales. La soi-disant tolérance, que l’on affiche volontiers dans les milieux scientifiques, semble fondée sur l’indifférence à l’égard des personnes plutôt que sur la sollicitude. En effet, pour le sociologue, c’est la recherche quantitative qui compte; le suicide est certes un problème intéressant, mais sous un angle purement intellectuel qui fait fi des aspects tragiques et éthiques de l’expérience de la mort vécue par le sujet. On cherche des rapports entre le nombre des divorces et celui des suicides, entre pratiques religieuses et suicide. Malgré l’insistance sur la prévention*, le scientifique isole le sujet suicidaire et l’enferme dans les jardins secrets de la pathologie. Il perd sa liberté* et son autonomie*, sa capacité de juger et de délibérer. L’intervention paternaliste auprès des personnes suicidaires est tributaire de l’hégémonie scientifique, surtout médicale. La position d’Alvarez est une attaque directe contre les psychiatres pour qui le suicide trouve sa source dans la maladie mentale* qui, d’après eux, rend les personnes inaptes à poser un geste volontaire (Le Dieu sauvage).

    « Le suicide est, après tout, le résultat d'un choix. Si impulsif que soit le geste, si confuses que soient les raisons, au moment où un homme décide de mettre fin à sa vie, il atteint une certaine lucidité temporaire. Le suicide peut être une déclaration de faillite qui entérine une vie entière d'échec*. Il y a, je crois, toute une catégorie de gens qui se suicident, non pour mourir, mais pour échapper à la confusion, pour y voir plus clair. Ils usent délibérément du suicide pour se créer un espace réel de liberté personnelle, ou pour renverser les schémas d'obsession et de nécessité qu'ils se sont inconsciemment imposés » (Le Dieu sauvage).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-12
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