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    L'Encyclopédie sur la mort



    Adler Alfred

    Alfred AdlerAlfred Adler, né dans la banlieue de Vienne de parents juifs, le 7 février 1870. Il obtient son diplôme de médecine en 1895 de l’université de Vienne. Il commence sa carrière médicale comme ophtalmologue, mais très tôt, il se lance dans la pratique de la médecine générale. En 1907, il se dirige vers la psychiatrie. Il devient membre de la Société psychanalytique de Vienne dont il démissionne en 1911, avec neuf autres collègues, à cause de ses divergences théoriques avec la pensée de Freud*, pour fonder la Société de psychologie individuelle. Durant la grande guerre, il sert comme médecin dans l’armée autrichienne, d’abord sur le front russe, puis dans un hôpital pour enfants. Après la guerre, il est très actif dans les cliniques attachées aux écoles d’État et dans la formation des enseignants. Dès 1926, il devient visiting scholar à l'université Columbia à New York, puis, à partir de 1933, professeur de psychologie médicale au Long Island College of Medecine. Le 28 mai 1937, il succombe à un infarctus lors d'une conférence à l’université d’Aberdeen, en Écosse.

    Il s'éloigne de Freud car, pour lui, «ce n'est pas la libido qui conditionne le fonctionnement de la psyché humaine, mais la conscience qu'a l'homme de son imperfection. Seul le dépassement de soi permet de compenser ce sentiment d'infériorité. Mais la recherche perpétuelle de l'amélioration est à l'origine de pathologies qui se traduisent le plus souvent par un sentiment de supériorité débouchant sur l'isolement. (V. G., «Alfred Adler, le rebelle», Freud, Le maître du Moi, Le Point, Hors-série - Maîtres-Penseurs, n°4, p. 44-45). Freud règle ses comptes avec Adler dans un article publié en 1914 et lui reproche une «foule de méchancetés mesquines» (Contributions à l'histoire du mouvement psychanalytique dans Oeuvres complètes, tome XII, PUF, 2005).

    Il faut situer les positions d’Adler sur le suicide à l’intérieur de sa théorie de la psychologie individuelle, dominée par le thème de l’«unité de la personne» et du «finalisme fictionnel», proche du modèle culturel de l’homme de son temps et de la volonté de puissance selon Nietzsche*. La personne humaine est une et indivise. Elle est poussée par une force intérieure qui tend vers la perfection ou l’accomplissement de soi. Cette force la porte à agir «comme si» le futur était déjà dans ses mains. Cependant, tous les humains souffrent plus ou moins d’un certain «complexe d’infériorité» qui les empêche de réaliser pleinement leurs projets. L’infériorité «organique» est liée à des faiblesses d’ordre physique ou anatomique, tandis que l’infériorité «psychologique» est due à des jugements négatifs que les autres portent sur nous ou que nous portons sur nous-mêmes. On pense et on agit «comme si» on n’était pas capable. Parmi les œuvres d’Adler, retenons: Le tempérament nerveux [1912], Paris, Payot, 1948; Connaissance de l’homme [1927], Paris, Payot, 1949; Le sens de la vie [1933], Paris, Payot, 1950. Voir H. L. et R. R. Ansbacher, The Individual Psychology of Alfred Adler, New York, Harper and Row, 1964.

    La personne suicidaire souffre d’un profond complexe d’infériorité à caractère pathologique. Elle s’estime trop faible pour vaincre ses difficultés personnelles et pour tendre vers l’avenir. Elle perd progressivement tout «intérêt social» en coupant tout lien avec la communauté, ses proches ou ses éducateurs. Elle dirige son agressivité, nécessaire pour viser un idéal et pour se frayer un chemin dans la vie, contre sa propre personne. Dans son «style de vie», l’humilité, la soumission, l’autoflagellation ou le masochisme l’emportent sur le sentiment et la pratique de la supériorité, mais en se tuant, il se peut fort bien qu’elle désire attaquer une autre personne par qui elle se sent intérieurement blessée. Voir A. A. Leenaars, Suicide Notes: Predictive Clues and Patterns, New York, Human Sciences Press, 1988, p. 65-72.

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10
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