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    L'Encyclopédie sur la mort



    Achéron (L') et le Cocyte

    « De Lébadée , et après une étape à Delphes, nous remontons vers le Nord par la route qui longe la côte de Ouest de l'Epire. À une cinquantaine de kilomètres avant d'arriver à Igoumenitsa, terminal des ferries en provenance d'Italie, nous traversons une plaine marécageuse, fermée à droite par une barre de montagnes. Là, coulent deux des plus célèbres fleuves des Enfers : le Cocyte et l'Achéron. » C'est ainsi que Alain Nadaud commence son chapitre « L'Achéron et le Cocyte » dans son livre d'enquête géographique et historique Aux portes des Enfers, 2004, 73-97).

    La plus ancienne mention de l'Achéron remonte à Homère*. « Afin de l'aider à retourner dans sa patrie, Circé suggère à Ulysse de se rendre aux Enfers, afin de consulter l'ombre du devin Tirésias, celui qui, pour avoir perdu la vue, bénéficie du privilège de voir l'avenir. » Lui montrant le chemin, Circé finit ses indications ainsi : « À travers le marais, avance jusqu'aux lieux où l'Achéron reçoit le Pyriphlégéthon les eaux qui, du Styx*, tombent dans le Cocyte. Les deux fleuves hurleurs confluent devant la Pierre : c'est là qu'il haut aller (Homère, L'Odyssée, X) ».

    Pausanias, qui dit s'être rendu sur place, soutient que, pour l'épisode en question, Homère se serait d'ailleurs expressément inspiré de l'existence des deux fleuves qui traversent cette région de l'Epire : « Près de Cichyros se trouve le lac que l'on nomme Achéronien, ainsi que le fleuve Achéron. Celui-ci emporte dans son cours l'eau du Cocyte, l'eau la plus détestable qui soit. À mon sens Homère avait vu ces passages et il a osé faire un sujet de poème sur l'Hadès; en particulier il a donné aux fleuves des noms qu'il avait empruntés à ceux de Thesprotie (Pausanias, Description de la Grèce, I, 17, 5, cité par Nadaud, o.c., p. 77-78) ».

    Dans Phédon, dialogue sur l'immortalité, Platon* met dans la bouche de Socrate*, quelques instant avant que celui-ci bois la ciguë : « À l'opposé et en sens contraire de l'Océan coule l'Achéron, qui traverse des déserts et qui, coulant aussi sous terre, parvient au marais Achérousiade, où se rendent les âmes de la plupart des morts » ( Phédon, Flammarion, 1991, cité par Nadaud, o.c., , p. 78).

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10