• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort



    5 pièges à éviter au salon funéraire

    Vous apprenez qu’un ami vient de perdre sa femme et une visite au salon funéraire
    s’impose. Peu de gens sont à l’aise avec cette idée. Comme le chantait Jacques Brel*, c’est
    triste de voir un ami pleurer. Le désarroi de ceux qui nous sont chers nous plonge au cœur
    de notre propre vulnérabilité. Et pourtant, qu’y a-t-il de plus touchant qu’une épaule
    offerte aux sanglots de l’autre, ou qu’une main chaude doucement posée sur la douleur
    des affligés.

    Alors, on prend son courage à deux mains et on se prépare, en espérant ne pas avoir à y
    rester trop longtemps. Comme le malaise s’intensifie généralement à l’approche des
    condoléances, il arrive que certaines personnes trébuchent en paroles ou en gestes, de
    sorte que l’expérience devient rapidement désagréable au détriment d’une intention
    charitable. Peut-on y remédier ? C’est plus difficile de rattraper une maladresse échappée.
    Il est préférable de prendre quelques précautions et d’essayer d’éviter les pièges dans
    lesquels il est courant de tomber.

    1. Se diriger directement vers un parent ou une amie qu’on n’a pas vue depuis
    longtemps


    On le sait, les funérailles sont propices aux retrouvailles. La parenté qu’on néglige, les
    amis éloignés… Plusieurs personnes renouent des liens relâchés par le temps. Dès lors,
    lorsqu’on aperçoit cousin Germain qui a maintenant un petit marmot, c’est bien tentant
    d’aller vers lui piquer un brin de jasette avant d’offrir ses condoléances au principal
    intéressé. Sans aller jusqu’à ignorer ceux qui vous interpellent, vous pouvez gentiment
    mentionner que vous souhaitez tout d’abord offrir votre soutien aux personnes
    endeuillées. Cousin Germain comprendra très bien que ce n’est pas du snobisme, et
    personne ne vous en tiendra rigueur.

    2. Oublier la présence du défunt

    La mort fait peur. Si on le pouvait, on ferait un détour pour ne pas la voir de près.
    Auparavant, on prenait le temps de se recueillir auprès du défunt qui était exposé. Avec la
    tendance actuelle des funérailles en présence des cendres, il est plus facile de passer outre
    devant l’urne et d’ignorer qu’elle contient une vie qui vient à peine de se terminer.
    Prendre quelques instants pour se rapprocher du défunt permet d’aider à boucler la
    boucle, mais c’est aussi une marque de soutien pour ceux qui restent et qui traduisent
    chacun de vos gestes comme un hommage à l’être cher.

    3. S’imposer

    Pour ne pas avoir à faire face aux émotions qui surgissent, certaines personnes
    occuperont l’espace jusqu’à l’envahissement. Elles parleront forts, rirons à l’excès, feront
    des blagues parfois déplacées. Par leur déplacement et leurs échanges bruyants,
    l’ambiance propre au recueillement s’en trouve ainsi altérée. Il est suggéré d’échanger de
    manière à ne pas troubler l’environnement empreint de respect devant la mort qui
    demeure un drame pour la plupart d’entre nous. Évitez aussi de parler de vos propres
    deuils, à moins d’y être invité. Ramener tout à soi est une façon de s’imposer. Dans un
    esprit de compassion, il est de mise de se concentrer sur la souffrance de ceux qui ont
    besoin de votre soutien. Par ailleurs, essayer de ne pas occuper l’espace autour du défunt
    au détriment des proches, afin qu’ils puissent entretenir une proximité avec l’être cher
    chaque fois qu’ils le désirent.

    4. Laisser les enfants sans surveillance

    Afin que les enfants puissent aussi prendre part aux rituels d’adieu, leur présence est
    encouragée au Salon funéraire. Cependant, il va de soi qu’un encadrement de votre part
    est exigé. Trop souvent, on oublie que le lieu peut effrayer des enfants qui font face à la
    mort pour la première fois. Une certaine turbulence peut en découler. Votre rôle sera de
    leur accorder toute l’attention nécessaire dans le but de les aider à apprivoiser la mort et
    les émotions associées. Lorsque ceux-ci expriment le besoin de bouger, assurez-vous que
    leurs élans ne causent aucun préjudice. À la rigueur, apportez un petit jouet discret qui
    saura capter leur intérêt tout en étant adapté aux circonstances.

    5. Régler des comptes

    Pourquoi des funérailles ? Certainement pas pour régler des différends! Si vous êtes en
    froid avec votre belle-sœur, de grâce, une trêve est recommandée. Faites la paix quelques
    heures. C’est trop difficile ? Évitez la belle-sœur ! C’est impossible ? Rappelez-vous
    alors pourquoi vous êtes là. Pour qui vous vous êtes déplacé. Parce que les émotions sont
    souvent à fleur de peau, un contrôle de soi sera d’autant plus exigeant. Mais combien
    salutaire pour les personnes présentes qui n’ont guère envie de voir l’ambiance s’alourdir
    par une escalade de bêtises ou un froid sybérien. Si le cœur vous en dit, l’heure pourrait
    même être à la réconciliation. Il n’est pas rare que la présence de la mort provoque des
    pardons souvent inspirés par la mémoire du défunt.

    Pourquoi des funérailles ?

    Empreintes du décorum requis, les funérailles permettent un temps d’arrêt pour :

    - Prendre conscience de la perte qui nous afflige
    - Rendre hommage à la personne décédée
    - Laisser partir l’être cher… lui dire adieu*
    - Se solidariser autour de ceux qui restent

    Afin de :

    - Mettre en relief ce qui a été légué
    - Partager des souvenirs, échanger des réflexions
    - Réunir les proches ainsi que la communauté
    - Exprimer son chagrin et ses émotions
    - Recevoir réconfort et soutien
    - Laisser la musique et les rituels nous apaiser
    - Amorcer le processus de deuil*
    - Retrouver le sens du sacré
    - Poursuivre les traditions
    - Transmettre nos valeurs aux générations à venir

    Des funérailles : Pour le repos des morts et la paix des vivants!

    © Maryse Dubé
    9 janvier 2012

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:2012-04-10