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  • La lettre
    • Édition

    L'Encyclopédie sur la mort


    Définition de la mort

    Léon Schwartzenberg

    Les progrès de la technologie médicale, les possibilités de prolonger la durée de la vie ou d'améliorer le fonctionnement d'organes naguère définitivement lésés, le prélèvement des organes sains à des personnes mortellement blessées dans le meilleur état possible en vue d'une greffe, ont conduit à une nouvelle définition de la mort*.
    Un individu est considéré comme mort, il est décrété «mort» lorsque son cerveau est arrêté, lorsque ses cellules cérébrales n'émettent plus d'ondes électriques capables d'impressionner l'électo-encéphalogramme. Le sang peut circuler, le coeur battre, les poumons respirer, cet individu est mort puisque sa conscience est abolie et que tout porte à croire, après vingt-quatre heures de silence électrique, qu'elle ne renaîtra plus. C'est la mort du cerveau, de la conscience, qui signe et définit la mort. [...]
    Cette nouvelle définition de la mort n'est ni médicale, ni biologique, ni scientifique. Elle n'est pas médicale: certaines fonctions de la vie de relation se perpétuent et certains organes continuent même à vivre une fois transplantés dans le corps d'autrui. Pas biologique: la plupart des cellules continuent à entretenir des échanges métaboliques entre elles et avec l'extérieur. Pas non plus scientifique, car la mort, c'est l'immobilité, et dans ce corps devenu immobile volontairement, la plupart des organes et des cellules continuent à se mouvoir. [,,,]
    La nouvelle définition de la mort est d'ordre métaphysique, La mort d'un être humain est différente de toutes les autres espèces vivantes. S'il ne continue à vivre que biologiquement, dépourvu de conscience, il est considéré comme mort, parce qu'il est mort à l'espèce humaine. [...] Un être humain privé de sa conscience est considéré comme mort, alors même que son enveloppe charnelle vit encore.
    Mais si cette nouvelle définition de la mort est justifiée, et elle l'est, il faut alors en déduire les conséquences jusqu'au bout.
    D'abord, qu'un être doué de conscience doit pouvoir poursuivre son existence aussi longtemps qu'il le souhaite et que la nature le permet. Que cette conscience n'ait plus que quelques années ou quelques mois à se manifester s'il s'agit d'un vieillard [,,,] . Que cette conscience soit atténuée, s'il s'agit d'un enfant arrivé sur terre avec un handicap sévère [...].
    Mais aussi à quoi bon de réanimer un malheureux chez lequel tout espoir est perdu, chez lequel la conscience affaiblie et définitivement voilée ne verra plus la lumière?
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30
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