| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| Joseph Stiglitz, Andrew Charlton : "Pour un commerce mondial plus juste" |  Prix Nobel d'économie, ex-fonctionnaire de la Banque mondiale et conseiller de l'administration Clinton, Joseph Stiglitz est un partisan avéré d'une mondialisation fondée sur l'ouverture des marchés. Mais l'échec des discussions de Doha montre à quel point les mécanismes du marché sont distortionnés en faveur des nations les plus riches, les États-Unis en particulier, qui contrôlent, en fonction de leur poids économique, les décisions du FMI, de l'OMC ou de la Banque mondiale. Le succès économique des nations asiatiques émergeantes qui ont tenu à distance le FMI et la Banque mondiale, et a contrario, la crise économique en Argentine, largement dépendante du financement international, témoignent suffisamment de leur influence. Pour que la mondialisation réalise la promesse d'un développement équitable pour tous les pays, riches ou pauvres, il faudra "démocratiser" les institutions et les mécanismes qui régissent la libéralisation du commerce international et recentrer sur l'humain un capitalisme vidé de toute éthique : « Le capitalisme néolibéral est devenu une jungle impitoyable où l'on a oublié que l'être humain devait être au coeur du développement économique et que le profit ne devait pas être un but en soi.» >> |
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| Frederick Winslow Taylor |
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| Biographie en résumé |
| Ingénieur américain (1856-1915), pionnier de l'organisation scientifique du travail. Selon un de ses plus récents biographes, Robert Kanigel, «il fut pour les syndicats d'ouvriers, un meneur d'esclaves; pour les patrons, il n'était qu'un excentrique qui doublait les salaires en dirigeant leurs usines un chronomètre à la main; à ses propres yeux, il était un visionnaire incompris qui, sous l'étendard de la science, entendait apporter la prospérité à tous et abolir les vielles querelles de classes sociales.» Trois points de vue résumant bien les opinions antagonistes qui circulent à propos de celui qui fut, selon le guru du management Peter Drucker, un des trois grands pionniers du monde moderne, aux côtés de Freud et Darwin. Le sociologue français G. Friedmann croyait que Taylor n'était qu'un point-répère, ou le bouc-émissaire, d'un phénomène de fond: «Si Taylor n'avait pas existé, il aurait fallu l'inventer; il aurait pu s'appeler Smith ou Jones.» Opinion que nuance un autre biographe, Daniel Nelson (Taylor and the rise of scientific management) en insistant sur les qualités particulières de Taylor qui le désignaient lui, plus que d'autres, pour introduire des méthodes rationnelles de managament du travail dans l'entreprise. |
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| Vie et œuvre |
Frederic Winslow Taylor ne fut pas le premier à découper le travail en morceaux ou à évaluer ce que représente une «juste journée de travail»: déjà au Moyen Âge, les artistes, organisés en corporations et en ateliers hautement hierarchisés, peignaient la fresque à la giornata, en délimitant la surface qu'ils pouvaient raisonnablement couvrir en une journée. Il ne fut pas non plus le premier à observer et à évaluer le travail en usine. L'ingénieur militaire Vauban soutenait déjà à la fin du XVIIe siècle qu'il fallait 48 jours pour mener un siège, ce qui suppose un savant découpage quotidien des opérations des troupes. Adam Smith avait déjà écrit en faveur de la «parcellisation du travail». Mais Taylor fut le premier à comprendre qu'il fallait non pas s'intéresser au temps que prenait l'exécution une tâche, mais au temps que devrait prendre cette tâche. Et pour répondre à cette question, il fallait revoir de fond en comble, calepin, règle à calculer et chronomètre en main, l'organisation du travail. Il fallait réduire le travail en parcelles, revoir les processus et les outils, traquer jusque dans le moindre détail le geste et le déplacement inutiles. Un nouveau pacte devait naître au terme de cette nouvelle organisation du travail: travailleurs et employeurs travailleraient désormais ensemble, en «étroite et intime coopération» vers l'atteinte d'un objectif commun: la «prospérité maximale», se traduirant pour les uns par des salaires plus élévés, pour les autres par des dividences supérieurs. En échange de la manne promise, le travailleur acceptait de se départir de la maîtrise de son travail. Il cessait d'être celui qui sait faire et devenait celui qui «sait refaire» (C. Hoffman), selon la «méthode plus rapide et plus efficace» ("the one best way") qu'était chargée de déterminer et d'apprendre aux autres, une nouvelle génération d'experts en cols blancs, fleurons de cette bureaucratie moderne dont le sociologue Max Weber avait pressenti l'inévitable ascension.
Les principes de la direction scientifique des entreprises
Taylor a su résumer en quatre grands principes les fondements de l'organisation scientifique des entreprises:
1. La direction doit développer scientifiquement une nouvelle technique pour chaque aspect de la tâche d'un travailleur, pour remplacer la méthode empirique utilisée traditionnellement.
2. La direction doit choisir, entraîner, instruire et développer chaque travailleur, lequel, par le passé, déterminait par lui-même la façon d'exécuter sa tâche et se formait de son mieux par ses propres moyens.
3. La direction doit coopérer avec enthousiasme avec les travailleurs pour s'assurer que chaque tâche soit exécutée suivant les principes et les techniques qui ont été développés.
4. Une répartition égale du travail et des responsabilités doit être établie entre la direction et les travailleurs. La direction doit prend en charge les tâches pour lesquelles est elle mieux pourvue que les travailleurs, tandis qu'auparavant presque tout l'ouvrage et la plus grande part des responsabilités étaient assumées par les travailleurs.
La direction scientifique des entreprises repose en outre sur une série de mesures dont Taylor fait l'énumération:
— l'étude du facteur temps, de même que les outils et les méthodes nécessaires;
— la supervision fonctionnelle et répartie, et ses avantages sur le système traditionnel du contremaître unique;
— la standardisation des outils et de leur contexte d'utilisation pour chaque corps de métier, ainsi que les gestes et mouvements des travailleurs de chaque métier;
— la création d'un département ou d'une salle de planification;
— l'application du «principe d'exception» en gestion
— l'utilisation de règles mathématiques graduées et autres outils permettant d'économiser du temps;
— la préparation de cartes d'instruction pour les travailleurs;
— la préparation de descriptions de tâches, accompagnées par un large boni pour la réussite de cette tâche;
— l'application de taux différentiels;
— l'utilisation de systèmes mnémoniques pour répertorier les produits manufacturés de même que les outils utilisés dans les industries;
— l'utilisation de systèmes de routage;
— l'utilisation de systèmes modernes d'analyse des coûts, etc.
«L'American Manufacturing System» conquiert le monde
Dès 1907, le succès phénoménal du constructeur automobile Henry Ford donne définitivement raison à Taylor, malgré que le fordisme ne soit pas tant une application du taylorisme que la résultante d'une mécanisation poussée des processus de travail, notamment par le recours aux chaînes de montage. Ford réussit à abaisser de moitié le prix de ses voitures en appliquant systématiquement les principes tayloriens dans ses usines. Il ramène la journée de travail à 8 heures (semaines de 6 jours) et verse à ses ouvriers les plus hauts salaires de toute l'industrie automobile. Relativement peu connu en dehors des cercles d'ingénieurs, Taylor devient célèbre lorsqu'en 1910, le juge en chef de la cour suprême des États-Unis rend un jugement historique contre un groupe de transporteurs ferroviaires qui cherchaient à faire entériner une augmentation de leurs tarifs. Le juge Brandeis leur recommande plutôt de s'inspirer des méthodes développées par Taylor pour réduire leurs coûts. The Principles of Scientific Management qui parait l'année suivante a un retentissement énorme. L'organisation scientifique du travail à l'américaine est désormais la voie de l'avenir pour les pays lancés dans la course industrielle. L'ouvrage est rapidement traduit en japonais, en allemand, en français, en italien et en russe. Lénine et Mussolini s'inspirent des travaux de Taylor. Sous Hitler, le Rationalisierung, l'office allemand de rationalisation, a pour mandat de dynamiser l'économie allemande par la recherche systématique de l'ordre et de l'efficacité.
En formulant les quatres grands principes qui fondent l'organisation scientifique du travail, Taylor ne songeait qu'à leur application en usine, mais le taylorisme devait gagner rapidement toutes les sphères de la vie économique et sociale. L'économie du savoir porte encore les traces de l'«équitable répartition» du travail entre planificateurs et exécutants précononisée par Taylor: en informatique, ingénieurs et analystes conçoivent et découpent le travail de programmation qui sera effectué par des cohortes de programmeurs. La planification de projets s'effectue toujours à l'aide de diagrammes de Gantt, ainsi nommés d'après Henry L. Gantt, un des premiers disciples de Taylor. En éducation, la standardisation des tests d'évaluation académiques et l'emphase sur la spécialisation, apprennent très tôt aux élèves qu'on les prépare à une société où sont moins valorisées les qualités individuelles que la capacité à s'adapter aux systèmes producteurs de biens ou de services.
À compter des années 1960, les avantages du taylorisme sont remis en question devant la désaffectation des travailleurs. On invoque les effets pervers du taylorisme et une stagnation ou une diminution de la productivité: on parle de "déséconomie d'échelle." Les conséquences morales et sociales du «travail en miettes» (G. Friedmann) amènent une réflexion sur la déshumanisation du travail, malaise profond auquel l'école des relations humaines (inspirée par les travaux de l'américain Mayo) avait tenté de pallier dès les années 30 par l'instauration d'un dialogue entre direction et exécutants. Le penseur bordelais Bernard Charbonneau a bien résumé le malaise profond ressenti face au système taylorien, par lequel on cherche à reproduire, au sein des entreprises, la prévisibilité et l'efficacité de la machine dont le travail humain n'est qu'un des engrenages: «Le rouage est l'antithèse de la personne: celle-ci est un univers tourné vers l'Univers, celui-là une pièce inerte que seule une force extérieure peut situer dans l'ensemble.» (Le système et le chaos) |
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| | Les avantages découlant de la direction scientifiques des entreprises | | Frederick Winslow Taylor | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911, et dans lequel il décrit les causes qui justifient l'introduction de nouvelles mesures organisationnelles pour accroître la productivité des ouvriers et par conséquent celle des entreprises, les fondements et les avantages de la direction et l'organisation scientifique du travail. | | Les causes du travail à la traîne | | Frederick Winslow Taylor | | Travail, résistance des travailleurs au changement au sein des entreprises | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911. Nous avons traduit le mot "soldiering" qu'emploie Taylor pour décrire la nonchalance volontaire des travailleurs, par l'expression «travail à la traîne». Le mot «soldiering» évoque le pas nonchalant du soldat velléitaire traînant ses pieds en route vers le champ de bataille. Pour Taylor, le travail à la traîne est le symptôme le plus manifeste du malaise au sein des entreprises. | | Les fondements de la direction scientifique des entreprises | | Frederick Winslow Taylor | | La conciliation des intérêts des travailleurs et des propriétaires d'entreprises par la recherche commune d'une prospérité maximale. | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911, et dans lequel il décrit les causes qui justifient l'introduction de nouvelles mesures organisationnelles pour accroître la productivité des ouvriers et par conséquent celle des entreprises, les fondements et les avantages de la direction et l'organisation scientifique du travail. | | Les principes de la direction scientifique des entreprises | | Frederick Winslow Taylor | | Organisation du travail, division du travail, administration, direction d'entreprise, taylorisme, causes de l'inefficacité du travail dans les entreprises | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911. Taylor fut l'homme d'une grande idée, celle de la productivité basée sur l'analyse scientifique des processus de travail. |
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Notices biographiques
Taylor et le taylorisme (C. Hohmann)
Biographie de R. Kanigel: «The one best way: F. W. Taylor and the Enigma of Efficiency»
F. W. Taylor (M. E. Papesh, en anglais)
«F. W. Taylor: Founder of Modern Scientific Management Principles» (Accel-Team.com)
Le Taylorisme (Mickaël Sylvain, École normale supérieure)
Organisation du travail
Taylor et l'organisation du travail manuel (Le cerveau à tous les niveaux! Univ. McGill)
Les théories de l'organisation du travail: Adam Smith, Marx, Weber, Taylor, Fayol, Mayo (IRSP, Suisse Romande)
Les métamorphoses du travail et de l'emploi (Ac. Limoges)
Historique de l'organisation de la production dans le secteur automobile (PSA Peugeot Citroen)
Bref historique des théories de l'organisation du travail (format PDF)
Une série de textes sur le «Lean Production System» (Manufacturing Management & Technology Institute)
«Scientific Mamagement» (Wikipedia.org)
Informatique et Taylorisme: Taylor est-il vraiment mort? (Vnunet.fr)
Hugo Münsterberg: Psychology and Industrial Efficiency (1913) (Thoemmes.com)
Georges Navel, Claire Etcherelli, deux portraits de travailleurs d'usines (Le travail en France de 1890 à nos jours, Sciences sociales, ENS)
Taylorisme, Fordisme et Fayolisme
Taylorism and Fayolism Compared (D. O'Connor, N. Carolina Westleyan College)
Taylorisme et Fordisme en France (notes de cours, Histoire économique, Pierre-Charles Pradier, Paris-1, fichier Word)
Post-Taylorisme et néo-Taylorisme
Du Taylorisme au post-taylorisme (Y. Pesqueux)
Regards critiques sur l'organisation scientifique du travail
Succès et dérives du Taylorisme (C. Hoffman)
«The Fight Against Taylorism in Europe» (Faculty of Social Sciences, Erasmus Univ. Rotterdam)
Les nouveaux maîtres du monde (Serge Halimi, Le Monde Diplomatique)
«From Taylorism to Mrs. Taylor: the transformation of the accouting craft», format PDF (thèse universitaire, Université d'Osaka)
Taylor et la standardisation des évaluations académiques (Radical Pedagogy, en anglais) |
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 |  | Textes de Frederick Winslow Taylor |
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| Les fondements de la direction scientifique des entreprises | | La conciliation des intérêts des travailleurs et des propriétaires d'entreprises par la recherche commune d'une prospérité maximale. | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911, et dans lequel il décrit les causes qui justifient l'introduction de nouvelles mesures organisationnelles pour accroître la productivité des | | Les causes du travail à la traîne | | Travail, résistance des travailleurs au changement au sein des entreprises | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911. | | Les avantages découlant de la direction scientifiques des entreprises | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911, et dans lequel il décrit les causes qui justifient l'introduction de nouvelles mesures organisationnelles pour accroître la productivité des | | Les principes de la direction scientifique des entreprises | | Organisation du travail, division du travail, administration, direction d'entreprise, taylorisme, causes de l'inefficacité du travail dans les entreprises | | Extraits de l'ouvrage The Principles of Scientific Management, de Frederick Winslow Taylor, paru en 1911. Taylor fut l'homme d'une grande idée, celle de la productivité basée sur l'analyse scientifique des processus de travail. |
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