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Dossier
Arthur Buies
Biographie en résumé
Écrivain, journaliste et essayiste canadien-français. Son amitié avec le curé Labelle contribuera à adoucir son anti-cléricalisme.

Voici ce qu'en dit, à la fin du XIXe siècle, Maximilien Bibaud, auteur du Panthéon Canadien:

"Habile chroniqueur, écrivain plein de verve et de finesse, a donné plusieurs ouvrages intéressants, entre autres Humeurs et caprices, Le Saguenay et la vallée du lac Saint-Jean, Anglicismes et canadianismes, petite brochure que l’on devrait souvent consulter afin d’éviter les erreurs qui, dans notre pays, se glissent trop facilement dans les écrits et surtout dans le langage."

source: Maximilien Bibaud, Le panthéon canadien: choix de biographies, Montréal, J. M. Valois, 1891, p. 43

Vie et œuvre
Francis Parmentier: Arthur Buies entre Foi et Raison
«Autrement dit, cet anti-clérical impénitent et ce porte-parole du progrès est rongé par des préoccupations d'ordre religieux beaucoup plus profondes que celles de bien des croyants. Buies est à la fois un être profondément religieux et profondément moderne. Et durant toute sa vie d'adulte, il tentera de concilier Foi et Raison.

Ainsi, dès 1873, il pose carrément le problème du matérialisme, philosophie à laquelle il a souscrit pendant de nombreuses années (Chroniques, I, p. 394). Or, de son propre aveu, la croyance en l'immortalité de l'âme ne naît pas chez lui d'un raisonnement philosophique mais de l'observation : «J'ai lu peu de choses sur l'immortalité de l'âme, à peine même l'entretien de Socrate avec ses amis la veille de sa mort. Je n'en ai pas besoin, parce que je ne tire pas mes arguments de la philosophie, mais de la nature des choses». (ibid, p. 395)

Ce rejet du matérialisme ira en s'amplifiant avec les années. En 1875, il va plus loin dans Le Dernier mot : «Matérialistes insensés!quand bien même votre système serait irréfutable, démontré à l'évidence, de le prêcher vous ferait encore les plus odieux, les plus abominables des hommes». (Chroniques, II, p. 290), et il ajoute : «l'esprit de chaque homme ne peut être qu'une émanation de celui de Dieu». (ibid, p. 292-293)

En 1878, la réflexion sur les rapports de la Science et de la Foi s'est enrichie. Anticipant le Jean-François Revel de Pourquoi des philosophes? il dénonce, non point la réflexion philosophique, mais l'esprit de système. «Tant que le champ reste ouvert à la science, les systèmes sont vains. (...) La philosophie, mot prétentieux, n'est que la fumée de notre orgueil; la science seule est la vraie philosophie, elle seule porte le flambeau dans la nuit qui nous entoure et nous apprend à ne pas juger l'être que nous ne connaissons pas, mais à l'étudier». (Chroniques, II, p. 422)»

FRANCIS PARMENTIER, «Notre avenir selon Arthur Buies», L'Agora, vol 1 no 1, septembre 1993

Œuvres de Arthur Buies
Lettres sur le Canada (1864-1867), Montréal, Comeau et Nadeau, Marseille, Agone, 2001.
Chroniques canadiennes: humeurs et caprices (1873)
Chroniques, voyages, etc., etc.
Petites chroniques pour 1877
Anthologie

Textes en ligne

Notre mémoire en ligne (mode image): Bibliothèque nationale du Québec (format PDF, téléchargement très long si l'on ne dispose pas d'une connexion à haute vitesse): Bibliothèque électronique du Québec (format PDF) - autres formats disponibles sur le site:

Documentation
Grignon, Claude-Henri. « Arthur Buies ou l’homme qui cherchait son malheur », Cahiers de l’Académie canadienne-française, vol. 7. Profils littéraires. Montréal, 1963, pp. 29-42.

Documents associés
Notre a
Notre avenir selon Arthur Buies
Francis Parmentier
Arthur Buies, littérature québécoise, Flaubert, anti-cléricalisme, religion, bêtise, matérialisme
Non, Arthur Buies n'est pas un futurologue contemporain. Il est mort en 1901, mais comme il a toujours eu un siècle d'avance sur le reste des Québécois, on peut raisonnablement penser que son cheminement personnel préfigure celui de l'ensemble de notre collectivité. Il y aurait alors lieu d'être optimiste, car Buies a échappé à l'égarement des contraires; il n'est pas passé d'une religiosité étouffante à un matérialisme asphyxiant.
Introdu
Introduction aux Lettres sur le Canada d'Arthur Buies
Jean-François Nadeau
Liberté d'opinion
Introduction de l'éditeur des Lettres sur le Canada.
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Raccourcis intéressants
Textes de Arthur Buies
Par une de ces nuits d'hiver
réflexion, hiver, rêverie, solitude
Veiller aussi tard qu’on le peut, étendre les longues soirées d’hiver jusque bien avant dans la nuit et se lever ensuite avec le jour, c’est un moyen de prolonger la vie, de fixer quelques minutes son éclair rapide.
La douceur de revoir Québec
retour, voyage, nostalgie, lieux aimés
Mais, au milieu des joies et des transports du retour, j'avais toujours devant moi l'image de Québec, ce cher vieux Québec, dont j'ai tant ri et que j'aime tant, ce bon petit nid qu'on ne quitte jamais tout entier et que l’on retrouve toujours
Émigration des Québécois au 19e siècle
L'émigration et la Confédération canadienne
La Confédération qui devait tout guérir «La Confédération qui devait tout guérir et enrichir tout le monde, n?a fait que coaliser les misères et mettre ensemble des provinces qui se dépeuplent .»
Le fleuve chanté
Qui jamais a chanté, qui pourrait jamais chanter en strophes dignes de leur sujet ce roi des fleuves qui semble comme un bras de l'océan soulevé, puis retombé de tout son poids sur la terre qu'il a entr'ouverte;
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Dernière mise à jour: 11/27/2006
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