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Stoke

Pierre Biron

Personnalités et événements

Stoke : Un noble flamand y épouse deux roturières, Mary-Ann BIRON et Emma RICHARD

Pierre Biron

Comment un immigrant issu de la noblesse flamande aboutit dans un petit village estrien en fin du 19e siècle et y épouse successivement deux roturières ?

Grâce à la Notice historique et généalogique sur la maison de Harne ou Harnes[1] et grâce au descendant Mikes CLARK de la Californie[2], on accède à l’ascendance et l’histoire de cette remarquable famille.[3]

1re génération au Canada

^^Armand-Michel-Désiré-Marie-Ghislain De HAERNE, fils de Louis-Henri-Longin De HAERNE, veuf de Mary-Ann BIRON (née Stoke 2 déc 1883 et d 18 août 1902), se remarie avec Emma RICHARD le 1.10.1894 à Ste-Victoire (Victoriaville). Il avait été b 11 nov 1850 Turnhout, Belgique flamande (42 km au nord-est du centre-ville de Anvers) et il d 18 août 1902 Victoriaville. Il est le père de Fernand De HAERNE.

Armand de Haerne né en Belgique flamande descend d’une des plus nobles familles comtales des Flandres.[1] Il fut lieutenant, zouave, homme de lettres, sous-préfet du royaume de Belgique. À 17 ans enthousiasmé par la cause du pape menacé par les garibaldiens il s’engage sous Napoléon, devient zouave pontifical en 1866, est blessé au siège de Rome en 1870, mène par la suite une vie de noble-aventurier et de dandy avant d’émigrer au Canada en 1883 après une faillitte financière. Il s’installe à Stoke où il reçoit une concession, se marie, puis cède son domaine à son beau-père Antoine BIRON à la mort de sa première femme Mary-Ann.[2] Doué d’une belle plume il accepte un poste de traducteur à la Chambre des Communes et collabore à différents journaux : Courrier de Saint-Hyacinthe, la Tribune, la Patrie. Il écrit des contes « fantastiques ».[3] Son frère Émile émigra aux ÉU puis aux Îles de Hawaï vers 1881 et eut 14 enfants, son histoire, son ascendance et sa descendance sont décrites sur le web.[4]

Armand descend d’une des plus nobles familles comtales des Flandres.[4] Enthousiasmé à 17 ans par la cause du pape menacé par les garibaldiens il devient zouave pontifical en 1866, est blessé au siège de Rome en 1870, mène par la suite une vie de noble-aventurier et de dandy avant d’émigrer au Canada en 1883 après une faillite financière qui amena la ruine financière de la famille, ayant participé avec son frère Émile De HAERNE au lancement d’une banque dans les années 1870. Les deux frères émigrent en Amérique, Émile fera souche à Hawai où il devint professeur de langues et maître de Poste, tandis que Armand aboutit à Stoke où il reçoit une concession, épouse Mary-Ann BIRON, devient veuf et cède alors son domaine au beau-père Antoine BIRON.[5] Doué d’une belle plume il accepte un poste de traducteur à la Chambre des Communes et collabore à différents journaux : Courrier de Saint-Hyacinthe, La Tribune, La Patrie.

Anecdote retrouvée sur un site des Archives du Canada : le 10 avril 1890 il postulait depuis Ottawa pour le poste de sténographe à la Ferme Centrale Expérimentale.

Il écrit des contes du genre dit fantastique (imaginaire, irréel). Le XIXe siècle fantastique en Amérique française, Claude Janelle éd., Beauport : Éd. Alire, 1999 : 101-1-2, présente 2 nouvelles inédites d'Armand de Haerne : «Jean le maudit ou le Revenant sous la glace» [6] et «Nésime le tueur» inédits d'Armand de Haerne, qui gagnèrent le prix canadien Aurora[7], et un sketch biographique[8]

On peut lire en entier l’un de ses contes sur le web, intitulé Jean le Maudit ou Le revenant sous la glace, tiré de: Le 19ème siècle fantastique en Amérique française, sous la direction de Claude Janelle, éditions Alire, Québec, 1999.[9]

Son frère Émile émigra aux ÉU puis aux Îles de Hawaï vers 1881 et eut 14 enfants, dont un fils Maurice fut médecin en charge du service hospitalier de l’Armée Américaine durant la Seconde Guerre mondiale (1939-45). L’histoire, l’ascendance et la descendance d’Émile sont décrites en ligne par le descendant Mikes CLARK.[10]

Le père de Armand l’immigrant canadien : Louis comte de Longin

Ludovicus (Louis) Henricus (Henri) Longius (Longin) De HAERNE n à Ypres en Belgique le 15.3.1817, mort à Tielt en Belgique le 4.3.1887, époux de Marie-Mathilde-Ghislaine ROOMAN (Jean-Lieven-Ambroise ROOMAN bourmestre de Tronchiennes & N, née à Drongen le 20.4.1826 et morte à Baarle le 19.3.1881). Louis est commissaire de district pour le roi à Echlo et sert aussi à Turnhout, Till-Roulers et Grand-Echo. Il déménage sa famille de Echlo à Turnhout 27.5.1849 et habite sur la Grand-Place ainsi que la Rue Neuve. Il déménage encore le 12.2.1875 cette fois à Ghans quand il devient gouverneur du district de Till-Roulers jusqu’à sa mort. Il est nommé Chevalier de l’Ordre de Leopold et du Mérite Civil, gouverneur du district de Till-Roulers.

Le fils aîné de Louis, Émile De HAERNE émigrera et fera souche à Hawai. Mikes CLARK en est un descendant. Le second fils Armand De HAERNE émigrera et fera souche au Canada et par son fils Fernand y laissera une descendance et le patronyme.

Le grand-père de Armand : Pierre

Louis-Henri-Longin De HAERNE est le fils de Pierre-Antoine-André De HAERNE né à Ypres 30.6.1780 et mort à Ypres 1.1.1849. Louis est marchand de dentelle et employé municipal de Ypres où ses fonctions touchent les douanes, la cour et les affaires. Épouse à Ypres le 28.7.1803 Sophie-Catherine van der GHOTE (Denis & Marie-Catherine VERMEERSCH) d’où 9 enfants.

Le plus notoire fils de Pierre fut Désiré-Pierre-Antoine n à Ypres en 1804, d à Saint-Josse en 1890, prêtre, dénonce le Royaume de la Hollande et doit fuir en attendant que la Belgique obtienne son indépendance de la Hollande, chanoine de la cathédrale de Bruges, évêque in partibus de Malitène, membre du Congrès national de Belgique en 1830, membre de la Chambre des représenants pour Roulers puis pour Courtrai jusqu’à son décès. Publie De l’enseignement spécial des sourds-muets considéré, dans les méthodes principales, d’après la tradition et le progrès, Bxl, Devaux, 1865, in-12, 324 pages. Il dirige l’Institut pour sourdesmuettes de Bruxelles et invente à leur usage un système de signes, composé de gestes rapides, qui permettait aux handicapés de se comprendre.[11] Il est décoré de Grand-Cordon de l’Ordre Léopold, Commandeur de Charles III d’Espagne, Commandeur du Christ de Portugal, Chevalier de la Légion d’Honneur en France, Croix de fer de Belgique en 1830

L’arrière-grand-père de Armand : Sébastien

Pierre-Antoine-André De HAERNE est le fils de Pierre-Martin-Sébastien De HAERNE; né à Ypres 1.1.1728, marié St-Nicholas de Ypres 8.8.1773 à Geneviève-Jeanne MAHIEU (Pierre-Jean & Marie-Françoise MARRANES), le couple eut 4 enfants.

Les autres aïeuls successifs

Pierre-Martin-Sébastien De HAERNE (fils de André De HAERNE), né juste avant 1700, commis pour le magistrat de Ypres, marié St-Martin de Ypres 1.9.1724 à Marie-Catherine BEVERNAGE, il en eut 3 enfants.

André De HAERNE (fils de Pierre De HAERNE) est né à Ypres dans les années 1660 et marié à Catherine FRANÇOIS.

Pierre De HAERNE (fils de Jean De HAERNE) est né à Ypres dans les années 1600. Sous la révolution française il adopte la graphie flamande De HAERNES.

Jean De HAERNE (fils de Simon DE HARNES)

Simon DE HARNES (fils de Denys DE HARNES le jeune; noter l’orthographe modifiée), quitte l’Artois en France dèbut 1600 et s’installe à Ypres.

Denys DE HARNES le jeune (fils de Denys DE HARNES l’aîné)

Denys DE HARNES l’aîné était le neveu de Englebert de HARNES le dernier des Contes de Harnes. Privé de son héritage, il doit « gagner sa vie par l’épée », se retire à Annapes en banlieue de Lille où il est cité dans un document daté 3.12.1609. Denys est le plus ancien ascendant paternel retraçé par Mikes CLARK, surtout parce que les archives de Harnes (comté en Artois en France) et de Ypres (Belgique) furent détruites durant la première Guerre mondiale.

MA Demarquette rédige en 1856 « La Maison de Harnes Chronique du Faux Turpin. » Voici la critique en anglais de cet ouvrage:

“The author, Demarquette writes about the de Harne -de Haerne line in Flanders the history of the family of Michel de Harne, a hero knight of the Battle of the Bouvines and the Knight crusader, between 963 - 1230, his line is covered. Michel, a knight of Phillip Augustus court, a cavalier and trubadour, Michel de Harne translated the Chronicle of the False Turpin from the Latin to French for Phillip. The armes depicted in the opening page are of the Abbey the family founded. This Michel, as there are subsequent descendants, was so well noted he is named and his image depicted in a manuscript of Phillip and his knights kneeling in prayer before the reknowned battle of the Bouvines. Michel is noted in Phillip Mouskes tribute to Calvaliers. 1856. French, 1st ed. Rare Hardcover red cloth spine embossed. Fine. Listed for reference and research.[12]

En 1857 à Paris l’Imprimerie Léautey publie une notice historique et généalogique sur la maison de Harne ou Harnes, intitulée "Aan mynheer L.H.L. de Haerne, arrondissementscommissaris"[13].

Principales sources documentaires

Anonyme. Répertoires des mariages du comté Richmond  [ ANQM]

Anonyme. Paroisse St-Philémon Stoke-Centre cté Johnson, 1974. Centenaire de l’arrivée du 1er curé de Stoke [Salle Gagnon enveloppe 6416]

Paul BEAUMONT. La paroisse Saint-Michel, dans L’Entraide généalogique 2000 v 23 n 2

Louis BILODEAU et fils éditeurs : «Municipalité de Stoke, Travail, Égalité, Justice, 1864-1989», pour le Comité des fêtes du 125e de Stoke, Sherbrooke, 1989, 478 pages, Collection Les albums souvenirs québécois, © Corporation Municipale de Stoke. Bien illustré, tous les Stokois de naissance et d’adoption devraient prendre connaissance de cet ouvrage.[14] [<971.465 S874mu> Salle Gagnon]

Hervey BIRON. Anecdotes d’enfance et Anecdotes d’un banquier, 10 pages – Généalogie ascendante et collatérale. Collection Pierre Biron.

Pierre BIRON. Ascendance de Adélia RICHARD, 2e édition, document déposé à la Maison de la Généalogie (SGCF).

Gérard BRASSARD. La basilique-cathédrale St-Michel, 1680-1966.  Custombook, New Jersey, 1967.[15]

Mikes CLARK. http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/haerne.html   Pour l’histoire de la famille De Haerne, associée aux Richard quand Armand De HAERNE épousa Emma RICHARD.

COURNOYER. Noms et lieux du Québec

Mgr Albert GRAVEL. Cahier #9, Sherbrooke 1964. Pages d’histoire régionale, précis historiques de 4 paroisses du diocèse de Sherbrooke, St-Philémon de Stoke, cté Richmond [Salle Gagnon enveloppe 8712]

Guy DÉSILETS. Répertoire du fonds C15, de la Commission scolaire de Stoke Centre aux ANQM

Joseph Arthur Hercule GIGNAC, curé de St-Philémon 1883-87, curé de Sherbrooke 1895-1905. Annuaire du séminaire St-Charles, année académique 1885-6, pp 52-66 : Notes historiques sur les paroisses du diocèse de Sherbrooke, St-Philémon de Stoke

Hormidas MAGNAN, Dictionnaire des municipalités Arthabaska, 1925, 738 pages,

Maurice O’BREADY, De Ktiné à Sherbrooke, Esquisse historique de Sherbrooke : des origines à 1954  [SGCF <971.41 S551sh>]

Recensements de Stoke. Salle Gagnon, Bibliothèque de Montréal (auj. Archives Nationales du Québec rue Viger à Montréal): 1861 , 1871 , 1901   Le recensement 1881 Stoke est sur la bobine c-13197, district 53 b, ctés Richmond & Wolfe, http://www.irdh.umontreal.ca/1881/pq3.html

Société de généalogie des Cantons de l’Est Inc (SGCE). Répertoire des mariages du comté de Richmond 1841-1992, tome 1 [salle Gagnon] – Répertoire des mariages du comté de Richmond, 1977, du début à 1950. [ANQM CS 88 115] ‑ Répertoire des mariages du comté de Sherbrooke 1809-1994, 2003, v 1 p 293 [Salle Gagnon]

Site en tant que municipalité du Val Saint-François : http://pages.infinit.net/munstoke/historique.htm

Site du diocèse de Sherbrooke, Fonds Fabrique Saint Philémon de Stoke : http://www.diosher.org/fichiers/archives/fp95.htm


[1] Publiée en 1857 à Paris par l’Imprimerie Léautey, partiellement publiée en 1857 dans la Revue générale historique, etc (France) et dans Histoire des principales familles de l’Europe, Genève, 1862 ‑ Gracieuseté Jean De HAERNE (Laval, 2007)

[2]http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/haerne.html

[3] La graphie De HAERNE est flamande tandis que De HARNE est française

[4] Son ascendance jusqu’en 1600 environ et sa descendance sont relatées dans Descendants of the Counts of Harnes, History of the family in Belgium sur le site http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/haerne.html. Un livre intitulé La Maison de Harnes, écrit par MA Demarquette en 1856, est présenté sur http://www.booksandprints.net/51-60.html

[5] Inhumée en 1885 dans le lot #1 Biron à Stoke

[6] http://jydupuis.apinc.org/dotclear-textes/Haerne-maudit.pdf, consulté 2 août 2006

[7] http://www.sentex.net/~dmullin/aurora/list2000.html

[8] http://www.utpjournals.com/product/utq/701/fantastique178.html

[9] http://jydupuis.apinc.org/dotclear/index.php/2005/12/12/208-armand-de-haerne

[10] http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/hawaii.html

[11] http://www.sirene.easynet.be/cat/catarchives/cat-2002-11.pdf, consulté 2 août 2006

[12] http://www.booksandprints.net/51-60.html

[13] http://www.romanticagony.com/en/catalogus.asp?rub=dc4&page=3

[14] Quelques copies sont encore disponibles à Stoke en 2004.

[15] Consulté salle Gagnon

 


[1] Son ascendance jusqu’en 1600 environ et sa descendance sont relatées dans Descendants of the Counts of Harnes, History of the family in Belgium sur le site http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/haerne.html. Un livre intitulé La Maison de Harnes, écrit par MA Demarquette en 1856, est présenté sur http://www.booksandprints.net/51-60.html

[2] Inhumée en 1885 dans le lot #1 Biron à Stoke

[3] Le XIXe siècle fantastique en Amérique française, Claude Janelle éd., Beauport : Éd. Alire, 1999 : 101-1-2, présente 2 nouvelles inédites d'Armand de Haerne : «Jean le maudit ou le Revenant sous la glace» et «Nésime le tueur»inédits d'Armand de Haerne, qui gagnèrent le prix canadien Aurora ‑http://www.sentex.net/~dmullin/aurora/list2000.html ‑ et un sketch biographique  ‑ http://www.utpjournals.com/product/utq/701/fantastique178.html

[4] http://members.aol.com/mikesclark/genealogy/hawaii.html

 

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