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| | À la défense du touriste | | Par Jacques Dufresne |  On se moque toujours du touriste. Pourtant, le mal dont il souffre, le ''scannage'', (le regard réduit au scannage,) il l'a en commun avec ceux qui fréquentent pendant de longues heures chaque jour les autoroutes et les écrans de téléviseur ou d'ordinateur, avec tous donc. | | Politique et société | | Une nouvelle religion: la neutralité | | Par Jacques Dufresne |  Quand la neutralité devient un idéal, au lieu d'être une simple nécessité politique, tout se brouille. Elle peut prendre la forme d'un nihilisme militant. |
| Lettres | | Visite du directeur du Centre d'études québécoises de Liège - Un Belge à la défense de la culture québécoise | | Liaison (U. de Sherbrooke) | | Le directeur du Centre d'études québécoises de Liège en Belgique, Jean-Pierre Bertrand, était à Sherbrooke le 27 avril pour participer à un colloque consacré au poète, romancier et essayiste Jacques Brault, coorganisé par la professeure Nathalie Watteyne. Cet ardent défenseur de la culture québécoise considère qu'une telle activité confirme les liens qui continuent de se tisser entre l'Université de Sherbrooke et celle de Liège. |
| Lettre à nos loyaux députés |  À l'occasion de la visite du Prince Charles au Canada et au Québec, en novembre 2009. Les députés formant l'Assemblée nationale du Québec doivent prêter serment d'allégeance à la Reine Élisabeth II, reine du Canada. Trop de gens ignorent l'existence de ce serment ou le réduisent à une routine sans conséquences. Marc Chevrier rétablit ici les choses dans leur juste perspective. >> |
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| «La Sorcière» de Michelet, ou l'histoire controversée d'un livre |
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| Jacques Brieu |
| Collaborateur du Mercure de France. |
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| Texte |
Nombreux sont ceux qui ont lu La Sorcière de Michelet, mais peu connaissent l’histoire de ce livre. Elle vaut la peine d’être contée :
« Son ouvrage à peine sorti des presses, Michelet avait traité avec Hachette. Le jour même de la mise en vente…, un des associés de l’éditeur, M. Templier, soudainement alarmé de certains passages de La Sorcière, et en particulier de l’introduction, rompit le traité et fit retirer de la distribution les exemplaires brochés, répandus déjà dans les services de la maison. Les couvertures et les titres, portant le nom d’Hachette, furent mis au pilon et l’on envoya l’auteur, furieux à bon droit, négocier avec un libraire moins scrupuleux des convenances. Michelet reprit en feuilles son ouvrage et, après l’avoir porté vainement chez Pagnerre, le donna à Dentu et à Hetzel, qui le prirent, mais exigèrent, en retour, la suppression des morceaux qui avaient tant scandalisé l’associé d’Hachette. On fit deux ‘cartons’ afin de substituer une version nouvelle aux passages incriminés. Le volume, ainsi mutilé, parut avec la marque suivante : Paris, Collection Hetzel E. Dentu, novembre 1862.
On pourrait croire que là prit fin l’incident. On se tromperait, car dans cette déplorable affaire le rôle tenu par les libraires n’eut d’égal que l’action exercée mystérieusement par les défenseurs de l’ordre public. »
M. Ad. van Bever, à qui nous empruntons ces renseignements, laisse entendre qu’un des éditeurs (il ne le nomme pas) le dénonça au parquet. Toujours est-il que « le procureur impérial, un sieur Lenormant, manda à son cabinet M. Templier, lequel, on l’a vu, n’avait pourtant rien fait pour aider à la diffusion de l’œuvre…
Hetzel, appelé à fournir son témoignage devant la police, perdit la tête. Le bruit de la saisie avait couru; celui de la conspiration, observe plaisamment Michelet, fit diversion. On put voir alors cet édifiant spectacle d’un auteur honni, vilipendé, trahi par ses associés, par ceux-là mêmes auxquels il apporte, le plus souvent, les avantages de la fortune et la considération sociale.
Prévenu de la malveillance du Parquet, l’imprimeur Simon Raçon se refusa à tirer une seconde édition du volume que la persécution exercée contre son auteur avait fait rapidement épuiser.
À la suite d’un article maladroit de Laurent Pichat, inséré dans Le Phare de la Loire, Michelet, découragé, abandonnait la lutte, consentait à traiter avec la Belgique.
La Sorcière reparut quelques mois après à Bruxelles, chez Lacroix et Verbaeckhoven, mais bien que le texte en demeurât légèrement altéré, semblable à celui qu’avaient donné Dentu et Hetzel, l’ouvrage traqué, poursuivi par la police impériale, ne se vendit pas ouvertement en France. » |
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| Source |
| Jacques Brieu, « Revue de la quinzaine – Ésotérisme et sciences psychiques », Mercure de France, 1er juillet 1911, p. 156-157 |
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| Impressions sur «La Mer» de Michelet | | Gustave Flaubert | | mer, paysage marin, baleine, vie marine, océan, plage | | Comment vous remercier, monsieur et cher maître, de l’envoi de votre livre (*)? Comment vous dire l’enchantement où cette lecture m’a plongé? | | Jules Michelet: l'homme et l'oeuvre | | J. de Crozals | | historien, histoire de France, romantisme, imagination, peuple | | Son imagination créatrice ressuscitait avec tant de puissance à ses yeux les différents âges du passé que, s'oubliant lui-même ou se livrant au charme, il se faisait le contemporain des hommes qu'il étudiait, se fondait et renaissait et vivait en | | «La Sorcière» de Michelet, ou l'histoire controversée d'un livre | | Jacques Brieu | | censure, ordre public, sorcellerie, sorcière | | Commentaires sur une édition intégrale de La Sorcière de Michelet, publiée avec une préface d’Ad. van Bever et illustrée de 69 compositions originales de Martin von Maele, sur papier vélin d’Arches, in-8 rais., J. Chevrel. | | Le centenaire de Michelet | | Remy de Gourmont | | commémoration, historiographie française, insecte, révolution française | | On vient de fêter un grand écrivain avec une pompe qui a paru excessive, si mal habitués que nous sommes à la glorification du génie. | | Michelet et l’Angleterre | | Chronique des lettres françaises | | L'imagination créatrice de Michelet | | Hippolyte Taine | | historien, écriture historique, imagination | | Passage tiré d’un article écrit en février 1855 et concernant plus spécialement le tome de l’Histoire de France de Michelet consacré à la période de la Renaissance (tome VII). |
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