| | Lettre sur la tolérance |  | | La Lettre sur la Tolérance parut en Angleterre en octobre 1689, deux mois à peine avant la première publication en sol anglais de l'Essai concernant l'entendement humain. Dans cette épître, destinée à l'origine à son ami et théologien de l'église remontrante, Philippe de Limborch, Locke expose sa conviction que la tolérance devrait être l'essence même du christianisme. La violence qu'emploient les sectataires qui essaient de convertir ceux qui n'adhèrent pas à leurs croyances, est en parfaite opposition avec l'esprit des Évangiles. Si le Christ avait voulu contraindre les hommes par la force, il aurait donné des épées à ses apôtres, au lieu de quoi il les a armés seulement de Sa parole et de Sa lumière. Dans le développement de sa pensée, Locke est amené à démontrer l'absolue et nécessaire indépendance de chaque individu en matière de religion: ni l'Église, ni l'État ne peuvent user de leurs pouvoirs pour forcer qui que ce soit vers la Vérité (...) |
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| | Décroyance | Terme qui désigne l'acte de s'excuser d'avoir cru en une doctrine dont on a honte un jour après y avoir adhéré sans réserve. Cet acte est l'un des traits caractéristiques de la vie intellectuelle en Occident au XXe siècle, en Europe surtout, où les adhésions aux idéologies (marxisme, nazisme, mai 68) et les défections ont été nombreuses... et retentissantes.
«La plupart de ces mea culpa furent signés, en effet, par ceux qui incarnaient – et incarnent toujours – le meilleur de l’intelligence occidentale. Grands historiens, philosophes, sociologues, prélats, politiciens, journalistes, universitaires de premier plan ou maîtres à penser : bien rares sont en Europe les intellectuels de plus de cinquante ans qui n’aient pas à confesser tel aveuglement ou telle compromission intellectuelle passés.
De Paul Veyne à François Furet, d’Edgar Morin à Maurice Agulhon ou Régis Debray, d’Annie Kriegel à Michel Foucault, Benny Lévy, Jean-Paul Sartre, Jean-Toussaint Desanti, Alain Besançon, Jean-Pierre Vernant, Jeannette Colombel, Étiemble, pour ne citer que quelques noms français : nombre de ceux qui comptent aujourd’hui ont du effectivement sacrifier au « détour » de l’autocritique. » (Jean-Claude Guillebaud, in La force de conviction, Seuil) |
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| | Léon Chestov | | Écrivain et philosophe russe (1866-1938). Ennemi de la pensée systématique et de la nécessité, Léon Chestov (né Lev Isaakovitch Schwarzmann) enseignait que la recherche philosophique authentique se fondait sur l'expérience du désespoir, primordiale pour l'homme, et non sur la raison: "Le tonnerre, les cris, tout cela est avant la raison", écrivait-il. |
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| | Le philistin instruit | | Par Paul-Émile Roy | | « On peut parler de gens instruits qui n'ont aucune culture. Ce sont les philistins instruits de Nietzsche. La culture implique l'idée de connaissance, de sens critique, d'autonomie du jugement, de perception du sens de ce qui existe. Elle est ce qui permet à l'homme d'être un homme, d'échapper aux déterminismes de la nature, d'accéder à la conscience, à la liberté, à l'exercice de la pensée. » |
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| | Beaucoup de science... | | Par Jacques Dufresne | À propos de Darwin, le hasard et Dieu, par le professeur Michel Delsol
Qu'importe que les animaux aient en partage une partie des dons autrefois associés, en exclusivité, à l'âme immortelle de l'homme, si cet homme conserve, seul parmi la multitude des espèces animales, le don de dominer ses secrétions hormonales! |
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| Un Copenhague social : pour un dialogue sur l'appartenance | | "L'aspect social de la question sera marginal, sinon hors d'ordre lors du sommet de Copenhague. Cet aspect est pourtant loin d'être négligeable. Dès le début de la décennie 1970, à l'occasion de la première crise de l'énergie, Ivan Illich, dans un livre intitulé Énergie et équité, a rappelé que la démesure dans l'utilisation de l'énergie fossile bon marché était aussi dommageable pour la société que pour la nature. «L'utilisation de hauts quanta d'énergie a des effets aussi destructeurs pour la structure sociale que pour le milieu physique. » Dans ces conditions, pour atteindre la même fin, la mesure dans l'usage de l'énergie fossile, ne serait-il pas plus sage de lancer un mouvement pour l'appartenance, plutôt que contre les émissions de C02?". |
| La corruption du meilleur engendre le pire |  Cet ouvrage posthume est la clef de voûte de l'oeuvre d'Ivan Illich. Il allait de soi qu'il confie l'essentiel de sa pensée à un ami dans le cadre d'un dialogue. Le commentaire de l'éditeur est juste: «Ces entretiens constituent une sorte de "testament spirituel" qui éclaire l'ensemble de l'œuvre d'Ivan Illich. Il pose l'histoire du bon Samaritain et son acte de miséricorde spontanée - sans considération d'origine ni de religion - comme le véritable fondement d'une éthique capable d'unir au lieu de diviser.Un essai d'une force et d'une perspicacité rares à l'heure où les différentes croyances s'affrontent et se combattent.» >> |
| Un prix de l'Institut de France pour Louis Valcke | | Louis Valcke, professeur émérite de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke, vient d'être honoré par l'Institut de France qui l'a nommé récipiendaire du prestigieux prix Monseigneur Marcel. La section Histoire et sociologie de l'Académie française lui a décerné ce prix pour son ouvrage "Pic de la Mirandole – Un itinéraire philosophique", paru en février 2005. Louis Valcke ira cueillir son prix directement à Paris, à l'Académie française, lors d'une cérémonie officielle qui se tiendra le 30 novembre. Source : Liaison (Université de Sherbrooke), 6 juillet 2006. On peut lire, dans le dossier Pic de la Mirandole, des extraits d'un article de Louis Valcke sur l'illustre penseur paru il y a quelque temps dans le magazine "L'Agora". >> |
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