• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'hypothèse Dieu

         Un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants a été créé. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un vira...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

      • L’îlot Louis Valcke

        Sur les traces de Louis Valcke (1930-2012), professeur, philosophe, essayiste, cycliste, navigateur et pèlerin. Spécialiste mondial de l’œuvre de Pic de la Mirandole.

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Fluxs RSS:

    Impression du texte

    Abitibi-Témiscamingue

    Description

    Des premiers poste de traite à la colonisation
    Dans les années 1980, le poète Raoul Duguay chantait l'«Abitatibi», cette région trop vaste pour être racontée, ce pays de légende «où les hommes ont des bras comme des troncs d'arbres». Évocation mythique d'un pays tardivement ouvert à la civilisation occidentale, venue revendiquer un territoire peuplé depuis 6 000 ans par les nomades Algonquins. En 1670, peu après que Radisson et Des Groseillers aient effectué une première expédition exploratoire dans la Baie d'Hudson, la Compagnie de la Baie d'Hudson, formée par des intérêts anglais, ouvre un premier poste de traite de la fourrure de castor à Fort-Témiscamingue. Jusqu'en 1850, l'essentiel de la présence européenne se résumera au maintien de quelques postes de traite dans le Témiscamingue. Ce n'est que vers 1850 qu'on assiste à un effort de colonisation plus important, avec le début de l'exploitation de l'«or vert», cette richesse immense que représente la forêt, de type mixte au Sud et boréal plus au Nord. Inspirés par l'exemple du père Moffette qui plante en 1879 le premier blé en sol témiscamien, les premiers agriculteurs apparaissent bientôt pour occuper les espaces ouverts par les bûcherons. Au tournant du siècle, la crise économique incite l'État et l'Église à forcer le développement des régions peu développées du Québec, favorisent l'installation de colons à qui terre était donnée à condition de la rendre exploitable et de s'y installer.

    En 1898, le territoire de l'Abitibi, située au Nord du Témiscamingue, était officiellement annexé au Québec. «Le Témiscamingue se trouvait au seuil de l'âge adulte au moment où l'Abitibi allait naître» écrit l'historien Gilles Boileau. En 1923, la découverte de gisements en Abitibi signale le début d'une deuxième vague de développement: une soixante de mines ouvriront entre 1926 et 1960, donnant naissance aux villes de Rouyn et Noranda, Val-d'Or, Malarctic, Bourlamaque. Cette deuxième vague de colonisation est accompagnée de l'arrivée de nombreux immigrants venus d'Europe de l'Est, présence dont témoigne encore les églises orthodoxes russes et ukrainiennes dans cette région.


    De forêts et de lacs
    L'Abitibi-Témiscamingue est une des zones les moins densément peuplées du Québec (2,2 h/km2). Vaste contrée de forêts trouées par d'innombrables lacs d'eau douce, son territoire de 65000 km2 jouxte la région de l'Outaouais au Sud, de la Mauricie à l'Ouest, du Nord-du-Québec au Nord et par la province de l'Ontario à l'est et s'étend du 48e au 49e parallèles. Son paysage a été façonné par le passage des glaciers à l'ére Quaternaire: les épaisses rivières de glaces, hautes de 2 à 3 km, ont aplani son relief et mis à nu des affleurements rocheux datant du précambrien et du cambrien. Le retrait des glaciers a laissé un immense lac qui s'est vidé progressivement par le Nord et par le Sud, en laissant derrière lui dans le Témiscamingue une épaisse boue argileuse qui constitue aujourd'hui l'essentiel des terres agricoles. L'intense activité volcanique au cours de ces périodes géologiques explique la présence de nombreux gisements miniers situés dans des failles de la croûte rocheuse.

    Le climat de type continental humide est préservé des phénomènes météorologiques extrêmes comme en connaissent les régions cotières. La saison agricole est plus courte d'une vingtaine de jours que dans le sud de la plaine laurentienne, malgré un nombre d'heures d'ensoleillement plus favorable en été.

    L'Abitibi-Témiscamingue aujourd'hui
    Le territoire est découpé en cinq unités administratives, les municipalités régionales de comté (MRC): Abitibi, Abitibi-Ouest, Rouyn-Noranda, Témiscamingue, Vallée de l'Or. Elles regroupent 88 municipalités dont la plupart sont des collectivités de moins de 5 000 (83) et seulement 2 ont plus de 20 000 habitants (Rouyn-Noranda, Val d'Or).
    Le secteur primaire est des plus actifs au Québec. Dépassant largement la moyenne nationale à ce chapitre, 15,9% de l'économie de la région dépend de l'extraction minière, principalement de l'or — 19 des 20 mines d'or au Québec sont situées en Abitibi-Témiscamingue —, de l'exploitation de la forêt et de l'agriculture. Le secteur secondaire est surtout orienté vers la transformation des produits de l'industrie forestière et des mines, ainsi que les activités liées à ces industries (conception, fabrication de machinerie, entretien, etc.). Le secteur tertiaire représente 70,9% de l'activité économique de la région.

    Histoire

    Histoire

    Chabot, Denys. L' Abitibi centenaire, 1898-1998, Val d'Or, Quebec, Société d'histoire de Val d'Or, 1999 (Nos racines)
    L'Abitibi-Témiscamingue: 10 000 ans d'histoire (dossier de CyberScience)
    Histoire du Témiscamingue (Temiscamingue.net)
    L'annexion du territoire de l'Abitibi au Québec (Gilles Boileau, Histoire Québec, janvier 1999, vol. 4 no 2)

    Doocumentation

    Documentation

    article: L'annexion du territoire de l'Abitibi au Québec, par Gilles Boileau
    Histoire Québec, janvier 1999, vol.4 num.2bis

    À la découverte de deux rives (Lac Témiscamingue)

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-09-23
    Loading

    54%
    Dons reçus (2016-2017): 10 862$
    Objectif (2016-2017): 20 000$


    Nous avons reçu 18 600$ lors de la campagne 2015-2016. Nous vous remercions de votre générosité. Pour la campagne 2016-2017, notre objectif s'élève à 20 000$.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.