| 2009/3 | | Editorial | | | Articles | | Commentaires et débats Comments & Debates | | Recensions Book reviews | | | Archives |
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| Revue de cosmopolitique | A Review of Cosmopolitics |
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| Cosmopolis |
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Cosmopolis provides a high profile outlet for world-class scholarship and public debate on the complex interactions among the various categories of global actors in the international system. Its aim is to respond to the need for innovative thinking and debate among internationalists about competing views and prospects of a potential world order.
Beyond the concepts of “international democracy” and “transnational relations”, Cosmopolis will adopt a revisited cosmopolitan framework committed to open and critical dialogue on global civil society, the relevance of states, nations and non-state actors, the status of individual and collective rights, legal norms and moral values involved with the changing nature of power in inter/transnational relations. It will encourage scholarly papers from any discipline, favouring interdisciplinary methodologies to approach the intricate and complex patterns and tensions underlying the quest for an emerging world ordering.
Cosmopolis intends to publish commissioned papers, peer-reviewed articles, research and analysis papers, book reviews, critical review articles, commentaries, public sphere controversies, policy papers, reports and documents, and others. These may focus on state and interstate interests, community values, local and global views, moral and legal norms, social, cultural and economic aims. The first issues will introduce to the varying conceptions of what a global order could or should be, with an emphasis on: democratizing the global system; models of global democracy; civil society networks and institutions; dimensions of transnationalism; international relations and the rule of law; human rights and cultural diversity; the nature of globalization; globalization of democracy ; global citizenship; pragmatic and utopian views of a cosmopolitical Europe, or any specific understanding of a cosmopolitan order.
Manuscripts are invited for submission in English, in French or in Spanish. Submitted articles should be between 5,000-10,000 words, inclusive of all notes and references. The editors will also accept submissions of shorter texts for publication in the “Debate” or “comments” sections.
Please submit articles to:
Editor
Paul Ghils
Cosmopolis
By email at: cosmopolis@skynet.be
Encyclopédie de l’Agora
Leodica
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Cosmopolis est une publication de haute qualité académique et prospective, bénéficiant de l'appui d'un réseau international de spécialistes de divers domaines des relations internationales et transnationales. Elle se propose d'aborder sous un angle critique le rôle des acteurs du système international et, de manière plus générale, les interactions entre les différentes catégories d'acteurs qui prétendent à l’élaboration d’un ordonnancement à prétention universelle.
Cosmopolis se situe dans le cadre le plus large du débat actuel sur la place des Etats et des acteurs non étatiques, les conceptions concurrentes de la société civile, l’universalité des droits de l'individu et la nature actuelle et future, réelle ou imaginée, des relations inter/transnationales. La perspective adoptée est celle d’un horizon cosmopolitique ouvert, qui dépasse celui de la "démocratie internationale" ou des "relations transnationales".
La revue explorera la configuration complexe des interactions et des tensions qui lient les diverses catégories d'acteurs et de facteurs dans la recherche d'un ordre mondial nouveau autant qu'au chaos résultant de l'affrontement des modèles qui y prétendent. Elle favorisera la méthodologie interdisciplinaire et accueillera les textes théoriques ou analytiques traitant de la démocratisation des relations internationales, du sort des Etats, des nations et des acteurs non étatiques, du statut des droits individuels et collectifs, des rapports entre normes juridiques et valeurs éthiques et culturelles, des visées régionales et mondiales, des mouvements citoyens et des entreprises économiques et de toute conception ou phénomène particuliers situés à l’horizon cosmopolitique.
Cosmopolis publiera des articles commandés, les articles acceptés par le Comité de lecture, des études et documents, des recensions, des opinions et commentaires relevant des débats de la sphère publique et autres textes. Les articles comprendront de 6.000 à 10.000 mots et pourront être rédigés en français, en anglais ou en espagnol. Des numéros thématiques seront composés dans la mesure des possibilités. Les premiers numéros se proposent de publier des textes présentant les diverses conceptions de ce que pourrait ou devrait être un ordre mondial, qu’il soit fondé sur les dispositions institutionnelles actuelles ou réformées, les formations et réseaux de la société civile, la co-existence des communautés culturelles, les dimensions de la transnationalité, les vecteurs de la mondialisation, l’évolution du droit international, la diversité culturelle, l’idée et la réalité d’une Europe cosmopolitique ou toute interprétation particulière de la visée cosmopolitique.
Les textes soumis sont à adresser à :
Rédacteur en chef
Paul Ghils
Cosmopolis
Par courriel: cosmopolis@skynet.be
Encyclopédie de l’Agora
Leodica
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| Numéro | Issue : 2009/1 |
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| | Les civilisations sont-elles mortelles? | | Nicole Morgan-Schwartz | | [ + Résumé | Abstract ] | “We, civilizations, Valéry would sigh one day, we know now that we are mortal.” The blow was difficult for the Western psyche already shaken up by the Nietzschian announcement of the death of God. Would those who no longer believed in the former world have to abandon hope—the eternal refuge of transcendental reason to which we had become accustomed to by the arrogance of Enlightenment philosophers? Fernand Braudel had tried to reassure us as we reassure children in speaking to them of long life followed by a long sleep. “What the historian of civilizations can say, better than any others, he promised us, is that civilizations are realities of very long duration. They are not “mortal” on the scale of our individual life that is, in spite of the celebrated phrase of Paul Valery. I want to say that mortal accidents, if they exist and they do exist, understand, and can dislocate their fundamental constellations, hit them infinitely less often than we think. In most cases, it does no more than put them in a period of dormancy (put them to sleep).”
But the children grew and the anguish has resurfaced in double strength with the painful awareness that 1) the Western civilization of “reason” has ineluctably lost its supremacy, 2) there is a rapid extinction of adaptive local cultures, and especially 3) the death of humanity itself is now probable, precipitated by its inability to rationally manage its resources and master its techniques. The hope, if there is one, is redirected to an ecology of knowledge, to a unique global civilization, the values of which are beginning to be visible but are so unfamiliar that they put in question of the stability of homo sapiens.
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| | The logic of environmental responsibility | | Joseph Brenner | | [ + Résumé | Abstract ] |
Les transformations anthropiques du milieu acquièrent une dimension sociale dont l’urgence s’affirme de jour en jour. L’adoption de mesures destinées à résoudre cette question est elle-même liée à deux autres questions – celle de l’origine des responsabilités individuelles et collectives en matière écologique et les éventuelles répercussions culturelles des attitudes et comportements qui en seraient l’expression dans le contexte d’une « société de l’information ».
L’analyse des responsabilités dépend ici des catégories sociales concernées. Alors que les autres espèces ne sont pas en situation de dégrader consciemment leur habitat, l’évolution du climat constitue un phénomène nouveau. Certaines communautés culturelles ne sont peut-être pas à même de le comprendre ni de comprendre les responsabilités qu’il entraîne, ou ne disposent pas des ressources exigées par un comportement responsable, fussent-elles en situation pré-technologique.
Le présent article part de l’hypothèse de l’implication d’un très grand nombre d’individus disposant d’un minimum d’information relativement au réchauffement de la Planète et à ses conséquences. De nombreuses théories actuelles omettent cependant de tenir compte du fondement de la morale individuelle et collective, prenant parti d’une façon ou d’une autre dans l’éternel débat portant sur la liberté de pensée et d’action et figeant de la sorte la recherche de conceptions originales de la responsabilité écologique dans son ensemble.
Une autre exigence conceptuelle porte sur les principes permettant de concevoir la dichotomie simpliste opposant nature et culture, de façon à permettre la différenciation en sous-cultures sociales tout en évitant les pièges du relativisme culturel. Nous soutenons l’idée que les universaux transculturels du développement humain sont les facteurs déterminants des valeurs retenues comme essentielles par les individus et des décisions morales et politiques relatives à l’environnement et aux questions qui lui sont liées dans les limites définies plus haut.
La raison responsable trouve dans son rapport à la démarche morale un nouveau cadre où s’exercer, fourni par l’extension de la logique aux phénomènes réels dans la pespective de la « logique dans la réalité » (Logic in Reality, LIR)[i]. On trouvera l’exposé succinct de ladite logique et les elements qui montrent en quoi elle étaye les notions dialectiques et interactives du soi, de la société et d’une source naturalisée de la morale individuelle et collective qui ne veut être ni « orientale », ni « occidentale ». En ce sens, les variations culturelles et socio-économiques répondant aux formes de responsabilité activement assumées (ou non) à l’égard du milieu par les individus se surimposent à la structure psychologique primitive. La « logique dans la réalité » s’applique à l’analyse des questions posées par le déterminisme et le libre arbitre, les normes de la responsabilité individuelle et collective propres au comportement écologique et aux orientations politiques.
Cet article tentera d’exposer la logique et la métaphysique des attitudes adoptées en termes de protection de l’environnement, en soulignant la dimension logique manquante du débat écologique. Nous espérons de la sorte contribuer à l’enrichissement des dimensions philosophiques et des réalisations pratiques de la « culture verte ».
[i] Joseph Brenner. 2008.
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| | Entre jus in bello et jus contra bellum, les défis de la protection humanitaire | | Jean-François Thibault | | [ + Résumé | Abstract ] | The thematic of the protection of endangered populations has been at the heart of the international community's concerns for years. Efforts were then oriented in two directions which nevertheless perpetuated the tension associated with the jus contra bellum regime in place since the Second World War. This paper explores one aspect of this tension characterizing the relationship between the theme of the protection of civilians in armed conflict and the concept of the responsibility to protect. |
| | Le ligasigne | | Albert Assaraf | | [ + Résumé | Abstract ] |
All linguistic symbols both refer to the Other and make sense. The ligasign (from the Latin ligare, « to link ») aims at introducing this symbolic dimension of Charles sanserd Peirce’s powerful semiotic model, which has apparently been forgotten (or repressed).
The ligasign allows to measure the ligaro-activity of any sign, opening the way not only to a definite quantification of signs available to a computer, but also to a smooth merger of pragmatics and semiotics.
The ligasign identifies at once the distinction between an ordinary stone and a sacred stone; it assesses the unbridgeable gap between such an utterance as « God has said this or that » and what is meant by « John Smith has said this or that »; shows how a lifeless object may be raised to a divine status, and a human being brought down to the condition of an utterly despicable knave.
The ligasign also allows to build a coherent classification of those performatives and other speech items of which, up to this point as clearly admitted by Catherine Kerbrat-Orecchioni, the paradigmatic inventory and classification are thrown into deep chaos.
Finally, the ligasign shows that deductive, inductive or abductive interpretants, far from being shaped in a chaotic way, are necessarily produced according to a linking process. This makes the automatic production of discourse in the religious sphere non-utopian or non-partisan for an artifical intelligence system, in so far as the linkage system is predominant in this case and consequently near-predictable.
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| Recherche |
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Conseil éditorial
Editorial board |
AÏt Abdelmalek
Université de Rennes 2
Sami Aldeeb
Responsable du droit arabe et musulman, Institut suisse de droit comparé, Lausanne
Lulsegged Abebe
West Africa Program, International Alert
Kafui Adjamagbo-Johnson
Women in Law and Development in Africa
Yves Beigbeder
UNITAR
Francesca Bignami
Duke Law School
Jan-C. Bongaerts
Die Technische Universität Bergakademie Freiberg
David Chandler
Centre for the Study of Democracy (CSD), University of Westminster
Xavier Couplet
Economist
Claire Demesmay
Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa)
Samba Diop
Harvard University
Bongaerts Jan-C.
Die Technische Universität Bergakademie Freiberg
Dennis Dijkzeul
The Institute for International Law of Peace and Armed Conflict (IFHV), Ruhr Universität Bochum
Armand Elono
Université de Lille
Habiba Fathi
French Institute of Central Asian Studies (IFEAC), Tashkent
Kayode Fayemi
Director, Centre for Democracy and Development (CDD)
Justin Greenwood
College of Europe; Aberdeen Business School, Robert Gordon University
Hermon Elly
Université Laval, Québec
Ronnie Lipschutz
University of California at Santa Cruz
Marc Luyckx Ghisi
Expert, European Commission
Director of "Vision 2020"
Edith Mukakayumba
CAD, Laval University
James Muldoon
Center for Global Change and Governance, Rutgers University
Eric Remacle
Pôle Bernheim paix et citoyenneté, Université libre de Bruxelles
Jean-François Thibault
Moncton University
Joseph-G. Turi
International Academy of Linguistic Law
Constantinos Vgenopoulos
Former Vice-President of the Council of Europe Development Bank |
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