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Etats-Unis

"Les Américains disposent à eux seuls d’un Etat-continent. Leur géographie est exceptionnelle et permet une orientation atlantique, pacifique et sud-américaine, sans oublier leurs deux frontières avec le Mexique et le Canada.

Le dernier recensement de l’an 2000 fait apparaître une population de 281 millions d’habitants qui pourrait atteindre 338 millions en 2025. L’Union européenne de quinze pays compte une population plus importante (370 millions d’habitants aujourd’hui) mais compte tenu de sa faible natalité, les deux grands ensembles seront pratiquement à égalité dans 25 ans. La poussée démographique américaine a été impressionnante: 5 millions en 1800, 68 millions en 1900, 281 millions d’habitants en 2000.

L’histoire des États-Unis est celle de la fascination exercée sur plusieurs régions du monde et de l’immigration.

Avec le temps, l’Amérique du Nord est devenue une 'Nation de nations'. Un résident sur dix est né à l’étranger. Un million de personnes arrivent chaque année aux États-Unis: 47 % sont des latino-américains, 34 % des asiatiques, 17 % des européens. En 2040, les anglo-saxons blancs ne devraient plus être majoritaires dans le pays. Les États-Unis sont passés du 'melting-pot', c’est-à-dire de l’intégration des individus au multiculturalisme.

La valeur américaine réside dans sa capacité à faire vivre ensemble des habitants d’origine différente. Mais attention pour l’avenir au ghetto identitaire et au risque de diversité communautaire.

Malgré cette nouvelle donne, le pays a réussi à entretenir un esprit pionnier et la force d’un sentiment religieux. Avec le temps, le territoire américain est devenu une fédération mondiale en miniature cimentée par un modèle libéral et la langue anglaise.


Regard sur la société

Les Américains ont hérité d’une triple révolution contemporaine:

- la rébellion de la jeunesse dans les années 60 et 70 animée par le scandale du Watergate et par la contestation de la guerre du Vietnam,

- une contre révolution conservatrice avec la défense des valeurs familiales et spirituelles, durant la période Reagan et G. Bush,

- la transformation de l’économie et la mise en place d’une société de l’information. En 2006, la moitié de la force de travail pourrait être employée directement ou indirectement dans les nouvelles technologies.

La société américaine encourage la réussite, le succès matériel constituant un dénominateur commun. Le but est de permettre à tous l’égalité des chances dans l’échelle sociale. L’anti-étatisme apparait comme une donnée permanente. A l’inverse, la société peut être qualifiée de dure et inégalitaire: les disparités de richesse ne cessent de croître: 1 % des Américains détiennent 38 % de la richesse nationale tandis que 80 % n’en possèdent que 17 %. 43 millions d’Américains ne disposent pas d’assurance maladie.

Pour réussir, il faut la santé et un emploi. On ne soulignera jamais assez que les universités privées américaines sont particulièrement onéreuses et qu’elles exigent des sacrifices de la part des parents et des étudiants. Autres caractéristiques: la violence, la vente des armes à feu, et la peine de mort dans certains États américains dont le Texas.

L’anti-américanisme gagne du terrain à travers le monde et tend à s’opposer à la fascination d’une société démocratique qui a réussi et attire les jeunes venus de tous les continents. On reproche particulièrement aux Américains le caractère unilatéral de leurs décisions. Une allergie à leur égard croît avec la mondialisation."

Source: Xavier de Villepin, "Les États-Unis et la présidence de George W. Bush", janvier 2001 (Sénat de la République française)

* * *



Les régions des États-Unis

"La Nouvelle-Angleterre

La Nouvelle-Angleterre, la plus petite de toutes les régions des États-Unis, n'est pas dotée de vastes étendues de terres fertiles ou d'un climat tempéré. Pourtant, elle a joué un rôle déterminant dans le développement de l'Amérique. À partir du XVIIe siècle et jusque bien après le début du XIXe siècle, la Nouvelle-Angleterre a été le pôle culturel et économique du pays.

Les tout premiers colons européens de cette région étaient des Anglais protestants solidement attachés à leur foi religieuse. Nombre d'entre eux avaient traversé l'océan en quête de liberté de culte. Ils donnèrent à la région son caractère politique particulier, notamment avec les fameux town meetings (réunions municipales dérivées des conseils des « anciens » au sein de l'Eglise), qui étaient l'occasion pour les citoyens de discuter des problèmes du moment. Certes, seuls les propriétaires fonciers pouvaient voter. Néanmoins, ces assemblées fournirent aux habitants de la Nouvelle-Angleterre une forme de participation aux affaires publiques exceptionnellement élevée. Ces réunions continuent de se tenir dans nombre d'agglomérations de la région, encore aujourd'hui.

Face à la difficulté de constituer de vastes exploitations agricoles, comme c'était courant dans le Sud, nombre de colons se tournèrent vers d'autres activités. L'économie régionale reposa bientôt principalement sur les chantiers navals, la pêche et le commerce. En affaires, les citoyens de la Nouvelle-Angleterre se taillèrent la réputation d'être travailleurs, habiles, économes et astucieux. Ces qualités leur furent particulièrement utiles lorsque la révolution industrielle atteignit l'Amérique pendant la première moitié du XIXe siècle. Dans le Massachusetts, le Connecticut et le Rhode-Island, on vit sortir de terre des manufactures de vêtements, fusils, horloges et autres produits. Presque tous les capitaux nécessaires à ces activités provenaient de Boston, qui était le cœur financier de la nation.

La Nouvelle-Angleterre entretint également une activité culturelle intense. Le critique Van Wyck Brooks a qualifié la littérature américaine originale de la première moitié du XIXe siècle d'« âge d'or de la Nouvelle-Angleterre ». L'enseignement y est un autre des atouts traditionnels les plus puissants de la région. On y trouve des universités et autres établissements d'enseignement supérieur de tout premier plan - comme Harvard, Yale, Brown, Dartmouth, Wellesley, Smith, Mt. Holyoke, Williams, Amherst ou Wesleyan - qui composent une pléiade sans équivalent dans aucune autre région. Alors que certains des colons installés en Nouvelle-Angleterre partaient vers l'ouest, des immigrants venus du Canada, d'Irlande, d'Italie et d'Europe orientale s'implantèrent dans la région. Malgré ce changement de population, une grande partie de l'esprit original de la Nouvelle-Angleterre demeure. On peut le constater en observant les maisons de bois toutes simples, les clochers blancs des églises qui caractérisent tant de petites villes et les phares traditionnels qui ponctuent la côte de l'océan Atlantique. Au XXe siècle, la plupart des industries traditionnelles de la Nouvelle-Angleterre se sont délocalisées dans des États de l'Union ou dans des pays étrangers où la production peut s'effectuer à meilleur compte. Dans bien des villes manufacturières, des travailleurs très qualifiés ont ainsi été privés d'emplois. Le fossé a été en partie comblé par l'apparition des industries spécialisées dans la micro-électronique et l'informatique.

La région atlantique

Si la Nouvelle-Angleterre a fourni les cerveaux et les dollars nécessaires à l'expansion des États-Unis au XIXe siècle, les États situés plus bas le long de la côte atlantique ont procuré la force musculaire. Les plus vastes de la région, les États de New York et de Pennsylvanie, sont devenus les pôles de l'industrie lourde (fer, verre et acier). La région située dans la partie moyenne de la côte atlantique a été colonisée par une population plus diversifiée que celle de la Nouvelle-Angleterre. Des immigrants hollandais se sont installés dans la vallée inférieure du fleuve Hudson, située dans ce qui est aujourd'hui l'État de New York. Des Suédois se sont orientés vers le Delaware. Des catholiques anglais ont fondé le Maryland et une secte protestante anglaise, celle des « Amis» (aussi appelés quakers) s'est établie en Pennsylvanie. Toutes ces colonies finirent par tomber sous la coupe des Anglais, mais la région continua d'attirer comme un aimant les populations de diverses nationalités.

Les premiers colons étaient surtout des fermiers et des négociants, et la région servit de pont entre le Nord et le Sud. Philadelphie, en Pennsylvanie, à mi-chemin entre les colonies septentrionales et méridionales, abrita le Congrès continental, c'est-à-dire l'assemblée des délégués désignés par les treize colonies qui déclenchèrent ce que l'on appelle aux États-Unis, la « Révolution américaine », c'est-à-dire la guerre d'Indépendance contre l'Angleterre. C'est dans cette même ville que furent adoptées la Déclaration d'Indépendance en 1776 et la Constitution des États-Unis en 1787.

À mesure que l'industrie lourde s'étendait à toute la région, les voies navigables comme les fleuves Hudson et Delaware prirent une importance vitale. Les villes riveraines comme New York au bord de l'Hudson, Philadelphie sur la Delaware, Baltimore dans la baie de Chesapeake, connurent un développement spectaculaire. New York demeure la plus grande ville du pays, sa base financière et son pôle culturel.

Comme la Nouvelle-Angleterre, cette région de la côte atlantique a vu certains secteurs de son industrie lourde s'installer ailleurs. D'autres activités, comme celles des laboratoires pharmaceutiques et des communications, ont pris leur place.

Le Sud

Le Sud est peut-être la région la plus caractéristique et la plus pittoresque des États-Unis. Certes, la guerre de Sécession (1861-1865) en avait ravagé les structures économiques et sociales, mais il a réussi à préserver son identité inimitable. Comme la Nouvelle-Angleterre, le Sud fut d'abord colonisé par des protestants anglais.

Mais alors que ceux du Nord cherchaient plutôt à se différencier de leur pays d'origine, les Sudistes avaient tendance à imiter les Anglais. Ils n'en occupèrent pas moins une place importante parmi les dirigeants de la Révolution américaine et quatre des cinq premiers présidents des États-Unis étaient originaires de la Virginie. Après 1800, toutefois, les intérêts du Nord industriel et ceux du Sud agraire commencèrent à diverger.

Sur la côte, notamment, les colons sudistes s'enrichirent en produisant et en vendant du coton ou du tabac. Il était plus économique de pratiquer ces cultures sur de vastes domaines - appelés plantations - qui nécessitaient une main-d'œuvre nombreuse. Pour satisfaire ce besoin, les propriétaires des plantations utilisèrent des esclaves amenés d'Afrique et le servage se propagea dans tout le Sud. L'esclavage fut bientôt la question la plus litigieuse entre le Nord et le Sud. Aux yeux des Nordistes, cette institution était immorale.

Pour les Sudistes, cela faisait partie intégrante de leur mode de vie. En 1860, onze États sudistes quittèrent l'Union avec l'intention de former une nation séparée - les « États confédérés d'Amérique ». Cette rupture entraîna la guerre de Sécession, la défaite des Confédérés et la disparition de l'esclavage. (...) Il fallut plusieurs décennies pour guérir les plaies laissées par le conflit. L'abolition de l'esclavage n'apporta pas aux Afro-Américains l'égalité politique ou économique. En effet les villes du Sud légalisèrent bientôt et affinèrent la pratique de la ségrégation raciale.

Les Afro-Américains et leurs partisans durent déployer des efforts longs et concertés pour mettre fin à la ségrégation. Parallèlement, le Sud put néanmoins tirer orgueil d'une littérature régionale dont le succès s'étendit au-delà de ses frontières, grâce à des auteurs aussi importants que William Faulkner, Thomas Wolfe, Robert Penn Warren, Katherine Anne Porter, Tennessee Williams, Eudora Welty ou Flannery O'Connor.
Alors que les Sudistes, noirs et blancs, se débarrassaient des séquelles laissées par l'esclavage et les divisions raciales, un nouvel orgueil régional s'exprimait sous la bannière du « Nouveau Sud » et à l'occasion d'événements tels que le Festival annuel de musique « Spoleto » à Charleston, en Caroline du Sud, ou les Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, en Géorgie. Aujourd'hui, le Sud s'est industrialisé et les gratte-ciel se multiplient dans des villes comme Atlanta et Little Rock, dans l'Arkansas. Grâce à son climat clément, le Sud attire quantités de retraités venus d'autres régions des États-Unis et du Canada.

Le Midwest

Le Midwest est un carrefour de cultures. Les colons de la côte atlantique s'y installèrent au début du XIXe siècle, en quête de bonnes terres à cultiver. Peu de temps après, les immigrants européens, court-circuitant la côte est, se dirigèrent directement vers l'intérieur du pays : les Allemands vers l'est du Missouri, les Suédois et les Norvégiens vers le Wisconsin et le Minnesota. La fertilité du sol favorisa d'abondantes récoltes de céréales comme le blé, l'avoine et le maïs. La région se fit rapidement connaître comme « le grenier » des États-Unis.

La plus grande partie du Midwest est plate. Le fleuve Mississippi y est la grande artère vitale, voie de communication pour les colons qu'il transportait vers leurs nouveaux foyers et les denrées alimentaires qu'il acheminait vers les marchés extérieurs. Le Mississippi a inspiré deux grands classiques de la littérature américaine, Sur le grand fleuve et Les Aventures de Huckleberry Finn, œuvres d'un enfant du pays, l'écrivain Samuel Clemens dont le pseudonyme était Mark Twain. Les habitants du Midwest sont appréciés pour leur caractère ouvert, amical et direct. En politique, ils manifestent une certaine prudence, mais celle-ci se pimente parfois de contestation. La région a donné naissance à l'une des deux principales formations politiques des États-Unis, le Parti républicain, qui s'est constitué dans les années 1850 afin d'empêcher la propagation de l'esclavage dans les nouveaux États de l'Union. Vers le début du XXe siècle, c'est là aussi que naquit le Mouvement progressiste, en majeure partie composé d'agriculteurs et de commerçants qui cherchaient à réduire la corruption au sein du gouvernement et à le rendre plus attentif à la volonté populaire. Peut-être en raison de la situation géographique de la région, nombre d'habitants du Midwest sont de vigoureux partisans de l'isolationnisme, idée selon laquelle les Américains n'ont pas à se préoccuper des guerres et des problèmes propres aux pays étrangers.

Le cœur de la région est Chicago, dans l'Illinois, la troisième ville du pays par la taille. Ce port important situé sur les Grands Lacs est également un noeud de communications ferroviaires et aériennes avec les régions les plus reculées du pays et du globe. Au cœur de la ville se dresse la tour Sears qui, avec 447 mètres de hauteur, a été pendant longtemps le bâtiment le plus élevé du monde.

Le Sud-Ouest

Cette région diffère du Midwest voisin par son climat (plus sec), sa population (moins dense) et sa composition ethnique (on y trouve une forte proportion d'Américains d'origine hispanique et d'Amérindiens). Hors des villes, la région présente de vastes espaces naturels, en grande partie désertiques. C'est là que se trouvent le Grand Canyon ainsi que la Monument Valley, décor grandiose de nombreux westerns. Cette dernière est située dans la réserve des Navajos, foyer de la tribu indienne la plus nombreuse des États-Unis. Au sud et à l'est s'étendent d'autres réserves indiennes, notamment celles des Hopis, des Zuñis et des Apaches.

Certaines parties du Sud-Ouest appartenaient jadis au Mexique. Les États-Unis en prirent possession à la suite de la guerre de 1846-1848 qui opposa les deux pays. Les traditions mexicaines continuent d'exercer une grande influence dans cette région qui est une destination commode pour les immigrants (légaux ou clandestins) originaires des pays situés au-delà de la frontière méridionale des États-Unis. La population régionale s'accroît rapidement et l'Arizona en particulier dispute aux États du Sud la préférence des Américains retraités en quête d'un climat chaud.

L'expansion démographique dans le Sud-Ouest chaud et aride résulte de deux inventions humaines : le barrage et la climatisation. L'édification de barrages sur le Colorado et d'autres fleuves, ainsi que la construction d'aqueducs, comme les réalisations du « Programme de l'Arizona central », font désormais parvenir de l'eau en abondance à des villes naguère minuscules comme Las Vegas, dans le Nevada; Phoenix, dans l'Arizona ; et Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Ces aménagements leur ont permis de devenir de véritables métropoles. Las Vegas est renommée pour être l'un des centres mondiaux du jeu, tandis que Santa Fe, au Nouveau-Mexique, est célèbre pour ses activités artistiques telles que peinture, sculpture et opéra. Un autre système de barrages et divers réseaux d'irrigation approvisionnent en eau le cœur de la Californie, renommé pour ses vastes récoltes de fruits et de légumes.

L'Ouest
Les Américains ont longtemps considéré l'Ouest comme l'ultime « frontière ». Pourtant la colonisation européenne en Californie est plus ancienne que dans la plupart des États du Midwest. Des religieux espagnols fondèrent des missions sur la côte californienne quelques années avant la Révolution américaine.

Au XIXe siècle, la Californie et l'Orégon entrèrent dans l'Union avant bien des États situés à l'est. L'Ouest est une région aux panoramas d'une beauté grandiose. Ses onze États sont formés en partie de chaînes de montagnes qui créent des contrastes surprenants. À l'ouest des crêtes, les vents qui soufflent de l'océan Pacifique apportent assez d'humidité pour bien irriguer la terre. À l'est, au contraire, le sol est très sec. Ainsi, certaines parties dans l'ouest de l'État de Washington reçoivent vingt fois plus de pluie que la zone située à l'est des monts Cascade, dans le même État.

Dans presque toute la région de l'Ouest, la population est clairsemée. Le gouvernement fédéral détient et gère des millions d'hectares de terres en friche. Les Américains consacrent ces zones à des activités de loisirs mais aussi commerciales - pêche, camping, randonnée pédestre, canotage, pâturage, exploitation des forêts et des mines. Depuis quelques années, certains habitants qui vivent de la mise en valeur du domaine fédéral se heurtent aux autorités qui veillent à la protection de l'environnement.

L'Alaska, État le plus septentrional de l'Union, est un vaste territoire où vivent une poignée de gens intrépides. Il se caractérise par ses immenses étendues vierges et protégées grâce à des parcs nationaux et des réserves naturelles. Hawaii est le seul État de l'Union où les Amérasiens surpassent en nombre les habitants d'origine européenne. Depuis 1980, de très nombreux Asiatiques se sont installés en Californie, principalement autour de Los Angeles.

Los Angeles - et la Californie du Sud dans son ensemble - porte l'empreinte de sa vaste population d'origine mexicaine. Deuxième ville du pays par la taille, Los Angeles est surtout célèbre pour abriter à Hollywood le pôle de l'industrie cinématographique mondiale. Grâce à l'expansion de Los Angeles et de la « Silicon Valley » proche de San Jose, la Californie est devenue l'État le plus peuplé de l'Union. Les villes de l'Ouest sont connues pour leur tolérance. Cette attitude s'explique peut-être par l'afflux d'une multitude de personnes en quête d'un nouveau départ dans la vie. L'économie de l'Ouest est diversifiée. Ainsi, la Californie est à la fois un État agricole et un État spécialisé dans la production de technologies de pointe.

L'esprit de la frontière

Il est une dernière région des États-Unis qui mérite d'être mentionnée. Il ne s'agit pas d'un lieu fixe mais d'un territoire mobile et aussi d'un état d'esprit : la ligne qui séparait les établissements de pionniers et les grands espaces encore sauvages, connue sous le nom de « Frontière ». Dans les années 1890, l'historien Frederick Jackson Turner écrivait que la présence de territoires vides et disponibles, pendant une grande partie de l'histoire du pays, a modelé les attitudes et les institutions américaines. « Cette perpétuelle résurrection, cette expansion vers l'ouest avec les possibilités nouvelles qu'elle offre, ainsi que le contact permanent avec une société primitive, ont forgé le caractère américain. »

D'innombrables valeurs et attitudes américaines actuelles remontent au passé de la Frontière, notamment l'esprit d'indépendance, l'ingéniosité, la camaraderie, un sens aigu de l'égalité. Après la guerre de Sécession, un grand nombre de Noirs sont partis vers l'ouest en quête de l'égalité des chances et beaucoup d'entre eux y gagnèrent la célébrité et la fortune en se faisant cowboys, prospecteurs ou pionniers dans la Prairie. En 1869, c'est un territoire de l'Ouest, le Wyoming, qui donna pour la première fois aux femmes le droit de voter et d'être éligibles.

Comme les ressources naturelles de l'Ouest semblaient illimitées, les populations contractèrent l'habitude du gaspillage. Les grands troupeaux de bisons furent presque entièrement massacrés et nombre d'autres espèces frôlèrent l'extinction. Les fleuves se hérissèrent de barrages et leurs milieux naturels s'en trouvèrent détruits. Les forêts furent dévastées par un déboisement excessif et les paysages défigurés par des exploitations minières inconsidérées. Le mouvement américain de défense de l'environnement s'est formé pour combattre ces atteintes aux ressources naturelles et il doit une grande partie de son succès au fait que les Américains refusent de voir disparaître entièrement du paysage les conditions de vie de la Frontière. Ces défenseurs de l'environnement jouèrent un rôle essentiel dans la création du premier parc national, celui de Yellowstone, en 1872, et des premières forêts nationales dans les années 1890. Plus récemment, la loi sur la Protection des espèces menacées a permis d'endiguer le flot des disparitions.

Certains programmes écologiques suscitent bien des contestations. Par exemple, certains critiques croient que la loi sur les espèces menacées entrave le progrès économique. Mais, dans l'ensemble, le mouvement pour la défense du patrimoine naturel de l'Amérique ne cesse de se renforcer. L'émulation qu'il a suscitée dans de nombreux pays est un hommage à l'influence persistante de l'esprit de la Frontière américaine."

Source: Portrait des États-Unis. Chapitre 2. D'un océan à l'autre. Géographie et caractéristiques régionales, Service d'information du Département d'État, É.-U.

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