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    Champlain (lac)

    Histoire

    Histoire

    Les faits saillants

    La découverte du lac par Samuel de Champlain et la 1ère bataille des Français contre les Cinq-Nations en juillet 1609 à Ticonderoga NY, bataille qualifiée de tragédie nationale[ Fournier, p. 16] en s’antagonisant des tribus Iroquoises, en particulier les Agniers (Mohawks), qui menacèrent dorénavant la Nouvelle-France et se liguèrent avec les Anglais. Ce n’est que 56 ans après cet événement qu’un premier fort français sera établi, le fort Ste-Anne sur l’île Lamotte en 1665
    Le lac Champlain fait partie de la Nouvelle-France durant 150 ans, sous Régime français de 1609 à 1759, et passe aux Anglais lors de la Conquête. La trace de loin la plus importante laissée par le régime français est le fort Carillon renommé fort Ticonderoga et situé au sud du lac côté New York
    De nombreuses seigneuries sont accordées sur les rives du lac Champlain en 1733 mais le Roi de France doit en reprendre la majorité en 1741 parce que les seigneurs ne les développent pas. Elles n’ont guère laissé de traces.
    Avec la vallée du Richelieu, le lac sert d’axe de défense contre la menace d’abord iroquoise et anglaise jusqu’en 1759, puis américaine en 1775 et en 1812. Les expéditions franco-amérindiennes dirigées d’abord contre les Iroquois, puis contre les Anglais de la Nouvelle-Angleterre, empruntent souvent le lac Champlain
    Le système de défense contre les Iroquois est constitué de 5 forts sur la rivière: fort Richelieu à Sorel, fort l’Assomption à Saint-Marc[ Très peu connu, il est de découverte récente], fort Saint-Louis à Chambly, fort Ste Thérèse sur la rive ouest face au nord de l’île du même nom, fort Saint-Jean au sud de la ville du même nom[ Région du Collège militaire ], et d’un 6e fort sur le lac: le fort Ste Anne sur l’Île Lamotte, premier établissement européen du Vermont. Il n’en reste que l’imposant fort de Chambly; bien préservé et ouvert aux visiteurs l’été.
    La visite du botaniste scandinave Pehr KALM en 1749, dont les carnets livrent de précieux renseignements sur le style de vie de l’époque
    Le système de défense contre les Anglais est constitué de 2 forts sur le lac :
    (a)Le fort Saint Frédéric (à Crown Point). Une imposante colonie française établie durant 28 ans vit passer 16 commandants et ses 13 aumôniers célébrèrent 331 mariages, 243 baptêmes et 198 sépultures. Sabordé par les Français en fuite et passé aux Anglais en 1759, il est remplacé à grands frais par l’Anglais AMHERST et nommé Fort of Crown Point puis Fort Amherst; il ne servit jamais, brûla accidentellement en 1773 quelque temps après sa construction[ Crocket, p. 173 – En fait, le 21 avril 1773 les épouses des militaires faisaient bouillir du gras pour en faire du savon et les flammes firent exploser une centaine de barils de poudre à canon qui endommagèrent tellement le fort, déjà délabré, qu’il ne valut pas la peine d’être reconstruit], et il n’en reste aujourd’hui que quelques ruines
    (b)Le fort Carillon (à Ticonderoga). Après Québec et Louisbourg, c’est la 3e plus imposante fortification construite par les Français durant l’époque coloniale en Amérique. Il fut en 1758 le site de la plus éclatante victoire militaire de MONTCALM contre l’Anglais ABERCROMBIE. Passé aux Anglais sous AMHERST en 1759, il est audacieusement capturé en 1775 par Ethan ALLEN au nom des insurgés Américains, puis repris temporairement et inutilement par l’Anglais BURGOYNE en 1777. Cet impressionant fort est bien préservé et peut être visité l’été.

    L’île aux Noix est fortifiée en premier lieu par les Français en 1759 contre la menace anglaise imminente arrivant du lac Champlain mais en 1760 le siège par l’anglais HAVILAND force BOUGAINVILLE à abandonner l’île. Durant la guerre de 1812-14 les Anglais y installent un chantier naval pour reprendre aux Américains le lac Champlain mais sans succès. Puis les Anglais y érigent le Fort Lennox entre 1819 et 1829, contre l’apparence d’une menace américaine plus symbolique que réelle suscitée par l’érection du fort Montgomery en 1816 à Rouses Point NY. Fort Lennox peut être visité l’été, on s’y rend en bac depuis St Paul de l’Île aux Noix.

    Quand les Américains envahissent le Québec en 1775 et sont repoussés en 1776 au début de la guerre d’Indépendance américaine, les capitaines HAZEN et LIVINGSTON recrutent des Canadiens français pro-américains qui prendront les armes aux côtés des insurgents et après la fin de cette guerre en 1781 plusieurs de ces partisans dits « Républicains[ Par opposition aux Loyalistes, ces monarchistes fidèles à la couronne d’Angleterre]» s’installent sur des concessions au NE du comté de Clinton NY (Rouses Point, Chazy, Champlain) mais réapparaissent dans la vallée du Richelieu pour y recevoir des sacrements car ces colons n’auront jamais la masse critique pour y implanter leurs institutions, d’autant plus qu’ils ne sont pas bien vus par les antipapistes protestants en tant que catholiques et par le clergé Irlando Américain en tant que francophones.

    Un des « pères du Vermont », Ethan ALLEN, est emprisonné à Montréal après avoir tenté témérairement de capturer la ville avec une poignée d’hommes en 1775. Sa fille Fanny ALLEN apprend le français au pensionnat de la Congrégation Notre-Dame à Montréal, se convertit au catholicisme, devient une exemplaire Religieuse Hospitalière de Saint-Joseph à l’Hôtel-Dieu de Montréal où elle décède en 1819 et dont l’influence posthume mène à la fondation du Fanny Allen Hospital ouvert en 1894 à Winooski en banlieue nord de Burlington VT.

    Durant la guerre canado américaine de 1812 – guerre, soit dit en passant, parfaitement inutile - les expéditions du Canada autour et sur le lac se terminent par une victoire navale américaine devant Plattsburgh en 1814, la paix est officialisée par la signature du traité de Gand en 1814

    En 1837-39 de nombreux Patriotes du Bas Canada ayant pris la parole ou les armes contre le régime anglais  dont Louis Hippolyte LAFONTAINE et Louis Joseph PAPINEAU  s’exilent dans les états de New York et du Vermont, plusieurs y résident plus ou moins longtemps – comme Robert NELSON et Cyrille CÔTÉ à Plattsburgh  et se réunissent fréquemment dans la Vallée du lac Champlain: Albany, Chazy, Plattsburgh, Rouses Point, Schenectady (NY) et Burlington, Middlebury, Saint Albans, Swanton, Vergennes (VT).

    Abréviations: CT = Connecticut   m = mariage   MA = Massachusetts   ME = Maine   NH = New Hampshire   NY = New-York   ON = Ontario   QC = Québec   T: Toponyme ancien, en police italique   VT = Vermont
    Toponyme : « toponyme amérindien » signifie dans le présent ouvrage qu’il est inspiré de la phonétique amérindienne mais déformé par les pionniers européens anglais et français; « toponyme français » signifie inspiré de la phonétique française d’un nom commun (ex. Ausable River pour Au Sable) ou d’un nom propre (ex. Mallets Bay pour Capitaine Mallette), ou traduit (ex. Otter Creek pour Rivière aux Loutres)

    Date de création : 2018-01-13 | Date de modification : 2018-12-14


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