Faits saillants, 3 mai 2022

Gérard Croteau

La NASA lancera en juin un satellite dédié à cette mission pour aider à comprendre l'impact des tempêtes de poussière. - Le commissaire à l’environnement du Canada lance un avertissement sévère concernant le manque d'engagement pour atteindre les objectifs de décarbonisation. - Dans l’océan Arctique, la pollution par le plastique et le réchauffement climatique se renforcent mutuellement. - La saison des feux est commencée en Sibérie et l'accaparement des ressources par la guerre en Ukraine pourrait nuire aux efforts russes pour contenir les feux. - Des mesures d'urgence d'économie d'eau doivent être appliquées en Californie pour faire face à la sécheresse qui persiste.

Extraits du relevé de presse de l'American Meteorological Society
On a accès à une brève mais excellente animation d’incendies au Nouveau Mexique, avec une tempête de poussière dévalant vers le sud depuis les plaines du Colorado, observés par satellite vendredi dernier. La poussière était poussée par des vents de près de 100 KM/H et a causé une visibilité nulle par endroits. https://www.nesdis.noaa.gov/news/goes-east-spies-smoke-and-dust-the-wind 

Il arrive que des tempêtes de vent soulèvent la poussière suffisamment pour lui permettre de traverser des continents ou des océans. La poussière du Sahara peut ainsi déclencher des éclosions de phytoplancton et déposer des nutriments dans la forêt amazonienne. Cependant, on ne connaît pas l’impact de cette poussière sur le climat. Quand elle contient du fer, elle est plus foncée, absorbe le rayonnement solaire et réchauffe l’atmosphère. Quand elle contient plutôt de l’argile c’est le contraire. Les données étant insuffisantes pour connaître l’effet final, la NASA lancera en juin un satellite dédié à cette mission.  https://www.jpl.nasa.gov/news/nasas-emit-will-map-tiny-dust-particles-to-study-big-climate-impacts 

Extraits de la revue de presse d’Environnement et changement climatique Canada
Selon le commissaire à l’environnement, le Canada ne pourra pas atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone pour 2030 car il compte sur des estimations trop optimistes quant au rôle de l’hydrogène dans l’économie dès cette décennie. Il regrette aussi l’absence de plan pour une transition juste en faveur des travailleurs qui risquent de perdre leur gagne-pain avec la décarbonisation de l’économie. https://www.cbc.ca/news/politics/environment-commissioner-emissions-reduction-targets-1.6431155 

Dans l’océan Arctique, la pollution par le plastique et le réchauffement climatique se renforcent mutuellement. On retrouve le plastique dans l’eau, l’air, la neige, la glace et mêmes dans la faune marine. Ceci assombrit l’eau et la glace qui absorbent davantage de rayonnement solaire et accélèrent le réchauffement. D’autre part, le réchauffement et la fonte des glaces modifient les patrons de vent et les courants marins qui amènent plus au nord les micro-plastiques venus du sud et amplifient la pollution.  https://www.theglobeandmail.com/canada/article-plastic-climate-change-canada-arctic/ 

Si la température moyenne globale monte de 2 degrés d’ici l’an 2100 il en coûtera $2 800 milliards à l’économie canadienne, entre autres en dommages aux infrastructures. C’est $45 milliards de plus que le coût des investissements requis pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, sans compter les avantages économiques potentiels d’une transition à une économie sans carbone.   https://www.theenergymix.com/2022/05/01/canadians-to-pay-trillions-for-climate-change-by-2100-report-projects%ef%bf%bc/ 

Merci à Sandrine Édouard pour les liens suivants
Les changements climatiques d’une part, et l’agriculture intensive d’autre part, sont néfastes pour les insectes, de sorte qu’on estime maintenant qu’il y a la moitié du nombre d’insectes observables par rapport à 1990. La chute est minime là où les habitats naturels sont préservés mais très importante ailleurs, et ceci s’applique non seulement au nombre total d’insectes mais aussi à la variété des espèces.  Il est probable que la variabilité du rendement agricole, d’une année à l’autre, en soit le résultat.  https://www.lapresse.ca/actualites/sciences/2022-04-25/changements-climatiques/il-y-a-deux-fois-moins-d-insectes-qu-en-1990.php ou https://lp.ca/f5kyXE?sharing=true  

La compagnie Michelin a mis au point une voile gonflable qui pourrait faire économiser jusqu’à 20% de carburant à la navigation maritime.  Il faut quatre minutes pour déployer le mât télescopique et gonfler la voile qu’il renferme, et autant pour refermer le tout à l’approche des ports ou lors de temps sévère, sans aucune intervention manuelle.  L’orientation s’ajuste automatiquement en fonction du vent et de la direction du navire.  La compagnie vise un prix qui garantirait une économie finale aux armateurs.  Étant donné l’empiétement sur le pont, la voile ne serait pas pratique sur un porte-conteneurs mais conviendrait bien aux pétroliers et vraquiers.  https://planete.lesechos.fr/solutions/michelin-lance-une-voile-gonflable-pour-les-navires-13491/ 

Merci à Robert Mailhot pour les liens suivants :
La saison des incendies de forêt est commencée en Sibérie.  La semaine dernière il a fallu éteindre plus de 600 feux, suffisamment intenses pour que la fumée franchisse des milliers de kilomètres et teinte de rouge les couchers de soleil et la lune sur la côte ouest des États-Unis. La guerre en Ukraine accapare des ressources qui pourraient manquer bientôt à la lutte contre le feu. https://www.washingtonpost.com/weather/2022/04/26/siberia-fires-april-firefighting-ukraine/ 

Des précipitations abondantes en automne ont donné l’impression d’un répit dans la sécheresse qui sévit en Californie, mais ce n’était pas suffisant. La sécheresse persiste, depuis, dans la plus grande partie de l’état, de sorte qu’il faut appliquer des mesures d’urgence d’économie d’eau dans le sud, pour la toute première fois, même si c’est encore tôt en saison. https://www.washingtonpost.com/weather/2022/04/27/california-drought-water-restriction/ 

Extrait

Les changements climatiques d’une part, et l’agriculture intensive d’autre part, sont néfastes pour les insectes, de sorte qu’on estime maintenant qu’il y a la moitié du nombre d’insectes observables par rapport à 1990.

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