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II.3. « Ce voile uniforme et perfide de politesse » (DSA, 11)
En plus de condamner le luxe, les sciences et les arts et de montrer comment ceux-ci sont liés à l’inégalité politique, Rousseau s’attaque aux règles qui régissent la société des philosophes : la politesse. Le citoyen ou le sage du Premier Discours n’a rien de poli ou de plaisant, au sens où le xviiie siècle entendait ces termes. Il n’est pas amoureux de la conversation et des bonnes manières ; il n’aime pas la galanterie et les jeux d’esprit : en un mot, il n’est pas un mondain. Il est un homme sérieux, voire austère, qui a le bien et l’utilité publics à cœur. Dans cette section, nous montrerons comment Rousseau associe les règles de la politesse promues par les philosophes à une société décadente et vicieuse. Nous présenterons ensuite la manière par laquelle la civilité étouffe, selon Rousseau, le but ultime de toute société heureuse : la liberté.
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