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Mot de bienvenue
Citoyen de Genève, étranger, philosophe, anti-philosophe, misanthrope, ami du peuple, ours, promeneur solitaire : nombreux sont les noms qui furent donnés à Jean-Jacques Rousseau par ses contemporains et par la postérité. Nombreuses aussi sont les facettes de cette personnalité étrange et de son œuvre complexe, qui depuis plus de deux siècles font couler encre ou larmes chez des lecteurs critiques ou séduits. Nous vous invitons, lors de votre visite de cette encyclopédie, à découvrir les sentiers parfois tortueux, souvent charmants et toujours utiles qu’ouvre Rousseau à qui prend la peine de les pratiquer.
Nouveautés
Avis à nos visiteurs
L'Encyclopédie Rousseau, réalisée grâce à l'appui de la Faculté de philosophie de l'Université Laval, est présentement en construction. Si vous désirez contribuer à son élaboration et à son amélioration, vous êtes invités à consulter l'appel de textes et à nous communiquer vos propositions, vos suggestions ou vos commentaires.
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| Citation |  | | Alexis de Tocqueville | | «Il y a des gens qui n'ont pas craint de dire qu'un peuple, dans les objets qui n'intéressaient que lui-même, ne pouvait sortir entièrement des limites de la justice et de la raison, et qu'ainsi on ne devait pas craindre de donner tout pouvoir à la majorité qui le représente. Mais c'est là un langage d'esclave. [...] Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère ? Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts ? Pour moi, je ne saurais le croire ; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l'accorderai jamais à plusieurs.» | | De la démocratie en Amérique, I, 2e partie, chapitre IV. |
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| Extrait |  | | Bonheur (sensation du) | Études littéraires, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), Les rêveries du promeneur solitaire (posth. 1782), Cinquième promenade, commentaire. | Le bonheur est évoqué avec les termes de la vie paisible, de la nature, de la promenade, de l'île (isolement). Le narrateur nous présente l'image du bonheur vécu et ensuite une analyse de ce sentiment. Pour le narrateur, le bonheur est synonyme de nature, laquelle lui sert de refuge "pour y rêver à [son] aise". Les perceptions visuelles et auditives sont récurrentes : il y a rencontre entre deux solitudes : la sienne et celle du paysage. Rousseau est en harmonie avec le paysage : rythme lent, ponctuation sinueuse, nombreuses allitérations de consonnes liquides (l, m, n) et voyelles nasalisées, sons ouverts, participes présents, verbes à l'infinitif (glissement vers la rêverie). Tous ces éléments participent d'une synesthésie sensorielle. Le dernier paragraphe de notre extrait évoque le caractère utopique du bonheur : l'écriture, grâce au souvenir, perpétue le bonheur (remémoration). Pour le narrateur, l'instant ne dure qu'à partir du moment où il est écrit.
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