| Sigmund Freud |
Médecin autrichien fondateur de la Société psychanalytique de Vienne. Il n’a publié ni livre ni article explicitement consacrés au suicide. Mais on trouve dans ses œuvres un grand nombre de références éparses à ce sujet notamment dans «Deuil et mélancolie» (1917) (Métapsychologie, Paris, Gallimard, «Idées», 1968, p. 147-174), Psychopathologie de la vie quotidienne (1901) (Paris, Payot, 1969 ) et «Au-delà du principe de plaisir» (1920) (Essais de psychanalyse Paris, Payot, 1968, p. 7-81). | | James Hillman |
Né à Atlantic City (N. J.), il est une des figures dominantes de la psychologie archétypale dont Carl Gustav Jung est le fondateur. D’après l’auteur de Suicide and the Soul, nous construisons tous, à l’intérieur de nous, notre propre «barque de mort» (ship of death). Notre âme est toujours en train de méditer la mort. Elle est du côté de la mort. Plus nous donnons de la place à notre âme, plus la mort devient notre souci primordial. | | Mélancolie |
Ce terme, qui n’est pas fréquemment utilisé par la médecine, relève plus souvent du langage littéraire et renvoie à la tristesse des poètes: « La mélancolie est le bonheur d’être triste » (Victor Hugo). | | Narcisse et le mensonge |
Fasciné par son image, Narcisse se noie. Mais la souffrance naît justement de ce que notre image peut disparaître sans que nous mourions. L'énigme de la souffrance réside dans notre incapacité à être dessaisis de la fascination par la mort dans laquelle disparaît l'objet. Elle fait apparaître la mort comme la vérité du sujet, ce vers quoi serait inexorablement tendu le désir. La promesse de vie du désir prend alors l'apparence du mensonge et le langage de l'espoir celle de la dérision. | | Wilhelm Stekel |
Né le 18 mars 1868 à Bojjan, Bukovina (autrefois en Autriche, aujourd'hui en Roumanie), Wilhelm Stekel est le fils d'un Juif orthodoxe. Il commence ses études de médecine à Vienne en 1887 où il apprend à connaître Sigmund Freud* par l'intermédiaire de son collègue Max Kahane*. Il assiste aux conférences de Freud qu'il rencontre en 1902 pour une brève analyse. | | Taedium Vitae (Ennui) |
Cette expression latine est souvent traduite par «dégoût de la vie» ou «mépris de la vie». Ces traductions n’en expriment pas avec assez de justesse le sens, qui renvoie à un mal de vivre, à un ennui* existentiel ou à un malaise fondamental, lequel n’est pas engendré par une affection précise, par exemple, une maladie, un état de pauvreté, un honneur blessé, mais qui se répand sur l’ensemble de l’existence. |