| Ankou (L') |
Personnification de la Mort en Bretagne, l’Ankou est un vestige d'anciennes croyances païennes adaptées au christianisme. Autrefois appelé Dispater par les gaulois, le dieu des morts, il correspondrait à l'Orcan celte, troisième visage de la grande triade. L'Ankou est généralement représenté sous la forme d’un long squelette, vêtu de noir ou d’un linceul, portant un feutre noir à larges bords sous lequel brillent deux chandelles en guise d’yeux. | | Anthropologie de la santé |
Historique de la discipline scientifiqueLa science humaine de l'anthropologie médicale émergea d'abord timidement sous la plume d'anthropologues tels que W.H. | | Tierno Bokar |
«Au début de ce siècle, à l'est du Mali, au coeur de l'Afrique, dans la région de l'ancien Empire peul du Macina, la lumière de Dieu a brillé sur un homme: Tierno Bokar, que l'on appelait le Sage de Bandiagara» (Éditions du Seuil). Amadou Hampaté Bâ, disciple de Tierno Bokar, avait cosigné en 1957 avec Marcel Cardaire un livre sur la vie et l'enseignement de son maître. En 1980, il a publié cet ouvrage entièrement récrit de sa plume. | | Camarde (La) |
La Camarde est une figuration squelettique de la Mort. Son nom est dérivé de l'adjectif «camard» qui signifie : «qui a le nez plat» comme le crâne de la Mort. La Camarde représente donc symboliquement la mort. On retrouve l'expression autant dans des romans policiers que dans des écrits scientifiques. Par exemple, dans un article intitulé «La disparition de la camarde et l'avenir de l'homme», un médecin institue une réflexion sur l'hôpital devenu le lieu où l'on meurt. B. | | André Chouraqui |
Écrivain et penseur juif, Nathan André Chouraqui est né le 11 août 1917 à Aïn-Témouchent, près d'Oran en Algérie. Il fut avocat, puis juge à la Cour d'Appel à Alger de 1945 à 1947. En 1948, Il fut promu docteur en droit international public à l'Université de Paris. Établi en Israël dès 1958, il fut élu vice-maire de Jérusalem en 1965. Il a publié de nombreux ouvrages, essais, pièces de théâtre, récits et traductions. | | Civilisations et mort |
René Dubos regarde le déclin et la disparition des civilisations dans une perspective à long terme. L'évolution de l'humanité est une succession d'adaptations sociales, tantôt lentes et progressives, tantôt soudaines et brusques. Son regard est écologique, car il porte vers la terre dans toute sa diversité : des phénomènes naturelles, des êtres et des choses qui l'habitent. Ce regard est culturel, car une multiplicité de créations locales ou nationales expriment différemment le génie humain. | | Égypte ancienne |
Le monde de l'Égypte ancienne se révèle à travers deux genres littéraires différents : les autobiographies idéales et les sagesses. Dans les autobiographies, les défunts décrivent eux-mêmes les vertus qui leur ont permis de servir fidèlement le pharaon. Les stèles funéraires et les inscriptions murales permettent de nous représenter quel est le modèle de l'honnête homme selon la mentalité du temps. | | Ensor |
D'un père anglais anticonformiste, ingénieur raté, et d'une mère ostendaise qui n'encourage guère sa vocation artistique, le jeune Ensor (1890-1949) vit à Ostende au milieu des coquillages, des chinoiseries, des verroteries, des masques et des animaux empaillés qui peuplent la boutique familiale. Toute sa vie d'adulte, Ensor est demeuré très attaché à ce monde étrange avec lequel l'enfant, malgré ses peurs, peut vivre en sécurité. | | Idéologie funéraire |
Dans son «Introduction» à son oeuvre, publiée sous sa direction et celle de G. Gnoli et intitulée La mort, les morts dans le sociétés anciennes (Paris, Cambridge University Press et Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1982, p. | | Inde brahmanique: idéologie funéraire |
Chez les Indiens, «la volonté de faire entièrement disparaître tous les restes du corps, d'effacer la moindre trace de ce qu'était ici-bas l'individu vivant, de façon que, purifié de ses attaches à l'existence terrestre, transmuté en oblation sacrificielle, il soit restitué à un "espace sans limite": les chairs, les tendons une fois brûlés, on récolte, mêlé aux cendres, ce que même une double crémation peut laisser encore apparaître des ossements... | | Izanami |
Plusieurs versions du mythe, lié à la religion shintô, d'Izanami et de son frère Izanagi (époux ou père de ses enfants) sont répandues au Japon selon les périodes et les régions. Voici une synthèse des récits de la déesse Isanami: Aux origines, il existait trois divinités au ciel: Ama no minaka nushi, Takami-musuhi et Kami-musuhi. Ils ont eu beaucoup d'enfants, dont le couple Izanagi et Izanami, à savoir le frère et la soeur qui ont créé les fleuves, les montagnes, les îles et les Kami. | | Kanun |
Le Kanun en Albanie est donc un droit coutumier, mis en place à travers les siècles et connaissant, de part sa nature, une multiplicité de variantes locales (Kanun de Lek Dukagjin, de Skenderbeu, etc.). | | La fin du monde |
2012 est, pour un ensemble de raisons, considérée comme l'année de la fin du monde, comme l'année de l'apocalypse.Aux États-Unis, une vidéo sur le 9News à Denver intitulée : « Conspiracy Theory » avec Jesse Ventura, a réactivé la thèse de la conspiration. Jesse Ventura, ancien lutteur professionnel devenu gouverneur du Minnesota, a déclaré que le gouvernement était en train de faire construire des millions de bunkers souterrains. | | La vie cachée de l'argent |
Le texte ci-dessous montre les multiples liens originels et sacrificiels existant entre l'argent et la mort. Nous l'empruntons à Annick Barrau dans Mort à jouer, mort à déjouer. Socio-anthropologie du mal de mort.... nous ne pouvons que souscrire à l'affirmation de C. Le Cœur lorsque celui-ci, en se référant à l'Essai sur le don, énonce qu'il n'y a pas de peuple «où la richesse et l'échange ne soient une création mystique au sens strict du mot »(1). | | Livre des morts tibétain (Le) |
Le Bardo Thödol ou Livre des morts est un texte du bouddhisme tibétain qui décrit les diverses étapes que les humains traversent à partir de leur mort jusqu'à leur libération du cycle des réincarnations. Bardo signifie «existence intermédiaire», Thö désigne «audition» et dol, «libération». La traduction la plus juste du titre du livre est donc : «Libération de l'état intermédiaire par l'écoute». | | Masque (Le) |
Le masque est la technique la plus simple et rapide pour changer d'apparence. En cachant son visage aux personnes qu'il rencontre, il autorise son porteur à jouer un rôle tout différent de sa propre personnalité. Il est utilisé à l'occasion de carnavals, Halloween (masques d'horreur) et bals masqués. Cependant, le masque est aussi le signe de la condition mortelle des humains. | | Mésopotamie ancienne: idéologie funéraire |
Chez les Mésopotamiens, la pratique funèbre de l'inhumation s'accomplit sous le signe d'un changement à un autre état et du passage à un autre monde. «Un soin extrême apporté à la sauvegarde de l'intégrité de la dépouille: on veille à ce que les ossements, armature du corps, fondement imputrescible de chaque être, soient préservés intacts et subsistent rassemblés au complet dans la demeure souterraine où réside la mort. ... | | Mésopotamie: littérature sapientiale |
Le terme de Mésopotamie vient des Grecs qui ont ainsi nommé le pays entre les deux fleuves, le Tigre et l'Euphrate. Ces deux fleuves furent de tout temps des lieux d'échanges commerciaux et de rencontres humaines. Au noyau initial formé de populations sumériennes et akkadiennes, dès la fin du quatrième millénaire, se sont venus s'agréger les Armorrites, à la fin du troisième millénaire et les Araméens, à la fin du deuxième millénaire et ils ont amené leurs dieux. | | Mictlantecuhtli |
Dans la mythologie aztèque, Mictlantecuhtli est le «Seigneur de la nuit» ou le «dieu de la mort» qui, avec son épouse Mictlancihuatl règne sur Mictlan, l'enfer situé dans les entrailles des steppes du nord du Mexique. C'est une région froide et sombre, sans communication avec le monde de la lumière. Les morts y sont accueillis et gardés par le «Seigneur du séjour des morts» ou «de l'Enfer». Toutes ces dénominations désignent Mictlantecuhtli, qui est aussi une représentation du Soleil. | | Moïres |
Dans sa forme unique, la Déesse du Destin est appelée Moïra (Fortuna en latin), mais dans sa triple forme, les trois sœurs, les Moïres (Parques chez les Romains), sont connues comme les tisseuses des destinées. Klotho est celle qui file et tisse la destinée, Lachesis est celle qui tient le fuseau et mesure le fil, tandis que Atropos est l'«incontournable, celle qui coupe le fil à l'heure inéluctable de la mort. | | Morrigan |
Morrigan (Morrighan ou Morrigu ou Morgan), «Grande Reine» ou «Reine fantôme», fille d’Ernwas des Tuathas et de la déesse Dana, était la déesse irlandaise de la Guerre* et de la Mort, combattante dont dépendit l'issue de bien des batailles. Tantôt louve, tantôt corbelle (fém. de corbeau), elle possédait de multiples visages : tantôt une jeune femme d'une très grande beauté, tantôt une vieille femme hideuse au rire plein de haine. Elle est une des Trois Corneilles. | | Mot |
L'histoire de Mot, dieu de la mort, des Enfers et de la sécheresse, nous est racontée dans la dernière partie, la seule à être retrouvée, du Cycle de Baal. Celui-ci est le récit de la mythologie ougaritique qui décrit l'ascension de Baal, dieu de l'orage et de la pluie, à la souveraineté sur tous les dieux. La cité antique d'Ugarit, capitale des cananéens et berceau de l'alphabet, est située dans le Nord de la Syrie. | | Odin (Wotan) |
Wotan dans la culture germaniqueEn germanique commun, le nom du dieu était Wōthanaz. Ce terme est apparenté au verbe wehen (souffler), au substantif Wut (fureur, rage), woede en néerlandais, au vieil anglais wōthbora (poète, oracle), et de manière plus lointaine, au latin vātēs (poète, devin, oracle) . Il est devenu Wotan ou Woden en Allemagne et Odin (Óđinn) en Scandinavie. | | Portraits du Fayoum |
Les Portraits du Fayoum, région près du Caire et longée par le Nil avant que celui-ci ne se jette dans la Méditerranée, sont des plus anciens portraits peints qui subsistent. Ils datent du premier au quatrième siècle après Jésus-Christ. Ils ont été peints par des Grecs établis en Égypte*alors sous domination romaine. | | Représentations de la mort dans le Mexique contemporain |
Les voyageurs au Mexique, personnages illustres ou touristes lambda, ont souvent été frappés par la constante présence de la mort qui habite l’art populaire, les arts plastiques, la littérature et la poésie, mais aussi la vie quotidienne. Cette place de choix donnée à la mort dans l’imaginaire mexicain a été diversement regardée et comprise par les observateurs extérieurs, suscitant plus souvent la fascination que le rejet, une fascination qui a connu un accent particulier chez les surréalistes. | | Santa Muerte |
La Santa Muerte ou La Santisima Muerte (The Saint of Death ou The Holly Death) est généralement représentée par un squelette, couvert d'une tunique de couleur recouvrant également sa tête, tenant d'une main une faux et de l'autre le monde. Sous sa forme féminine, la Santa Muerte est revêtue d'une longue robe blanche et porte une couronne en or sur sa tête. | | Tuoni |
«Ce qui semble caractériser surtout la mythologie finnoise, c'est une sorte de dualisme intime qui fait que d'un côté elle sympathise avec les ténèbres, tandis que de l'autre elle aspire vers la lumière. | | Yama |
Yama est le Seigneur de la Mort dans l'hindouisme et du bouddhisme, qui se tient à la porte de l'enfer,qui pèse les bonnes et les mauvaises actions des humains et qui décide de leur destin. À la mort, les serviteurs de Yama, appelés «divinités» emmènent l'âme au royaume de Yama. Son père est Vivasvat et sa mère, Saranyû, une des filles de Tvashtri. Yama est parfois considéré comme le frère de Manu. Son épouse est sa sœur jumelle Yamî qui devient Yamunà après sa mort. | | Yanluowang |
Le dieu des enfers est normalement appelé par les chinois Yanluo Wang ((閻羅王) soit le roi Yanluo.Le caractère Wang (王) signifie le roi.Yanluo (閻羅) est un nom propre qui n'a aucune signification, il s'agit uniquement de la transcription phonétique en mandarin de la déité hindouiste Yama.Les Chinois disent également pour simplifier : Yan Wang ((閻王) en ne prenant que le premier caractère de son nom, ce qui veut dire roi Yan. |