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Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

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Intellectuel révolutionnaire issu du surréalisme dont la correspondance a été recueillie dans Lettres de désir et de souffrance (Paris, Fayard, 1996). Auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels certains ont un titre révélateur: La mort difficile (1926), Le roman cassé (1934). Le 17 juin 1935, il connut une séance épuisante avec Malraux*, Aragon* et d’autres membres du comité d’organisation du congrès international des écrivains. Il se débattait vainement afin que le droit de parole y soit accordé à André Breton. Durant la nuit qui suivit, après avoir rencontré quelques amis, il s’enferma chez lui. Sur un meuble, il laissa une lettre pour son amie Tota Cuevas de la Serna et griffonna quelques mots sur un papier qu’il épingla au revers de sa veste: «Prière de m’incinérer. Dégoût.» Il prit une forte dose de phanadorm et accomplit les gestes qu’il a décrits, non sans humour, dans son premier livre: «Une tisane sur le fourneau à gaz, la fenêtre bien close, j’ouvre le robinet d’arrivée, j’oublie de mettre l’allumette…» (M. Carassou, René Crevel, Paris, Fayard, 1988, p. 266). Il avait à peine trente-cinq ans. Dans son adolescence, Crevel avait été traumatisé par l’image de son père pendu dans son appartement, sa mère ayant cru bon de le conduire devant ce spectacle horrible afin de lui montrer la lâcheté de l’acte suicidaire du père. Il en conçut une haine à l’égard de sa mère qui fut la cause de ses difficiles amours avec les femmes et d’une certaine misogynie. La veille de sa mort volontaire, il venait d’apprendre aussi qu’il souffrait de tuberculose rénale.
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