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Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

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Jean Seberg
Le 8 septembre 1979, alors qu’elle avait disparu depuis huit jours, son corps fut retrouvé dans une Renault 5, stationnée dans le seizième arrondissement de Paris. Dans sa main, elle tenait un message pour son fils: «Diego, mon fils chéri, pardonne-moi. Je ne pouvais plus vivre. Comprends-moi. Je sais que tu le peux et tu sais que je t’aime. Sois fort. Ta maman qui t’aime.» Selon le rapport des experts, son décès résulterait d’une ingurgitation de barbituriques et d’alcool. Militante de la lutte des Noirs pour la liberté et l’égalité, cette actrice célèbre, épouse divorcée de Romain Gary*, serait devenue psychotique après avoir accouché d’une enfant mort-née.

Le 10 septembre 1979, Romain Gary tint une conférence de presse, en présence de Diego où il affirma que la mort de Jean fut l’œuvre du FBI qui la traquait pour ses connivences avec les Panthères noires. «Preuves à l'appui, il accusa le FBI d'avoir délibérément cherché par ses calomnies à détruire Jean en 1970 et de l'avoir rendue folle avec la mort de ce bébé "dont elle avait tenu à ce qu'il fût enterré dans un cercueil de verre afin de bien prouver qu'il était blanc. C'est depuis cet événement qu'elle est allée de clinique psychiatrique en clinique psychiatrique, de tentative de suicide en tentative de suicide". Cette conférence fit à elle seule plus de bruit que la tragique disparition de la jeune Américaine d'À bout de souffle.» (Jean-Marie Catonné, Romain Gary. De Wilno à la Rue du Bac, biographie, Solin, Actes Sud, 2010)

Gary et Diego, fils de Jean et de Gary, ont démenti toute influence de Clair de femme sur le suicide de Jean, qui a vu ce film la veille de son décès. Jean Seberg est la vedette de deux films dont Gary a été le metteur en scène: Les oiseaux vont mourir au Pérou (1967) et Kill (1971), qui traitait de la drogue. C’est dans Chien blanc que Jean apparut pour la première fois dans l’œuvre de Gary: «J’ai fait, sans le vouloir, dans ce livre où tout est authentique, une anatomie de la haine» (cité dans J.-Y. Rogale, Vous avez dit suicide?, Paris, Mengès, 1984, p. 55). Elle a incarné, entre autres, pour Otto Preminger, le personnage de Jeanne d’Arc dans Sainte Jeanne et celui de Cécile dans Bonjour tristesse d’après Françoise Sagan.
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