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Cette encyclopédie est basée sur une série d'ouvrages publiés par Éric Volant aux Éditions Liber.

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La mort > Culte des morts > Rites funéraires
Madagascar
La population malagasy est formée par dix-huit grandes tribus, réparties dans tout le Madagascar et chaque groupe est généralement subdivisé en petits groupes. Parmi eux existent les Sakalava, une ethnie dont le véritable fondateur est le roi Andriamisara. Les principales familles Sakalava venaient de la province d'Isaka, située sur la côte sud-est de Madagascar, avant leur migration successive jusqu'à leur installation définitive dans la partie Ouest de Madagascar. Ils se sont constitués vers la seconde partie du VIIème siècle par diverses ethnies arabes, musulmanes et indonésiennes, ce qui explique l'hétérogénéïté de leur population. La capitale Morondava, où la population vit de la pêche et de la culture, s'est inspirée de la croyance sakalava en lien avec les tombeaux construits principalement en bois et décorés par des arts funéraires (des statues érotiques) marquant le rang social et la vie du défunt. Il y aussi les différents rites (ou fomba) qui leur sont propres tels que le «fitampoha» ou bain des reliques royales chez les Sakalava de Menabe. Cette célébration a lieu tous les dix ans à Belo sur Tsiribihina: un rituel de réaffirmation de la communion avec des ancêtres royaux et marquant l'existence d'une relation étroite entre les morts et les vivants. Il y aussi le « tromba », un rituel qui requiert la participation les souverains défunts, sources de conseils et de messages délivrés par l'intermédiaire du «mpiroro» (le devin) et des «sazoky» (possédés royaux). Pourtant, cette partie de la communauté sakalava pratique deux religions différentes : l'islam sunnite et le protestantisme luthérien, qui malgré leur différence arrivent à vivre en harmonie.
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Dossiers connexes
La mort lieu de sociabilité des vivants et des morts

Source:
Toli, « Les Sakalava: une tribu ethnique de Madagascar», Web-Libre, org/dossiers/sakalava,5208.html
2008.

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