 |
|
 |
|
|
 | | Le Guérisseur blessé |  | | Le Guérisseur blessé de Jean Monbourquette est paru au moment où l’humanité entière, devant la catastrophe d’Haïti, s’est sentie blessée et a désiré contribuer de toutes sortes de façons à guérir les victimes de ce grand malheur. Bénéfique coïncidence, occasion pour l’ensemble des soignants du corps et de l’âme de s’alimenter à une source remarquable.
Dans ce livre qui fut précédé de plusieurs autres traitant des domaines de la psychologie et du développement personnel , l’auteur pose une question essentielle à tous ceux qui veulent soigner et guérir : « Que se cache-t-il derrière cette motivation intime à vouloir prendre soin d’autrui? Se pourrait-il que la majorité de ceux et celles qui sont naturellement attirés par la formation de soignants espèrent d’abord y trouver des solutions à leurs propres problèmes et guérir leurs propres blessures? » Une question qui ne s’adresse évidemment pas à ceux qui doivent pratiquer une médecine de guerre dans des situations d’urgence! | |
| Mémoire et cerveau |  | | Dans ce numéro de La Recherche, on se limite à étudier la mémoire dans la direction indiquée par le psychologue torontois Endel Tulving, reconnu en en ce moment comme l'un des grands maîtres dans ce domaine. Cela confère au numéro un très haut degré de cohérence qui en facilite la lecture. Culving est à l'origine de la distinction désormais universellement admise entre la « mémoire épisodique » portant sur des événements vécus et la « mémoire sémantique » portant sur des concepts, des connaissances abstraites. C'est la première mémoire que je mets en œuvre quand je m'efforce d'associer des mots à un événement passé, un voyage par exemple; je m'en remets à la seconde quand je m'efforce d'associer des mots automatiquement les uns aux autres, abstraction faite de tout événement vécu auquel ces mots pourraient se rapporter. Au cours de la décennie 1960, Tulving a constaté que les résultats obtenus grâce au premier exercice étaient beaucoup moins bons que ceux obtenus par le second exercice, ce qui l'a incité à faire l'hypothèse qu'il existe deux mémoires distinctes. | |
| Spécial Mémoire |  | | Dans ce numéro de La Recherche, on se limite à étudier la mémoire dans la direction indiquée par le psychologue torontois Endel Tulving, reconnu en en ce moment comme l'un des grands maîtres dans ce domaine. Cela confère au numéro un très haut degré de cohérence qui en facilite la lecture. Culving est à l'origine de la distinction désormais universellement admise entre la « mémoire épisodique » portant sur des événements vécus et la « mémoire sémantique » portant sur des concepts, des connaissances abstraites. C'est la première mémoire que je mets en œuvre quand je m'efforce d'associer des mots à un événement passé, un voyage par exemple; je m'en remets à la seconde quand je m'efforce d'associer des mots automatiquement les uns aux autres, abstraction faite de tout événement vécu auquel ces mots pourraient se rapporter. Au cours de la décennie 1960, Tulving a constaté que les résultats obtenus grâce au premier exercice étaient beaucoup moins bons que ceux obtenus par le second exercice, ce qui l'a incité à faire l'hypothèse qu'il existe deux mémoires distinctes.
| |
| L'itinérance au Québec |  | | La personne en situation d’itinérance est celle :
[…] qui n’a pas d’adresse fixe, de logement stable, sécuritaire et salubre, à très faible revenu, avec une accessibilité discriminatoire à son égard de la part des services, avec des problèmes de santé physique, de santé mentale, de toxicomanie, de violence familiale ou de désorganisation sociale et
dépourvue de groupe d’appartenance stable.
Cette définition met en évidence la complexité du phénomène et l’importance de l’aspect multifactoriel des éléments déclencheurs tels que la précarité résidentielle et financière, les ruptures sociales, l’accumulation de problèmes divers (santé mentale, santé physique, toxicomanie, etc.). L’itinérance n’est pas un phénomène dont les éléments forment un ensemble rigide et homogène et elle ne se limite pas exclusivement au passage à la rue.L’itinérance est un phénomène dynamique dont les processus d’exclusion, de marginalisation et de désaffiliation
en constituent le coeur. | |
| L’habitation comme vecteur de lien social |  | | Evelyne Baillergeau et Paul Morin (2008). L’habitation comme vecteur de lien social, Québec, Collection
Problèmes sociaux et intervention, PUQ, 301 p.
Quel est le rôle de l’habitation dans la constitution d’un vivre ensemble entre les habitants d’un immeuble, d’un ensemble d’habitations ou même d’un quartier ? Quelles sont les répercussions des conditions de logement sur l’organisation de la vie quotidienne des individus et des familles et sur leurs modes d’inscription dans la société ? En s’intéressant à certaines populations socialement disqualifi ées, soit les personnes ayant des problèmes de santé mentale et les résidents en habitation à loyer modique, les auteurs étudient le logement non seulement comme l’un des déterminants de la santé et du bien-être, mais également comme un lieu d’intervention majeur dans le domaine des services sociaux. De la désinstitutionnalisation à l’intégration, des maisons de chambres aux HLM, ils décrivent et analysent des expériences ayant pour objectif le développement
individuel et collectif des habitants et les comparent ensuite à d’autres réalisées au Canada, aux Pays-Bas et en Italie.
Pour en savoir plus : http://www.puq.ca | |
| Revue Développement social |  | | On a longtemps sous-estimé l'importance du lien entre les problèmes environnementaux et la vie sociale. Nous savons tous pourtant que lorsque le ciel est assombri par le smog, on hésite à sortir de chez soi pour causer avec un voisin. Pour tous les collaborateurs de ce numéro consacré au développement durable, le côté vert du social et le côté social du vert vont de soi. La vue d'ensemble du Québec qui s'en dégage est enthousiasmante. Les Québécois semblent avoir compris qu'on peut redonner vie à la société en assainissant l'environnement et que les défits à relever pour assurer le développement durable sont des occasions à saisir pour resserrer le tissu social.
| | La réforme des tutelles: ombres et lumières. |  | | En marge de la nouvelle loi française sur la protection des majeurs, qui doit entrer en vigueur en janvier 2009.
La France comptera un million de personnes " protégées " en 2010. Le dispositif actuel de protection juridique n'est plus adapté. Ce " livre blanc " est un plaidoyer pour une mise en œuvre urgente de sa réforme. Les enjeux sont clairs lutter contre les abus, placer la protection de la personne, non plus seulement son patrimoine, au cœur des préoccupations, associer les familles en les informant mieux, protéger tout en respectant la dignité et la liberté individuelle. Le but est pluriel. Tout d'abord, rendre compte des difficultés, des souffrances côtoyées, assumer les ombres, et faire la lumière sur la pratique judiciaire, familiale et sociale ; Ensuite, expliquer le régime juridique de la protection des majeurs, et décrire le fonctionnement, les bienfaits, et les insuffisances ; Enfin, poser les jalons d'une réforme annoncée comme inéluctable et imminente mais systématiquement renvoyée à plus tard.
Les auteurs: Michel Bauer, directeur général de l'Udaf du Finistère, l'une des plus grandes associations tutélaires de France, anime des groupes de réflexion sur le sujet et œuvre avec le laboratoire spécialisé de la faculté de droit de Brest. II est l'auteur d'ouvrages sur les tutelles et les curatelles. Thierry Fossier est président de chambre à la cour d'appel de Douai et professeur à l'Université d'Auvergne, où il codirige un master et l'IEJ. II est fondateur de l'Association nationale des juges d'instance, qui regroupe la grande majorité des juges des tutelles. II est l'auteur de nombreuses publications en droit de la famille et en droit des tutelles. Laurence Pécaut-Rivolier, docteur en droit, est magistrate à la Cour de cassation. Juge des tutelles pendant seize ans elle préside l'Association nationale des juges d'instance depuis plusieurs années. | |
| Puzzle, Journal d'une Alzheimer |  | | Ce livre, paru aux Éditions Josette de Lyon en 2004, a fait l'objet d'une émission d'une heure à Radio-France le 21 février 2008. Il est cité dans le préambule du rapport de la COMMISSION NATIONALE CHARGÉE DE L’ÉLABORATION DE PROPOSITIONS POUR UN PLAN NATIONAL CONCERNANT
LA MALADIE D’ALZHEIMER ET LES MALADIES APPARENTÉES. Ce rapport fut remis au Président de la République française le 8 novembre 2007.
«Je crois savoir où partent mes pensées perdues : elles s’évadent dans mon coeur…. Au fur et à mesure que mon cerveau se vide, mon coeur doit se remplir car j’éprouve des sensations et des sentiments extrêmement forts… Je voudrais pouvoir vivre le présent sans être un fardeau pour les autres et que l’on continue à me traiter avec amour et respect, comme toute personne humaine qui a des émotions et des pensées,même lorsque je semble «ailleurs »1à.
| | Les inattendus (Stock) |  | | Premier roman d'Eva Kristina Mindszenti, jeune artiste peintre née d’un père hongrois et d’une mère norvégienne, qui vit à Toulouse. Le cadre de l'oeuvre: un hôpital pour enfants, en Hongrie. «Là gisent les "inattendus", des enfants monstrueux, frappés de maladies neurologiques et de malformations héritées de Tchernobyl, que leurs parents ont abandonné. Ils gémissent, bavent, sourient, râlent, mordent parfois. Il y a des visages "toujours en souffrance" comme celui de Ferenc évoquant "le Christ à la descente de la croix". Tout est figé, tout semble mort. Pourtant, la vie palpite et la beauté s’est cachée aussi au tréfonds de ces corps suppliciés. » (Christian Authier, Eva Kristina Mindszenti : une voix inattendue, «L'Opinion indépendante», n° 2754, 12 janvier 2007) | |
| En toute sécurité |  | | Cet ouvrage est l'adaptation québécoise de Safe and secure, publié par les fondateurs du réseau PLAN (Planned Lifetime Advocacy Network) et diffusé au Québec par un groupe affilié à PLAN, Réseaux pour l'avenir. Il s'agit d'un guide pratique dont le but est d'aider à les familles à planifier l'avenir "en toute sécurité" des membres de leur famille aux prises avec un handicap. | |
| "Il faut rester dans la parade ! " - Comment vieillir sans devenir vieux |  | | Auteur : Catherine Bergman. Éditeur : Flammarion Québec, 2005. "Dominique Michel, Jacques Languirand, Jean Béliveau, Antonine Maillet, Jean Coutu, Gilles Vigneault, Hubert Reeves, ils sont une trentaine de personnalités qui, ayant dépassé l’âge de la retraite, sont restés actives et passionnées. Ils n’ont pas la prétention de donner des conseils ni de s’ériger en modèles, mais leur parcours exceptionnel donne à leur parole une valeur inestimable. Journaliste d’expérience, Catherine Bergman les interroge sur le plaisir qu’ils trouvent dans ce qu’ils font, leur militantisme et leur vision de la société ; sur leur corps, ses douleurs et la façon dont ils en prennent soin ; sur leur rapport aux autres générations, ce qu’ils ont encore à apprendre et l’héritage qu’ils souhaitent transmettre ; sur leur perception du temps et leur peur de la mort. Son livre est un petit bijou, une réflexion inspirante sur la vieillesse et l’art d’être vivant." (présentation de l'éditeur). | |
| Le temps des rites. Handicaps et handicapés |  | | Auteur : Jean-François Gomez.
Édition : Presses de l'Université Laval, 2005, 192 p.
"Il est temps aujourd’hui de modifier profondément notre regard sur les personnes handicapées et sur les « exclus » de toute catégorie, qu’ils soient ou non dans les institutions. Pour l’auteur du Temps des rites, l’occultation du symbolique, ou son déplacement en une société de « signes » qui perd peu à peu toutes formes de socialités repérable et transmissible produit des dégâts incalculables, que les travailleurs sociaux, plus que quiconque doivent intégrer dans leur réflexion.
Il faudrait s’intéresser aux rituels et aux « rites de passage » qui accompagnaient jusque là les parcours de toute vie humaine, débusquer l’existence d’une culture qui s’exprime et s’insinue dans toutes les étapes de vie. On découvrira avec étonnement que ces modèles anciens qui ont de plus en plus de la peine à se frayer une voie dans les méandres d’une société technicienne sont d’une terrible efficacité." | |
| Dépendances et protection (2006) |  | | Textes des conférences du colloque tenu le 27 janvier 2006 à l'Île Charron. Formation permanente du Barreau du Québec. Volume 238. 2006 | |  |
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
|
| Tribunal de santé mentale, document de synthèse |
 |
| Natalie Bibeau et Julie Prévost |
  |

Cour municipale de Montréal |
 |
| Extrait |
| Le principe de ce tribunal est d`impliquer un nombre réduit de juges, de procureurs, d`agents de probation et d`avocats de l`aide juridique intéressés et sensibilisés aux problématiques des clientèles de santé mentale; de les faire travailler en étroite collaboration avec une équipe multidisciplinaire composée d`un médecin et d`intervenants sociaux et d`y greffer une organisation de services souple et flexible: le tout se déroulant à l`intérieur d'une seule salle dédiée et adaptée au traitement des accusés et de leurs besoins. |
 |
| Présentation |
Projet-pilote à la cour municipale de la Ville de Montréal d'intervention multidisciplinaire pour les contrevenants souffrant de troubles mentaux
« Tribunal de la santé mentale »
DOCUMENT SYNTHÈSE Avril 2008 Préparé par Natalie Bibeau, agente de la santé et des services sociaux de la ville de Montréal.
À partir des documents préparés par Me Julie Provost, cour municipale de la ville de Montréal |
 |
| Texte |
l. Mise en contexte
À chaque jour, les juges et les avocats de la cour municipale de la Ville de Montréal font face à des individus souffrant de problèmes de santé mentale accusés de diverses infractions. Ces dossiers sont actuellement traités de la même façon que les dossiers dits « réguliers ». Dans le roulement quotidien des juges et des procureurs. plusieurs d`entre eux ne maîtrisent pas bien les dispositions spécifiques en matière de troubles mentaux et les modalités qui s`y rattachent. Ainsi, il n`est pas rare de constater que les accusés reçoivent des sentences peu adaptées à leur état psychique, à défaut d'avoir accès à un système pouvant les supporter adéquatement. En l`absence d'alternative appropriée à l`incarcération, des individus présentant des problèmes de santé mentale se retrouvent en détention alors que leurs besoins se situent davantage à l`intérieur d`une prise en charge dans la communauté.
Faisant face à ce constat et à l`augmentation des deux dernières années du nombre de ce type de dossier à la cour. le ministère de la Justice a pris l`initiative de réunir des intervenants des instances judiciaires du réseau de la santé et des services sociaux, du réseau correctionnel et des milieux communautaires afin qu’ils partagent leurs préoccupations et envisagent la mise sur pied d`un projet pilote de Tribunal de la santé mentale à la cour municipale de la Ville de Montréal.
2. Tribunal de la santé mentale
Quelques tribunaux de la santé mentale fonctionnent déjà ailleurs au Canada. notamment à Toronto (Ontario) et à St-Jean (Nouveau-Brunswick). D`autres tribunaux spécialisés sont également présents dans certaines cours tels les tribunaux de traitement de la toxicomanie (TTT), les tribunaux spécialisés en matière de violence conjugale et les tribunaux pour autochtones.
Inspiré des modèles existants mais adapté à la réalité québécoise de l`organisation des services judiciaires correctionnels, communautaires, sociaux et de santé, un modèle de tribunal de la santé mentale fut élaboré.
Le principe de ce tribunal est d`impliquer un nombre réduit de juges, de procureurs, d`agents de probation et d`avocats de l`aide juridique intéressés et sensibilisés aux problématiques des clientèles de santé mentale; de les faire travailler en étroite collaboration avec une équipe multidisciplinaire composée d`un médecin et d`intervenants sociaux et d`y greffer une organisation de services souple et flexible: le tout se déroulant à l`intérieur d'une seule salle dédiée et adaptée au traitement des accusés et de leurs besoins.
Les objectifs de ce tribunal visent à améliorer le traitement judiciaire à la cour municipale de la Ville de Montréal pour les personnes atteintes de problèmes de santé mentale: permettre un traitement plus uniforme et cohérent des dossiers; éviter le recours à l’emprisonnement pour les contrevenants en favorisant l`encadrement et le suivi psychosocial/médical dans la communauté; assurer un suivi visant à diminuer les risques de récidives et réduire la période passée en détention aux fins d’évaluation psychiatrique.
En bref, le Tribunal de la santé mentale se veut un encadrement à caractère davantage social qui cherche à améliorer le sort d`une clientèle particulièrement vulnérable au sein du processus judiciaire.
3. Clientèle
Le projet s’adresse à une clientèle adulte du territoire montréalais faisant face à des accusations (pénales ou criminelles) dites « mineures » (ex. : méfaits. menaces. troubler la paix, voies de fait simple) qui affiche des indicateurs de problématiques de santé mentale pouvant être présents en cooccurrence (ex. : santé mentale et dépendance, santé mentale et déficience intellectuelle).
Bien qu`il n`existe pas actuellement de système de compilation des données sur ce type de dossier à la cour municipale de la Ville de Montréal, il a été évalué, pour l`année 2007, qu’environ 325 accusés ont nécessité une intervention en matière de santé mentale à l`intérieur du processus judiciaire. Chacun de ces accusés possède, en moyenne 2,6 dossiers à son actif et se présente environ 6 fois à la cour entre la comparution et la disposition finale de son ou ses dossiers.
De ces 325 accusés, 265 ont fait l’objet d`une ordonnance d`évaluation de leur aptitude à comparaître et/ou de leur responsabilité criminelle (Partie XXI du Code criminel). Une certaine proportion de ceux-ci (donnée non disponible) ont été jugés aptes et criminellement responsables. C`est à ce groupe d’accusés et à ceux pour qui la question de la responsabilité criminelle ou de l`aptitude n’a pas été soulevée que sera offert le programme de Plan d'accompagnement justice et santé.
4. Plan d'accompagnement justice et santé
Le programme Plan d’accompagnement justice et santé (PAJES) est une composante fondamentale du Tribunal de la santé mentale, Le but du programme est d`offrir à l’accusé la possibilité de recevoir des soins et des services dans la communauté visant à améliorer ou stabiliser son état de santé psychique et psychosocial. Le programme vise à offrir un suivi réparti sur une période plus ou moins longue selon les besoins de l`individu.
Le PAJES est volontaire. À l'approbation par l’un des procureurs du Tribunal de la santé mentale, l`accusé se voit offrir le programme, associé au respect d’une série de conditions relatives à son suivi et à ses présences subséquentes à la cour (ex. : rencontrer un travailleur social. un médecin. se présenter au juge a fréquence déterminée, etc.).
L'accusé a le droit de refuser en tout temps le programme et de s’en exclure à n`importe quel moment du processus. entraînant le retour de son dossier vers le tribunal régulier, La « réussite » (respect des conditions) du programme donne le droit à l'accusé de bénéficier de différentes mesures pénales ou criminelles plus clémentes, allant jusqu`au retrait de la plainte initiale et l`exclusion d`une peine d’emprisonnement ferme. En contrepartie, les manquements sérieux et répétés aux conditions du PAJES peuvent entraîner le retour du dossier au tribunal régulier. Par ailleurs, aucune accusation de bris de conditions ne sera portée (en vertu de l’Article l45(3) (C.cr.) en cas de manquement aux conditions du programme puisque lesdites conditions ne seront pas imposées dans le cadre d'une promesse. Il s`agit plutôt d`un engagement moral que l`accusé prend envers les intervenants du Tribunal de la santé mentale.
Différents intervenants seront appelés à jouer un rôle important dans ce programme. En plus des procureurs et des juges, un agent de probation provenant du milieu correctionnel effectuera différentes tâches, dont la mise en oeuvre des conditions de remise en liberté et de suivi probatoire et la référence en hébergement, S`y ajouteraient, idéalement, un ou des avocats de l`aide juridique assurant la représentation des accusés en ayant besoin.
En plus des acteurs de ces milieux et de ceux provenant du communautaire (organismes divers), des intervenants du milieu de la santé et des services sociaux y seront associés.
Ainsi, un médecin, un intervenant social de l`urgence psychosociale justice — cour (UPSJ-C) et deux agents de liaison seront activement impliqués dans le programme. Le médecin procédera, à la cour, aux évaluations sommaires sur l`aptitude à comparaître et fournira des indications importantes quant à l`état mental des accusés.
L'intervenant UPSJ-C, en plus d`intervenir étroitement avec le médecin et de permettre une meilleure coordination entre les intervenants judiciaires et correctionnels, agira en étroite collaboration avec les agents de liaison santé et services sociaux.
Les agents de liaison santé et services sociaux s`assureront, sur le terrain, de la référence personnalisée des accusés dans le réseau de la santé et des services sociaux et dans le milieu communautaire. Ils supporteront les accusés et serviront d'intermédiaire entre les différents réseaux d`intervention. Les agents de liaison accompagneront également les accusés ayant besoin d'hébergement temporaire. Ils les réfèreront vers les organismes appropriés et s’assureront de leur intégration dans les ressources.
En ce sens, selon les données provisoires de la cour municipale de la Ville de Montréal. il a été évalue qu’un certain nombre d’accusés (+ ou- 30 personnes/année) auront besoin de soutien en hébergement, soit parce qu’ils sont sans domicile fixe ou parce qu`ils ne peuvent, pour diverses raisons, réintégrer leur milieu de vie habituel. Deux places d’hébergement court terme (3 semaines) ont été prévues spécifiquement pour le projet. Ces places s'ajouteront à celles du milieu correctionnel (dont quelques-unes serviront directement au projet) et du réseau d`hébergement actuellement existant.
5. Durée, suivi et évaluation du projet
La durée du projet pilote Tribunal de la santé mentale est de trois ans. débutant en mai 2008. Une équipe de recherche sera associée au projet afin d`évaluer et d`accompagner son implantation. À son terme, les résultats de la recherche soutiendront la prise de décision en regard de la poursuite éventuelle des activités du tribunal. Finalement, un groupe de suivi sera mis sur pied afin d’assurer le bon déroulement du projet pilote et ce, dès son implantation.
6. Références et documentation
PROVOST, Julie « Proposition sur le traitement des personnes atteintes de troubles mentaux à la cour municipale de la Ville de Montréal » , document de travail final-révisé, 8 novembre 2007.
PROVOST, Julie « Procédures relatives au fonctionnement du Tribunal de la santé mentale à la cour municipale de la Ville de Montréal » , document de travail final-révisé, 8 novembre 2007. |
|
 |
|
|
 |
|
|
|
 |
|
|
 |
 | Autres documents associés au dossier Santé mentale |
 |  |
 |
 |
| | Henri F. Ellenberger: Une vie | | Auteur: Hélène Laberge | | Inconscient, psychiatrie dynamique, maladie créatrice, victimologie,criminologie | | Extrait: La biographie de madame Yanacopoulo est d’une telle richesse et d’un tel intérêt que ce court compte-rendu n’aura fait que l’effleurer. « Arrivé au terme de son travail, le biographe a le sentiment de mourir avec son héros, écrit-elle en conclusion.» |  | | Le tribunal de santé mentale de Montréal | | Auteur: Jacques Dufresne | | Justice, santé mentale, mouvements communautaires, appartenance, coopération | | Extrait: Une telle innovation, dans un domaine aux longues et lentes traditions comme celui de la Justice est un événement majeur méritant toute l'attention du grand public aussi bien que des autorités publiques. |  | | Santé mentale : la Commission européenne adopte un livre vert sur une maladie qui touche un adulte sur quatre | | Extrait: Aujourd'hui, la Commission européenne a adopté un livre vert sur la santé mentale afin de s'attaquer aux maladies mentales, qui touchent actuellement plus d'un adulte sur quatre dans l'Union européenne. |  |
|
 |
|
 |
|
|
|
| | Un plus grand nombre d'institutions financières offre le Régime enregistré d'épargne-invalidité | | |
QUÉBEC, le 18 janv. /CNW Telbec/ - L'honorable Jean-Pierre Blackburn, ministre du Revenu national et ministre d'État (Agriculture et Agroalimentaire) a annoncé que la Banque Scotia et TD Waterhouse se sont joints à BMO Banque de Montréal, à la CIBC, aux Fonds d'investissement FMOQ inc., et à RBC Banque Royale, pour offrir le Régime enregistré d'épargne-invalidité (REEI) aux Canadiens admissibles. Le ministre Blackburn a également invité les Canadiens admissibles à tirer parti des économies offertes par le REEI dès que possible |  | | | L’adoption du projet de loi no 6 constitue une première étape de reconnaissance officielle de l’engagement social des proches aidants. |
| | Carrefour de soutien aux aidants | | | Les travaux de recherche menés à la Chaire Desjardins en soins infirmiers à la personne âgée et à la famille de l'Université de Montréal, dont Francine Ducharme est titulaire, ont orienté le projet de loi no 6. Adoptée en octobre par l'Assemblée nationale, la Loi instituant le fonds de soutien aux proches aidants prévoit une somme de 200 M$ sur 10 ans pour aider les proches aidants de personnes âgées. L'instauration de ce fonds scelle une entente de partenariat unique entre le ministère de la Famille et des Ainés et un donateur privé, la Fondation Lucie et André Chagnon.
Mme Ducharme, professeure à la Faculté des sciences infirmières et chercheuse au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, a été nommée membre du conseil d'administration de la société de gestion de ce fonds en tant que chercheuse dans le domaine de l'intervention auprès des proches aidants de personnes âgées. Elle répond ici à nos questions relativement à cette loi. |  | | | Plan d'action en itinérance pour Québec | | | MONTRÉAL, le 14 déc. /CNW Telbec/ - Le Plan d'action interministériel en
itinérance du gouvernement du Québec a été lancé aujourd'hui, à la Mission Old
Brewery de Montréal, par la ministre déléguée aux Services sociaux, madame
Lise Thériault, et la ministre de la Justice, madame Kathleen Weil.[...]Nous proposons dessolutions durables pour améliorer les conditions de vie des personnes itinérantes et favoriser leur inclusion sociale, tout en ciblant la prévention du problème lui-même», a indiqué la ministre Weil. |  |
|
 |
|
|
 |
 |
 |
|
 |  |
|