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| Venezuela |
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"Le nom «Venezuela» signifie «Petite Venise». Lors de son arrivée au Venezuela, l’explorateur italien Americ Vespuce remarqua en effet la présence de maisons sur pilotis qui lui rappelèrent la ville de Venise, en Italie, que sillonnent plus d’une centaine de canaux."
Géographie
"Le Venezuela est situé sur la côte septentrionale de l’Amérique du Sud. Il est bordé au nord par la mer des Caraïbes, à l’est par la Guyana, au sud par le Brésil et à l’ouest par la Colombie. Il se compose de 23 États, d’un district fédéral et de 72 îles, appelées dépendances fédérales.
La côte nord-est compte quelques-unes des plus belles plages au monde; des récifs coralliens abritent de nombreuses espèces de poissons tropicaux. C’est dans cette région que se trouve la capitale, Caracas. À l’ouest, se dressent les Andes vénézuéliennes, composées de trois chaînes de montagnes: la Sierra Nevada de Merída, la Sierra de la Culata et la Sierra de Santo Domingo. Certains sommets sont recouverts de neiges éternelles. Des «forêts nuageuses » (selva nublada) couvrent les montagnes, dont les pentes inférieures sont souvent cultivées.
Entre la côte et le fleuve Orénoque, qui traverse le pays d’ouest en est, s’étendent les Llanos, savane arborée aux nombreux ranchs de bétail. La région abrite jaguars, fourmiliers, singes hurleurs et même dauphins d’eau douce. Le plus grand rongeur du monde, le capybara, fait aussi partie de la faune des Llanos.
Dans la jungle humide tropicale de part et d’autre de l’Orénoque vivent de nombreux peuples autochtones, dont les Waraos, les Yanomamis, les Piaroas, les Guahibos et les Yekunanas. Le fleuve est l’habitat des piranhas et des crocodiles, et la forêt, celui du plus long serpent du monde, l’anaconda. Le sud-est du Venezuela est constellé de formations rocheuses appelées montagnes tabulaires, ou tepuys, qui comptent parmi les plus anciennes formations rocheuses à la surface du globe puisqu’elles existaient déjà avant la dérive des continents. Chaque tepuy possède sa propre faune et sa propre flore: certaines espèces d’insectes ne se trouvent en effet que dans un tepuy particulier, et nulle part ailleurs. Cascades et chutes abondent dans cette nature grandiose.
Un climat chaud et tropical règne sur la majorité du pays, mais les hautes terres et les régions montagneuses sont beaucoup plus fraîches. Il n’y a que deux saisons au Venezuela: la saison des pluies et la saison sèche. La saison sèche commence en décembre et finit en avril. La saison des pluies dure le reste de l’année. Les basses terres reçoivent très peu de précipitations, mais la jungle humide tropicale en reçoit environ 200 centimètres annuellement et ne connaît pas de saison sèche."
Autres sites intéressants: Description géographique: le littoral caraïbe, les Andes, la dépression du lac de Maracaïbo, Los Llanos (les Plaines), la Grande Savane, la zone agricole s'étendant entre la côte et les plaines
L'économie et le monde du travail
"La plupart des Vénézuéliens travaillent dans le commerce, la construction, l’industrie ou le secteur tertiaire; d’autres exercent des professions libérales, comme médecins ou avocats. Seulement 15 % sont agriculteurs, et la proportion continue de décroître. Le gouvernement emploie environ 5 % de la population active.
Le raffinage de pétrole, l’industrie alimentaire, le tourisme et le textile sont les principales industries du Venezuela. Bien que le pétrole représente 80 % des exportations, l’industrie pétrolière emploie moins de 2 % de la main-d’œuvre. En fait, la santé de l’économie est fortement tributaire du prix mondial du pétrole. Le pays possède de nombreuses autres ressources naturelles, notamment fer, charbon, bauxite et or.
Environ 20 % des Vénézuéliens sont syndiqués. Le plus grand syndicat est la Fédération des ouvriers vénézuéliens, qui compte plus d’un million de membres. La plupart des ouvriers des grandes sociétés manufacturières commencent le travail à 8 h et ont deux heures pour le déjeuner. Leur semaine de travail est habituellement de 40 heures et ils sont payés pour les heures supplémentaires.
La chute du prix du pétrole a durement affecté l’économie vénézuélienne, et beaucoup de gens sont employés dans des secteurs non régis par la législation du travail, voire dans l’économie souterraine. Ils travaillent souvent de longues heures et dans des conditions peu sécuritaires. Il est de plus en plus difficile de boucler ses fins de mois au Venezuela. À cause de la dévaluation du bolivar et de l’inflation, certaines familles ne peuvent même pas se procurer le strict nécessaire.
Bien que les femmes jouent un rôle important dans l’économie du Venezuela et que beaucoup travaillent à plein temps, la majorité des postes de direction sont toujours occupés par des hommes. Les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire pour obtenir la parité professionnelle.
Le genre d’occupation varie selon les régions. Beaucoup de Vénézuéliens des régions montagneuses travaillent la terre, même à haute altitude. Café, maïs, sucre, riz et coton sont les cultures dominantes. Dans les Llanos, ils sont nombreux à travailler dans des ranchs de bétail.
Certains peuples autochtones ont gardé leur mode de vie traditionnel. Ainsi, beaucoup de Wayuus sont demeurés marchands, alors que de nombreux Yanomamis chassent et pêchent pour assurer leur subsistance."
Langues parlées
"On parle environ 40 langues au Venezuela. L’espagnol, la langue officielle, est aussi la plus utilisée. Les langues autochtones les plus courantes sont le wayuu, le warao, le piaroa, le yanomami, le kahlihna, le manduhuaca, le panaré, le pemón, le guahibo et le nhengtu.
La plupart sont issues des langues parlées par les Caribs, les Arawaks et les Chibchas.De plus en plus d’Autochtones allant vivre dans les villes, plusieurs langues sont en train de disparaître. Il ne resterait plus que cinq personnes, peut-être moins, parlant le sapé ou le mapoyo. Aussi les anthropologues essaient-ils d’apprendre les langues et l’histoire de ces peuples avant que leurs derniers représentants ne meurent: lorsqu’une langue disparaît, c’est un trésor de connaissances et une manière unique de concevoir le monde qui disparaissent avec elle.
Outre l’espagnol et les langues autochtones, l’italien, le portugais, le chinois, l’arabe et l’anglais sont les langues les plus parlées au Venezuela. Des mots anglais comme parking font même partie du vocabulaire espagnol.
Les Vénézuéliens parlent de façon plus familière que dans les autres pays de langue espagnole. Il y a par exemple deux formes du pronom personnel de la 2e personne du singulier en espagnol: la forme familière tú, et la forme polie usted. Normalement, on utilise tú pour s’adresser à des amis ou à des enfants ; bon nombre de Vénézuéliens l’utilisent cependant pour de simples connaissances ou des collègues de travail.
On donne par ailleurs souvent des petits qualificatifs affectueux à tout un chacun. Ainsi, il n’est pas étonnant de s’entendre appeler « mon amour » (mi amor) par une simple connaissance. Les surnoms sont généralement basés sur l’apparence d’une personne et certains peuvent sembler impolis à qui ne sait pas qu’il s’agit là d’une coutume amicale."
Religions et croyances
"La Constitution vénézuélienne garantit la liberté de religion. Plus de 90 % de la population est catholique, et l’Église catholique est très influente, notamment dans le domaine de la politique. Le catholicisme a été amené au Venezuela par les missionnaires espagnols durant la période coloniale. En se convertissant au catholicisme, les communautés autochtones y ont introduit de nombreux rites et fêtes de leurs religions traditionnelles.
La plupart des villes et des communautés ont un saint patron dont on célèbre l’anniversaire par une grande fiesta. La sainte patronne du Venezuela est la Vierge de Coromoto. En 1651, un chef autochtone nommé Coromoto vit une apparition de la Vierge Marie qui laissa l’empreinte de son image sur un rocher. Cette image patinée par le temps est toujours visible dans l’imposante Basilica de La Virgén de Coromoto à Guanare, une ville de la région des Llanos.
Certains Vénézuéliens vénèrent María Lionza, qui, selon les légendes, était tantôt la fille d’un conquistador, tantôt la princesse d’une tribu autochtone. Parfois, on la décrit comme une femme de toute beauté chevauchant un tapir, d’autres fois comme une jeune fille portant une couronne. Elle serait capable de guérir les gens et accomplirait des miracles. On dit aussi qu’elle est la protectrice des animaux et de la nature. Chaque année, de nombreux fidèles honorent sa mémoire en faisant un pèlerinage à Montanas de Sorte de María Lionza dans l’État du Yaracuy, généralement lors du Día de la raza au mois d’octobre.
Beaucoup de religions autochtones sont basées sur la croyance que les objets inanimés sont habités par des esprits ou des âmes. Ainsi, les Yanomamis croient que la forêt abrite des esprits, appelés hekuri. Ces religions soulignent généralement l’importance de vivre en harmonie avec la nature. La sorcellerie (brujería) et les guérisseurs indigènes (curanderos) jouent aussi un rôle important dans les croyances autochtones."
Fêtes religieuses
"L’une des plus grandes fêtes du Venezuela, et sans aucun doute la plus animée, est le Carnaval, que l’on célèbre les lundi et mardi d’avant le Carême. À l’origine, on célébrait cette fête pour se débarrasser de l’excédent d’énergie avant cette période de jeûne et de pénitence précédant Pâques. Parades et fêtes de rues marquent le Carnaval. Vêtus de costumes magnifiques, les gens dansent au rythme de la musique entraînante du calypso.
Durant la Semaine sainte, on joue des Passions un peu partout dans le pays. Ces pièces dépeignent les souffrances de Jésus dans les derniers jours avant la crucifixion. Les Passions les plus élaborées se tiennent près de la ville de Mérida, à La Parroquía. Elles nécessitent le concours de centaines d’acteurs et attirent des milliers de personnes. Le Vendredi saint, dans beaucoup de villes, des gens portant une grande croix de bois défilent en procession pour représenter la marche de Jésus vers la croix.
La Fête-Dieu est une fête plus gaie qui a lieu le neuvième jeudi après Pâques. À cette occasion, des danseurs portant des masques de diable reçoivent la communion sur le seuil de l’église. Ce rituel symbolise la victoire de Dieu sur le Diable. Une grande célébration des «diables danseurs» se tient à San Francisco de Yaré, au sud de Caracas.
La fête de la Saint-Jean-Baptiste est surtout célébrée dans la région côtière centrale, où vit une nombreuse population d’origine africaine. À cette occasion, une statue du saint est baptisée dans une rivière ou dans la mer. Après quoi, les membres de la communauté dansent au son de tambours africains, appelés tambores.
Le 24 décembre au soir – la noche buena – on célèbre Noël. Les familles se réunissent pour manger la hállaca, un plat préparé spécialement pour la fête. La plupart des Vénézuéliens prennent de longues vacances, de la mi-décembre à la mi-janvier, et en profitent pour voir leur famille et leurs amis. Il y a de grands feux d’artifice les soirs de Noël et du Nouvel An.
Le 6 janvier est le jour de l’Épiphanie, qui célèbre les trois Rois venus adorer l’Enfant Jésus. Dans certaines communautés, on se déguise et on danse en attendant que les Rois mages entrent dans la ville, montés sur des chevaux."
Situation de l'éducation
"Durant la période coloniale espagnole et le règne des caudillos, l’éducation était le privilège des enfants riches. Les fils de familles aisées étaient éduqués dans de petites écoles dirigées par les églises ou recevaient des cours privés à leur domicile. Dans les années 1870, le président Guzmán Blanco décida de créer un système scolaire public, mais il fallut attendre jusqu’en1960 pour qu’un système scolaire primaire universel soit complètement établi.
Aujourd’hui, l’éducation gratuite est un droit reconnu par la Constitution vénézuélienne. Jusqu’à la récente crise économique, le gouvernement investissait plus de 15 % de ses revenus dans le système scolaire. Dans les années 1990, les compressions dans le budget de l’éducation ont contribué au déclin du système scolaire public.
Beaucoup d’enfants de moins de cinq ans vont à l’école maternelle. L’école primaire commence à six ans et se termine à onze ans; ensuite, les enfants passent au deuxième degré d’éducation générale, qui se poursuit jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans. Les classes de l’école primaire se font généralement par roulement : une partie des enfants vont à l’école le matin jusqu’à environ 13 h 30, l’autre, du début de l’après-midi jusqu’à environ 18 h. Tous les élèves portent un uniforme. Bien que l’école soit obligatoire, certains enfants pauvres n’y vont pas, car ils doivent travailler pour aider leur famille.
Il y a deux types d’écoles secondaires au Venezuela : les écoles d’enseignement général et les écoles spécialisées. Dans les premières, on étudie les sciences et les humanités ; les secondes offrent un programme plus technique. L’école secondaire n’est pas obligatoire.
Les universités et les instituts de formation technique sont privés ou publics. L’Université centrale du Venezuela, à Caracas, est une des universités les plus réputées; le campus est tellement vaste qu’on l’appelle la Ville universitaire. L’Université des Andes, l’Université de Zulia et l’Université catholique Andrés Bello sont d’autres universités de renom. Le gouvernement octroie des bourses et des prêts aux étudiants et assume même les frais de scolarité pour ceux qui veulent étudier à l’étranger, à condition qu’ils reviennent au Venezuela une fois leurs études terminées."
La santé
"Le Venezuela a un système de santé public et un système privé. Dans les hôpitaux publics, les soins sont gratuits, mais les malades doivent apporter leurs propres fournitures médicales quand celles-ci font défaut à l’hôpital. En fait, depuis les années 1980, le gouvernement n’a pu investir beaucoup dans la santé en raison des problèmes économiques, et certains hôpitaux ont grand besoin de réparations et d’équipement. Les gens riches et ceux qui sont couverts par une assurance-maladie privée se font soigner dans des cliniques privées.
Les enfants sont vaccinés contre plusieurs maladies contagieuses, dont la rougeole. Dans le passé, on mourait beaucoup de la malaria, une maladie transmise par les moustiques, et du choléra, qui se propage par l’utilisation d’eau contaminée. Ces maladies sont aujourd’hui en recul grâce aux mesures préventives, et les gens sont plus susceptibles de mourir de maladies cardiaques ou du cancer; le taux de SIDA est en hausse dans des villes comme Caracas. Par ailleurs, la réputation du Venezuela en matière de sécurité routière est assez déplorable et les routes font de nombreuses victimes.
Il y a une importante pénurie d’infirmières au Venezuela et les médecins ont tendance à s’installer dans les grandes villes, si bien que les habitants des campagnes ne bénéficient souvent que d’un piètre service de santé. Le gouvernement tente de résoudre ce problème en exigeant des nouveaux diplômés qu’ils travaillent dans les zones rurales pendant deux ans.
Les pratiques médicales traditionnelles des peuples autochtones intéressent depuis longtemps les compagnies pharmaceutiques et les médecins occidentaux, qui sont nombreux à se rendre dans les forêts humides tropicales pour voir les shamans à l’œuvre et étudier leurs plantes médicinales. Certaines plantes sont d’usage courant, notamment le pasote, un laxatif, et le yanten avec lequel on soigne des maladies communes, tel le rhume. Dans le cas d’une morsure de serpent, le shaman masse et suce l’endroit atteint, pour aspirer la maladie et la souffler loin du corps et des autres habitants. Les Wakenais soignent les maladies avec des chants. Cette pratique, appelée malikai, est utilisée pour entrer en contact avec les esprits qui causent la maladie et avec ceux qui la guérissent."
Arts et littérature
"La musique et la danse vénézuéliennes sont empreintes d’influences autochtones, africaines et européennes, et varient d’une région à l’autre. La danse nationale est le joropo, qui se danse en couples, sur un air de harpe, de maracas et de cuatro, petite guitare à quatre cordes. Un des groupes les plus populaires du pays s’appelle Un Solo Pueblo (Un Peuple); il combine la musique folklorique des Llanos avec les rythmes des tambours africains, populaires dans les villes côtières. Bien que le Venezuela soit réputé pour sa musique folklorique, la musique classique est aussi très appréciée. Caracas compte quatre orchestres symphoniques et beaucoup d’autres villes ont leur propre orchestre.
Beaucoup des meilleurs auteurs du Venezuela sont devenus des chefs politiques influents. Ainsi, Simón Bolívar a utilisé l’écriture pour inspirer le peuple et le préparer à la guerre d’Indépendance. Andrés Bello, lui aussi, a écrit des livres idéologiques et de la poésie. Rómulo Gallegos, ancien président du Venezuela, était l’un des plus grands romanciers de l’histoire du pays: le plus connu de ses romans, Dona Bárbara, raconte l’histoire d’une femme ayant vécu dans la région des Llanos. Arturo Uslar Pietri est un des écrivains contemporains les plus célèbres du pays. Il a obtenu le prix littéraire Rómulo Gallegos ainsi que le Prix du prince espagnol des Asturies en 1991, pour son roman Una visita en el tiempo (Une visite dans le temps).
Le Venezuela est la patrie d’un grand nombre de peintres, muralistes, sculpteurs et architectes de talent. Les artistes vénézuéliens sont à l’avant-garde d’une forme d’art privilégiant le mouvement appelée art cinétique, qui utilise des sculptures mobiles. Les représentants les plus célèbres de cette école sont Jesús Soto, Carlos Crúz Diez et Alejandro Otero. Des œuvres de Jesús Soto ornent l’entrée de quelques-uns des plus importants édifices de Caracas. Alejandro Otero est surtout connu pour son œuvre La abra solar, une magnifique croix métallique très ouvragée, qui bouge dans le vent.
Manuel Cabre, Ángel Luque, Armando Reverón et Hector Poleo sont parmi les peintres les plus célèbres du Venezuela. Martín Továr y Továr est réputé comme muraliste. Son œuvre la plus connue est une peinture représentant la victoire de Bolívar à la bataille de Carabobo, qui est peinte sur le plafond du Congrès de la capitale nationale.
L’architecte Carlos Villanueva marie l’esthétique et le fonctionnel dans ses bâtiments. Il compte entre autres à son actif l’arène de Maracay, un ensemble de logements sociaux à Caracas et la fameuse Ville universitaire de l’Université centrale du Venezuela.
Dans chaque région du Venezuela, on trouve des formes d’artisanat particulières. Ainsi, la région amazonienne est connue pour ses hamacs et ses canots; la région des Llanos pour ses selles, ses instruments de musique et ses cordes."
Le Venezuela (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) |

Paysage de savane (Calabozzo, Venezuela). Photographie prise en 1983-85 par le Dr R.A. Montes (Universidad Simon Bolivar, Venezuela)
Source : Net Primary Productivity (NPP) Database Site Photographs (NPP Database, Distributed Active Archive Center, Oak Ridge National Laboratory)

Cavalier vénézuélien. Photo prise entre 1900 et 1906
Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, Detroit Publishing Company Photograph Collection
Numéro de reproduction : LC-D4-9261
Domaine public

Coucher de soleil sur l'île Margarita, "la perle des Antilles"
© Yago Roures (yroures@yahoo.com)
Source en ligne : stock.xchng
De nombreuses images du Venezuela |
| Histoire |
"Avant l’arrivée des Espagnols, quelque 500 000 Autochtones vivaient dans la région. Ils appartenaient principalement à trois groupes: les Caraïbes (ou Caribs), les Arawaks et les Chibchas. Les Chibchas construisirent dans la région andine du Venezuela des routes qui existent encore.
Christophe Colomb fut le premier Européen à visiter le Venezuela, en 1498. Beaucoup d’explorateurs de l’époque croyaient que la légendaire cité de l’or, El Dorado, se trouvait au Venezuela. Cependant, ils n’y découvrirent que très peu de métaux précieux. Au XVIe siècle, les Européens s’installèrent dans les régions côtières et essayèrent de conquérir les Autochtones, qui leur résistèrent. Guarcaipuro, un chef caraïbe, fut un temps à la tête de 10 000 guerriers.
Au début des années 1620, le cacao devint une culture importante,et de nombreux colons espagnols vinrent s’établir au Venezuela, s’empressant de faire venir des esclaves africains pour travailler dans les plantations. La façon dont l’Espagne gouvernait le pays ne convenait pas à ces colons, et en 1811, ils proclamèrent l’indépendance du pays. Le chef militaire vénézuélien Simón Bolívar commença à mobiliser les colons du Venezuela, de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou afin de lutter contre les Espagnols. Bolívar et ses troupes remportèrent une victoire décisive à la bataille de Carabobo, en 1821. Pendant près de dix ans, le Venezuela fit partie de la république de Grande-Colombie, qui regroupait le Venezuela actuel, la Colombie, l’Équateur et le Pérou. En 1829, le Venezuela devint une république distincte. Après l’indépendance, le pays fut gouverné par une série de dictateurs, appelés caudillos. L’économie reposait principalement sur la culture du cacao et du café. La découverte de pétrole près du lac de Maracaibo, en 1922, permit l’essor de l’économie nationale, mais les profits du pétrole ne furent pas partagés équitablement entre tous les Vénézuéliens.
En 1958, la résistance au dernier dictateur du Venezuela, le général Marcos Pérez Jímenez, provoqua une grève générale et des combats de rue dans les villes du pays. Le général Jímenez fut forcé de démissionner et il quitta le pays, qui devint alors une démocratie. Jusqu’à la chute du prix du pétrole, entamée au milieu des années 1980, le Venezuela jouissait d’un niveau de vie supérieur à la plupart de ses voisins. Mais depuis, la pauvreté est en hausse constante.
Crises économiques, troubles et tentatives de réforme ont marqué les années 1990. En 1998, un nouveau président, Hugo Chavez, a été élu: il doit affronter le double défi de lutter contre la pauvreté tout en réduisant la dette nationale."
Le Venezuela (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada)
Autres sites:
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| Enjeux |
Départ forcé puis retour du président Hugo Chávez (12-14 avril 2002)
Sous la pression de la hiérarchie de l'armée, le président vénézuélien Hugo Chavez a dû remettre sa démission, le 12 avril, vendredi, au lendemain d'une manifestation de l'opposition qui s'était achevée dans le sang. Pedro Carmona, président de la fédération des chambres de commerce du pays, a alors annoncé qu'il prenait la tête d'un gouvernement de transition et convoquerait des élections législatives et présidentielles d'ici un an.
Coup de théâtre: deux jours plus tard, le président Chavez retrouvait son poste de président. Carmona, qui avait aboli la plupart des institutions démocratiques du pays, avait en effet été emporté par une révolte populaire.
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L'ère Chavez
"Depuis que Hugo Chavez a été élu président pour la première fois en février 1999, le Venezuela, État fédéral et démocratie de longue date, connaît une période de transition politique active. Le pays s'est donné une nouvelle constitution le 31 décembre 1999, en créant la République bolivarienne du Venezuela. Depuis l'adoption d'un nouveau code pénal en juillet de la même année, le système judiciaire a introduit des processus plus ouverts et plus transparents. Plus de 300 magistrats ont été suspendus de leurs fonctions en attendant les résultats d'une enquête sur une affaire de corruption, et plus de 100 autres ont été révoqués.
Chavez et son nouveau parti ont été réélus par une écrasante majorité (58 % des voix) aux dernières élections qui ont eu lieu le 30 juillet 2000. Les partis d'opposition traditionnels se sont retrouvés minoritaires dans la nouvelle Assemblée nationale. En plus de la lutte continuelle contre la corruption et le clientélisme, thème prédominant de son premier mandat, Chavez entend revitaliser l'économie en réalisant qu'il appelle une «révolution économique», afin de tirer le pays de la plus grave récession qu'il ait connue depuis des décennies. Le PIB a chuté de 7 % en 1999. Les estimations pour l'an 2000 montrent un très modeste taux de croissance (2,5 %)."
Le Venezuela: profil d'un pays (L'Amérique latine et les Antilles, Ministères des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada, février 2001)
«Lorsqu'il arrive [en 1998] à la présidence du Venezuela, M. Hugo Chávez écarte du pouvoir une "élite" dont la mainmise sur l'État s'est caractérisée par l'impéritie et la corruption. [...] Dès décembre 1998, une forte opposition s'exprime, à travers le départ (surtout vers Miami) de membres des classes aisées. [...]
Liés aux secteurs politiques traditionnels ainsi qu'aux groupes économiques et financiers, les médias de grande diffusion (nationaux et étrangers) se répandent en critiques. M. Chávez est comparé à Juan Domingo Perón, à M. Fidel Castro, voire à M. Mouammar Kadhafi ou à Benito Mussolini. [...] Bien que M. Chávez ait rassuré les investisseurs américains, les États-Unis ne manquent pas une occasion d'exprimer leur "profonde préoccupation" concernant les événements qui secouent leur principal fournisseur de pétrole.»
À boulets rouges, par Maurice Lemoine (Le Monde diplomatique, novembre 2000)
«Même les très méfiants responsables US reconnaissent que les libertés fondamentales sont respectées dans la nouvelle “République bolivarienne”. Chavez dérange. [...] Son projet, restaurer la souveraineté nationale et le développement intérieur en partageant les richesses, est simple et ambitieux: “Il nous faut rechercher le point d’équilibre entre le marché, l’État et la société. Il nous faut faire converger la main invisible du marché et la main visible de l’État dans un espace économique à l’intérieur duquel le marché existe autant que possible et l’État autant que nécessaire.” Dans une région parfois baptisée “les Balkans des Amériques”, on devine les menaces qui pèsent sur Chavez et son pays.»
Christian Authier, Hugo Chavez: de la prison à la Présidence..., L'Opinion indépendante (lien désactivé)
Pablo Aiquel, Un président «bolivarien» pour le Venezuela, Le Monde diplomatique, novembre 2000
Xavier Perez, Aujourd'hui De Gaulle est vénézuélien, Immédiatement, no 16, décembre 2000
Gabriel Garcia Marquez, L'énigme des deux Chávez, Le Monde diplomatique, août 2000
Ignacio Ramonet, Chávez, Le Monde diplomatique, octobre 1999
Économie
"Le Venezuela est le troisième pays exportateur mondial de pétrole. Celui-ci constitue le secteur économique principal du pays, fournissant grosso modo un tiers du PNB, 80% des revenus d'exportation et plus de la moitié des revenus d'opération du gouvernement.
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Beaucoup trop dépendant des revenus du pétrole, le niveau de vie au Venezuela fluctue au rythme du prix du pétrole. Le pays a accentué sa présence au sein de l'OPEP, s'est conformé aux limites de production et consulte régulièrement ses partenaires. La récente montée des prix a eu peu de répercussions sur son économie en récession, mais des revenus additionnels, inattendus, ont amélioré la situation financière du gouvernement.
Quelques changements économiques ont été entrepris, tels que la création d'un bureau visant à encourager l'investissement et à réduire la paperasserie inhérente aux nouveaux projets. Une nouvelle loi réglemente maintenant les secteurs des mines et de l'électricité, et une autre loi sur l'exploitation de l'industrie gazière a été votée, mais n'a pas encore été ratifiée. Chavez a également promis une nouvelle loi sur l'utilisation des terres, y compris de lourdes taxes sur les terres agricoles non exploitées. Dans l'ensemble, la lourdeur administrative demeure problématique. Cependant, il existe d'excellents débouchés pour les firmes étrangères (...). Il s'agit des secteurs de l'exploitation du gaz naturel et du pétrole, de l'environnement, de l'énergie et des télécommunications.
Affaires étrangères
Le Venezuela est membre de la Communauté andine, du Groupe de Rio et de l'OEA, et il cherche à resserrer ses relations avec la CARICOM et le MERCOSUR. Il est aussi gagné à l'idée de la ZLEA. La mise en œuvre du Plan Colombie, une stratégie du gouvernement colombien destiné à lutter contre le trafic des narcotiques, soulève des préoccupations au Venezuela, qui craint un débordement du conflit interne de la Colombie sur son territoire. En ce qui concerne son autre voisin, la Guyane, le Venezuela revendique depuis longtemps l'Essequibo (75 % du territoire guyanais), qui a été cédé à la Grande-Bretagne en 1899. L'Essequibo offre des possibilités d'exploitation minière, d'or en particulier."
Le Venezuela: profil d'un pays (L'Amérique latine et les Antilles, Ministères des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada, février 2001)
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«La démocratie, ce n’est pas seulement l’égalité politique. C’est aussi, voire surtout l’égalité sociale, économique et culturelle. Tels sont les objectifs de la révolution bolivarienne. Je veux être le président des pauvres. Mais il nous faut tirer la leçon des échecs d’autres révolutions qui, tout en affirmant rechercher ces buts, les ont soit trahis, soit poursuivis mais en liquidant au passage la démocratie.»
Chávez (cité dans L'Opinion indépendante de Toulouse, date non précisée, lien désactivé)
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| Attraits |
Sites figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco:
Caracas, une ville suprenante
Coro et le Val del Coro, patrimoine culturel de l'humanité
Le Salto Angel (photo), ou le Saut de l’Ange, est la plus haute chute du monde (807 m). Elle est située dans le Parc national Canaïma, au sud-ouest du Venezuela. En fait, elle porte le nom d’un pilote et explorateur américain, Jimmy Angel, qui l’a découverte en survolant la région en 1935. Son avion devait s’écraser plus tard, non loin de là.
Les parcs nationaux
L'archipel Los Roques
L'île de Margarita, la «perle des Caraïbes»
Fêtes et carnavals (angl.)
La cuisine vénézuélienne
"La cuisine vénézuélienne reflète la diversité culturelle du pays. En guise de pain, la plupart des Vénézuéliens mangent du pan de jamón, genre de pain long au jambon, aux olives et aux raisins, et des arepas, crêpes de maïs ou de blé, frites ou cuites au four, généralement farcies avec de la viande, des œufs ou du fromage. Ces crêpes sont tellement populaires que des stands de nourriture, appelés areperas, se spécialisent dans leur préparation. On trouve d’autres variations sur le même thème, comme les cachapas, crêpes de maïs doux farcies de fromage, les tequenos, faits de pâte frite mélangée à du fromage, et les empanadas, copieuses pâtisseries au fromage.
Avec son long littoral et ses nombreux lacs et rivières, le Venezuela dipose d’une grande variété de poissons, et les Vénézuéliens en sont de gros consommateurs. Ils mangent de la truite, du vivaneau et même des piranhas. Parmi les plats de poisson les plus appréciés, on citera l’avocat farci aux crevettes ou le riz aux fruits de mer.
La viande tient aussi une place importante dans la cuisine vénézuélienne. Le sancocho, ragoût de viande et de légumes généralement accompagné d’arepas et de manioc grillé, est un plat typique, tout comme le célèbre pabellón criollo, qui se prépare avec du bifteck de flanc, des haricots noirs, du riz et des bananes plantain (bananes à cuire) frites. Le mondogo, autre plat très populaire, est une soupe épaisse aux tripes et aux légumes.
Les Vénézueliens consomment beaucoup de jus à base de canne à sucre, de tamarin ou de lait de noix de coco. Ce dernier se boit parfois à même le fruit. Les jus de fruits servent aussi à faire des milk-shakes appelés batidos. Les deux boissons alcoolisées les plus populaires au Venezuela sont la bière, assez forte, et la chicha, alcool obtenu par la fermentation de maïs ou de riz. On boit également beaucoup de café.
En dessert, les Vénézuéliens mangent souvent des fraises à la crème ou des goyaves au sirop et au fromage blanc ; le májarete, flan à la noix de coco, et le quesillo, flan aux œufs, sont aussi très prisés. À Noël, on prépare la traditionnelle dulce de lechoza, faite de papayes vertes mijotées dans du sucre brun et servie froide. Papayes, pastèques, mangues, bananes, ananas, goyaves, oranges et fraises sont cultivés localement. Beaucoup de fruits vénézuéliens se trouvent difficilement au Canada, notamment les mammónes, petits fruits ronds et verts dont les Vénézuéliens sont très friands.
Le repas le plus important, le déjeuner, se prend entre midi et 15 h. Certaines personnes rentrent à la maison de l’école ou du travail pour partager ce repas avec leur famille. Le souper est léger et se mange aux alentours de 20 h, et même plus tard."
Le Venezuela (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) |
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Actualités: Yahoo! France Actualités, Yahoo! en espanol, Yahoo! News, The Washington Post, Latin Reports.com, VHeadlines: Venezuela's Electronic News
Médias: Journaux. El Mundo, El Nacional, El Universal, El Carabobeno (Valencia), La Razón (périodique indépendant). Radio. Union Radio
Présentation générale: dossier pays (Maison des Français de l'étranger, Min. des Aff. étrang., Fr.), Country Profile (BBC News), fiche du pays (L'Amérique latine et les Antilles, MAECI du Canada), CIA - The World Factbook, Background Notes (Département d'État américain), Venezuela (InterFrance Media)
Présentation approfondie: Country Study (Bibliothèque du Congrès américain)
Portails, répertoires de sites: Venezuela (Latin World), Venezuela (Latin America Network Information Center)
Sites gouvernementaux:
Site de la Présidence (esp.)
Site du Congrès de la république (esp.)
Constitution de la république (esp.)
Banque centrale du Venezuela (esp.)
Cour suprême de justice (esp.)
Ambassade du Venezuela à Paris
Ambassade du Venezuela au Canada (angl., esp.)
Autres sites gouvernementaux
Politique:
Composition du gouvernement (CIA)
Constitutions de 1961 et de 1999 (Base de données politiques des Amériques)
Histoire du drapeau national (angl.)
Droits de l'homme:
Bilans: Amnistie internationale, Human Rights Watch, Freedom in the World
Économie:
Dossier du pays (Banque mondiale)
Fiche du pays (Fonds monétaire international)
Fiche du pays (Tradeport.org)
Country Commercial Guide (U.S. Trade Service)
Bolsa de Valores de Caracas (Bourse de Caracas)
Chambre de commerce Canada-Venezuela (Caracas)
Énergie:
Country Analysis Brief (Energy Information Administration, É.-U.)
Venezuela Oil and Energy
Cámara Petrolera de Venezuela
Petróleos de Venezuela (PDVSA)
Développement durable:
Country Profile (National Implementation of Agenda 21, Nations Unies)
Environnement:
Environmental Issues (Energy Information Administration, É.-U.)
Développement social:
Situation de l'enfance et de la jeunesse (Youth at the United Nations)
Statistiques de l'Unicef
Santé publique:
dossier (Pan American Health Organization)
Éducation:
Universidad Simón Bolívar (USB)
Universidad de Los Andes (ULA)
Universidad Central de Venezuela (UCV)
Culture:
Fêtes du pays
Orinoco Online (Fundacion Cisneros): art des indigènes de l'Amazonie vénézuélienne
Langues:
Les langues du Venezuela; voir aussi ce site (angl.)
Tourisme:
Le tourisme au Venezuela
Guides: Lonely Planet (fr. et angl.), Aventure du bout du monde
Conseils aux voyageurs se rendant au Venezuela: Min. des Aff. étrang., Fr.; Min. des Aff. étrang. et du Comm. intern., Can.
Autre site: Venezuelanews (site personnel) |
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| Capitale |
| Caracas |
| Superficie |
| 912 050 km2 |
| Population |
| 23 542 649 h. (est. juillet 2000) |
| Nom officiel |
| Republica Bolivariana de Venezuela (République bolivarienne du Venezuela) |
| Langue(s) |
| espagnol (offic.), un très grand nombre de dialectes indigènes |
| Religion(s) |
| catholiques (96%), protestants (2%) |
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