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| Timor oriental |
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Pays d'Asie du Sud-Est, qui vient d'accéder à l'indépendance (20 mai 2002) après avoir rattaché de force, depuis 1975, à l'Indonésie.
"L'île de Timor, qui s'étend sur 32 000 km² - soit à peu près la superficie de la Hollande - est située à environ 500 kilomètres de la côte nord de l'Australie. Contrairement à la plupart des autres îles de la région, Timor n'est pas d'origine volcanique mais de formation géologique. Selon la tradition religieuse animiste, il s'agirait en fait d'un monstrueux crocodile qui, se dirigeant vers le sud, émergea peu à peu des eaux, pour se transformer finalement en île. Cette légende constitue l'argument poétique que l'on donne habituellement comme explication à l'orientation un peu curieuse de l'île et à sa position tampon entre les monde malais et australien.
La division de l'île en deux entités - le Timor oriental et le Timor occidental - s'explique par l'histoire coloniale. Les navigateurs portugais sont arrivés dans les mers chaudes d'Asie - et tout particulièrement à Timor - au XVIe siècle; l'installation des premiers prêtres dominicains portugais a marqué profondément l'évolution culturelle et religieuse de cette île. L'arrivée des Hollandais à Kupang - dans la zone ouest - en 1613 obligea les Portugais à se replier dans le nord et l'est de l'île. Un partage définitif du territoire fut réalisé en 1859, après des années de combats intermittents, et il se concrétisa dans un traité signé en 1904 par le Portugal et la Hollande. Puis, alors que le Timor hollandais occidental devenait partie intégrante de l'Indonésie le 17 août 1945, une fois obtenue la reddition du Japon qui avait envahi et occupé en 1942 les Indes orientales hollandaises, le Timor oriental (1) pour sa part continua à être administré de très loin par le Portugal, jusqu'en 1975, année de son invasion par l'Indonésie.
Le relief de Timor Est est très escarpé et ne compte pas moins de dix sommets dépassant les 1 500 mètres d'altitude. Ce caractère accidenté a une extrême importance car il permet de comprendre les difficultés rencontrées d'abord par les Portugais, puis par les Indonésiens, pour venir à bout de la résistance timoraise.
Ainsi, comme on le voit, le Timor fut très tôt fut le jouet des appétits ou de l'indifférence des grandes puissances européennes et de celles de la région."
Assemblée nationale française. Commission des Affaires étrangères. Rapport d'information sur la mission effectuée par une délégation de la Commission au Timor oriental. Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 31 mai 2000. Rapporteurs: Pierre Brana et Roland Blum. |
| Enjeux |
Le Timor oriental accède à l'indépendance le 20 mai 2002
Après trois années d'administration par l'ONU, le Timor oriental est devenu indépendant le dimanche 20 mai à minuit. Plus de quatre-vingts dignitaires étrangers, parmi lesquels le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, le président de l'Assemblée générale, Han Seung-Soo, la présidente de l'Indonésie, Megawati Soekarnoputri, l'ancien président américain Bill Clinton, le premier ministre australien John Howard, ont pris part à la cérémonie officielle. Le président-élu du nouveau pays, Xanana Gusmao, a pris officiellement ses fonctions. Par ailleurs, une nouvelle Mission de l'ONU, appelée la Mission d'appui de l'ONU au Timor oriental (MANUTO) remplacera la Mission d'administration temporaire de l'ONU (ATNUTO) dans le territoire.
Contexte récent
"À la suite du vote du mois d'août 1999 pour l'indépendance du Timor-Oriental, des milices armées proautonomie et des éléments des forces de sécurité indonésiennes ont mené une campagne systématique de violence, de pillage et de destruction contre les populations du Timor-Oriental. En réponse, une Force internationale d'interposition au Timor-Oriental (INTERFET) dirigée par les Australiens a été déployée et a stabilisé la situation. En octobre 1999, l'Administration transitoire des Nations Unies au Timor-Oriental (UNTAET) a été créée par la Résolution 1272 du Conseil de sécurité, pour administrer le Timor-Oriental pendant sa période de transition vers l'indépendance. La transmission du commandement des opérations militaires de l'INTERFET à l'UNTAET a eu lieu en février 2000. L'UNTAET exerce les pouvoirs législatifs et exécutifs au Timor-Oriental, notamment l'administration de la justice. Elle assure donc la sécurité, maintient la loi et l'ordre et aide à la mise sur pied de services civils et sociaux. Au mois de janvier 2001, l'UNTAET se composait de presque 12 000 personnes, dont près de 7 765 militaires, quelque 1 398 policiers civils, près de 900 civils internationaux et 1 800 civils locaux.
En juillet 2000, un gouvernement de transition incluant un Cabinet de transition et un Conseil national, a été instauré au Timor-Oriental. Le Cabinet se compose de huit membres, quatre Est-Timorais et quatre représentants de l'UNTAET. Le Conseil national comprend 33 membres est-timorais des milieux politique, religieux et privé. Le représentant spécial du Secrétaire général, M. Sergio de Mello, détient le pouvoir final de décision en ce qui concerne les projets de réglementation du Conseil national, et les membres du Cabinet lui sont comptables. La création de ces organes représente une étape importante vers l'indépendance du Timor-Oriental. On s'attend à ce que les premières élections nationales du Timor-Oriental aient lieu au mois d'août 2001.
Grâce aux avions, traversiers et convois parrainés par des organismes humanitaires, plus de 175 000 Est-Timorais déplacés ont pu quitter le Timor-Occidental pour rentrer chez eux. La situation et la sécurité des 85 000 à 120 000 réfugiés est-timorais restant au Timor-Occidental sont encore préoccupantes. Il se peut qu'environ la moitié d'entre eux souhaitent s'installer définitivement en Indonésie. Les obstacles économiques, la crainte de représailles contre ceux qui rentrent, les questions de pension non résolues, la violence et la désinformation que font régner les milices pro-intégristes contribuent à réduire considérablement le taux des retours au Timor-Oriental. En raison des actes d'agression et d'intimidation ouvertement commis par les milices dans un certain nombre de camps au Timor-Occidental et suite au meurtre de trois travailleurs de l'Aide internationale, le HCR a cessé ses opérations dans ces camps. Le gouvernement de l'Indonésie a déclaré qu'il les fermera au cours des prochains mois."
Source: Timor oriental: aperçu (Asie-Pacifique, mars 2001- (c) Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada - tous droits réservés; reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée)
East Timor (dossier du Time Magazine)
East Timor: Emerging Nation (dossier de l'émission "Asia Pacific", Radio Australia, Australian Broadcasting Corporation)
Point de vue indonésien (BBC News) |
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| Capitale |
| Dili |
| Superficie |
| 24 000 km2 |
| Population |
| 800 000 h. (approx.) |
| Nom officiel |
| Timor Loro-Sae |
| Régime politique |
| Démocratie nouvellement constituée. Jusqu'au 20 mai 2002, territoire administré par les Nations Unies. |
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