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Un nouveau site sur l'appartenance

(... Ce n'est pas seulement l'appartenance aux autres et à une communauté qui est en cause, mais aussi l'appartenance à l'univers, à la terre, à l'eau, à tout ce qui vit, à toute l'humanité. (Jean Vanier)

Dossier
Sénégal
«Le Sénégal est peut-être le pays d’Afrique le plus connu, tant par les personnalités qui ont marqué son histoire que par son rôle dans la communauté internationale. Continental, situé aux abords de l’océan Atlantique, le Sénégal (196 722 km2) se compose de trois parties distinctes: une zone sahélienne au nord assez aride, une zone tropicale au sud plutôt fertile, et la région de Dakar, autrefois capitale de l’A-OF, aujourd’hui capitale du pays mais aussi l’une des capitales culturelles de l’Afrique subsaharienne, siège de plusieurs organisations internationales. Elle a attiré, sous le président L. S. Senghor, de nombreuses manifestations. Son successeur, Abdou Diouf, a poursuivi dans cette voie en accueillant le IIIe Sommet de la Francophonie en 1989. Cinq grands fleuves sillonnent les terres du Sénégal, dont le plus imposant est le fleuve Sénégal (1700 km).

L’économie repose sur l’agriculture (arachides, mil, manioc, riz), l’élevage et la pêche. Les sécheresses à répétition et la hausse des prix des produits pétroliers ont fortement nui à l’économie du pays. Il est à noter que la construction du barrage anti-sel sur le fleuve Sénégal permet de produire plus de 80 000 tonnes de canne à sucre et favorise grandement la culture du riz.»

Michel Tétu et Anne-Marie Busque, «L’Afrique occidentale», L’Année francophone internationale (L'Action nationale, mai 2000).


Scène de la vie quotidienne au Sénégal. Image extraite du DVD Du charbon vert pour une planète bleue, avec l'autorisation de ©Pro-Natura.

Histoire
«Au XVe siècle, les Portugais sont les premiers Européens à atteindre le Sénégal, bientôt suivis par les Britanniques puis par les Hollandais. Au XVIIe siècle, les Français s’installent le long des côtes et fondent la ville de Saint-Louis. Ils avancent ensuite vers le sud jusqu’à l’île de Gorée qu’ils arrachent aux Hollandais en 1677. Au cours du siècle suivant, la rivalité entre les Britanniques, les Français et les Hollandais se fait fortement sentir, mais le traité de Paris (30 mai 1814) donne le Sénégal à la France. C’est le commencement de l’ère coloniale. En 1854, Louis Faidherde devient gouverneur du Sénégal. Désireux d’étendre la domination française à l’ensemble du territoire et au-delà, il fonde Dakar en 1857 et organise la colonie du Sénégal dont il fait la base de la conquête de l’Afrique occidentale. L’avancée des Français rencontre de fortes résistances armées, résistance qui se fonde sur l’islam, alors en plein renouveau.»
Voir la suite sur le site de l'Action nationale, Michel Tétu et Anne-Marie Busque, «L’Afrique occidentale», op. cit.

Enjeux
«Le Sénégal figure parmi les pays les moins avancés. L'indicateur de développement humain (IDH) établi chaque année par le Programme des Nations unies pour le développement le classe au 155e rang sur 174. Le taux de scolarisation ne dépasse pas 36 % (et une proportion comparable des adultes est alphabétisée). Le taux de croissance annuel au cours de la dernière décennie s'est élevé à 2,6 %. Malgré une conjoncture plus favorable, les perspectives à moyen terme demeurent sombres. Les principales ressources du pays sont menacées: les cours de l'arachide connaissent une faiblesse récurrente et les possibilités de reconversion des agriculteurs s'avèrent problématiques; la pêche sera, quant à elle, confrontée à la raréfaction des ressources halieutiques.

Le Sénégal peut toutefois se prévaloir d'un atout majeur dans un environnement régional souvent troublé: sa grande
stabilité politique. Circonstance rare sur le continent africain, le Sénégal a connu une véritable alternance en 2000 avec l'élection à la présidence de la République de M. Abdoulaye Wade. Le gouvernement aujourd'hui dirigé depuis mars 2001 par une femme, Mme Mame Madior Boye a pu dresser en janvier de cette année un premier bilan des projets mis en oeuvre: réforme institutionnelle (nouvelle constitution, mandat présidentiel à 5 ans), avancées sociales (hausse des salaires, créations d'emplois...), amélioration de certaines infrastructures, début d'assainissement du secteur agricole (dans les filières arachide et coton).

En Casamance, le Président Wade a engagé un processus de paix marqué par la signature des accords de cessez-le-feu de mars 2001, même si la situation sur le terrain ne semble pas encore complètement stabilisée.

Le Président Wade a conforté sa stature internationale à travers le rôle qu'il joue dans la promotion de la
nouvelle initiative pour le développement de l'Afrique (NEPAD). En effet, en juillet 2001, lors du sommet de l'Union africaine à Lusaka, il a décidé de fusionner son plan Omega pour l'Afrique (présenté à Davos en janvier 2001) avec le programme du millénaire conçu par les chefs d'Etat d'Afrique du Sud (M. Mbeki), du Nigeria (M. Obasanjo) et d'Algérie (M. Bouteflika) pour former la NEPAD. Les efforts déployés par les quatre parrains de ce programme ont concouru à intéresser l'ensemble de la communauté internationale à la NEPAD et à inscrire le projet à l'ordre du jour des principales enceintes internationales, en particulier lors de la réunion du groupe des huit pays les plus industrialisés à Kananaskis.

Le Sénégal se montre particulièrement actif sur les secteurs dont il assure le suivi - infrastructures, énergie, environnement. Ces projets et ceux examinés par les autres comités sous-régionaux ont été soumis à la Conférence de Dakar (15-17 avril 2002) présentée comme un Davos africain. Ils pourraient constituer l'une des références de la Conférence sur le développement durable à Johannesburg, en septembre prochain.»


Sénat français. Commission des Affaires étrangères. Rapport (no 298 - 2001-2002) sur la convention d'établissement entre la France et le Sénégal. Enregistré à la Présidence du Sénat le 15 mai 2002. Rapporteur: Jean-Pierre Plancade

Carte

Source: CIA - The World Factbook

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Dernière mise à jour: 08/16/2006
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