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Chambardement global: la réplique du monde rural

Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance.
 
Les promesses contestées de la pédagogie en Francophonie Marc Chevrier
2009, année de la monnaie et de la solidarité locales? Jacques Dufresne
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Dossier
Russie
"La Russie européenne est une vaste plaine. Elle est séparée de la Russie asiatique par la chaîne de l'Oural. La majorité des Russes vivent dans la partie européenne du pays.
À l'est de l'Oural s'étend la Sibérie: région marécageuse, elle s'élève progressivement au pied de l'oural vers l'est, pour faire place à des plateaux au centre du pays, puis à une région montagneuse et volcanique sur la côte Pacifique. Le long de la frontière sud, entre la mer Noire et la mer Caspienne, se dressent les montagnes du Caucase. Le lac Baïkal, en Sibérie, est le lac le plus profond du monde : il renferme 20 % de toute l'eau douce de la planète.

Le nord de la Russie est une région de toundra et de permafrost. Au sud de la toundra s'étendent d'immenses forêts de conifères. Les plaines de la Russie européenne et de l'ouest de la Sibérie sont de vastes steppes herbeuses exploitées pour l'agriculture. 

Les hivers russes sont tempérés sur le littoral de la mer Noire et très rigoureux en Sibérie. Quant aux étés, ils sont chauds dans les steppes et plus frais le long de la côte arctique. Dans l'est de la Russie, les mois de juillet et août sont très chauds; les journées sont alors longues et ensoleillées et les gens passent eaucoup de temps dehors."

Économie et société

"L’industrie et l’agriculture emploient plus de la moitié de la population active russe. L’industrie de la Russie repose essentiellement sur les ressources naturelles du pays (gaz, pétrole, minerai de fer et autres minerais...). Les principales cultures sont le blé, l’orge, le maïs, le seigle, l’avoine, la betterave à sucre, le lin et les pommes de terre.

Jusqu’en 1991, la plupart des industries étaient propriété de l’État; le gouvernement décidait de ce qui était produit. Depuis, de nombreuses usines ont été privatisées. Certains des nouveaux propriétaires paient leurs employés par un système d’échange plutôt qu’avec un salaire.

Dans la plupart des familles russes, l’homme et la femme doivent tous deux travailler car un seul revenu ne suffit pas pour y arriver. Plus de 90 % des femmes russes travaillent à l’extérieur ou étudient. Elles travaillent dans tous les domaines, même les moins conventionnels, sauf dans les mines : par exemple, elles balaient les rues ou sont employées dans la construction. Environ 75 % des médecins russes sont des femmes; un grand nombre sont ingénieures ou scientifiques. 

Autrefois, le régime soviétique garantissait un emploi à tous les travailleurs. Malgré l’existence de syndicats, les ouvriers n’avaient pas le droit de grève et ne pouvaient exiger de meilleures conditions de travail. La production industrielle s’en ressentait beaucoup. Aujourd’hui, la Russie s’efforce de développer une économie de marché, mais, comme dans tous les anciens pays communistes, la période de transition est difficile. Beaucoup de Russes ne peuvent trouver que des emplois précaires ou à temps partiel et ont du mal à survivre avec ce qu’ils gagnent."

Santé publique

"Sous la domination soviétique, les soins médicaux étaient gratuits pour tous. L’argent permettait toutefois à certains de bénéficier de meilleurs traitements. À l’hôpital, il était fréquent que les patients aient à payer leurs repas et une literie propre ; les calmants et autres médicaments de base faisaient souvent défaut et certains hôpitaux de campagne n’avaient pas même l’eau chaude ou le tout-à-l’égout. La qualité des soins médicaux n’a pas cessé de baisser au cours des années 1970 et 1980. 

Actuellement, la plupart des soins sont encore gratuits, mais les services privés, de plus en plus courants, offrent de meilleurs soins à ceux qui en ont les moyens. Certaines cliniques spécialisées s’occupent des enfants malades jusqu’à l’âge de 16 ans. Outre les hôpitaux et les cliniques, il existe aussi des maisons de repos et des sanatoriums. Bien qu’il y ait des maisons de retraite subventionnées par le gouvernement, ce sont souvent les membres de la famille qui accueillent chez eux les personnes âgées et s’occupent d’elles.

Les infrastructures médicales et l’équipement font souvent défaut ; on manque des ressources les plus fondamentales, même de produits pharmaceutiques. Quoique hautement qualifiés, les scientifiques et les médecins ont souvent de petits revenus.

Les maladies circulatoires et respiratoires, sont, avec le cancer, les principales causes de décès en Russie. Ces maladies sont dues en partie aux mauvaises conditions de vie et de travail, à la mauvaise nutrition et au tabagisme. Le nombre grandissant de femmes et d’adolescents qui fument n’est pas sans inquiéter les médecins. L’alcoolisme est quant à lui à l’origine de 20 % des décès, les Russes ayant, depuis plusieurs générations, développé l’habitude de boire beaucoup de vodka, qu’ils appellent « le serpent vert ». Dans les années 1980, le gouvernement a lancé un programme anti-alcoolisme de grande envergure."

La Russie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)


La basilique Saint-Basile (Moscou)
© Andreas Ryf - visipix.com


Une image ancienne de la Russie. Quatre personnes sur une troïka, en hiver (ca 1880-1924)
Source : Library of Congress, Prints and Photographs Division, Frank and Frances Carpenter Collection
Numéro de reproduction : LC-USZ62-107830

Vue en direct du Kremlin, Moscou (Kremlinkam)

Histoire
"... la Russie est, par excellence, le pays de la sentimentalité chrétienne. Elle a été préservée du rationalisme de la scolastique médiévale, elle n'a pas connu la Renaissance. Les Temps modernes, fondés sur la pensée critique cartésienne, l'ont atteinte avec un ou deux siècle de retard. L'homo sentimentalis n'a donc pas trouvé en Russie de contrepoids suffisant et il y est devenu sa propre hyperbole, que l'on appelle communément l'âme slave." (Milan Kundera, L'immortalité. Traduit du tchèque par Eva Bloch. Paris, Gallimard, 1990, p. 242)

Survol historique

"Les ancêtres des Russes d'aujourd'hui sont des Slaves qui s'établirent dans les steppes de la Russie européenne au VIe siècle de notre ère. Au IXe siècle, un chef varègue (scandinave) nommé Riourik régna sur Novgorod et fonda une dynastie de princes russes. Son héritier, le prince Vladimir, se convertit au christianisme (988) qu'il répandit dans tout le pays. 

Les Tatares (Mongols) envahirent le pays en 1237. Sous leur domination, la Russie fut divisée en plusieurs petites principautés. L'une d'elles, celle de Moscou, affirma progressivement sa prééminence et brisa le joug tatare à la fin du XVe siècle. 

En 1917, la révolution russe libéra les serfs et mit fin au règne des tsars. Les bolcheviks, dirigés par Vladimir Lénine, prirent le pouvoir et fondèrent le premier régime socialiste au monde. La Russie devint membre de l'Union des républiques soviétiques socialistes (URSS), qui regroupait plusieurs républiques européennes et asiatiques. 

Au début des années 1920, l'Union soviétique réorganisa l'économie: toutes les industries passèrent sous le contrôle de l'État, et l'agriculture sous la gestion de grandes fermes collectives. En 1929, Joseph Staline prit le pouvoir: il fit procéder à des purges politiques, éliminant les opposants au régime. 

En 1941, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, l'Allemagne envahit l'Union soviétique. La guerre fit environ 20 millions de morts parmi les citoyens soviétiques. Après la guerre, les relations entre l'URSS et les autres pays alliés se détériorèrent, les Soviétiques exerçant leur domination sur les pays de l'Europe de l'Est, dont la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie. Cette période est connue sous le nom de Guerre froide. 

Dans les années 1980, les Russes demandèrent une réforme du système soviétique. Des tentatives de restructuration (perestroïka) furent entreprises sous la direction de Mikhaïl Gorbatchev. Cependant, à partir de 1989, les républiques composant l'Union soviétique commencèrent à réclamer leur indépendance. 

En 1991, les républiques membres ayant proclamé leur indépendance les unes après les autres, l'Union soviétique fut dissoute. La Russie actuelle est une fédération de 21 républiques autonomes. La transition à l'économie de marché est difficile et de nombreux Russes vivent dans le besoin."

La Russie (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

* * *


"Six ans qui ont changé le monde 

Après Andropov et Tchernenko, Gorbatchev est devenu, en 1985, Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique. Il est apparu au départ convaincu du retard de l’Empire et hanté par sa décadence. Il restera célèbre par deux grandes réformes: Perestroïka et Glasnost qui avaient pour but de sauver l’URSS et son socialisme.
 
Sans effusion de sang, il a souhaité:
    - éveiller l’activité créatrice des masses,
    - en finir avec la manipulation centrale de l’économie,
    - faire disparaître l’arbitraire et rendre sa liberté à la religion orthodoxe,
Lénine avait voulu fusiller le plus grand nombre possible de prêtres : dès 1988, la religion n’était plus interdite.

Ce programme n’a pas été suivi d’effet, les magasins sont restés vides, l’agriculture est demeurée collective tout comme les entreprises d’État. La citadelle du plan a gardé son autorité sur l’immensité russe. On s’est donc trouvé en présence d’un gouvernement sans prise sur les relais du pouvoir. Les réformes voulaient rompre avec l’égalité des citoyens mais, les Russes ont préféré «être pauvres tous ensemble».

L’échec de Gorbatchev ne peut pas être attribué à sa seule méconnaissance de l’économie. L’environnement a été défavorable pour son projet:
    - l’arrivée du nouveau Pape a suscité un immense espoir en Pologne, entraînant la contestation du mouvement Solidarité dans les années 1980,
    - la guerre en Afghanistan à partir de 1979 a démoralisé l’armée, qui a dû se retirer dix ans plus tard,
    - le désastre de Tchernobyl a jeté le discrédit sur les technologies soviétiques,
    - «la guerre des Étoiles» lancée par le Président Reagan en 1983 a semé la consternation et est apparue impossible à suivre,
    - dans un climat permissif les nationalités se sont réveillées dans la «prison des peuples».
Enfin, la rivalité politique avec Boris Eltsine a fait perdre espoir au camp de Gorbatchev.
Le 25 décembre 1991, il démissionnait de la présidence de l’URSS. Le drapeau tricolore russe a alors remplacé sur le Kremlin l’étendard soviétique. En six ans, la Russie n’était plus une superpuissance globale, l’Allemagne s’est réunifiée en 1990 et l’Europe de l’Est s’est tournée vers l’occident."

Xavier de Villepin, La Russie de Poutine, mars 2001 (site du Sénat de la République française)

Voir aussi les sites suivants:

Enjeux
Les élections en Russie

"Moins de vingt ans après l'arrivée de Gorbatchev au pouvoir, la Russie va voter pour des élections législatives, suivies d'une élection présidentielle. Dans un pays où ont toujours dominé l'imprévisible, l'autoritarisme et le secret, il faut tenter de souligner difficultés et progrès depuis l'implosion de l'Union Soviétique en 1991.

Regard sur la période de Boris Eltsine...

Eltsine est devenu le premier président à la fin de l'Empire parce qu'il rassemblait dans sa personne à la fois une continuité avec le passé, tout en symbolisant le rejet du communisme. Il était un personnage de la vieille Russie, mal à l'aise dans un système de séparation de pouvoirs, en ayant tout de même un sentiment pour la démocratie et les libertés civiles… Son idéologie relevait de l'anti-communisme, ce qui ne l'a pas empêché de terminer son mandat avec l'absolutisme d'un monarque d'autrefois. Le chemin parcouru à Moscou s'est révélé différent de celui de la Pologne ou de la Tchécoslovaquie, où l'on a assisté à un consensus entre anciennes et nouvelles élites.

En Russie, l'opposition était trop faible et la nomenklatura trop forte pour aboutir à un compromis. L'idéal aurait été l'abandon du pouvoir par Eltsine après 1996, à cause de sa maladie et de son incapacité croissante à gouverner. Son maintien à la présidence a conduit à la dégradation et à la démoralisation de la Russie. Il est vrai qu'en dehors du communiste Ziouganov, l'alternative n'existait pas pour les électeurs. On s'est donc retrouvé dans la tradition russe du pouvoir monolithique et vieillissant.

Après avoir gagné deux élections, Eltsine s'est transformé en un écran pour les clans dissimulés derrière le trône. On lui doit d'avoir obtenu l'impossibilité d'un retour au communisme et d'avoir permis l'existence de la libre expression et une atmosphère pluraliste pour la classe politique.

La succession par Vladimir Poutine

Après la crise financière de l'été 1998, Eltsine est apparu de plus en plus malade, faible et impopulaire. Soucieux de préparer sa succession et surtout de protéger les intérêts de sa famille, il s'est concentré dans la recherche d'un premier ministre fiable. En mai 1999, le sort tomba sur Sergueï Stepachine. Début août, il fut remplacé par Poutine que personne n'attendait. Colonel du KGB en Allemagne de l'Est, il avait aussi servi dans l'entourage du maire de Saint-Pétersbourg, Sobchak. Le 31 décembre 1999, Eltsine étonna le monde entier en annonçant sa démission. Versant une larme, il a demandé pardon, en s'excusant de n'avoir pas réalisé tous ses rêves. Fixée au 26 mars 2000, l'élection fut remportée par Poutine, au 1er tour avec 53 % des votants. La société russe avait ainsi exprimé sa préférence pour la stabilité et la sécurité. La plus haute fonction du pays était tombée dans la besace d'un inconnu, après une période d'essai de quatre mois comme premier ministre…

Avec le recul des années, les sources du pouvoir du président apparaissent claires :
    - prix élevés du pétrole permettant l'amélioration de l'économie.
    -
    étonnantes cotes de popularité autour de 70 %, prolongées jusqu'en 2003.
    -
    capacité de séduction de forces diverses et parfois opposées : libéraux partisans de l'Etat, conservateurs ou modernes, parlementaires.
    -
    évolution de la société vers des valeurs russes traditionnelles d'ordre, en raison du vieillissement de la population…
Vladimir Poutine demeure difficile à définir : c'est un sphinx politique. Les critiques contre lui ne manquent pas :
    - sa politique de contrôle envers les médias, les instituts de sondage et la télévision.
    - son attitude envers les oligarques.
    - l'affaire du sous-marin Koursk.
    - les ventes d'armes et de technologie
    - la Tchétchénie.
    - "la verticale du pouvoir" comprenant sept super-préfets.
L'environnement économique des élections de 2003 et de 2004 devrait être favorable, non seulement en raison de la situation énergétique, mais aussi par une situation meilleure de la consommation (hausse des revenus moyens et faible taxation).

Pour la première fois, "la Russie n'est peut-être plus une interrogation dans un mystère à l'intérieur d'une énigme",selon le mot de Churchill. Elle devient plus lisible. Dans ces progrès, le rôle du Président Poutine et son sens politique autoritaire sont indiscutables. Sa réélection en 2004 ne semble guère faire de doute. Elle devrait marquer davantage encore le retour de la Russie sur la scène mondiale."

Xavier de Villepin, Élections en Russie : novembre 2003 et mars 2004 (site du Sénat de la République française)



Une démographie consternante
Malgré la présence d’une vingtaine de millions de musulmans sur son territoire, les naissances sont deux fois moins nombreuses que les décès. Le taux de fécondité a rejoint celui de l’Italie et de l’Espagne, les plus bas d’Europe.

La population se situe à 145 millions et elle ne devrait pas dépasser 125 millions en 2015. Comment expliquer la décomposition de la société russe?:

- par l’apathie, après 71 ans de communisme,
- il y aurait près de deux avortements pour une naissance, chiffres très supérieurs à ceux des États-Unis ou de l’Union Européenne,
- l’espérance de vie pour les hommes est tombée à 57 ans, soit une différence de 14 ans avec les femmes. La responsabilité selon les démographes doit en être attribuée à la vodka,
- on recense en Russie, 50 000 assassinats, un record de suicides et des trafics en tout genre : armes, drogue, femmes, argent,
- la tuberculose a fait son retour sur le territoire,
- la guerre en Tchétchénie continue à s’enliser sans espoir de négociation,
- enfin, la pénétration chinoise se poursuit en Sibérie dans un territoire vide où les Russes tendent à abandonner leur terre.


Malgré tous ces défauts, la Russie compte par ses ressources et sa capacité de nuisance nucléaire militaire, elle reste en ce domaine la deuxième puissance après les Américains. (...)

Le passé russe et la géographie
La Russie n’a jamais été autre chose qu’un Empire avec des périodes d’expansion et des frontières toujours mouvantes. Dans sa voracité de territoires, elle a regardé dans toutes les directions européennes, américaines, les mers chaudes et l’Asie. Elle est devenue, en 1917, le premier pays à régime communiste, à établir un régime d’idéologies antireligieuses. (...)

Après son démembrement, sa géographie apparaît insensée:

- privée de port sur la Baltique et même sur la mer noire,
- écartée de l’Europe par défection de la Biélorussie et des pays baltes avec une enclave curieuse, celle de Kaliningrad.


L’État, aujourd’hui, paraît mutilé avec des souvenirs de gloire perdus."


Xavier de Villepin, La Russie de Poutine, mars 2001 (site du Sénat de la République française)


* * *


"Politique intérieure

Sur la scène intérieure, le président Poutine a lancé un vaste programme de réformes politiques et économiques. L'une de ses premières priorités a été de restructurer les institutions qui régissent les relations entre le gouvernement central et les régions russes afin de s'assurer que ces dernières respectent les lois fédérales et la Constitution. Il a divisé les 89 régions russes en sept districts administratifs fédéraux ayant chacun à leur tête un représentant nommé par lui. Le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement), composé auparavant des gouverneurs et des présidents des législatures régionales, comprend maintenant des représentants régionaux dont la moitié sont nommés par les gouverneurs et l'autre moitié, élus par les législatures régionales.

La Russie a également fait de l'accession à l'Organisation mondiale du commerce une de ses priorités, ce qui a donné l'impulsion à plusieurs réformes de l'appareil judiciaire, de la fiscalité et des douanes. Le gouvernement russe met principalement l'accent sur la réforme de la fiscalité (réduction des taxes professionnelles et retrait de certains privilèges), la réforme agraire (pour légaliser la propriété privée des terrains à usage commercial ou privé) et la réforme judiciaire (pour améliorer la transparence des tribunaux et l'application des lois). La réforme bancaire est une autre priorité, mais les progrès à cet égard sont très récents.


Économie

La croissance actuelle de l'économie russe repose principalement sur les prix élevés du pétrole sur les marchés mondiaux. L'économie russe, fortement axée sur les produits de base, a donc peu souffert du ralentissement mondial qui se faisait sentir même avant les événements du 11 septembre. En 2000, l'économie russe a enregistré un taux de croissance du PIB de 8,3 %. En 2001, ce taux devrait atteindre 5 %. L'inflation demeure excessive; elle se sera sans doute élevée à 20 % ou plus en 2001.

Le budget 2002 tente de parer aux fluctuations des prix des produits de base susceptibles d'ébranler l'économie russe. Le président Poutine et son ministre des Finances, Alexei Koudrine, ont admis récemment (depuis le 11 septembre) qu'une baisse prolongée et importante des prix mondiaux du pétrole les forcerait à revoir la planification budgétaire de 2002, surtout en ce qui concerne les réserves stratégiques, mais le budget provisoire n'a pas encore été modifié. La Russie s'est engagée à rembourser toutes ses dettes existantes."

Profils: Russie (Canada Europa Mundi, Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Canada)
Reproduction pour utilisation publique non commerciale autorisée par le MAECI

Carte
Source: http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/russia.html

Autres cartes:

Carte de la Fédération de Russie (Min. des Aff. étrang., France)
Carte détaillée (Quid)

Attraits
Museums of Russia
Musée de l'Hermitage, à Saint-Pétersbourg; article du Courrier de l'Unesco sur ce musée

Sites apparaissant sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco:

Itinéraires
Un voyage en Russie à bord du Transsibérien

Documentation
Soljénitsyne, Alexandre. Comment réaménager notre Russie? Réflexions dans la mesure de mes forces. Traduit du russe par G. et J. Johannet. Paris, Fayard, 1990.

Soljénitsyne, Alexandre. La Russie sous l'avalanche. Traduit par N. Struve et G. Philippenko. Paris, Le Grand livre du mois, 1998.

Russie et nationalités

La révolte de 1905- Le cuirassé Potemkine

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Actualités
Yahoo!, The Washington Post, ITAR-TASS: Russian News Agency (gouvern.), Agence d'information russe Novosti (gouvernem., site multil.), Agence Interfax (indépend.), Allnews.ru, Russia Today ; Actualités: Fédération de Russie et États de Transcaucasie et d'Asie Centrale

Médias
The Moscow Times, St. Petersburg Times, The Russia Journal, Strana (russe), Télévision publique russe (ORT), La Voix de la Russie (radio)

Présentation générale
Dossier pays (Maison des Français de l'étranger, Min. des Aff. étrang., Fr.), Country Profiles (BBC News), CIA - The World Factbook

Présentation approfondie
Country Studies (Bibliothèque du Congrès américain)

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Site de la Douma (russe)
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Autres sites gouvernementaux

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Relations diplomatiques
Relations France-Russie (Min. des Aff. étrang., Fr.)
Relations Canada-Russie (Canada Europa)

Situation économique
La Russie et le Fonds monétaire international (angl.)
The World Bank Group in Russia (la Russie et la Banque mondiale)

Relations commerciales
American Chamber of Commerce in Russia
Country Commercial Guide (U.S. Commercial Services)
Équipe Canada 2002: Moscou, Berlin, Munich (mission commerciale canadienne en Europe)
Forum des gens d'affaires Canada-Russie

Situation énergétique
Country Analysis Brief (Energy Information Administration, É.-U.); voir aussi une page consacrée aux exportations énergétiques de la Russie

Société
Situation des enfants et des jeunes (Youth at the United Nations)
Développement sociale: statistiques de l'UNICEF

Tourisme
Moscow Guide (site touristique officiel du gouvernement de Moscou)
Autre guide: Lonely Planet (fr.)
Conseils à l'intention des voyageurs: Min. des Aff. étrang., Fr.; Min. des Aff. étrang. et du Commerce intern., Can. (voir aussi la page consacrée à la Tchétchénie)

Culture
Langues parlées en Russie (Ethnologue)
Bibliographie sur la Russie
Musées de Russie
La cuisine russe (Saveurs du Monde)

Statistiques
Capitale
Moscou
Superficie
17 075 200 km2. Source: CIA - The World Factbook
Population
145 470 197 h. (estim. juillet 2001). Source: CIA - The World Factbook
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