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| Auguste Renoir |
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| Biographie en résumé |
Peintre impressionniste français (1841-1919).
«Le propre des Impressionnistes, peignant directement devant la nature, a été de faire apparaître les objets sous les colorations fugitives et changeantes, dont les variations de la lumière et les effets de l'atmosphère pouvaient les revêtir. Les objets, reproduits par eux, ont pris une coloration plus vive et plus diaprée, que celle qu'ils avaient jusqu'alors reçue des peintres retenus dans l'atelier. Les champs, les bois, les rivières et la mer se sont nuancés, sous le pinceau de ces Impressionnistes qui ont été surtout des paysagistes, Pissarro, Claude Monet, Sisley, Guillaumin, d'une variété de tons imprévue. Ce que les autres avaient fait pour le paysage, auquel ils s'étaient avant tout consacrés, Renoir l'a fait pour les êtres humains. Les personnages qu'il a peints apparaissent colorés, dans un ensemble clair, plein de combinaisons de tons, ils forment partie d'un tout lumineux. Mais il n'est point parvenu à sa manière personnelle, telle que nous la définissons, du premier coup, il ne l'a naturellement atteinte qu'en passant, comme les autres de l'impressionnisme, par certaines étapes.»
THÉODORE DURET, Histoire des peintres impressionnistes, Paris, Floury, 1929 |

Auguste Renoir. Photo prise l'année de sa mort, en octobre 1919
Source : Gustave Coquiot, Renoir, Paris, Albin Michel, c1925 |
| Œuvres de Renoir |
Peintures
Paysages et scènes extérieures
La promenade, 1870 (Getty Museum, Los Angeles)
Monet peignant dans son jardin à Argenteuil, 1873 (Wadsworth Atheneum, Hartford)
Le déjeuner des canotiers (ou le déjeuner au restaurant Fournaise), 1875 (Art Institute, Chicago)
Bal au Moulin de la Galette, Montmartre, 1876 (Musée d'Orsay, Paris)
La Place Clichy, vers 1880 (Fitzwilliam Museum, Cambridge)
La Place Saint-Marc à Venise, 1881 (Minneapolis Institute of Arts)
Le Grand Canal à Venise, 1881 (MFA, Boston)
La danse à Bougival, 1883 (MFA, Boston)
Collines sur la baie de Huet, Guernsey, 1883 (Metropolitan, New York)
La ferme aux Collettes, Cagnes, 1908-1914 (Metropolitan, New York)
Portraits
Madame Victor Choquet, 1875 (Staatsgalerie, Stuttgart)
Mme Georges Charpentier et ses deux filles, 1878 (Metropolitan, New York)
Acrobates au Cirque Fernado, 1879 (Art Institute, Chicago)
Albert Cahen d'Anvers, 1881 (Getty Museum,
Les filles de Catulle Mendès, 1888 (Metropolitan, New York)
Jeunes filles dans une prairie, 1888-1892 (Metropolitan, New York)
Jeune fille aux marguerites, 1889 (Metropolitan, New York)
Deux jeunes filles au piano, 1892 (Metropolitan, New York)
Claude et Renée, 1903 (Galerie Nationale du Canada, Ottawa)
Tilla Durieux (Ottilie Godeffroy), 1914 (Metropolitan, New York)
Nus
Femme nue sur un canapé, 1915 (Tate Gallery, Londres)
Natures mortes
Pomme et noix, n. d. (Fitzwilliam Museum, Cambridge)
Nature morte avec faisan et perdrix, 1881 (E.G. Buerhle, Suisse)
Sculpture
Lithogravures
Dessins
Femme dans un bateau, crayon, vers 1890 (MFA, Boston)
Nu accroupi, sanguine, 1902 (Galerie nationale du Canada, Ottawa)
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| Documentation |
Propos d'Auguste Renoir
À propos d'un tableau de Baigneuses qu'il vient de peindre dans le Midi
«Regardez donc la lumière sur les oliviers... ça brille comme du diamant. C'est rose, c'est bleu... Et le ciel qui joue à travers. C'est à vous rendre fou. Et ce montagnes là-bas qui passent avec les nuages... On dirait des fonds de Watteau. Ah, ce téton! Est-ce assez doux et lourd! Le joli pli qui est dessous avec ce ton doré... C'est à se mettre à genoux devant. D'abord, s'il n'y avait pas eu de tétons, je crois que je n'aurais fait de figures». (Propos rapportés par Albert André, peintre et ami de Renoir)
Sur Vélasquez
«Ce que j'aime tant , dans ce peintre, cette aristocratie qu'on retrouve toujours dans le moindre détail, dans un simple ruban... Ce petit ruban rose de L'Infante Marguerite, tout l'art de la peinture est là-dedans! Et les yeux, la chair près des yeux, quelles jolies choses! Pas l'ombre de sentiment, de sensiblerie! Je n'ignore pas que les critiques d'art font le reproche à Vélasquez de peindre trop aisément. Quelle meilleure preuve au contraire que Vélasquez était un peintre qui connaissait à fond son métier! Ceux-là seuls qui connaissent leur métier peuvent donner l'impression que c'est fait du coup. Mais pour parler raisonnablement, quelle recherche dans cette peinture si aisée en apparence! Et puis, comme il savait se servir du noir... L'exécution de ces peintures, c'est divin! Avec un frottis de noir et de blanc, Vélasquez trouve moyen de nous donner des broderies épaisses et lourdes... Et les Fileuses! Je ne connais rien de plus beau! Il y a là un fond, c'est de l'or et des diamants. N'est-ce pas Charles Blanc qui disait que Vélasquez était trop terre à terre? Toujours ce besoin de chercher de la pensée dans la peinture! Moi, devant ce chef-d'oeuvre, je me contente de jouir... Encore une chose, dans Vélasquez, qui me ravit: cette peinture qui respire la joie que l'artiste à eu de peindre.» (Propos rapportés par Ambroise Vollard, En écoutant Cézanne, Degas, Renoir, Paris, Grasset, 1938)
Sur les variations de son métier
« Dans les commencements je mettais des épaisseurs de vert et de jaune, croyant avoir par là plus de valeurs. Un jour je m’aperçois que Rubens avec un simple frottis avait obtenu davantage que moi avec toutes mes épaisseurs… J’ai peint deux ou trois toiles au couteau, suivant le procédé cher à Courbet. J’ai peint ensuite au pinceau en pleine pâte. J’y ai peut-être réussi quelques morceaux, mais je ne trouvais pas cela commode pour "revenir"… J’ai essayé de peindre par petites touches, ce qui me permettait déjà mieux de faire passer un ton dans l’autre, mais cette manière produit une peinture rugueuse et je n’aime pas beaucoup ça. J’ai mes petites manies, j’aime peloter un tableau, passer la main dessus et dame, sur ceux qui sont peints de la sorte, j’avoue que j’ai quelquefois la tentation de frotter mes allumettes. » (Cité par Claude Roger-Marx, « Renoir », Mercure de France, 15 juin 1933, p. 582)
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Propos sur Renoir
BERTHE MORISOT
Après une visite à l'atelier de Renoir
«Toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer à un public qui s'imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande rapidité. Je ne crois pas qu'on puisse aller plus loin dans le rendu de la forme d'un dessin. Ces femmes nues entrant dans la mer me charment au même point que celles d'Ingres. Renoir me dit que le nu lui paraît être une des formes indispensables de l'art.»
Publications
Labasque, Jean. "Pureté de Renoir", Esprit, 2e année, no 3, décembre 1933, p. 449-469 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF) |
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| | Renoir | | Élie Faure | | Paul Cézanne, impressionnisme | | L'histoire de Renoir – né à Limoges, pays des maçons, des potiers et des émailleurs – a moins d'importance encore que celle de Cézanne, car il ne semble pas avoir lutté pour découvrir son innocence. Il n'a peut-être rien eu, ou presque rien, à éliminer de factice. Il n'a pas retranché sans cesse, comme Cézanne, mais plutôt constamment ajouté. | | | Histoire des peintres impressionnistes: Renoir | | Théodore Duret | | Biographie d'Auguste Renoir | | «En considérant l'ensemble de son œuvre, on reconnaît qu'il a surtout été le peintre de la femme. Il l'a pénétrée d'une sensualité d'ordre délicat. Il a tout le temps peint des nus d'un charme voluptueux, aux contours souples, où s'est manifestée toute sa personnalité. A un certain moment, au milieu de sa carrière, il a cherché à préciser la forme de ses nus, à y introduire la fermeté des contours. Il regarde alors vers Ingres.» |
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