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| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| Irak |
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"L’Irak est un pays du Moyen-Orient bordé par la Turquie au nord, l’Iran au nord et à l’est, le Koweït et l’Arabie Saoudite au sud, et la Jordanie et la Syrie à l’ouest. Au sud-est, l’Irak a une étroite façade sur le golfe Persique. Le pays se divise en trois zones géographiques : montagnes au nord et au nord-est, plaine au centre et au sud, et désert à l’ouest et au sud-ouest.
Le nord-est de l’Irak est traversé par le Zagros, haute chaîne de montagnes qui s’étend de la Turquie au sud de l’Iran ; le point culminant du côté irakien est le Haji Ibrahim (3 600 m). Si la plupart des forêts de chênes d’autrefois ont disparu, la végétation demeure abondante : érables, aubépines, pistachiers et robustes plantes alpines notamment. C’est aussi dans cette région que se trouvent quelques-unes des plus grandes réserves pétrolières du pays.
Au pied des montagnes s’étend une vaste plaine, arrosée par le Tigre et l’Euphrate, qui coulent de la Turquie et de la Syrie. Le bassin circonscrit par les deux fleuves renferme la plus grande partie des terres arables du pays. La section septentrionale est un plateau de prairies vallonnées au climat assez sec. Le relief de la section méridionale est plus plat, et le climat, plus humide ; on y trouve beaucoup de lacs ; c’est là que sont situées Bagdad et d’autres grandes villes. Au sud-est complètement, s’étend une région marécageuse dont la flore est composée de roseaux, d’atriplex, de renoncules et de joncs. Près du golfe Persique, le Tigre et l’Euphrate unissent leurs eaux pour former le Chatt al-Arab, un chenal liant le port de Bassorah à la côte.
À l’ouest et au sud-ouest du pays s’étendent les déserts d’Anabar et d’Al-Hadjara, régions plates et rocailleuses à la végétation clairsemée (hélianthèmes, érodiums à feuilles de cygnes et silènes) ; on y trouve divers types de reptiles. Un nouveau cycle de croissance reprend chaque année à la saison des pluies, qui font renaître les lits asséchés des rivières (wadis). À l’extrémité méridionale du pays, entre l’Irak et l’Arabie Saoudite, se trouve une zone neutre, établie en 1975 afin de permettre aux nomades bédouins de circuler librement d’un pays à l’autre.
Si la densité de la population dans certaines régions a réduit l’habitat des animaux et fait disparaître les fauves, hyènes, gazelles, chats sauvages et sangliers peuplent encore la plaine et la montagne. Mais l’Irak est surtout riche en oiseaux, notamment pigeons, perdrix, palmipèdes, échassiers et rapaces, dont le grand aigle blanc.
Sous le climat irakien, les températures passent d’un extrême à l’autre. Les étés sont torrides, particulièrement dans les marais humides, près du golfe Persique, où des records de chaleur ont été enregistrés. À l’inverse, les hivers sont très froids, surtout en montagne dans le désert, la température nocturne descend facilement sous zéro."
Ethnies
"La plupart des Irakiens sont arabes, mais le pays compte aussi de nombreux autres groupes ethniques, le plus important étant celui des Kurdes, qui représentent plus de 20 % de la population, et dont la terre d’origine est la chaîne du Zagros. Parmi les autres minorités figurent Turkmènes, Assyriens, Arméniens, Farsis, Lurs, Juifs, Yézidis et Mandéens."
Langues et communications
"La langue officielle de l’Irak est l’arabe, dont on trouve de nombreux dialectes. La plupart des Irakiens parlent l’arabe moderne (qui est, à quelques nuances près, le même dans tout le Moyen-Orient) ou l’arabe irakien, qui est aussi parlé en Syrie, au Liban et dans certaines régions de Jordanie. Beaucoup peuvent aussi lire l’arabe classique, langue du Coran, le texte sacré islamique. L’arabe s’écrit de droite à gauche dans une calligraphie d’une grande fluidité.
Après l’arabe, c’est le kurde – avec ses variétés dialectales – qui est la langue la plus parlée en Irak. Contrairement à l’arabe, le kurde est une langue indo-européenne, ce qui veut dire qu’il est relié, quoique de loin, au français. Les dialectes kurdes sont très différents les uns des autres : quelqu’un parlant le sorani, dans le nord-est de l’Irak, éprouvera des difficultés à comprendre le kurmandji, parlé ailleurs dans le nord. Le sorani est le dialecte utilisé dans les écoles kurdes et pour les documents officiels. Le kurde utilise l’alphabet arabe (excepté en Turquie, où l’on utilise l’alphabet romain). Les Irakiens d’origine assyrienne parlent le syriaque (ou assyrien), alors que les Turkmènes parlent turc. La plupart des Irakiens ayant fait des études ont l’anglais comme langue seconde ; l’anglais est la langue d’enseignement dans les universités.
Comme dans la plupart des pays arabes, les Irakiens utilisent beaucoup la gestuelle dans la communication. Ainsi, hausser les sourcils et lever la tête légèrement vers l’arrière en faisant tsk-tsk veut dire « non ». Un hochement de tête de droite à gauche indique le manque de compréhension, et non le désaccord. Au cours d’une conversation, les amis ou membres de la famille du même sexe n’hésiteront pas à se toucher. De même, en public, les gens du même sexe s’embrasseront pour se saluer. Cependant, toute marque d’affection entre personnes de sexe opposé est déconseillée ; de même, les femmes doivent montrer du respect pour les hommes en public et ne pas les regarder droit dans les yeux."
Religions
"La religion officielle de l’Irak est l’islam. Il est pratiqué par près de 97 % de la population ; environ 60 % suivent le rite chiite, les autres étant de confession sunnite. Le pays compte aussi de petites minorités de Chrétiens, de Juifs et d’autres groupes religieux."
Situation sanitaire
"Le gouvernement irakien finance un système de soins de santé à l’occidentale, offrant des soins gratuits. Des soins privés sont aussi disponibles, mais ce sont surtout les mieux nantis qui les utilisent. Toutes les cliniques privées sont sujettes à la supervision gouvernementale.
Avant la guerre du Golfe, les hôpitaux et les centres médicaux étaient bien équipés. Le gouvernement commanditait des programmes nationaux de vaccination qui diminuaient considérablement l’incidence de maladies infectieuses comme la diphtérie, la tuberculose et la rougeole. Toute une gamme de programmes sociaux étaient offerts, tels pensions de retraite, assurance chômage, congés de maternité et congés de maladies payés. Durant les années 1980, le gouvernement a développé le réseau hospitalier en construisant plus de trente nouveaux centres ; il a aussi encouragé l’accroissement du nombre de médecins, sans arriver cependant à corriger la pénurie chronique de personnel médical bien formé. La différence dans la qualité des soins offerts dans les villes et dans les zones rurales s’est creusée : en principe, les médecins formés aux frais de l’État devaient travailler douze ans dans le système de santé public, mais beaucoup refusaient les postes situés dans les campagnes.
La guerre du Golfe et les sanctions économiques qui en ont découlé ont mis en péril tout le système de soins de santé de l’Irak et réduit la qualité de vie de ses habitants. De nombreux hôpitaux manquent désormais de médicaments et d’équipement médical adéquat, et leur approvisionnement en eau et en électricité est constamment interrompu. En dépit du programme Pétrole contre nourriture de l’ONU, l’Irak connaît de sérieuses pénuries de nourriture. Durant la dernière décennie, la détérioration des conditions sanitaires – notamment la contamination de l’eau – la malnutrition et le manque d’équipements médicaux ont causé une montée en flèche du taux de mortalité infantile, ainsi qu’une augmentation des troubles mentaux et des cas de maladies infectieuses telles que choléra, dysenterie, typhoïde et tuberculose. Plusieurs organisations humanitaires internationales fournissent de l’aide à Irak et travaillent sur place, mais il est difficile d’obtenir des données démographiques et sociales à jour en raison de l’instabilité du pays."
Éducation
"L’actuel système d’éducation de l’Irak fut mis sur pied par les Britanniques dans les années 1920. La fréquentation scolaire était alors très limitée, et lorsque l’Irak est devenu une république en 1958, seulement 20 % de la population savait lire et écrire. Ce chiffre a beaucoup augmenté depuis, grâce aux efforts du gouvernement qui a fait construire des écoles et encouragé les études. Le taux d’alphabétisation est plus élevé dans les grandes villes et chez les hommes.
Du primaire à l’université, l’éducation est gratuite. L’école primaire (de 6 à 12 ans) est obligatoire et mixte. Certains enfants fréquentent aussi la maternelle. Depuis la guerre du Golfe, la fréquentation scolaire a cependant baissé.
À la fin du cours primaire, les enfants doivent passer un examen pour entrer au cours secondaire. Peu d’écoles secondaires sont mixtes. Le programme est divisé en deux cycles de trois ans : un premier cycle d’études intermédiaires, suivi d’un cycle d’études préparatoires portant essentiellement sur les sciences et les lettres. Un examen sanctionne chaque cycle.
Après leurs études secondaires, les élèves peuvent s’inscrire à l’une des huit universités du pays, à l’école normale ou dans un collège technique, où l’on enseigne entre autres le commerce et l’agriculture. La plupart des universités et collèges se trouvent dans les grandes villes, dont une majorité à Bagdad. L’école de médecine de l’Université de Bagdad a une excellente réputation, notamment pour ses laboratoires de recherche. L’Université Mustansiriya, fondée en 1234, est l’une des plus anciennes du monde arabe.
À côté de leurs études, enfants et étudiants sont aussi nombreux à fréquenter l’école islamique (sharia), où ils étudient le Coran. Les écoles islamiques des villes d’Al Najak et de Karbala sont de grands centres d’études islamiques, qui attirent depuis toujours de nombreux savants."
Culture
"L’Irak a une riche tradition artistique qui remonte à l’Antiquité. Les récits babyloniens, assyriens et sumériens ont influencé nombre de textes ultérieurs, dont la Bible ; le grand poème épique sumérien Gilgamesh figure parmi les plus vieilles et les plus célèbres œuvres littéraires au monde. Lorsque les Arabes conquirent la région au VIIe siècle, ils apportèrent avec eux leur tradition poétique. Le monde occidental connaît surtout Les Contes des mille et une nuits, recueillis entre 1000 et 1500 apr. J.-C. Aujourd’hui encore, l’Irak a une communauté artistique très prolifique. Le Festival des Arts de Babylone, tenu depuis 1985 dans les ruines restaurées de l’ancienne cité, attire des artistes de renommée internationale. La participation a cependant souffert du contexte politique irakien.
Né en 1918, Dhu al-Nun est considéré comme l’un des pionniers de la fiction irakienne moderne. Son roman Al-Duktur Ibrahim est un classique de la littérature irakienne. Parmi les autres écrivains connus, on citera les poètes Muhammad Mehdi El Jawahiri, Wafaa’ Abdul Razak et Lamia Abbas Amara.
La poésie est aussi le mode d’expression littéraire traditionnel des Kurdes. Autrefois, la poésie kurde se transmettait oralement ; les œuvres atteignaient facilement cent vers. L’un des poèmes les plus connus est un poème épique du XVIIe siècle, Mem u Zin. Aujourd’hui, la poésie orale est consignée par écrit. Par ailleurs, une littérature moderne a vu le jour, notamment avec des auteurs tels Mawlawi, Piamerd et Goran, qui écrivent dans le dialecte sorani.
De nombreux objets d’art irakiens se trouvent au Musée de Bagdad, et ailleurs dans le monde. Puisque le Coran interdit la représentation de figures humaines, l’art irakien tend, comme dans tous les pays islamiques, à être non figuratif, usant plutôt de formes géométriques et florales. Les Irakiens sont aussi des calligraphes talentueux. Les mosquées et les édifices publics sont souvent décorés de vers coraniques et de carreaux de céramique colorés.
Les types de musique les plus populaires en Irak sont la musique traditionnelle bédouine, la musique arabe classique, la fusion arabo-occidentale et la musique pop occidentale. Les instruments de musique traditionnels sont l’oud, un luth arabe, le rebaba, un instrument à cordes dont on joue avec un archet, et le def, une sorte de tambourin. Le maqam est un type de musique classique connu dans le monde entier. Son système harmonique est semblable à celui de l’Occident ; mais comprend également des quarts de tons. Al Gobanchi et Yousif Omar sont des joueurs de magam bien connus."
source: Irak (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine) |

Soldat roumain dans le sud de l'Irak
© Ministère de la Défense du Royaume-Uni
Reproduction autorisée par le site d'origine

Ingénieurs irakiens s'efforçant de rétablir le courant dans le sud du pays
© Ministère de la Défense du Royaume-Uni
Reproduction autorisée par le site d'origine |
| Histoire |
Brève histoire du pays
"L’histoire de l’Irak remonte à celle de la Mésopotamie, souvent considérée comme le berceau de la civilisation. On trouve d’ailleurs encore aujourd’hui dans la région des traces de la brillante culture sumérienne, datant du IVe millénaire av. J.-C. Des villes importantes comme Bagdad, Ur ou Ninive fleurissaient déjà dans l’Antiquité.
Après les Sumériens, la Mésopotamie connut de nombreux envahisseurs qui, les uns après les autres, façonnèrent la culture de la région ; Hammourabi, Nabuchodonosor et Alexandre le Grand figurent parmi les mieux connus des souverains de l’Antiquité. À partir du VIIIe siècle de notre ère, sous la direction de califes de la dynastie des Abassides, Bagdad se développa, et devint bientôt un grand centre de l’islam, des arts, des lettres, des sciences, des mathématiques et de la médecine, jusqu’à sa mise à sac par les Mongols, au XIIIe siècle. Les Turcs de l’Empire ottoman régnèrent ensuite sur la Mésopotamie de 1534 jusqu’au début du XXe siècle.
Après l’effondrement de l’Empire ottoman, lors de la Première Guerre mondiale, les Britanniques conquirent l’Irak et en firent un protectorat. En 1920, à la suite d’un soulèvement nationaliste, le pays devint une monarchie constitutionnelle dirigée par le roi Faysal Ier (cousin du roi Hussein de Jordanie). L’Irak obtint sa pleine indépendance comme État souverain à la fin du mandat britannique, en 1932. La présence britannique en Irak dura cependant encore 25 ans, en vertu d’un traité d’alliance privilégiée.
Au cours des trois décennies suivantes, le nationalisme irakien se renforça. En 1958, un coup militaire renversa la monarchie et la république fut proclamée. Le corps législatif et la Constitution furent dissous, et les dix années suivantes virent se succéder plusieurs dirigeants. En 1968, le parti Baas (« Renouveau » ou « Renaissance ») s’empara pour de bon du pouvoir et établit une nouvelle constitution. C’est ce parti qui gouverne l’Irak depuis lors.
Depuis l’arrivée au pouvoir des Baasistes, les relations entre le gouvernement (largement dominé par les Sunnites) et la population (notamment les Kurdes, les Chiites et les Turkmènes) sont tendues. Le gouvernement a étouffé les rébellions les unes après les autres – notamment celles des Kurdes qui demandaient un État autonome kurde, mais aussi celles des Chiites dans le sud. Les répressions ont fait une quantité innombrable de personnes déplacées.
C’est en 1979 que Saddam Hussein est devenu président ; un an plus tard, l’Irak lançait une offensive armée contre l’Iran. La guerre dura jusqu’en 1988. En 1990, l’Irak envahissait le Koweït. Une alliance de certains pays du Moyen-Orient et de l’OTAN riposta : ce fut ce que l’on appela la Guerre du Golfe, et en 1991, l’Irak se retirait du Koweït. De nouvelles révoltes des Kurdes et des Chiites furent réprimées avec force, ce qui provoqua l’intervention des Nations unies et amena une certaine autonomie pour les Kurdes. Depuis, l’Irak doit faire face à des sanctions économiques internationales et a signé un accord autorisant les Nations unies à surveiller son arsenal militaire. Les relations entre l’Irak et les Nations unies de même qu’avec l’Iran continuent à être tendues."
source: Irak (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée par le site d'origine)
Bibliographie
Histoire de l'Irak : de Sumer à Saddam Hussein, 8000 ans, Paris, Ellipses, 1999
Hyperliens
T. E. Lawrence en Mésopotamie (rapport publié dans The Sunday Times, 22 août 1920)
Le site National Security Archive (George Washington University) propose en ligne plusieurs documents "déclassifiés" sur la politique américaine à l'égard de l'Irak (format PDF):
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| Enjeux |
L'APRÈS-GUERRE
Le piège en Irak
"La défaite nécessaire du dictateur Saddam Hussein a laissé la place à un paysage politique particulièrement compliqué : une majorité arabe divisée entre Sunnites et Chiites. Ces derniers représentent plus de 60 % de la population et les Kurdes, eux-aussi musulmans, 15 %. L'Irak comprend, en outre, une multitude de communautés, Yezedis, Turcomans, Arméniens, sans oublier un million de Chrétiens persécutés par toutes les ethnies.
Les conflits intercommunautaires ne datent pas d'hier. En avril 1918, le consul de France écrivait à son ministre : "l'administration de l'occupation britannique a fait naître par ses excès une agitation et lui a aliéné toutes les sympathies qu'elle avait pu acquérir au début de l'occupation".
Comment résoudre le problème posé aujourd'hui par des attentats réguliers contre les forces d'occupation ? On pense bien sûr aux résolutions de l'ONU, mais n'est-il pas déjà trop tard pour une force internationale qui se substituerait aux Américains et aux Britanniques ? La seule solution consisterait donc à susciter un gouvernement irakien représentatif et autoritaire.
Le pouvoir devrait appartenir aux forces chiites. L'heure de leur revanche sur l'histoire a sonné. Il n'est pas certain que ces forces ressembleront à celles de l'Iran. Il existe peut-être encore une fenêtre d'opportunités pour un régime plus démocratique. L'installation de ce pouvoir prendra place à l'heure où les experts s'interrogent sur la réalité des installations nucléaires militaires détenues par l'Iran (mission de l'AEIA).
Le monde va passer par une phase très difficile, exigeant une vision de la part des Américains et un esprit positif, ouvert et constructif des Français."
Xavier de Villepin, "Le Moyen-Orient à la fin de l'été 2003", septembre 2003 (site du Sénat français)
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LA GUERRE
"I. Les risques de l'opération: l'unité de l'Irak
A. Le problème Kurde :
Les trois provinces Kurdes du Nord sont autonomes depuis plus de dix ans. Le Kurdistan est doté de presque tous les éléments d’un Etat. Il manque la reconnaissance internationale qui ne paraît pas à l’ordre du jour. Mais il faudra compter avec les arrière-pensées des voisins de l’Irak. Ankara fera pression pour réunifier le pays, tout en se montrant disposé à prendre le contrôle du Kurdistan pour empêcher la proclamation de l’indépendance…
« Autonomie », « Irak uni et fédéral » « Etat centralisé ». Quelle solution pour les provinces du Nord ?
B. Les Arabes chiites du Sud majoritaires :
Ils menacent moins l’unité du pays que les Kurdes. Pourtant les risques de division ne peuvent être ignorés. La population se souvient encore de la répression brutale en 1991 par le régime de Saddam Hussein. La constitution d’un Etat chiite, souhaitée peut-être par l’Iran, apparaît cependant peu probable. Demain, la meilleure façon de s’assurer de la fidélité des Chiites serait de les associer au pouvoir.
C. Les inquiétudes des Arabes sunnites minoritaires :
Ils forment en Irak une communauté qui participe au contrôle du pouvoir à Bagdad. Ils sont donc préoccupés de la place qui leur sera réservée demain. Y aura-t-il une chasse aux sorcières ? Le démantèlement du parti Baath et la réduction des effectifs de l’armée atteindront particulièrement les Arabes sunnites. On ne peut pas écarter le risque de radicalisation dans ce groupe qui pourrait se montrer sensible aux idées wahhabites venues d’Arabie Saoudite.
D. La situation économique :
Epuisés par plus de vingt années de guerre et d’embargo, les Iraquiens dans leur ensemble souhaitent l’amélioration de leur niveau de vie. Ils ont accumulé une dette très importante de l’ordre de 140 milliards de dollars. S’y ajoutent des remboursements prévus pour le Koweit qui réclame 160 milliards de dollars… dont 8 seulement déjà versés.
II. Demain qui dirigera l'Irak?
Les forces vitales dans ce pays demeurent ses composants ethniques, ses groupes religieux, ses clans et familles. Comment donc administrer un ensemble disparate et dispersé ?
Les représentants de l’administration Bush ont expliqué leur plan pour transformer l’Irak en « démocratie ». On s’oriente vers une nouvelle Constitution et une révision des lois. Des comités comprenant des Iraquiens exilés et des responsables locaux conseilleront le Général Tommy Franks, durant la période d’occupation militaire. Combien de temps durera-t-elle : 2 ans ou plus ?
Après un temps probable de gestion directe, nous pourrions avoir la mise en place d’un gouvernement de coalition intérimaire sous la possible autorité de Ahmad Chalabi en exil depuis l’âge de 8 ans et issu d’une famille chiite (60% de la population locale). D’autres noms sont avancés et notamment ceux de généraux eux aussi exilés.
Malgré la réunion à Londres le 10 décembre 2002 d’une trentaine de groupes irakiens divisés représentant toutes les communautés ethniques et religieuses, il est difficile d’avoir une idée cohérente du futur régime.
III. La transformation du Moyen-Orient
Saddam Hussein chassé du pouvoir, l’Irak pourrait retrouver sa place au sein des Nations Arabes.
Selon certains experts un nouvel Irak démocratique :
- contrebalancerait l’influence de la Syrie baassiste et diminuerait le rôle de Damas sur le Liban ;
- marquerait la fin du duopole de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite dans la région ;
- servirait d’exemple à l’Iran où de nombreux jeunes aspirent à l’émergence d’une démocratie pluraliste proche des Etats-Unis ;
- modifierait les relations souvent tendues de Bagdad avec la Turquie (partage des eaux de l’Euphrate) ;
- mettrait un terme à la politique hostile à l’égard d’Israël ;
- pourrait favoriser une grande alliance entre l’Islam et l’Occident chrétien…
Rêve ou réalité ?"
source: Xavier de Villepin, Irak... après la guerre annoncée, février 2003 (site du Sénat de la République française) - reproduction autorisée par le site d'origine
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L'AFFRONTEMENT ÉTATS-UNIS - IRAK
Le 11 septembre et le durcissement de la position américaine
"Dès avant les élections présidentielles américaines, la question du maintien des sanctions imposées à l'Irak était au centre du débat politique. Après plus de 10 ans de sanctions internationales qui ont abouti à un véritable génocide sur la population et à un renforcement du régime dirigé par M. Saddam Hussein, la résolution 1284 du 17 décembre 1999 a constitué une tentative de résolution des contradictions.
En dépit de mises en garde concordantes et répétées les autorités et l'opinion publique américaine s'orientent clairement vers une intervention militaire contre l'Irak.
Dès après les attentats du 11 septembre la position politique des Etats-Unis sur le dossier irakiens s'est considérablement durcie. Le 18 septembre l'Irak était mise en garde fermement contre toute tentative de profiter de la situation créée par les attentats. Comme le déclarait publiquement le Secrétaire d'Etat américain le « seuil de patience » des Etats-Unis avait singulièrement baissé.
Par ailleurs, les attaques à l'anthrax subies en octobre 2001 ont déclenché une dénonciation, notamment par la presse, des programmes biologiques supposés de l'Irak. C'est ainsi que certains journaux comme le Wall Street Journal mettent en relief une « convergence au moins tactique d'intérêts » entre l'Irak et ses capacités supposées de production d'armes biologiques et bactériologiques et Al Quaida. Ces allégations, qui ne reposent que sur des suppositions non étayées, rencontrent bien évidemment les efforts de l'aile « dure » du département de la défense, conduite par M. Wolfowitz, de convaincre l'administration américaine de préparer une intervention militaire en Irak pour « finir le travail » commencé en 1991.
Dans un contexte où les interventions qui avaient dénoncé dans le passé les effets d'un embargo meurtrier sont de plus en plus estompées par le choc des attentats de New York et de Washington, les pressions de l'aile dure du département de la Défense, de la presse et du Congrès s'intensifient sur le président Bush dont les messages rappellent que l'Irak doit se soumettre aux résolutions des Nations Unies et accepter la nouvelle commission de contrôle instituée par la résolution 1284.
Il est certain que la détermination de l'administration américaine à « en finir avec le régime de Bagdad » est une ligne forte de la politique des Etats-Unis qui s'est renforcée depuis le 11 septembre.
Les partisans d'une intervention militaire, qui ne peuvent s'appuyer sur une quelconque implication de l'Irak dans les attentats du 11 septembre et d'un lien avec Al-Quaida, font valoir deux arguments qui légitimeraient selon eux une action :
q la persistance de programmes de fabrication d'armes de destruction massive,
q le faible coût supposé d'une intervention après les succès connus en Afghanistan
(...)
Les déclarations du Président Georges W. Bush lors du discours de l'Union, le 29 janvier 2002, paraissent annoncer clairement une intervention en Irak. Elles évoquent un lien entre la possession supposées d'armes de destruction massive par certains Etats qui forment un « axe maléfique » et la possibilité pour ceux-ci d'en armer des réseaux terroristes."
source: L’Irak en danger. Rapport de la mission effectuée en Irak par une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Irak du 18 au 23 juin 2001 (site du Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine
LA GUERRE EN IRAK SUR INTERNET
La guerre en Irak : hyperliens (en construction)
Target Irak (Strategic Road Confidentiel) - vaste sélection de sites pertinents
Iraq Crisis. Site spécial de l'International Institute for Strategic Studies
La guerre d'Irak (un beau dossier du journal français La Croix)
Radios et télés sur Internet
En français (www.comfm.com)
En anglais (www.comfm.com)
Un intéressant dossier sur l'utilisation idéologique des ondes en Irak (site Clandestine Radio.com)
L'actualité irakienne sur Internet
La "presse officielle"
États-Unis
Québec
Canada
France
Belgique
Suisse
Europe
Allemagne
Royaume-Uni
Espagne
Italie
Russie
Monde musulman
Israël
Afrique
Amérique latine
Australie
Chine
Japon
Corée du Sud
La presse alternative
Irak-États-Unis: l'info alternative: un intéressant dossier de Télérama.fr
U.S. War on Iraq (Global Issues Information Center)
Mother Jones
Another Bush, Another War (The Village Voice) - point de vue critique de la politique américaine
Back to Iraq 2.0 (site de Christopher Allbritton) - voir cet autre site
Autres sources d'information
Spécial Irak (Institut de relations internationales et stratégiques, France)
Irak (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité, Bruxelles, Belgique)
War in Iraq (Carnegie Endowment for International Peace)
Iraq Crisis. Site spécial de l'International Institute for Strategic Studies
War with Iraq (Center for Strategic and International Studies, Washington, D.C., É.-U.)
Eye on Iraq (Center for Defense Information)
War in Iraq (Foreign Policy)
Target Irak (Global Security.org)
Iraq (dossier du Council on Foreign Relations)
Iraq Crisis Bulletin
Iran/Iraq/Gulf (Crisisweb)
The War in Context
Conflict in Iraq (New Scientist): un dossier qui privilégie les aspects technologiques et scientifiques
Iraq Crisis Centre (Jane's - firme britannique spécialisée dans les questions de sécurité et de défense)
The Road to War (Columbia Journalism Review, mars-avril 2003): les journalistes et la guerre
Infoguerre
CheckActuel - plusieurs articles sur les enjeux militaires de la guerre en Irak
Special Report: Iraq Conflict (oneworld.net) - un point de vue alternatif
Irak 2003 - Situation + Enjeux et conséquences de la guerre (Espace citoyen, Fr.)
Iraq Daily (World News Network) - contrairement à ce que laisse croire le nom, il ne s'agit pas d'une publication du pays
Bernard, Vincent. L'armée irakienne aujourd'hui (Cyberscopie, décembre 2002)
Iraq Research ("Online depository of documents concerning Iraq")
Analyse et réflexions
Sites officiels
ONU
OTAN
Union européenne
Autres organisations internationales
États-Unis
Irak
France
Royaume-Uni
Suisse
Belgique
Pologne
Québec
Canada
Australie
La crise humanitaire
Opposition à la guerre
Gouvernements
Déclaration commune de la France, de la Russie et de l'Allemagne sur l'Irak, 10 février 2003 (Yahoo! France)
Dossiers d'information
La guerre d'Irak: le dossier (Amnistia.net)
ONG
Les Églises et la guerre en Irak
L'opposition au régime de Saddam Hussein
Sites Web des mouvements d'opposition
The Iraqi Opposition Groups (The Washington Post)
Déclaration finale. Rencontre des représentants de la Turquie et des États-Unis avec une délégation de l'opposition irakienne (ADM, CMM, INA, INC, ITF, KDP, PUK et SCIRI), 19 mars 2003, Ankara, Turquie (site du Ministère des Affaires étrangères de la Turquie) - en anglais.
L'Irak et les armes de destruction massive
Caroline Pailhe et Michel Wéry, Irak: quelle menace nucléaire, chimique et biologique? L'évaluation des missions des Nations Unies et des Services de renseignement anglais et américains, 14 mars 2003 (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité) - format PDF
Iraq and Arms Control (Stockholm International Peace Research Institute Archive)
Iraq Special Weapons Guide - Weapons of Mass Destruction Around the World (Federation of American Scientists)
Iraq and Weapons of Mass Destruction - National Security Archive Electronic Briefing Book no 80. Édité par Jeffrey Richelson. 20 décembrer 2002 - mis à jour le 26 février 2003 (National Security Archive, George Washington University)
Saddam and the Bomb (Nuclear Control Institute)
Iraq Watch (Wisconsin Project on Nuclear Arms Control, Washington, D.C.)
Iraq: The UNSCOM Experience, octobre 1998 (Stockholm International Peace Research Institute Archive)
Julian Perry Robinson et Jozef Goldblat, Chemical Warfare in the Iraq-Iran War (Stockholm International Peace Research Institute Fact Sheet, mai 1984)
Maria Wahlberg, Milton Leitenberg et Jean Pascal Zanders, Appendix 9B: The future of chemical and biological weapon disarmament in Iraq: from UNSCOM to UNMOVIC (Stockholm International Peace Research Institute Yearbook 2000)
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L'Irak "est un pays central au Moyen-Orient par son histoire, sa position stratégique et ses ressources naturelles. Il est également une puissance continentale quasiment privée de débouché maritime, frontalier de la Turquie, de l’Iran et en contact direct avec le Proche-Orient et le Golfe Persique. Cette situation géographique a été l’un des éléments majeurs des précédents conflits avec l’Iran, de 1980 à 1988, et avec le Koweït en 1990 et 1991. L’Irak dispose par ailleurs d’importantes ressources naturelles avec près de 10 % des réserves mondiales de pétrole et des capacités agricoles et hydrauliques considérables. L’Irak se distingue également par sa diversité ethnique et religieuse. L’Irak est enfin un Etat laïc soumis à une dictature dirigée par Saddam Hussein qui dispose de l’ensemble des pouvoirs civils et militaires.
L’Irak est un pays affaibli du fait de l’embargo et des limitations apportées à sa souveraineté. L’embargo, décidé par le Conseil de sécurité des Nations Unies en 1991, a des conséquences considérables sur le plan économique et humanitaire. Face à cette situation, les autorités irakiennes ont mis en place une stratégie de reconquête économique et politique qui a permis de rompre partiellement l’isolement du pays. Sur le plan économique, l’Irak s’est lancé dans une contrebande à grande échelle de produits pétroliers qui engendrerait un revenu d’environ 2 milliards d’euros par an. Au plan diplomatique, l’Irak a renoué des liens avec de nombreux pays.
Depuis 1991, certains éléments du dossier irakien n’ont pas été résolus. Les inspections portant sur le désarmement sont interrompues depuis 1998 et il est vraisemblable que l’Irak a développé des programmes d’armes de destruction massive biologiques et chimiques. Les Nations unies ont néanmoins aménagé l’embargo en 1995, puis en 2002 (résolution 1409). En outre, la leçon tirée de l’échec de la commission spéciale a conduit à son remplacement par la Commission de contrôle de vérification et d’inspection des Nations unies (COCOVINU). Enfin, même si elle a été rejetée par l’Irak, la résolution 1284 de 1999 a mis en place un dispositif de suspension conditionnelle des sanctions.
Après le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont désigné l’Irak comme un soutien des terroristes et un producteur d’armes de destruction massive. Le Président des États-Unis entend disposer d’une marge de manœuvre politique en obtenant du Congrès, avant l’ajournement de la session, une résolution de soutien à sa stratégie.
Le discours du président américain, prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies le 12 septembre dernier, a constitué un ultimatum adressé à l’Irak en laissant transparaître la volonté américaine de mettre un terme au régime de Sadam Hussein. Dans le même temps, il mettait en demeure les Nations unies de prendre leurs responsabilités."
source: M. Dominique de Villepin, ministre des affaires étrangères évoque devant les sénateurs la situation en Côte d’Ivoire et l’évolution du dossier irakien, communiqué de presse du 4 octobre 2002 (Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine
Chronologie résumée 1990-2002
2 août 1990: Les forces iraquiennes envahissent le Koweït. Le même jour, le Conseil de sécurité adopte la résolution 660 (1990) condamnant cette invasion.
6 août 1990: La résolution 661 (1990) est adoptée par le Conseil de sécurité qui impose des sanctions contre l'Iraq et le Koweït occupé et crée un comité chargé de l'application de ladite résolution.
3 avril 1991: Le Conseil de sécurité, dans sa résolution 687 (1991), établit les termes d'un cessez-le-feu - désarmement et suppression de la capacité de l'Iraq de fabriquer des armes de destruction massive.
15 août 1991: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 706 (1991) donnant à l'Iraq la possibilité de vendre son pétrole et d'utiliser le produit de la vente pour acheter des fournitures humanitaires essentielles. Cette résolution est rejetée par le Gouvernement iraquien.
14 avril 1995: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 986 (1995), dont l'Iraq rejettera ultérieurement les dispositions.
20 mai 1996: À l'issue d'intenses négociations, un mémorandum d'accord est signé entre le Gouvernement iraquien et le Secrétariat de l'Organisation des Nations Unies concernant l'application de la résolution 986 (1995).
19 juin 1998: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1175 (1998) autorisant l'Iraq à importer jusqu'à concurrence d'une valeur de 300 millions de dollars de pièces de rechange et de matériel pour son industrie pétrolière afin d'accroître sa production destinée à l'exportation.
11 novembre 1998: retrait de la CSNU.
16 décembre 1998: Début de l'action militaire des États-Unis et du Royaume-Uni contre l'Iraq.
17 décembre 1999: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1284 (1999), créant, en remplacement de la Commission spéciale, la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations Unies (COCOVINU), en tant qu'organe subsidiaire du Conseil.
5 décembre 2000: Le conseil de sécurité adopte la résolution 1330 (2000), dans laquelle il prolonge le programme pour une nouvelle période de 180 jours (phase IX); donne pour instructions au Comité des sanctions de soumettre des listes de fournitures pour l'électricité et le logement à la procédure « d'approbation accélérée » et d'élargir les listes existantes dans d'autres secteurs; ramène de 30 à 25 % les fonds versés au Fonds d'indemnisation et transfère les fonds supplémentaires au compte ESB (53 %) destiné aux projets humanitaires dans le centre et le sud de l'Iraq afin de répondre aux besoins des groupes les plus vulnérables; et prie le Secrétaire général de prendre les arrangements nécessaires pour permettre que les fonds, d'un montant maximum de 600 millions d'euros, soient utilisés pour couvrir le coût de l'installation et de l'entretien du matériel destiné à l'industrie pétrolière.
1er juin 2001: Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1352 (2001), prorogeant les dispositions de la résolution 1330 (2000), soit la phase IX, pour une durée supplémentaire de 30 jours.
4 juin-10 juillet 2001: L'Iraq suspend ses exportations de pétrole au titre du programme après avoir rejeté la résolution 1352 (2001).
3 juillet 2001: Le conseil de sécurité adopte la résolution 1360 (2001), dans laquelle il prolonge le programme pour une nouvelle période de 150 jours (phase X).
29 novembre 2001 : Le Conseil de sécurité adopte la résolution 1382, prorogeant le programme pour une nouvelle période de 180 jours (phase XI). La phase XI commencera le 1er décembre 2001 et durera jusqu'au 29 mai 2002. Au paragraphe 2 de la résolution, le Conseil décide d'adopter la liste d'articles sujets à examen et les procédures relatives à son application, sous réserve des éventuelles précisions qui pourraient leur être apportées avec l'assentiment du Conseil, un commencement de mise en oeuvre étant fixé au 30 mai 2002. Au paragraphe 6 de la résolution, le Conseil réaffirme son attachement à un règlement global de la question de l'Iraq sur la base de ses résolutions pertinentes.
source: L’Irak en danger. Rapport de la mission effectuée en Irak par une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Irak du 18 au 23 juin 2001 (site du Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine
Impact des sanctions internationales sur l'économie irakienne
"L'Irak qui absorbait 0,2% des importations mondiales en 1990, n'en représente plus aujourd'hui que 0,04%. En termes de valeurs, les importations irakiennes ont diminué de 50% depuis 1990, avec 2,75 milliards de $ en 2000.
Ses importations, dans le cadre du programme pétrole contre nourriture, sont extrêmement peu diversifiées même si leur structure a considérablement évolué depuis 1996.
Aujourd'hui les produits humanitaires, essentiellement l'agroalimentaire et la santé ne représentent plus qu'un tiers des importations irakiennes comme peut en témoigner la composition des plans de distribution soumis par le gouvernement irakien à l'ONU à chaque phase du programme pétrole contre nourriture. Les statistiques européennes montrent notamment que les produits pharmaceutiques ne représentent que 4% des importations de ce pays et qu'ils ne paraissent donc pas constituer une priorité.
Pour l'Union européenne, huit catégories de produits représentent près de 90% des importations irakiennes :
q Biens d'équipements industriels (27,5%)
q Véhicules de transport routier (12,4%)
q Produits laitiers 11%
q Équipements électriques (9,7%)
q Appareils d'optique (8,2%)
q Sucre (8%)
q Préparations à base de céréales (7%)
q Produits pharmaceutiques (4%)
En dépit du souhait des autorités irakiennes de réorienter leur commerce vers les pays arabes, notamment les pays voisins et la Russie, cette politique n'est pas encore entrée dans les faits. Pratiquement les principaux fournisseurs de l'Irak appartiennent au monde industrialisé.
q Trois pays ont des parts de marchés d'exportations proches de 14% :
§ La France (390 millions de dollars)
§ L'Australie (380 millions de dollars)
§ La Chine (360 millions de dollars)
q Trois pays ont des parts de marché inférieures à 10 % :
§ L'Italie 260 millions de dollars et 9,6% du marché)
§ L'Allemagne (140 millions de dollars et 5,1% du marché)
§ La Russie (100 millions de dollars et 3,6% du marché)
S'agissant des exportations irakiennes, il s'agit d'un marché quasi exclusivement pétrolier (brut et raffiné). Il est frappant de constater que ce pays a retrouvé sa place parmi les grands exportateurs de pétrole. Si les exportations irakiennes ne représentent que 0,22 des exportations mondiales de pétrole (contre 0,30% en 1990), la valeur des exportations est passée de 10,3 milliards de dollars en 1990 à 14,1 milliards de dollars en 2000 (+37%). La France arrive en troisième rang (1,2 milliards de dollars) alors que le principal client de l'Irak, absorbant à lui seul 41% du pétrole irakien, sont les Etats-Unis."
source: L’Irak en danger. Rapport de la mission effectuée en Irak par une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Irak du 18 au 23 juin 2001 (site du Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine
Le scandale d'une culture sous embargo
"M. Human Abdul-khalid Abdul Ghafour, ministre irakien de la culture et de l'information a dénoncé à maintes reprises ce qu'il appelle une « culture sous embargo » lors des conférences des ministres de la culture organisées par l'UNESCO .
Sans reprendre les données comparatives chiffrées que produit le gouvernement irakien, il est évident que les effets de la guerre du golfe ont été particulièrement destructeurs en matière de culture et d'éducation. Avant 1990 l'Irak était un pays dont l'ensemble du monde saluait les performances en matière d'éducation, de lutte contre l'analphabétisme et l'illettrisme. Cette action avait du reste été récompensée, en 1985, par le prix de l'Unesco contre l'illettrisme. L'enseignement supérieur avait été considérablement développé et de nouvelles générations de diplômés mettaient leur compétence au service de leur pays. La presse, l'édition se développaient également. Une vie culturelle importante fleurissait dans un pays à l'histoire plusieurs fois millénaire. (...)
A cet égard l'épisode récent de la menace de destruction de livres irakiens temporairement importés en France à l'occasion des journées du livre irakien organisées les 12 et 13 octobre 2001 à Paris par l'Académie diplomatique, est particulièrement révélateur d'une application rigide des résolutions de l'ONU.
Cette menace de détruire un millier de livres venait après le blocage par les autorités douanières françaises des livres destinés au Salon du livre euro-arabe organisé par l'Institut du monde arabe en juin 2001. Des difficultés de même type interviennent chaque année par exemple pour la Foire de Paris.
Il convient de rappeler que les résolutions de l'ONU, les dispositions européennes et en conséquences la législation douanière française, interdisent l'importation de biens irakiens, hors pétrole et produits pétroliers. La vente ou même le don de tout autre bien étant prohibé strictement."
source: L’Irak en danger. Rapport de la mission effectuée en Irak par une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Irak du 18 au 23 juin 2001 (site du Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine
Une situation sanitaire et sociale: un génocide rampant
"I. Le rapport de l'OMS
Une mission de l'OMS, conduite par le professeur égyptien Abdelaziz Saleh, directeur adjoint du bureau régional de l'OMS pour la Méditerranée orientale, s'est rendue en Irak du 27 au 31 août 2001 afin de recueillir les éléments d'un rapport plus complet sur la situation dans ce pays.
Elle avait pour mission de terminer le travail sur les propositions détaillées d'études concernant les maladies non transmissibles et les malformations congénitales, et d'établir un calendrier pour l'exécution des travaux de recherche. Ceux-ci auront pour objectif d'enquêter sur l'augmentation invoquée de ces pathologies en Iraq et d'examiner le lien éventuel avec des facteurs de risque, notamment dans l'environnement.
Cette mission était composée de spécialistes de divers domaines médicaux et notamment des maladies non transmissibles, de l'épidémiologie, d'environnementalistes, de cancérologues de gynécologues etc....
Le rapport publié par l'OMS en octobre 2001 trace un constat inquiétant de la dégradation des conditions de la santé en Irak.
A. Bon niveau du système de santé en Iraq en 1990
Avec un P.I.B. par tête de 2.600 dollars par habitant (en 1984), l'Iraq disposait avant la guerre du Golfe d'une infrastructure sociale performante, d'un accès aux soins de santé et d'un personnel médical entraîné et compétent. Le pays était auto-suffisant en matière d'installation d'unité de purification d'eau potable et disposait d'un système de traitement des eaux usées assez performant.
L'approvisionnement continu du pays en électricité et en eau potable générait des conditions favorables au développement d'un niveau d'hygiène décent pour l'ensemble de la population.
Cette situation, souligne le rapport, s'est rapidement traduite par une nette amélioration des indicateurs en matière de santé publique. En 1990, la situation était la suivante :
o taux de natalité : 43 pour mille ;
o taux brut de mortalité : 8 pour mille ;
o taux de mortalité infantile : 52 pour mille naissances ;
o taux de mortalité en-dessous de 5 ans : 94 pour mille naissances ;
o taux de mortalité maternelle : 160 pour cent mille naissances ;
o espérance de vie : 66 ans.
Les services publics généraux assuraient l'approvisionnement de l'eau potable à 95 pour cent dans les villes et à 75 pour cent dans les campagnes. La protection maternelle et infantile touchait 90 pour cent des femmes enceintes. 86 pour cent d'entre elles bénéficiaient d'un soutien prénatal.
Les représentants de l'O.M.S. concluent qu'en 1990 le système de santé iraquien, qui fournissait une très large gamme de prestations aux usagers dans l'ensemble du pays, avec un corps médical performant, était l'un des meilleurs de la région.
B. Détérioration sans précédent du système de santé de 1991 à 1995
Au lendemain de la guerre du Golfe, les conditions sanitaires de la population iraquienne se sont largement détériorées : dégâts importants dans les infrastructures économiques, fermeture des stations d'épuration d'eau, chute de 40 pour cent de l'approvisionnement en eau potable, absence de médicaments et de fournitures médicales, détérioration des moyens de communication et de transport, réapparition de la pauvreté, de la malnutrition et des maladies autrefois éradiquées (choléra, poliomyélite, tuberculose, malaria...).
Le rapport de l'O.M.S. montre que ces principales maladies ont fortement augmenté depuis 1990, chez les enfants de moins de cinq ans :
o pneumonie : 32.003 cas en 1990 - 105.418 cas en 1994 - 152.932 cas en 2000.
o diarrhée : 882.375 cas en 1990 - 963.420 cas en 1994 - 1.002.549 cas en 2000.
o tuberculose : 4.753 cas en 1987 - 14.735 cas en 1990 - 19.581 cas en 1994 - 29.196 cas en 1996 et 25.251 cas en 2000.
o poliomyélite : 41 cas en 1987 - 10 cas en 1990 - 186 cas en 1991 - 53 cas en 1994, puis une diminution progressive jusqu'à l'éradication de la maladie en l'an 2001.
o Les décès dus aux maladies non transmissibles ont également progressé. Ils sont passés de 81 en 1989 à 763 en 2000 pour les maladies cardio-vasculaires - de 83 à 601 pour le diabète et de 316 à 1.821 pour les maladies mentales, dans les mêmes périodes.
o Le nombre des opérations chirurgicales par mois est tombé de 15.125 en 1989 à 8.668 en 1990 pour atteindre 4.679 interventions en 1994 et 5.004 en 2000.
o Les admissions hospitalières sont relativement stables, passant de 70 pour mille habitants en 1990 à 67 pour mille habitants en 2000.
o Les travaux d'analyse de laboratoire ont suivi la même évolution. Ils ont chuté de 1.494.050 actes en 1989 à 501.095 en 1995 pour se stabiliser à 504.051 bilans en 2000.
C. La résolution 986 n'a pu, au mieux, que stabiliser la situation existant en 1996
Les principaux enseignements tirés de cette étude montrent que le programme « pétrole contre biens humanitaires » n'a pu que pallier une situation déjà très critique. Les experts de l'O.M.S. confirment qu'on est encore loin d'un retour à l'état sanitaire prévalant en 1990.
Les comparaisons pour la mortalité infantile sont très éloquentes. Pour la période 1979-1984, elle est de 54 cas pour mille - de 1984 à 1989 elle chute légèrement à 47 cas pour mille - de 1989 à 1994 elle s'élève à 79 cas pour mille pour atteindre, de 1994 à 1999 108 cas pour mille. Les chiffres de la mortalité infantile en-dessous de cinq ans sont, pour les mêmes périodes, de 67 pour mille - 56 pour mille - 92 pour mille et 131 pour mille.
800.000 enfants en-dessous de cinq ans souffrent actuellement de malnutrition et d'anémie. Le rapport note une déficience chronique en vitamine D. Les pertes de poids sont très fréquentes.
Le rapport du représentant de l'O.M.S. en Iraq montre que la situation est loin d'être optimale. Les ressources de la résolution 986 ont permis de stopper la dégradation de l'état sanitaire de la population, mais pas de l'améliorer dans des proportions suffisantes.
Chacun reconnaît que les deux problèmes majeurs restent l'approvisionnement en eau potable et en électricité, qui dépassent largement l'action de l'O.M.S. Ces deux secteurs clés conditionnent la vie quotidienne des habitants et celle des infrastructures hospitalières (pas de chambres froides, dysfonctionnement des laboratoires, pas de banque du sang...). Cette situation nous a été confirmée lors des visites d'hôpitaux à Bagdad ou à Babylone.
Le rapport dénonce d'une manière plus large les mises en attente qui s'élevaient dans le domaine de la santé à 51 millions de dollars au 31 décembre 1998, pour atteindre 218 millions de dollars au 31 décembre 2000 et 351 millions de dollars au 30 décembre 2001. Il relève une très nette progression de ces dernières entre décembre 2000 et septembre 2001.
En conclusion le rapport de l'OMS souligne qu'en dépit des très nombreuses réhabilitations de dispensaires et de centres médicaux, elle ne peut, à elle seule, mettre en oeuvre les énormes investissements que requerrait une remise en état d'un secteur médical, lourdement sinistré.
(...) les Nations Unies et naturellement le gouvernement américain, rendent les autorités irakiennes responsables de cette situation. C'est ainsi que dans le dernier rapport du Secrétaire général, acceptant le plan de distribution de la Phase XI du programme pétrole contre nourriture (rapport du 4 janvier 2002) le directeur exécutif du programme Irak indique :
« En outre, je voudrais réitérer ce qu'a déclaré le Secrétaire général à plusieurs reprises dans ses rapports au Conseil de sécurité (voir, par exemple, S/2001/919, par. 105), à savoir qu'avec l'amélioration des niveaux de financement du programme, le Gouvernement iraquien est effectivement en mesure de remédier aux problèmes de nutrition et de santé du peuple iraquien, s'agissant notamment de l'état nutritionnel des enfants. .../...Contrairement aux préoccupations exprimées à maintes reprises par le Gouvernement iraquien au sujet des pénuries de médicaments et de fournitures médicales, à moins que le Gouvernement iraquien considère que les fournitures qui sont déjà disponibles ou qui sont dans la filière suffisent pour satisfaire les besoins du peuple iraquien, l'Organisation des Nations Unies demande respectueusement au Gouvernement iraquien d'accroître les montants alloués et de faire en sorte que les pénuries continues de médicaments et de fournitures médicales dans le système public de soins de santé soient éliminées. »"
source: L’Irak en danger. Rapport de la mission effectuée en Irak par une délégation du groupe sénatorial d’amitié France-Irak du 18 au 23 juin 2001 (site du Sénat français) - reproduction autorisée par le site d'origine |
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Droits de l'homme
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme sur la situation des droits de l'homme en Iraq (Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies)
Iraq (Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies)
Iraq (Amnistie Internationale); voir aussi la page Crisis in Iraq
Iraq and Iraqi Kurdistan (Human Rights Watch)
Iraq - Freedom in the World (Freedom House)
Iraq (Country Reports on Human Rights Practices, 2001) - Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, Département d'État américain
Iraq (International Religious Freedom Report, 2002) - Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor, Département d'État américain
Centre de documentation sur les droits de l'homme en Irak
Lawyers with No Borders
Situation humanitaire
Actualité (ReliefWeb)
Iraq Information Menu (Globat IDP Database - Norvegian Refugee Council)
Iraq (Refugees International)
Approximately 900,000 people could be displaced in Iraq as a result of military intervention (Norwegian Refugee Council, 25 février 2003 ; reproduit sur le site ReliefWeb)
Medical Aid for Iraqui Children (R.-U.)
Education for Peace in Iraq Center (É.-U.)
Population
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Country Profile on the Situation of Youth (Les jeunes et les Nations Unies)
Statistiques de l'Unicef
Développement
Irak - Programme des Nations Unies pour le développement
Electricity Network Rehabilitation Programme in Northern Iraq (Programme des Nations Unies pour le développement)
Country Profile (National Implementation of Agenda 21- 2002 Country Profiles, Division du Développement durable, Nations Unies) - format PDF
Éducation
Statistiques (Bureau international de l'éducation, Unesco)
Énergie
Country Analysis Brief (Energy Information Administration, É.-U.)
Iraq Energy Chronology: 1980-2002 (Energy Information Administration, É.-U.)
Sciences
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Langues et ethnies
Irak (L'aménagement linguistique dans le monde)
Languages of Iraq (Ethnologue)
Culture
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Tourisme
Office irakien du tourisme (fr., angl. et néerlandais)
Conseils à l'intention des voyageurs: Min. des Aff. étrang., Fr.; U. S. Department of State; British Foreign and Commonwealth Office
Guides: Lonely Planet (angl.), World Travel Guide
Pierre Pinta, L’Irak, Karthala, collection «méridiens», France, 2003. |
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Dossier spécial - Guerre en Irak (Comité international de la Croix-Rouge)
Crise humanitaire en Irak (Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge)
Crisis in Iraq (Amnesty International); | | | La guerre contre l'Irak | | L'Agora | | Guerre, États-Unis, Union européenne, France, mondialisation, diplomatie | | Positions de L'Encyclopédie de L'Agora sur la menace de guerre contre l'Irak, en février-mars 2003. Nous ne pouvons rester neutres et passifs dans la conjoncture mondiale actuelle. Si modeste que soit encore notre savoir encyclopédique, nous souhaitons qu’il serve à assurer la paix ou ou à limiter les effets de la guerre, si elle est inévitable. Voici donc nos réflexions sur la crise actuelle, avec leurs prolongements dans divers dossiers de l’encyclopédie. |
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| Capitale |
| Bagdad |
| Superficie |
| 437 072 km2 |
| Population |
| 24 001 816 h. (estim., juillet 2002) |
| Nom officiel |
| Al Jumhuriyah al Iraqiyah (République d'Iraq) |
| PNB |
| 1996: 11,5 (en millards $) |
| Religion(s) |
| Islam (90% de la population), dont chi'ites (55%) et sunnites (45%); chrétiens (5% de la population), dont chaldéens et nestoriens (80%); yézidis, mandéens (ou sabéens) et mazdéens (ou zoroastriens) |
| Langue(s) |
| Arabe comme langue officielle. Autres langues officiellement reconnues: le kurde, le turc et le syriaque. L'anglais est la langue étrangère la plus couramment utilisée. |
| Altitude |
| Point culminant: 3727 m (Kurdistan) |
| Varia |
| Grandes villes: Bassorah, Mosssul, Kirkouk, Ammara, Karbalâ, Najaf, Nasariyah, Ramadi, Sâmarrâ, Sulaymaniyé, Erbil. |
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