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| Immortelle blanche |
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L'immortelle en sa maturité, telle qu'elle demeurera en séchant, telle qu'en elle-même enfin l'éternité la change. photo: 7/8/2004, Kingscroft, Québec |
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Fleur sauvage. (Voir le Sentier des fleurs sauvages)
L’immortelle fleurit en été et reste belle jusqu’à l’hiver. Presque tous les terrains lui conviennent. La tige (30 à 100cm) et les feuilles sont laineuses ce qui leur donne une teinte douce et brillante. Au sommet, un bouquet (10-12cm) de capitules ronds d’un blanc éclatant, avec un centre jaune ou brun selon la saison. Les feuilles sont alternes*, de forme longue et étroite.

Elle a plusieurs propriétés médicales dont celle de guérir les brûlures.
1. Crédit: Gisèle Lamoureux pour les noms français et anglais et l'étymologie.
voir le livre: Gisèle Lamoureux et autres, Plantes sauvages des villes, des champs et en bordure des chemins 2, Fleurbec auteur et éditeur, Portneuf, Québec, 1983, p.62 |
| Essentiel |
Dans le langage des fleurs, c'est un souvenir ou une douleur éternelle.
* * *
«L'immortelle, et l'oeillet de mer
Qui pousse dans le sable,
La pervenche trop périssable,
Ou ce fenouil amer
Qui craquait sous la dent des chèvres
Ne vous en souvient-il,
Ni de la brise au sel subtil
Qui nous brûlait aux lèvres ?» PAUL-JEAN TOULET, Les Contrerimes, Paris, éd. Émile-Paul, 1949
* * *
« Maigre immortalité noire et dorée
Consolatrice affreusement laurée
Qui de la mort fait un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne les voit et qui ne les refuse
Ce crâne vide et ce rire éternel! »
Le cimetière marin, PAUL VALERY |
| Synthèse |
Synthèse
Famille des Astéracées, ou Composées (voir la note sur cette famille dans le dossier Antennaire).
L’immortelle est une des fleurs les plus répandues de cette nombreuse famille. On la retrouve en Amérique dans toute la zone tempérée boréale (qui comprend tout le sud du Canada) et plus rarement en Europe où elle est cultivée. Il en existe une trentaine d'espèces au monde, en Asie par exemple, mais l'Anaphalis margaritacea est la seule à pousser au Québec.
Pour l'identifier:
Fleur de fin d'été, elle est assez facile à reconnaître par sa blancheur éclatante et la forme allongée et étroite de ses feuilles.
On pourrait la confondre avec la gnafale visqueuse, qui se différencie cependant par des fleurs un peu jaunâtres, des feuilles décurrentes (qui se prolongent en formant une sorte de crête le long de la tige) et une tige visqueuse au toucher. |
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  |  | Terminologie / Traductions |
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| Synonymes |
| Anaphale marguerite, perlée, perlière, anaphalide nacrée, antennaire des jardins, bouton blanc, bouton d’argent, gnaphale de virginie |
| Étymologie |
| Anaphalis margaritacea, Linné, Bentham & Hooker1 |
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| Allemand |
| Tockenblume |
| Anglais |
| Life-everlasting, Pearly-everlasting |
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