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| François-Xavier Garneau |
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| Biographie en résumé |
Notaire, historien et poète québécois du XIXe siècle.
«Le premier grand nom à retenir de ce XIXe siècle tumultueux, après celui de Papineau en qui s'incarna l'espoir de libération politique, est celui de l'historien Garneau en qui s'incarna l'émerveillement du passé français. Son Histoire du Canada, publiée de 1845 à 1848, fut pour le Canada français l'équivalent de ce qu'a été le Génie du christianisme pour le catholicisme français du XIXe siècle. (...) L'Histoire de Garneau fut à la fois un plaidoyer et un acte de foi. L'insuccès de la révolte de 1837-38 et sa dure répression avaient laissé toutes les classes de la population dans un profond désenchantement. Les propositions du Rapport de Lord Durham visant à l'union des deux Canadas et à une assimilation progressive de la population française par une massive immigration britannique semblaient compromettre irrévocablement le destin de la nation canadienne-française. Pour contrecarrer l'esprit de défaitisme, Garneau entreprend de rappeler aux Canadiens français qu'ils ont un passé et que ce passé est glorieux.»
Jean-Charles Falardeau, «Un annonciateur de grandeur: François-Xavier Garneau (1809-1866)», dans L'essor des sciences sociales au Canada français, Québec, Ministère des Affaires culturelles, 1964, p. 14-15
« (...) Et quel autre pays peut se vanter de posséder un historien national ? L’histoire de Garneau n’est-elle pas notre véritable hymne canadien ? Michelet, qui, bien entendu, reste un génie d’envergure universelle, et auquel il serait injuste de comparer notre grand patriote, chantait la France mais, de Jeanne d’Arc à la Révolution, son ouvrage s’interrompt en pamphlet, de phrase unique, de rythme haletant non pareil, avec, parfois, des vues intelligentes et fort justes. L’on n’en éprouve pas moins que Michelet ne saurait sincèrement aimer toute la France.
Il n’en est pas de même pour Garneau, qui, dans les années les plus mornes, trouve toujours son bien et de quoi admirer.
L’on connaît la légende de ce clerc de notaire. « Peuple sans histoire », lui disait un Anglais des siens. « Je la ferai, cette histoire », songea-t-il.
Et il la fit. Avec quelque romantisme, l’on ne saurait le cacher, mais quel généreux romantisme ! N’avait-il pas à Londres, lorsqu’il y fut secrétaire de Denis-Benjamin Viger, lui-même agent diplomatique des Canadiens français près le gouvernement anglais, n’avait-il pas été admis parmi les membres de la Société des amis de la Pologne ? Or, en ces années, pour être romantique, il fallait aimer la Pologne : c’étaient là sortes de lettres de créance. (...)
Nous ne saurions jamais accepter qu’on fasse le parallèle entre notre historien et ceux des autres pays : il n’y a pas de commune mesure. Garneau fait partie de nous, et, s’il n’y avait qu’un seul écrivain canadien à garder après l’anéantissement des autres, c’est celui-là dont la plupart des nôtres feraient choix, eussions-nous des génies à en revendre.
Notaire, il a pris acte de notre passé, et son Histoire, ce sont nos sagas et notre Chanson de Roland. (...)»
Berthelot Brunet, passage tiré du chapitre consacré à « L’histoire » dans sont Histoire de la littérature canadienne-française (Montréal, Éditions de l’Arbre, 1946) |

Source : Benjamin Sulte, Histoire des Canadiens-Français, 1608-1880, Montréal, Wilson et Cie, éditeurs, 1882, tome V. |
| Œuvres de François-Xavier Garneau |
Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours. Édition préparée par Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Montréal, Beauchemin & Valois, 1883, 414 p. (Notre mémoire en ligne, mode image)
Additions à l'Histoire du Canada de F.X. Garneau, Québec, [s.n.] , 1864, 78 p. (Notre mémoire en ligne, mode image)
Voyages, Québec?, [s.n.], 1881, 170 p. (Notre mémoire en ligne, mode image) |
| Documentation |
Casgrain, Henri-Raymond. Biographie de F.-X. Garneau, Montréal, Quebec, Beauchemin & Valois, 1886 (Nos Racines - mode image)
Chauveau, Pierre-Joseph-Olivier. François-Xavier Garneau : sa vie et ses oeuvres
Montréal, Quebec, Beauchemin & Valois libraires-imprimeurs, 1883 (Nos Racines - mode image)
Gustave Lanctot, Garneau. Historien national, Montréal, Fides, 1946, 207 p.
Pierre Savard et Paul Wyczienski. "Garneau, François-Xavier", Dictionnaire biographique du Canada, vol. IX, Sainte-Foy, les Presses de l’Université Laval; Toronto, University of Toronto Press, p. 327-336 (Dictionnaire biographique du Canada en ligne)
Gérard Bergeron, Lire François-Xavier Garneau (1809-1866): «historien national», Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1994. Compte rendu de Ronald Rudin, Université Concordia (Revue québécoise de science politique, no 27, hiver 1995) |
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| | Garneau, historien national et poète | | Berthelot Brunet | | Canada français, histoire du Québec, historien, nationalisme canadien-français, nationalisme québécois, survivance, Jules Michelet, Victor Hugo, Chanson de Roland | | Notaire, il a pris acte de notre passé, et son Histoire, ce sont nos sagas et notre Chanson de Roland. N’est-ce point assez pour la gloire d’un homme ? | | | Portrait de F.-X. Garneau | | Pierre-Joseph-Olivier Chauveau | | Historiographie québécoise | | Intègre, laborieux, économe dans une juste mesure, homme d'intérieur et d'habitudes régulières, modeste mais fier d'une juste et noble fierté; timide en apparence, mais au besoin courageux; doux et confiant d'ordinaire, mais sur certains sujets, très ferme et presque opiniâtre; |
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 |  | Textes de François-Xavier Garneau |
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| Découverte des Montagnes Rocheuses | | explorations, Amérique du Nord, La Vérendrye, Empire français, Nouvelle-France, Amérindiens | | M. de la Vérendrye s'associa à Montréal, en 1731, quelques hommes, qui lui firent l'avance des marchandises de traite et des équipements, et partit pour le lac Supérieur avec le P. Messager, missionnaire. Il avait reçu l'ordre de prendre possession au nom du roi des pays qu'il découvrirait, et d'examiner attentivement les avantages qu'offrirait une communication entre le Canada ou la Louisiane et l’Océan supposé. Mais il n'avait encore fait que quelques pas vers l'inconnu en 1733, et les ministres persistaient toujours dans leur résolution de ne rien faire pour venir à son aide, quoiqu'il fût évident que plus il s'éloignerait des postes français, plus la traite deviendrait difficile, ou que plus il se livrerait à la traite, et moins il s'approcherait du but cherché. « Aussi, dit M. Margry, malgré l'aide de ses quatre fils et de son neveu, M. de la Jemerays, tous les cinq intrépidement et infatigablement dévoués à son entreprise, avec une générosité égale à son désintéressement, bien réel, quoiqu'il ait été fort attaqué, M. de la Vérendrye ne put, par le fait de la situation qu'il avait acceptée, parvenir, après douze ans de peines et de sacrifices, qu'à la découverte des terres enfermées entre les Montagnes Rocheuses à l'ouest et les lacs Supérieur et Ouinipeg à l'est. » (...) |
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