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| Chambardement global: la réplique du monde rural |  Actes de la 15e conférence nationale de Solidarité rurale du Québec. Thèmes principaux : Reconversion des territoires, Adaptation aux changements climatiques, Culture et économie, Énergie et développement rural, Gouvernance. |
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| Rencontres |
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| Danemark |
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"Le Danemark est constitué de la péninsule du Jutland et de plusieurs centaines d'îles, dont moins de cent sont habitées. Parmi ces dernières, les plus vastes et les plus densément peuplées sont Zeland, où se trouve la capitale Copenhague, Funen et le Jutland du Nord. La mer du Nord délimite le Danemark à l'ouest et les autres îles le séparent de la région de la Baltique à partir de Kattegat. Le Danemark a une population de 5,4 millions d'habitants, dont le cinquième vit dans l'agglomération de Copenhague.
Vers la fin du Xe siècle, le Danemark est devenu un royaume unifié, et depuis lors il est un pays indépendant, ce qui en fait le plus vieil État de l'Europe. Par le passé, l'empire danois comprenait la plus grande part de la Scandinavie et certaines parties des îles Britanniques.
Le Danemark, pays démocratique, est une monarchie constitutionnelle à régime parlementaire et son chef d'État est la reine Margrethe II. Les élections au Parlement (Folketing) se déroulent au scrutin proportionnel et les gouvernements de coalition sont la norme. Les élections générales du 20 novembre 2001 ont remplacé le gouvernement social-démocrate par une coalition de centre-droite dirigée par le Parti libéral de M. Anders Fogh Rasmussen.
Le Danemark est membre de l'OTAN et de l'Union Européenne, mais a obtenu plusieurs dérogations par rapport au traité de Maastrich (défense, union monétaire, justice, affaires intérieures, et citoyenneté). Il est un fervent défenseur des droits de la personne, du programme d'action pour la sécurité humaine et de la protection de l'environnement. Les Danois occupent la première place dans le monde en matière de contribution par habitant à l'aide au développement . Le pays y consacre actuellement 1,06 % de son PIB alors que l'ONU vise un taux moyen de 0,7 % par pays.
Le Danemark a bien accueilli les profonds changements survenus en Europe de l'Est et les a soutenus activement, par l'intermédiaire d'institutions telles que l'OSCE. Les Danois sont très préoccupés par les événements qui se produisent dans les pays baltes et ont joué un rôle de premier plan dans la promotion et le soutien de l'indépendance de ces républiques.
Le Groenland et les îles Féroë sont des territoires danois qui jouissent de degrés d'autonomie légèrement différents mais partagent un désir commun d'être plus indépendants dans la gestion de leurs affaires intérieures. En vertu de la loi sur l'autonomie législative du Groenland, le gouvernement danois a compétence en matière de politique étrangère et de défense. Le Groenland entretient des liens naturels étroits avec le Nunavut et le Nunavik, fondés sur une proximité culturelle et géographique. Avec les îles Féroë, il reçoit un soutien économique et organisationnel considérable du Danemark. Le Groenland assure un lien entre le Danemark et l'Arctique et justifie son intérêt pour les questions circumpolaires, tout en créant des tensions internes (et parfois externes) dans sa quête d'une plus grande autonomie et son désir à se représenter lui-même sur la scène internationale.
Le Danemark est le pays de l'OCDE, après la Suède, où le fardeau fiscal est le plus lourd, ce qui permet au gouvernement d'offrir une vaste protection sociale à sa population. Le boom de la natalité au Danemark a commencé bien avant l'occupation allemande, soit cinq ans avant le Canada. Par conséquent, le pays fait face à des problèmes que nous pourrions connaître sous peu. Un des grands enjeux des dernières élections a été de faire comprendre aux électeurs la difficulté de préserver les mesures sociales tout en essayant d'alléger le fardeau fiscal des citoyens et des sociétés."
Danemark: profil du pays (Canada Europa Mundi) - dernière mise à jour : janvier 2003
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Fontaines face au château de Frederiksborg
© John Mason, Lafayette, CO, États-Unis (jcmason1221@earthlink.net)
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| Enjeux |
La politique européenne
"Suivant l'exemple de la Grande-Bretagne, le Danemark s'est décidé à adhérer à la CEE en 1972, sans pour autant que la population adhère véritablement à l'idée européenne. Le rejet du traité de Maastricht par référendum le 2 juin 1992 a révélé la crainte, toujours latente dans le pays, que la construction européenne n'entraîne l'"aliénation" de la souveraineté nationale et la mainmise sur l'Europe d'un "directoire des grands pays".
C'est grâce aux importantes dérogations consenties au Danemark par le "compromis d'Édimbourg" que le second référendum sur le Traité (18 mai 1993) a obtenu 56,8% de oui. Ces dérogations permettent au pays de s'exclure d'avance de la 3e phase de l'Union économique et monétaire (UEM) et de la politique de défense commune. Le texte du compromis d'Édimbourg prend acte, par ailleurs, des déclarations danoises portant sur la citoyenneté et les affaires intérieures et de justice, et sur la nécessité de promouvoir la transparence et le principe de subsidiarité.
Depuis cet épisode, on note une évolution de l'opinion publique: l'introduction réussie de l'euro, les attaques subies par la couronne danoise, la crainte d'une marginalisation politique et économique du Danemark ont permis à une majorité d'opinions de se constituer en faveur à l'adhésion à la zone euro, conduisant le Premier Ministre a se prononcer pour une adhésion danoise à l'UEM et à annoncer un référendum sur la question, qui pourrait être organisé dès 2001. Le Danemark suit en outre avec beaucoup d'attention le débat sur la défense européenne et préside en 1999 le forum atlantique de l'UEO.
La prise en compte des préoccupations danoises lors du Conseil d'Amsterdam (inclusion des propositions danoises sur l'emploi, le protocole social et l'environnement, maintien du commissaire danois, protocole spécifique sur le troisième pilier reprenant la dérogation d'Edimbourg) ont grandement contribué au résultat positif de la ratification du Traité d'Amsterdam qui est intervenue le 28 mai dernier (55,1% de oui).
Les autorités danoises se sont également déclarées satisfaites des résultats du Sommet sur l'Emploi ainsi que de ceux du Conseil européen de Luxembourg de décembre dernier.
Le Danemark a signé en décembre 1996 l'accord d'adhésion à Schengen - comme la Suède et la Finlande. Ce pays, à l'instar des autres Etats nordiques, a par ailleurs activement milité en faveur de la signature d'un accord de coopération entre la Norvège (et l'Islande) et les Etats Schengen, afin de préserver le principe de libre circulation au sein de l'espace nordique.
La solidarité atlantique et l'ouverture à l'est
Le Danemark a un statut d'observateur à l'union de l'Europe occidentale (UEO). Il a obtenu une dérogation lui permettant de rester à l'écart de toute décision de l'Union qui pourrait avoir des implications en matière de défense.
Les bouleversements en Europe centrale et orientale ont amené le Danemark à renouer avec les anciennes solidarités autour de la Mer baltique. La diplomatie danoise s'est attribuée un rôle "pilote" à l'égard des pays baltes, étant notamment le premier Etat membre de l'UE à rétablir des relations diplomatiques avec ces trois pays dès le 26 août 1991. Le Danemark a signé des accords de coopération économique, industrielle, technique et culturelle avec ces pays dès 1990. C'est à la suite d'une initiative germano-danoise qu'un "Conseil des Etats riverains de la mer Baltique" fut créé début mars 1992 à Copenhague. Le gouvernement danois a, d'autre part, signé en 1994 des accords de coopération dans le domaine de la défense avec les trois Etats baltes. A l'occasion de ses déplacements dans les Etats baltes, le Premier ministre danois a réaffirmé son soutien à l'adhésion des Baltes à l'UE et à l'OTAN à laquelle la Russie demeure fermement opposée. Il a par ailleurs appelé de ses voeux une plus grande coopération au sein du Conseil des Etats riverains de la Mer Baltique et a confirmé la disponibilité du Danemark à développer son assistance technique.
Le Danemark se pose en effet comme l'intermédiaire privilégié des Baltes dans leur participation au Partenariat pour la Paix. Soucieux de ménager les Etats baltes et conscients des difficultés que soulève leur intégration dans l'OTAN, les Danois souhaitent développer une coopération étroite dans le cadre des opérations ne rentrant pas dans le champ de l'article 5 du Traité de Washington, afin d'offrir aux Etats baltes une alternative de sécurité.
Le rapprochement avec les pays d'Europe centrale et orientale constitue également une priorité de politique étrangère du gouvernement danois; c'est sous présidence danoise que l'Union européenne a reconnu que les PECO avaient vocation, à terme, à devenir membres de l'UE.
Le Danemark et la Russie ont signé en 1993, une déclaration jetant les bases de la coopération russo-danoise, qui souligne leur volonté d'oeuvrer en commun dans les enceintes multilatérales, en particulier au sein du Conseil euro-arctique de la Mer de Barents.
Au nom de son attachement à l'ONU et de ses préoccupations humanitaires, le Danemark a été très actif dès le début de la crise yougoslave, déployant dans l'espace ex-yougoslave environ 1500 casques bleus, au sein du bataillon nordique de Tuzla. Le gouvernement a mis des troupes danoises à la disposition de la force internationale de paix en Bosnie -contribution d'environ 800 hommes- et a maintenu sa présence militaire dans la nouvelle force de stabilisation (SFOR).
Le Danemark a contribué une trentaine d'hommes à la Mission de Vérification au Kosovo, et répondant à un appel de l'Otan, a envoyé 140 hommes et dix avions de chasse en Italie afin de participer à l'intervention dans la province. Le Danemark a contribué pour plus de 200 millions de FF aux opérations humanitaires en Albanie et s'est engagé à participer à hauteur de 200 hommes à une force de l'Otan en Albanie en soutien à l'opération humanitaire. 150 hommes ont été placés sous contrôle opérationnel français (opération "Abri allié").
Le 7 juin 1999, le gouvernement danois a décidé d'envoyer un bataillon de 850 soldats de métier pour participer à la Force internationale au Kosovo (Kfor).
La politique étrangère
Le Danemark est l'un des rares pays à avoir atteint et ce, depuis 1978, l'objectif de 0,7 % du PIB d'aide aux pays en développement, fixé par les Nations Unies. Celui-ci est même largement dépassé puisque l'effort danois s'élève à 1% depuis 1995, le plaçant au 1er rang devant la Norvège. La moitié du budget est consacrée à l'aide bilatérale (les principaux bénéficiaires sont la Tanzanie, le Bangladesh, l'Inde et le Kenya). L'aide multilatérale est principalement allouée à l'ONU (51,6 %), l'autre moitié se répartissant entre la Banque Mondiale, les banques régionales de développement et l'UE.
A l'instar de celle des autres pays nordiques, la diplomatie danoise milite en faveur d'un rôle central des Nations Unies dans la gestion des problèmes planétaires, mettant l'accent en particulier sur les questions humanitaires, sociales, de développement et de maintien de la paix. Copenhague se montre favorable au renforcement de la capacité de réaction des Nations Unies, et a, à cet égard, largement contribué à la signature, par sept pays en décembre 1996, d'un accord sur l'établissement d'une brigade multinationale de réaction rapide (composée de 4000 hommes, dont 185 Danois, et destinée à être engagée, à partir de 1999, sur demande de l'ONU, dans des opérations de maintien de la paix).
Le Danemark s'est vivement félicité de l'adoption à en juillet dernier du statut de la future Cour pénale internationale.
Le Danemark apporte un soutien actif, et en particulier financier, au processus de paix au Proche-Orient. Le Danemark, qui s'est félicité de la signature de l'accord d'Hebron, participe à la force d'observateurs sous direction norvégienne."
Déplacement au Royaume du Danemark, 17-18 juin 1999
Extrait d'un texte paru initialement sur le site du Premier ministre français Lionel Jospin - www.premier-ministre.gouv.fr - Droits réservés
Conservé sur le site Archives des sites des premiers ministres Juppé et Jospin - version 2 du site du gouvernement de Lionel Jospin |
| Carte |

Crédit: The World Factbook (CIA) - domaine public |
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