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| Baltique (mer) |
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"La mer Baltique est une petite mer contiguë à l’Océan Atlantique. C’est une mer semi-fermée très peu profonde (en moyenne 55 m). La Baltique recouvre avec le Kattegat une superficie totale d’environ 450 000 kilomètres carrés, avec un volume aquatique de 21 700 km³. Sachant que 4 à 25 ans (voire jusqu’à 45 ans selon d’autres sources) sont nécessaires pour le renouvellement des masses aquatiques sur l’ensemble de la Baltique, on pourrait considérer à maints égards qu’il s’agit plus d’un grand lac que d’une mer."
Commission de l'environnement et de l'agriculture de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, La pêche dans les mers semi-fermées d'Europe. Rapport (Doc 9373, 15 février 2002). Rapporteur: M. Wolfgang Behrendt, Allemagne, Groupe socialiste
"La région de la mer Baltique compte environ 60 millions d'habitants qui sont les artisans d'une véritable réorganisation économique. Cette région est le point de rencontre des États scandinaves et de l'Allemagne aux économies très avancées, d'une part, et de pays tels que la Pologne, les Républiques baltes et d'une partie de la Russie, d'autre part, encore en proie aux affres de la transition vers un système d'économie de marché. La région de la mer Baltique est également la seule région d'Europe dans laquelle l'Union européenne possède une frontière commune de plus de 1000 kilomètres avec la Russie. Les demandes d'adhésion de la Pologne et des Républiques baltes à l'Union européenne et à l'OTAN esquissent le cadre économique et politique à l'intérieur duquel évolue la coopération baltique.
Les acteurs de la coopération baltique sont la Suède, la Finlande, les régions russes de St-Pétersbourg (région de Léningrad et ville de St-Pétersbourg), régions de Novgorod, de Pskov et de Kaliningrad, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne avec les voïvodies riveraines de la Baltique, la République fédérale d'Allemagne avec les Länder de Mecklenbourg-Poméranie occidentale, Schleswig-Holstein et Hambourg, le Danemark et la Norvège."
Parlement de l'Union européenne, Commission des affaires étrangères, de la sécurité et de la politique de défense, Rapport sur la communication de la Commission sur l'initiative baltique (SEC(96)0608 - C4-0362/96), 28 mai 1997 (A4-0196/97). Rapporteur: M. Staffan Burenstam Linder |

Pêcheurs à Dyiwnow (Pologne), sur le littoral de la Baltique
EPA Photo / Stanislaw Ciok
Cette photo est une propriété de la Commission européenne
© Communautés européennes, 1995-2003 |
| Enjeux |
"(...) la Baltique est un système écologique fragile. Si l’on ajoute à cela que 70 millions de personnes peuplent son bassin versant, qui s’étend sur des États fortement industrialisés et qui pratiquent l’agriculture intensive, le risque d’effondrement écologique de ce grand écosystème marin devient manifeste. Effectivement, sur la moitié des fonds marins de la Baltique centrale, soit une superficie totale de 100 000 km2, la faune benthique est pratiquement décimée. La pollution d’origine tellurique est largement responsable de la pollution globale de la mer Baltique. Elle représente 56 % des apports azotés, les 44 % restants provenant de l’atmosphère. Les apports continentaux de produits pétroliers totalisent même plus de 98 % de ces polluants.
(...)
En août 1970, des représentants de tous les États riverains de la Baltique se sont réunis pour la première fois dans le cadre d’une conférence traitant de la lutte contre la pollution de cette mer par les produits pétroliers. À la suite de la conclusion de la «Convention de Gdansk sur la pêche et la conservation des ressources vivantes de la mer Baltique» en octobre 1973, la capture des principales espèces de poissons de la Baltique a été réglementée au niveau international par la Commission internationale de la pêche en mer Baltique, créée entre-temps et dont le siège est à Varsovie. Elle utilise comme fondement scientifique les données du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) provenant d’estimations effectués sur certains stocks de poissons de la Baltique.
Sur la base d’un projet finlandais présenté lors d’une conférence d’experts gouvernementaux à Helsinki, les parties sont parvenues dès mars 1974 à un résultat satisfaisant, que la Conférence diplomatique réunie à Helsinki du 18 au 22 mars 1974 a adopté et signé sous le nom de Convention sur la protection de l'environnement marin de la zone de la mer Baltique (Convention d'Helsinki) (*), entrée en vigueur en 1980.
La Commission d’Helsinki pour la protection de la mer Baltique (HELCOM) établit tous les cinq ans des comptes-rendus périodiques sur l’état de la mer Baltique. Le troisième compte-rendu de ce type pour la période de 1989 à 1993 a montré que l’objectif fixé en 1988 par les ministres de l’environnement des Etats signataires de l’HELCOM, et qui prévoyait une réduction de 50 % des apports de certaines substances dans la mer, avait été atteint pour le phosphore. En revanche, aucune tendance nette n’avait pu être enregistrée pour l’azote.
(...)
État de l’environnement
En 1992, la Commission d’Helsinki a lancé le Programme international d’action environnementale pour la mer Baltique. Toutes les parties de l’HELCOM, la Commission d’Helsinki, ainsi que les États du bassin de la Baltique participent à sa mise en œuvre. L’objectif de ce programme, étalé sur 20 ans et doté d’un volume prévisionnel d’investissements de 18 milliards d’Euros, est de faire progresser la dépollution de la Baltique, urgente du point de vue écologique, en prenant des mesures prioritaires. La mer Baltique est dans un état alarmant. Outre les pollutions industrielles, qui sont connues, et l’insuffisance ou l’absence de stations d’épuration, ce sont les pollutions agricoles, voire atmosphériques qui sont les facteurs les plus problématiques. On estime aujourd’hui que les apports d’origine tellurique baissent, alors que les apports atmosphériques augmentent.
Autrement dit, la pollution de la Baltique est due à des causes multiples d’origine humaine: d’une part les activités de pêche et d’autre part la pollution liée à l’urbanisation et à l’industrialisation, ainsi qu’à l’intensification de l’agriculture dans les bassins versants que peuplent quelque 80 millions d’habitants. Les changements écologiques planétaires auront probablement un impact particulièrement important sur les systèmes déjà très fragilisés, ou sur ceux que leurs particularités rendent plus précaires que d’autres. En mer Baltique, ces deux conditions sont remplies de manière exemplaire.
Les signes d’eutrophisation par apports de substances nutritives d’origine tellurique et atmosphérique sont avérés. Ces dernières sont essentiellement azotiques. (...)
Il est possible de réduire le volume d’azote véhiculé par l’atmosphère, les fleuves et leurs affluents, issu des secteurs de l’énergie ou du transport automobile et plus encore de l’agriculture (l’emploi d’engrais adaptés aux besoins et aux saisons, la réduction de l’élevage intensif et du nombre des exploitations utilisant du lisier sont quelques exemples des mesures applicables).
Sur les 21 000 à 66.000 t de produits pétroliers qui sont déversées chaque année dans la mer Baltique, selon des estimations de l’HELCOM, la majeure partie (plus de 50 %) est d’origine tellurique, autrement dit elle provient de cours d’eau aussi bien que du déversement direct des eaux usées dans la mer. L’OMI a classé la Baltique parmi les régions particulièrement sensibles à la pollution. C’est pourquoi les directives sur la pollution due aux navires sont particulièrement sévères. L’interdiction absolue de purger les navires en mer, la teneur maximale en mazout de l’eau de lestage, la mise en place progressive de contrôles aériens et l’augmentation des capacités d’évacuation portuaires ont conduit à une diminution graduelle de la pollution par les produits pétroliers attribuée à la navigation maritime."
Note
(*) Le texte de la Convention est publié au J.O. allemand: BGBl. 1979 II, 1230 et suiv.
Commission de l'environnement et de l'agriculture de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, La pêche dans les mers semi-fermées d'Europe. Rapport (Doc 9373, 15 février 2002). Rapporteur: M. Wolfgang Behrendt, Allemagne, Groupe socialiste
Voir aussi: Enjeux stratégiques en mer Baltique (exposé de Émilia Robin) |
| Carte |

États riverains de la mer Baltique
Source : Stephen J. Blank, "Russia and the Baltics in the Age of NATO Enlargement", Parameters - US Army War College Quarterly, vol. XXVIII, no 3, automne 1998

La mer Baltique, vue par un satellite américain
Crédit : Earth Observatory (NASA)
Domaine public |
| Documentation |
| Matti Klinge, Le monde baltique, Ed. Otava, 1997, 176 p. |
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| | Convention sur la protection de l'environnement marin de la zone de la mer Baltique (convention d'Helsinki révisée de 1992) | | | Environnement, pollution, mer, République tchèque, Slovaquie, Danemark, Estonie, Finlande, Allemagne, Lettonie, Lituanie, Norvège, Pologne, Russie, Suède, Ukraine, Union européenne | | CONVENTION sur la protection de l'environnement marin de la zone de la mer Baltique, 1992 LES ÉTATS PARTIES À LA PRÉSENTE CONVENTION, CONSCIENTS de la valeur essentielle de l'environnement marin de la zone de la mer Baltique, de ses caractéristiques hydrographiques et écologiques exceptionnelles et de la sensibilité de ses ressources vivantes aux changements intervenant dans l'environnement; |
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