| Un nouveau site sur l'appartenance |  (... Ce n'est pas seulement l'appartenance aux autres et à une communauté qui est en cause, mais aussi l'appartenance à l'univers, à la terre, à l'eau, à tout ce qui vit, à toute l'humanité. (Jean Vanier) |
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| Joseph Stiglitz, Andrew Charlton : "Pour un commerce mondial plus juste" |  Prix Nobel d'économie, ex-fonctionnaire de la Banque mondiale et conseiller de l'administration Clinton, Joseph Stiglitz est un partisan avéré d'une mondialisation fondée sur l'ouverture des marchés. Mais l'échec des discussions de Doha montre à quel point les mécanismes du marché sont distortionnés en faveur des nations les plus riches, les États-Unis en particulier, qui contrôlent, en fonction de leur poids économique, les décisions du FMI, de l'OMC ou de la Banque mondiale. Le succès économique des nations asiatiques émergeantes qui ont tenu à distance le FMI et la Banque mondiale, et a contrario, la crise économique en Argentine, largement dépendante du financement international, témoignent suffisamment de leur influence. Pour que la mondialisation réalise la promesse d'un développement équitable pour tous les pays, riches ou pauvres, il faudra "démocratiser" les institutions et les mécanismes qui régissent la libéralisation du commerce international et recentrer sur l'humain un capitalisme vidé de toute éthique : « Le capitalisme néolibéral est devenu une jungle impitoyable où l'on a oublié que l'être humain devait être au coeur du développement économique et que le profit ne devait pas être un but en soi.» >> |
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| Argent-monnaie |
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«Les manuels de théorie économique conventionnelle présentent la monnaie comme toute "chose" qui sert à la fois de médium d'échange ou de numéraire, d'unité de compte, et de réservoir de valeur. Son rôle premier est de faciliter les échanges. Avant la monnaie, c'était le régime du troc. Pour qu'il y ait échange, il fallait que les deux parties en présence aient exactement le bien qui convenait à l'autre. Sinon, l'échange ne pouvait s'effectuer. La monnaie a découpé la transaction en deux parties indépendantes: l'achat et la vente. Quand la monnaie existe, il suffit d'une cohésion sociale minimale et d'un faible degré de confiance pour qu'une personne accepte en contrepartie pour un bien qu'elle possède un numéraire qu'elle croit et compte pouvoir échanger contre d'autres biens plus tard.
Ce minimum de cohésion sociale et de confiance qui est au fondement de toute monnaie émane soit d'un acte de foi, d'une acceptation générale du numéraire par la communauté, soit d'un édit des autorités qui l'établit comme cours légal dans un territoire donné. Ces deux sources de monnaie ont des conséquences fort différentes. Dans le premier cas, la monnaie peut sourdre soit d'une coutume immémoriale, ou d'une convention émergeant par chance ou librement négociée, ou être le résultat d'une concurrence entre monnaies privées. Dans la plupart des cas, on voit émerger des monnaies qui vont se concurrencer sur la base de leur fiabilité ou coefficient de crédibilité respectives. Le ou les numéraires qui perdurent sont ceux qui sont le plus vastement ou localement acceptables dans un réseau d'échange donné. Des régimes de monnaies parallèles au niveau local, régional et national sont possibles. C'est ainsi qu'on a recensé pas moins de 300 devises locales de par le monde (dont 85 monnaies locales dans 26 états américains — la plus fameuse étant celle des "Ithaca HOURS"), servant surtout comme base de troc multilaréral au niveau local (Frick, 1996). Personne ne contrôle ces monnaies et elles sont une sorte de vaseline qui facilite les échanges.
Dans le second cas, la monnaie est la production d'un monopole d'État qui impose le médium d'échange et tente de le contrôler. L'État bénéficie de ce monopole de multiples façons: la monnaie sert à la fois de source d'unité symbolique du pays, de source de revenu pour l'État, pour autant que le coût de production de la monnaie est moindre que sa valeur nominale (c'est ce qu'on appelle le seigneuriage), d'instrument de politique publique de stabilisation du niveau de l'emploi et des prix à la Keynes, et de moyen pour le pays de se donner une certaine indépendance politique en ayant sa devise propre».
GILLES PAQUET, «Monnaie et gouvernance», L'Agora, vol. 6 no 1 |
| Essentiel |
«L'argent est un bon serviteur mais un mauvais maître.»
ALEXANDRE DUMAS, La Dame aux camélias
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«Chez moi si les richesses s'écoulent, elles n'emporteront rien qu'elles-mêmes; toi tu seras dans la stupeur, et tu te paraîtras abandonné de toi-même si les richesses se retirent de ta personne; chez moi elles n'occupent qu'une place, chez toi elles ont toute la place; pour conclure, les richesses m'appartiennent et toi tu leur appartiens.»
SENÈQUE, De Vita beata, XXI-XXII passim (voir le document Posséder sans être possédé)
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«Il y a une affinité, une parenté extrêmement profonde entre le (monde) moderne et le non organique et l'argent; comme il y a une affinité, une parenté infiniment profonde et qui va infiniment loin entre le christianisme et l'organique (la vie éternelle) et la pauvreté.»
CHARLES PÉGUY, Clio |
| Documentation |
Of Money, par David Hume (1752)
The Love of Money, par T.E. Cliffe Leslie. Essai publié en novembre 1862
"L'argent, misère du pauvre, misère du riche" - numéro spécial de la revue Esprit, 2e année, no 1, 1er octobre 1933 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)
Lumière faite sur un vieux cliché: Jacques Attali, les Juifs et l'argent - Le déboulonneur de mythes - article paru dans Le Devoir, 18 juin 2002
Dossier "The Merchant of Venice" (Compass. A Jesuit Journal, vol. 14, no 5, novembre-décembre 1996):
L'argent et nous. Dossier de Psychologies Magazine (octobre 1998)
Articles:
The Soul of Money - A Conversation with Lynne Twist (New Dimensions - World Broadcasting Network)
L'état actuel du budget de la famille canadienne, Rapport 2002, par Roger Sauvé, Institut Vanier de la famille
Le schizo et l'argent, par Jean et Martine Morenon. (Revue Synapse no 80,. novembre 1991)
Money and Power: Lessons from the 5th Century B.C., par Anna Maria Gillis (Humanities, juillet-août 2000)
Comment régler ses comptes avec l'argent, M.-C. François-Laugier, psychanalyste |
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| | Philosophie de soutien à la petite entreprise | | Vickie Cammack | | Développement personnel, communauté | | Présentation de la philosophie d'Ernesto Sirolli. | | | L'écologiste des balbuzards | | Hélène Laberge | | Solidarité, mécénat, balbuzard, pêcheur | | Un écologiste crée une fondation, la Fondation du Lac Villiers, grâce à laquelle avec sa compagne - et bientôt avec ses deux fils - il se livre entre autres à une action inédite de réhabilitation des balbuzards, une espèce en voie d'extinction. | | | Liberté sur l'argent | | Claude Gagnon | | Consommation, pauvreté | | Compte rendu du numéro 239 de la revue Liberté (octobre 1998) | | | Dollarr, Dollarr, Dollarr, por favor! | | Sylvie Escande | | Pérou | | Celui qui n'a suffisance de ses biens, il n'a rien. | | | Méditations d'un prisonnier sur l'argent | | Renaud Bougie | | Vie | | C'est en faisant le tour des lieux communs de la vie dans nos sociétés avancées que l'auteur cherche à cerner la signification de l'argent. | | Posséder sans être possédé | | Hélène Laberge | | Détachement, liberté | | Qu'il soit riche ou qu'il soit pauvre, ses biens suffisent à l'être intérieurement libre... |
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  |  | Terminologie / Traductions |
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| Synonymes |
| Monnaie |
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| Allemand |
| Geld |
| Anglais |
| Money |
| Espagnol |
| Dinero |
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