Fondateurs |
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 Léopold Sédar Senghor |
Senghor est africain. Comment prendre la juste mesure des personnages historiques de ce continent si souvent exclu du monde? Par ces grandes vedettes, comme Céline Dion, dont on dit que leur carrière les a conduites partout dans le monde, sans préciser qu'elles ont évité l'Afrique. On a pourtant refait les cartes du monde pour donner enfin sa vraie place dans l'espace à cet immense continent, qui est également immense dans le temps puisqu'il fut le berceau de l'humanité. Rien n'y fait. L'Afrique est l'inconscient refoulé de l'humanité.
Parce qu'il a vécu en Afrique du Sud, un pays riche, parce qu'il a mené un combat contre l'apartheid semblable à celui des Noirs américains contre la ségrégation, Nelson Mandela appartient pleinement au monde et à l'histoire. Les risques qu'il a pris, les vingt-six ans qu'il a passés en prison, sa personnalité charismatique l'élevèrent dans la conscience mondiale au rang des plus grands. Il ne s'était pas élevé au-dessus du commun des mortels de sa race en étudiant le grec et le latin à Oxford, comme Senghor l'avait fait à Paris. Il aimait Beethoven et Tchaikovsky comme tout le monde. Il fut un héros populaire. |
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 Abdou Diouf |
Successeur de Senghor à la présidence du Sénégal, puis dans l’histoire des institutions de la Francophonie, voilà les deux grandes étapes dans la carrière de cet homme qui travailla d’abord dans l’ombre du poète-président pendant près de vingt ans, de 1963 à 1980, pour voir ensuite planer son ombre au-dessus de lui pendant vingt autres années, celles de sa propre présidence.
Successeur, – mot, faut-il le rappeler, apparenté à succès –, Abdou Diou l’est jusque dans les biographies qu’on lui a consacrées. Dans celle de Lamine Tirera, Senghor occupe presque autant de place que lui. Comment a-t-il pu être à ce point successeur sans servilité et sans ressentiment ? La réponse est simple: de tels sentiments n'étaient pas dans sa nature et il le fit savoir clairement à Senghor avant d'entrer
à son service, alors qu'il occupait le poste de gouverneur de la région de Sine-Saloum.
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| Articles |
| Léopold Sédar Senghor | Rencontres avec Senghor | Jean-Marc Léger
| Nous en vînmes naturellement à parler de l’édification, lente et laborieuse, de l’ensemble francophone, des premiers acquis de la modeste Agence de coopération. Il n’y reconnaissait d’aucune façon son grand projet, tel notamment qu’il l’avait exposé à ses pairs de l’OCAM (Organisation commune africaine et malgache) en juin 1966 à Tananarive. Je savais qu’il avait été profondément déçu et attristé par l’extrême modestie de l’organisation créée à l’issue de la deuxième conférence de Niamey.
| | Habib Bourguiba | Discours devant l'Assemblée nationale Ivoirienne à Abidjan (extrait) | « Cette ligne de communauté linguistique qui sillonne l’Afrique a plus de signification que les signes du climat et les indices de la géographie »
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| Aperçus |
| Diouf (Abdou) | Charte de la Francophonie | «En quoi cette charte [la Charte de la Francophonie adopté en novembre 2005] renforce l'OIF et modifie les modes de fonctionnements des institutions de la Francophonie ?
Abdou Diouf : Cette Charte permet de définir de manière plus cohérente les domaines de compétence des différentes institutions de la Francophonie.
Elle favorise une synergie nécessaire et une coopération plus étroite avec les différents opérateurs. Elle génère une dynamique nouvelle qui doit contribuer à une plus grande cohésion et une plus grande lisibilité de l'action globale de la Francophonie, notamment celle menée sur le terrain. Elle consacre l'importance de la dimension politique de notre Organisation, qui marque fortement sa vocation à être un acteur universellement reconnu et à part entière des relations internationales.
(...)
Pour y parvenir, je compte beaucoup en particulier sur la rénovation et le renforcement du fonctionnement du Conseil de Coopération et sur la collaboration renforcée avec nos opérateurs et avec l'APF. Car c'est ensemble, en définissant de concert nos démarches, nos objectifs, nos stratégies, que nous serons en mesure de réaliser de grandes choses.»
| | La Francophonie institutionnelle : un tournant décisif ! Entretien avec Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire général de la Francophonie, Parlements et Francophonie. Février 2006. N°1 | | | Francophonie, définition d'Abdou Diouf | « La Francophonie est une prise de conscience effective de notre solidarité naturelle et de notre fraternité, nées d'une approche analogue des affaires du monde à l'aide d'un même instrument, la langue française.
| | Traisnel, Christophe, Le français en partage, Timée-Éditions Zestory, |
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