Afrique du Nord et Moyen-Orient |
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 Liban |
«Tels sont les faits du bilinguisme arabe-français au Liban dans leur actualité. Ils sont le résultat d'une histoire particulière qui confère à ce bilinguisme une éminente signification nationale. S'inscrivant dans la continuité d'une constante géographique multi-séculaire, celle d'une terre qui a toujours été, depuis la plus haute antiquité, un creuset des civilisations un lieu de rencontre des langues et des cultures, le bilinguisme arabe-français a été l'instrument d'une étroite collaboration de la tradition culturelle française et de la tradition ar dans la formation de la personnalité libanaise. L'influence française s'est soldée par un double bilan : la libération politique, la renaissance culturelle.» (Selim Abou)
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 Maroc |
«Le français est la seule langue au Maroc, qui puisse prétendre d'être à la fois lue, écrite et parlée, tout en étant la langue de toutes les promotions sociales et économiques. La langue française a gardé des positions importantes dans l'éducation, la politique, l'Administration et les médias, ce qui n'est pas rien il va sans dire. Il ne faut pas oublier que la France est demeurée le principal partenaire économique du Maroc, voire le premier client, le premier investisseur, et le premier formateur de cadres marocains à l'étranger. De son côté, le Maroc participe aux Sommets de la Francophonie et adhère à l'Agence universitaire francophone (AUF), à l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (AIF), ainsi qu'à divers autres organismes internationaux francophones.» (Jacques Leclerc, L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, TLFQ, Université Laval)
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| Aperçus |
| Algérie | Assia Djebar | « Née à Cherchell le 4 août 1936, d'un père instituteur, ancien élève de l'Ecole normale de Bouzaréah avec Mouloud Feraoun, elle a été la première algérienne à être admise à l'Ecole Normale Supérieure de Sèvres en 1955.
En 1956, elle arrête ses études après avoir participé à la grève des étudiants algériens. Assia Djebar se marie en 1958 à un militant de la cause nationale et collabore au journal El Moudjahid en réalisant des entretiens avec des réfugiés algériens, à Tunis et au Maroc.
Diplômée en histoire, en 1959, elle enseigne l'histoire à l'Université de Rabat et, à partir de 1962, à l'Université d'Alger. Elle travaille aussi dans la presse et la radio nationales. »
| | El Moudjahid, «Assia Djebar entre à l'académie française», journal Algérien «El moudjahid», 17 juin 2005 | | | Présence du français en Algérie | « Introduite avec la conquête, la langue française a remplacé l'arabe dans presque tous les usages écrits. La mise en place d'une administration française a accru l'importance de l'écrit. Par contre, les fortes restrictions mises par les autorités coloniales à développer l'enseignement dans le milieu dit « indigène » ont limité l'expansion du français aux populations en contact suivi avec la population française : villes, bourgs de colonisation. La majeure partie de la population était donc vouée à l'analphabétisme et à l'expression dans sa langue locale.
A partir de l'indépendance, dans une volonté de développement et de lutte contre l'analphabétisme, le gouvernement a multiplié les écoles, les lycées et les universités : toutes institutions qui se sont trouvées être des lieux de diffusion de la langue française. Le frein à cette expansion, que la politique d'arabisation a voulu marquer, est intervenu tardivement : décidée dès 1962, mais rendue effective dans les années 1970-1980, cette politique a toujours laissé une place privilégiée à la langue française, enseignée dès l'école primaire. Parallèlement, le développement des structures administratives, fonctionnant en français, a contribué à la même expansion. L'arabisation de l'administration, décidée en 1968, s'est installée lentement et n'est que partiellement réalisée à ce jour. Le secteur économique a toujours fonctionné en français. La connaissance imparfaite du français chez les jeunes générations est due autant à la mauvaise qualité de l'enseignement qu'aux mesures restrictives adoptées. Tout l'enseignement algérien est maintenant donné en arabe. Mais, dans le même temps où le pouvoir tentait de contenir cette expansion au profit de l'arabe, la transmission de programmes de télévision par paraboles, sans contrôle possible de l'État, a de nouveau branché la population sur la langue française (Rouadjia 1990 : 232-242). »
| | Grandguillaume, Gilbert, «La confrontation par les langues», revue «Anthropologie et Sociétés», Département d'anthropologie de l'Université Laval, Volume 20 numéro 2,«Algérie. Aux marges du religieux», 1996 (disponible en ligne sur erudit.org) |
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