| Sports | | Le sport pour mieux vivre avec la maladie | | Liaison (U. de Sherbrooke) | | Le Groupe de recherche en intervention en éducation physique et sportive adaptative de la Faculté d'éducation physique et sportive développe des méthodes pour permettre aux personnes avec limitations motrices de faire du sport. Les résultats sont spectaculaires selon l'un des fondateurs du groupe, Jacques Vanden-Abeele, qui consacre sa retraite… à la recherche et à l'intervention. | | Genres de vie | | Bonheurs d'occasion | | Au fil des événements (U. Laval) | | Parce qu’elles permettent de consommer autrement, les ventes de garage sont dans l’air du temps. |
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| Requête: LYRISME |
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Banville Théodore de | | Poète français (1823-1891, membre de l'école littéraire dite du Parnasse. En réaction contre le lyrisme romantisme, il prône un idéal de beauté incarné par la perfection de la forme. Il s'essaya à diverses techniques de versification, trouvant son inspiration tant chez les poètes de la Pléïade, chez Chénier que dans la chanson populaire. |
Alexandre Radichtchev (Encyclopédie sur la mort) | | En 1790, il écrit le Voyage de Pétersbourg à Moscou, où il dénonce le servage et la tyrannie. Catherine II le considère comme «un rebelle pire que Pougatchev». Arrêté et condamné à mort, le poète est déporté en Sibérie jusqu’en 1796. Après la mort de l’impératrice, il est rétabli dans ses droits et nommé à la commission législative. Physiquement diminué et déçu dans ses espoirs de réformes libérales, il se suicide en 1802. Son lyrisme civique fait de lui un chantre de la liberté*
«Je suis né libre et le demeure/Je veux qu’ainsi l’on vive et meure/Et je puis d’une main libre/Sans quémander prendre mon pain. |
Matisse Henri | | Peintre français (1869-1954). Artiste associé au fauvisme qui ne constitue que le point de départ d'une aventure picturale et esthétique unique. L'oeuvre de Matisse d'une modernité sans cesse renouvelée et pourtant d'esprit classique, d'un lyrisme serein, rare en un siècle de guerres et de révoltes, figure avec celle de Picasso comme une des plus influentes du XXe siècle. |
Laforgue Jules | | Poète français. «Pendant une période de vie très modeste dans sa famille, vie devenue dure avec les soucis d'argent, Jules Laforgue, né à Montevideo, en 1860, sentit s'éveiller son esprit aux chefs-d'œuvres des Musées de Paris et aux longues lectures dans le jardin du Luxembourg; il aima d'abord Taine, Renan, Huysmans, puis alla vers Bourget, dont l'analyse inquiète et naïve l'attirait. Son ambition de la vingtième année était de devenir un historien d'art et un poète philosophe.» |
Le Roi se meurt (Encyclopédie sur la mort) | | Il est vieux, il a trois cents ans, mais il n'est pas encore prêt à mourir. La mort est en effet un scandale pour l'homme moderne, qui ne dispose d'aucune consolation philosophique ou religieuse pour l'aider à renoncer au monde. Mais la représentation poursuit sa démarche inexorable vers le dénouement et Bérenger doit
se détacher de son univers, couche par couche, jusqu'au dépouillement ultime. C'est avec un vibrant lyrisme qu'il fait son deuil, d'abord, de ses réalisations passées - et elles furent grandes -, puis des menus plaisirs de la vie - qui font de l'existence une féerie continuelle - et enfin, de ce qui lui est le plus cher: l'amour, et les êtres de son entourage. |
Winfried Georg Sebald (Encyclopédie sur la mort) | | Depuis 1976, il enseigne la littérature à l’université de Norwich, East Anglia, où, en 1989, il fonde un centre de traduction littéraire. L’influence de Jorge Luis Borges semble visible dans son œuvre. Son livre Les émigrants (Arles et Montréal, Actes Sud et Leméac, 1999) est une «œuvre d’exception», poignante de vérité et de sentiment. Du point de vue des éditeurs, «avec un lyrisme mélancolique», l’auteur «se remémore — et inscrit dans nos mémoires — la trajectoire de quatre personnages de sa connaissance, que l’expatriation (ils sont pour la plupart Juifs d’origine allemande ou lituanienne) aura conduits — silencieux, déracinés, fantomatiques — jusqu’au désespoir et à la mort» (p. |
Sappho (Encyclopédie sur la mort) | | Je me permets de la reprendre pour la savourer: «Les anciens regardaient l'érotomanie comme une véritable affection
nerveuse qui pouvait se guérir par de vives secousses morales.» (Esquirol, Maladies mentales, Paris, Baillère, 1838, t. 2, p. 42) Étrange secousse morale que ce terrible saut, qui devait souvent se terminer par la mort. (J. Pigeaud, De la mélancolie. Fragments de poétique et d'histoire, Paris, Dilecta, 2005, p. 92)
Sappho témoigne «de ce lyrisme des îles - Sappho est originaire de Lesbos - et de cette expression de sentiments personnels qui n'ont plus rien d'héroïque: on ne saurait oublier sa description de l'amour et des troubles physiques qu'il entraîne, description qui a inspiré de très près nos classiques et se trouve citée ou imitée dans nombre de textes du XVII° siècle. |
Angéline Neveu (Encyclopédie sur la mort) | |
Publications
Âme Sauvage Écrits des Forges, 2004.
Éclat redoublé, Écrits des Forges, 2002.
Le vent se fie au vent, Écrits des Forges/ Éditions du Graal, 1994.
Je garderai la mémoire de l’oubli, Écrits des Forges, 1993.
Désir, Centre d'Art Contemporain Georges Pompidou, 1985.
Rêve, Cahier Loques, 1982.
Lyrisme télévisé, Collection «Unfinitude», Éditions de la Nèpe, 1982. |
Claude Debussy | | Achille-Claude Debussy. Compositeur français. Né à Saint-Germain-en-Laye en 1862, mort à Paris en 1918. « Élève de Marmontel et d’Ernest Guiraud au Conservatoire, il concourut pour la première fois à l’Institut en 1883, où il obtint le premier second prix, et, l’année suivante, il remportait le premier grand prix de Rome pour la cantate intitulée L’Enfant prodigue. Après son séjour réglementaire en Italie et en Allemagne, il revint en France.» |
Tchaïkovski Piotr Illich | | «Tschaïkowsky, qui doit être aussi considéré comme un romantique, a vécu de 1840 à 1893. Ce grand musicien russe jouit d'une grande popularité en Russie et dans la plupart des pays anglo-saxons, mais on le dédaigne un peu en France, par exemple. Il est même de mode, en notre pays, chez certains musiciens, de le dédaigner aussi. On n'est pas sûr que sa sentimentalité soit de bon goût. J'avoue ne point partager ces idées exclusives.» |
Émile Verhaeren (Encyclopédie sur la mort) | | » S. Zweig,
p. 54) Lorsque le malade atteint à la guérison, il devient le poète lyrique de la vie moderne et chante la foule, les villes, les usines, le progrès, la démocratie, l'Europe. Lorsque l'homme atteint à sa pleine maturité, il construit un poème cosmique empreint de métaphysique et de religion. Son lyrisme universel tente de faire la synthèse du monde où il découvre Dieu dans l'humanité. |
Vladimir Maïakovski (Encyclopédie sur la mort) | | Fondateur de la revue Lef (Front gauche de l’art) au service de la N.E.P. (Nouvelle Politique Économique), rédacteur de l’organe central du parti communiste et membre actif de la RAPPP (Association des écrivains prolétariens de la Russie), il fait de nombreux voyages à l’étranger, notamment à New York, Londres et Paris. Dans le train qui le conduit avec Lili de Paris à la ville de Pierre au bord de la Néva, il lit à Lili son chef d’œuvre du lyrisme amoureux: «De cela» (1923). |
Louise Ackermann (Encyclopédie sur la mort) | | «Cet ouvrage regroupe les oeuvres complètes de Louise Ackermann. Poésies philosophiques est son oeuvre la plus aboutie. L'originalité de sa poésie s'exprime par un lyrisme qui énonce une pensée philosophique prenant sens dans la foi en l'esprit humain et en son indépendance. |
Étienne de Senancour (Encyclopédie sur la mort) | | Car, «la vie réelle de l’homme est en lui-même, celle qu’il reçoit du dehors n’est qu’accidentelle et subordonnée». C’est donc «dans l’indépendance des choses, comme dans le silence des passions, que l’on peut étudier son être» (p. 33-35). Selon H. Mitterand, «les paysages alpestres suscitent en lui un lyrisme de la nature, mais si, psychologiquement, ces mélancoliques ruminations tournent autour d’
un mal-être essentiel, ennui* et désir d’anéantissement, elles débouchent sur une certaine spiritualité et un certain souci du collectif. |
Aimé Césaire (Encyclopédie de la Francophonie) | | Camille Bourniquel, «Distance du semblable», revue Esprit, novembre 1962. Le numéro de novembre 1962 de la revue Esprit a été un événement intellectuel fondateur dans l'histoire de la francophonie. On y trouve, à côté d'un très beau texte de Senghor sur la langue française et d'un appel à la responsabilité commune des francophones du Québécois Jean-Marc Léger, un remarquable article de Camille Bourniquel sur les littératures d'expression française. |
Harmonie | | Le mot grec armonia signifie juste proportion. Juste! Voici l'idéal au coeur de la matière. On dit aussi qu'il y a harmonie lorsque les éléments d'un ensemble sont ajustés en vue d'une fin. L'harmonie se distingue par là de l'équilibre. Dans l'équilibre, il n'y a pas d'autre fin que la stabilité, que l'annulation des forces les unes par les autres. On est bien près de la mort. Le premier sens du mot armonia est emboîtement, joint, jointure. |
Jean-Marc Léger (Encyclopédie de la Francophonie) | | Journaliste, haut fonctionnaire international et national (Québec), conseiller en relations internationales, intellectuel engagé, défenseur infatigable de la langue française, Jean-Marc Léger est l'un des fondateurs, méconnu, de la Francophonie, à côté des Senghor, Diori et Sihanouk. |
Shelley Percy Bysshe | | Littérateur anglais, né près d’Horsham le 4 août 1792, mort en mer le 8 juillet 1822. Il fit ses premières études à la pension de Sion House, de Brentford, les acheva à Eton et, à cause de sa faiblesse, de sa beauté, de sa sensibilité maladive, eut à souffrir les persécutions de ses condisciples. |
Sibelius Jean | | Compositeur finlandais. «On peut affirmer que Sibelius est le plus célèbre des Finlandais. (...) C'est un cas: né dans une famille suédophone, il obtiendra son bac au lycée finnophone d'Hämenlinna. Il écrit ses sept symphonies de 1899 à 1924, la musique pour The Tempest de Shakespeare en 1926, Tapiola, et puis...» |
Nelly Arcan (Encyclopédie sur la mort) | | »
Commentaires sur le suicide de Nelly Arcan
Les Éditions du Seuil confirment, par voie de communiqué, le suicide de la jeune auteure québécoise Nelly Arcan:
«La jeune romancière canadienne Nelly Arcan s'est donné la mort hier à Montréal. Elle avait 34 ans. En trois livres, elle avait su imposer une des voix les plus singulières et les plus radicales d'outre-Atlantique. Son premier roman Putain, paru en 2001, brassait dans un lyrisme flamboyant tous ses thèmes de prédilection: la dictature planétaire de l'image, l'impossibilité d'un rapport innocent à soi-même, la pulsion de mort qui anime souterrainement les sociétés modernes. |
Mai 68 | | « La crise de mai 1968 présente des aspects communs avec les révoltes sociales du passé. Mais, dans son déroulement et ses causes, elle est un moment profondément original : elle débute par un violent mouvement de protestation étudiante, entraîne une mobilisation des salariés et débouche sur une crise politique.» |
Mes mortes, par Émile Verhaeren (Encyclopédie sur la mort) | | Thèmes: Histoire, Femmes, Mélancolie, Arthur Schopenhauer | | Dites quels flots leurs corps ont baignés, quels marbres furent les trépieds de leur trône et s'il n'est pas, parmi les îles de la mer ou les plaines des montagnes, un écho qui, encore vivant, jadis ait proféré leur nom.Verhaeren fait écho à Schopenhauer* lorsqu'il écrit dans «Mes Mortes» qu'il souffre «d'une douleur de monde». Ce lyrisme universel d'empathie mutuelle entre le poète et les grandes figures féminines d'un lointain passé «participe étroitement de l'épistémologie crépusculaire qui a affecté la plupart des discours» de la fin du dix-neuvième siècle et «pas seulement en littérature ou en poésie» (Jean-Pierre Bertrand, FNRS, Université de Liège, «Un mot de Verhaeren. |
La création de «Pelléas et Mélisande»: impressions d’un contemporain, par Jean Marnold | | Thèmes: impressionnisme, opéra, Richard Wagner, Maurice Maeterlinck, drame, drame musical, lyrisme, harmonie, dissonance, impression, passion, musique française, amour | | Le compositeur de Pelléas et Mélisande est un artiste de la plus rare originalité. Il a trouvé des nuances insoupçonnées pour colorer l'interprétation de sentiments, d'images, d’« impressions ». Il affectionne tout particulièrement le terme « impression »; […] Mais cet impressionniste est musicien. Ses « impressions » se traduisent naturellement en combinaisons sonores, et les « impressions » neuves, inopinées, qu'il suscite chez autrui, sont la conséquence de combinaisons inédites, nouvelles. |
«Maria Chapdelaine» et le cinéma catalogne de Gilles Carle, par Yves Lever | | Thèmes: Critique, cinéma, Louis Hémon | | C'est d'ailleurs ce romanesque essentiel qui relie le livre de Hémon à la grande tradition romantique des Roméo et Juliette ou Tristan et Iseult et qui en a fait un grand succès d'édition.
Quel sort Gilles Carle réserverait-il alors à un tel sujet, me demandais-je? Car voilà bien une histoire à aborder dans le sens de la nuance, de la profondeur, du raffinement des émotions, du lyrisme, alors que Carle traite d'habitude ses sujets surtout dans le sens de la largeur. |
La poésie de Paul Valéry - I, par Albert Thibaudet | | Thèmes: Analyse critique de l'oeuvre poétique de Valéry | | Un monde de conscience, pris sous des paupières baissées, dans la méditation de lui-même, et fêlé (tout comme le Vase Brisé, mon Dieu!) par le diamant fatal, par le contact de la vie à vivre. Le thème, en sa racine originelle, est celui de toute poésie; on n'en saurait imaginer de plus banalisé par tout le lyrisme romantique. |
L’originalité de Maeterlinck, par Remy de Gourmont | | Thèmes: symbolisme, théatre, art dramatique, essai, mystique, vie, matérialisme, panthéisme, tragique, réalisme | | Avec Pelléas et Mélisande, le monde sorti de l’imagination – on dirait parfois un peu névrosée, mais quel non-sens ce serait! – du poète, s’humanise et tend vers un lyrisme ... |
Le cardinal de Richelieu dans la littérature et l’art, par Gustave Larroumet | | Thèmes: art, littérature, théâtre, représentation, mémoire collective, historiographie | |
C’est que Richelieu, maltraité par ses contemporains pour avoir subordonné les intérêts privés à ceux du roi et de la France, est entré dans la littérature contemporaine à un moment défavorable. Il représentait l’ancien régime et l’autorité aux yeux d’un temps qui fondait le nouveau et adorait la liberté; il incarnait l’âge mûr et la raison aux prises avec la jeunesse et l’amour; il réunissait en sa personne tout ce que n’aimait pas le lyrisme romantique, et notamment le sacrifice de l’individu à l’État. |
La Venise de Byron et la Venise des romantiques, par Chronique des lettres françaises | | Thèmes: romantisme, décadence, George Gordon, Lord Byron, pèlerinage | |
La Venise de Musset, avant le voyage du poète à Venise, s’inspire de celle de Byron; mais Musset a eu recours aussi, dans la suite, aux Mémoires de J. Casanova (Contes d’Italie, Marrons du feu), à Shakespeare; et sa Venise est la patrie irréelle de la jeunesse, de l’amour (Le Fils du Titien).
George Sand a vu Venise en 1834. Ses Lettres d’un voyageur (avril-mai 1834), écrites après le départ de Musset, sont pleines d’un réalisme coloré et fin, de lyrisme et d’harmonie. |
Conjectures sur Jules Laforgue, par Chronique des lettres françaises | | Thèmes: poésie française, timidité, angoisse métaphysique, ironie, sentimentalisme, critique d'art | |
Pourtant, à cause de son fonds sentimental, Laforgue offre prise au doute. On peut se demander s’il est toujours lui-même fixé sur la réalité de son attitude. S’il discerne quand il est ému et quand il plaisante. Laforgue a dû être lui-même une victime, bien souvent, de son ambiguïté. Un second chef-d’œuvre de l’acuité des Moralités légendaires était-il possible ?
Il faut remarquer comme cette ironie s’est agenouillée, vaincue, devant l’amour, comment elle a cédé la place à un pur lyrisme. |
Émile Zola, romancier de Provence, par Edmond Rostand | | Mais pour en arriver là il faut quelquefois déployer plus d'art que pour ménager un dénouement, et cet art peut se laisser sentir. On aboutit aussi à écarter trop l'imprévu, à faire notre vie trop banale. Nous savons tous qu'il se passe quelquefois des drames singuliers, compliqués, presque semblables à ceux qu'inventent les auteurs méprises par Zola.
Du reste, lui, si prosaïque, si brutal, qui crie contre le lyrisme, n'a-t-il pas souvent composé ses romans comme de véritables poèmes? Il y a chez lui une étrange, une vigoureuse poésie, qu'il dégage de la matière. |
Article «Romantisme» de la Grande Encyclopédie (1885-1902), par Philippe Berger | | Thèmes: Romantisme, littérature française, littérature allemande, littérature anglaise | | Ils cherchaient tous deux l'essence de l'art et de la poésie dans le merveilleux et dans le fantastique, dans les souvenirs du moyen âge et mime de l'Orient et dans les traditions populaires. Le romantisme triomphe encore dans los poésies de Eichendorff et dans le lyrisme tendrement ironique de Heine; c'est lui aussi qui a inspiré les progrès de la philologie allemande et le développement des liouvelles écoles historiques. |
Théophile Gautier et Charles Baudelaire. À propos d’une nouvelle édition des "Fleurs du mal", par André Gide | | Thèmes: Théophile Gautier, Victor Hugo, Parnasse | | Je les veux considérer à la base au contraire et pour les différencier mieux, là où ils avoisinent la plaine. Sur le flanc de la poésie je rencontre passion, sentimentalité, enthousiasme surtout : croyance à tout cela, abandon à tout cela, partant : complaisance à soi-même, et chaleureuse incorrection. Sur l'autre flanc, celui de l'art, je trouve abnégation, scepticisme, labeur minutieux, patient, et toutes les vertus qui semblent les plus opposées au lyrisme. |
La recherche d'une identité, par Bernard Courteau | | Thèmes: Culture, francité, poème, Nelligan, Beauchemin, St-Denys Garneau, écriture, rythme | |
Joseph Quesnel, Joseph Mermet et Michel Bibaud occuperont tout le tournant du XVIIIe siècle, jusqu'à Joseph Lenoir (1822-1861), poète de St-Henri qui annonce et prépare le romantisme parmi nous.
Joseph Quesnel (1749-1809) présente poésies, épîtres, satires, épigrammes et chansons. L'une de ses pièces est même jouée à Paris, en 1788. Joseph Mermet (1775-1820) manie une poésie plus claironnante, toute empreinte d'un lyrisme ample et fort, patriotique et guerrier, en maître d'armes qu'il était. |
Le poème de la limite, par Jacques Dufresne | | Thèmes: Démesure, écologie, technique, relativisme | | On sait aussi que le livre des records est plus vendu actuellement que le livre des paraboles, la Bible. Or le culte du record est la forme la plus manifeste de la fièvre de l'illimité.
Voilà donc le rêve qui englobe nos pensées. À ce lyrisme, séduisant et envahissant, il nous faut substituer un poème de la limite. |
Les années d'apprentissage, par Stéphane Stapinsky (Encyclopédie de la Francophonie) | » (p. 63)
Son milieu familial l'aura aussi éveillé à la politique. Il naît et grandit à l’époque de la l’Action libérale nationale, des débuts de Maurice Duplessis, de la Deuxième Guerre mondiale. Avec, bien sûr, la «crise de la conscription». Sa famille, de tradition libérale, allait cependant modifier ses allégeances à la suite de cet événement décisif : «La jeunesse, celle des universités et des collèges surtout, s’engagea avec fougue et lyrisme dans le mouvement. |
Portrait de James Callihou ou portrait de l'artiste par lui-même, par Léo-Pol Morin | | Thèmes: Portrait de l'artiste par lui-même, musique moderne, musique canadienne-française | | Nous savons tout ce qui manque à cet art et que James Callihou n'a pas encore maîtrisé certaine technique. Ne nous suffit-il pas que cette musique soit vivante, spontanée, élégante et toujours simple? Il ne conviendrait d'ailleurs pas à l'auteur de s'astreindre à la rhétorique ordinaire et quelles que soient la faiblesse ou la trop grande facilité de ses formes actuelles, elles se suffisent et elles supportent allègrement l'exquise matière musicale dont elles sont revêtues.
Mais son lyrisme est sans efficacité et sans force. |
Portrait d'un tempérament absolu, par Pierre Emmanuel | | Thèmes: Léon Bloy, éternité, histoire, beauté, scandale, Dieu | | Le désespoir de Léon Bloy est si intimement lié à sa foi qu'on ne sait lequel des deux est l'antidote de l'autre : cet artiste chrétien est exilé de la Beauté, incapable d'en accepter la perfection simplement humaine parce qu'il ne peut enfermer dans une forme l'au-delà de toute perfection. Il y a dans le lyrisme de Léon Bloy comme une tentative forcenée de briser le mutisme inhérent à l'Être : une provocation à l'égard de Dieu, pour qu'Il émette le langage irréfutable, et à l'égard de l'homme, pour qu'il se soumette par violence à la parole qu'il ne comprend
pas. |
la Nouvelle Héloïse, par Gustave Lanson | | Il a découvert à son siècle, sinon les glaciers, du moins la montagne charmante, encore verte et fleurie. Tantôt le paysage donne un cadre en harmonie ou en contraste avec les états des âmes humaines, comme chez Hugo ou Lamartine; tantôt la vie est observée dans ses formes familières, rustiques ou bourgeoises, avec une précision mêlée de poésie qui rappelle le réalisme anglais. Le style est mêlé et touffu comme l'œuvre; il y a du raisonnement et de
l'éloquence, il y a du pittoresque et du lyrisme; le sensible et l'abstrait se juxtaposent et se fondent; en maint passage, un rythme très marqué fait ressortir la valeur poétique de la pensée. |
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