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    Impression du texte

    Peckinpah Sam

    Introduction à l’oeuvre de l’auteur

    Que nous l’assumions ou non, la Violence nous fascine. Nous la révérons comme le Sauvage vénère son totem. Que survienne un accident, un braquage, un meurtre ou une rixe et nous fondons sur les lieux du drame avec la rapacité du vautour avide de charogne. Quelle est donc la substance de cette sulfureuse attirance ? Nous ne saurions le dire, tant elle paraît contraire aux principes fondateurs de notre chère Civilisation. Comme beaucoup d’arts, le Cinéma s’est fait un devoir d’explorer cette ambiguité immémoriale. Il a parfois dénoncé l’usage de la brutalité. Il l’a souvent glorifié. Toujours, il a su en tirer profit. Jamais ou presque jamais, il n’a été en mesure de nous soumettre une analyse pertinente de cette maladie congénitale que le Grand écran, perverse industrie, a définitivement érigée en mythe. Un metteur en scène déroge néanmoins à cette règle aux allures de malédiction : Sam Peckinpah. L’auteur de Junior Bonner a ainsi voué l’ensemble de son œuvre à la Violence. Il a fait d’elle son horizon intellectuel et artistique. Elle a fait de lui l’un des cinéastes les plus pénétrants d’après-guerre. Cette postérité qui, avec le recul du Temps, ressemble à quelque transaction Faustienne entre une divinité carnassière et un chercheur avide de connaître ses secrets, a eu prix exorbitant. De sa plongée dans les entrailles de la destruction, l’audacieux aventurier est en effet revenu harassé, laminé, dévasté. La drogue et l’alcool l’ont emporté à l’âge de cinquante-neuf ans, comme si son sujet d’étude avait brisé son cœur et précipité son esprit dans le gouffre de la désillusion. A quelles conclusion désespérantes est-il arrivé pour sombrer de la sorte ? Que les spectateurs les plus téméraires suivent ses pas dans la fosse aux lions. Ils auront l’insigne honneur d’acquérir une part de la sagesse d’un Maitre. Que les moins hardis battent en retraite. A défaut de les édifier, le Cinéma conventionnel les maintiendra dans le confort de l’ignorance.

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    Sam Peckinpah

    Biographie

    Débuts

    Sam Peckinpah naît au sein d’une famille de juristes. Il s’engage pour quatre ans dans le Corps des Marines en 1943 et assiste, sans participer directement aux combats, à la Guerre du Pacifique. A son retour à la vie civile, en 1947, il intègre successivement les Universités Californiennes de Fresno et de Los Angeles. C’est durant cette période que se forge sa vocation de cinéaste.

    Le jeune homme entre au service de la Télévision dans les années 1950. D’abord scénariste, il crée des séries telles que Rifle Man etThe Westerner. En 1956, sa carrière prend un tournant décisif. Il devient en effet l’assistant de Don Siegel sur le tournage de L’invasion des profanateurs (Invasion of the Body Snatchers). Les lourdes portes du Cinéma s’entrebâillent. Elles s’ouvrent totalement en 1961, date à laquelle Sam Peckinpah réalise son premier long-métrage : New Mexico.

    Particularités

    Sam Peckinpah fut l’un des « enfants terribles » de Hollywood. Adepte de la drogue et de l’alcool, son caractère de feu lui valut bon nombre de démêlés avec ses pairs. Le tournage de Major Dundee fut par exemple un long et ténébreux orage, fait d’innombrables querelles avec la vedette du film, Charlton Heston. Le long-métrage souffrit beaucoup de cette mésentente puisqu’au montage final, il fut amputé de quarante minutes.

    Bouleversé par cette expérience, Sam Peckinpah mit cinq ans à produire une nouvelle œuvre – en l’occurrence, La horde sauvage. Ses relations avec le monde du Cinéma ne s’apaisèrent pas pour autant. Ainsi, la réalisation du Kid de Cincinnati (The Cincinnati Kid) lui fut retirée au profit de Norman Jewison, au milieu des années 1960. Sa carrière se poursuivit néanmoins. Elle atteignit même des sommets d’audace et d’intensité avec des films à l’image de Croix de fer (Cross of Iron) et des Chiens de paille (Straw Dogs), visions apocalyptiques du « Front de l’Est » et d’une province Anglaise en proie à la dégénérescence.

    Sam Peckinpah reste dans la mémoire collective comme le cinéaste de la Destruction. Ses fusillades sanglantes, ses massacres démesurés, ses scènes de brutalité au ralenti ne sont toutefois pas des hymnes au Nihilisme. Au gré d’une analyse extrêmement fine et pertinente, ils se proposent au contraire de démythifier la Violence.

    Notons que l’auteur de Junior Bonner a exercé une influence notable sur des metteurs en scène tels que Martin Scorsese, John Woo, Michael Mann et John Carpenter. Pour l’anecdote, il disait être le descendant d’un Chef Indien. Les historiens du Septième Art ont, par la suite, démenti cette affirmation typique d’un homme qui toute sa vie durant, s’est défié du « Système ».

    Oeuvres

    Filmographie

    • 1961 : New Mexico (The Deadly Companions)
    • 1962 : Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country)
    • 1965 : Major Dundee
    • 1969 : La horde sauvage (The Wild Bunch)
    • 1970 : Un nommé Cable Hogue (The Ballad of Cable Hogue)
    • 1971 : Les chiens de paille (Straw Dogs)
    • 1972 : Junior Bonner
    • 1972 : Guet-apens (The Getaway)
    • 1973 : Pat Garrett et Billy le Kid (Pat Garrett & Billy the Kid)
    • 1974 : Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia (Bring Me the Head of Alfredo Garcia)
    • 1975 : Tueur d'élite (The Killer Elite)
    • 1977 : Croix de fer (Cross of Iron)
    • 1978 : Le convoi (Convoy)
    • 1983 : Osterman week-end (The Osterman Weekend)
    Date de création : 2012-08-01 | Date de modification : 2012-09-20

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