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    Impression du texte

    Élisabeth de Hongrie sainte

    « La reine pauvre et la reine des pauvres. «Le pape Grégroire IX fut le protecteur et l'ami d'Élisabeth. Il la rapprocha de saint François d'Assise, dont elle sut imiter les héroïques vertus; il la protégea dans son veuvage et son abandon; et quand Dieu l'eut appelée à lui, il proclama ses droits à la perpétuelle vénération des fidèles, en l'inscrivant parmi les saints.» (Montalembert)

    Elle aimait à porter aux pauvres de l'argent et des provisions. Selon une légende bien digne d'elle, un jour qu'elle descendait par un petit sentier très rude, portant dans son manteau du pain, de la viande, des oeufs et autres mets destinés aux malheureux, elle se trouva tout à coup en face de son mari: "Voyons ce que vous portez" dit-il; et en même temps il ouvre le manteau; mais il n'y avait plus que des roses blanches et rouges, bien qu'on ne fût pas à la saison des fleurs. Parmi les malheureux, elle affectionnait surtout les lépreux; elle lavait leurs plaies et les baisait à genoux. Un jour, elle soigna et plaça dans son propre lit un enfant souillé de la lèpre; son mari, prévenu contre elle, allait se livrer à l'impatience, quand, à la place de l'enfant, il aperçut Jésus crucifié.

    * * *


    « Fille du roi André II et, par alliance, duchesse de Thuringe, née à Presbourg en 1207, morte à Marbourg en 1231. Elle fut, à l’âge de quatre ans, fiancée à Louis, fils aîné du landgrave de Thuringe, Hermann Ier, et élevée dans son château de Wartbourg, au sein d’une cour chevaleresque, la plus brillante et la plus lettrée de toute l’Allemagne. Tendre et pieuse nature, Élisabeth se livra dès son enfance aux pratiques de l’ascétisme, aux mortifications, aux jeûnes, ne cessant de prier que pour aller voir les pauvres, « ses plus chers amis ». En 1221, elle épousa son fiancé Louis IV le Charitable, qui venait de monter sur le trône de Thuringe. Ce prince, à la différence des courtisans qui raillaient la dévotion d’Élisabeth, avait toujours admiré sa vertu. Partageant la sollicitude de sa femme pour les misères du peuple, le landgrave lui laissa toute liberté de continuer ses exercices religieux; il l’aida même à fonder près de son château un hôpital de lépreux. Tout le monde connaît les poétiques légendes auxquelles donnèrent lieu plusieurs épisodes de sa charité vraiment héroïque. Restée veuve en 1227, Élisabeth eut d’abord à souffrir des persécutions de ses beaux-frères qui, l’accusant de dissiper en aumônes les trésors de l’État, la privèrent de la régence et la chassèrent brutalement avec ses quatre enfants de la résidence souveraine. Son oncle, alors évêque de Bamberg, lui offrit un asile jusqu’au moment où on lui proposa de reprendre le pouvoir, qu’elle refusa. La duchesse vint alors, à Marbourg, revêtir l’habit du tiers ordre de Saint-François et consacra les dernières années de sa vie à des œuvres de charité; mais, sous l’influence de son confesseur Conrad de Marbourg, elle se livra à des mortifications qui abrégèrent sa vie. Elle mourut à vingt-quatre ans. Sa canonisation fut prononcée en 1235 par Grégoire IX. Une superbe basilique fut construite à Marbourg (1235-1283) en souvenir de ses bienfaits. Les reliques de la sainte, enfermées dans un cercueil richement orné de bas-reliefs et de pierreries, y reposèrent jusqu’en 1539. À cette époque, le landgrave Philippe de Hesse les fit enlever de cette châsse, pour couper court aux actes superstitieux dont ils étaient l’objet de la part de nombreux pèlerins, et enterrer dans une partie de l’église, connue de peu de personnes. La basilique de Sainte-Élisabeth, qui est du plus style gothique, a été restaurée en 1860. »

    G. Bonet-Maury, article « sainte Élisabeth de Hongrie », La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpresion non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, H. Lamirault, [191-?]. Tome quinzième (Duel-Eoetvoes), p. 842.

    Biographie

    «Elle vint un jour trouver ses compagnes, resplendissant d'une joie qui n'était plus de cette terre, et leur dit : " le seigneur a exaucé ma prière ; voici que toutes les richesses et tous les biens du monde, que j'aimais jadis, ne sont plus que comme de la boue à mes yeux. Quant aux calomnies des hommes, aux mensonges des méchans,
    au mépris que j'inspire, je m'en sens toute fière et heureuse. Mes petits enfans bien-aimés, les enfans de mon sein, que j'aimais tant, que j'embrassais avec une si grande tendresse, eh bien ! Ces chers enfans eux-mêmes ne sont plus que des étrangers pour moi, j'en prends Dieu à témoin. C'est à lui que je les offre, que je les
    confie ; qu'il en fasse sa sainte volonté en tout. Je n'aime plus rien, plus aucune créature ; je n'aime plus que mon créateur. »



    « Enflammée de cet héroïque amour, Élisabeth se crut assez bien disposée pour faire ses voeux et prendre l'habit consacré par ses glorieux modèles, saint François et sainte Claire. " si je pouvais " ,disait-elle, " trouver un habit plus pauvre que celui de Claire, je le prendrais pour me consoler de ce que je ne puis entrer tout-à-fait dans son saint ordre.» (Montalembert)

    «Et toujours du côté des pauvres ruisselant
    Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.» (Hugo, Booz endormi)

    «Élisabeth, restée seule avec son Dieu, voulut que la pauvreté volontaire qu'elle s'était imposée fût aussi réelle et aussi complète que possible. Elle voulut que tout dans sa vie fût d'accord avec la hutte de bois et de terre qu'elle avait choisie pour demeure. Elle consacra donc tous les revenus, sans exception, que maître Conrad l'avait obligée de garder au moins nominalement, au soulagement des pauvres et à des institutions charitables. N'ayant pu obtenir de son confesseur la permission de mendier son pain, elle résolut de gagner sa vie par le travail de ses mains. Pour cela, elle ne pouvait que filer ; encore ne savait-elle pas filer le lin, mais seulement
    la laine. Elle se faisait envoyer du monastère d'Altenberg, la laine qu'elle mettait en oeuvre ; et la renvoyait toute filée aux religieuses, qui lui remboursaient en argent la valeur de son travail, et souvent sans une équité parfaite. Elle, au contraire, mettait un scrupule extrême à l'accomplissement de son travail. Un jour qu'elle avait reçu d'avance le paiement d'une certaine quantité de laine qu'elle devait filer, maître
    Conrad lui fit dire de venir avec lui de Marburg à Eisenach ; voyant qu'elle ne pouvait achever entièrement sa tâche, elle renvoya au couvent le peu de laine qu'il lui restait à filer, avec un denier de Cologne, de peur qu'on ne l'accusât d'avoir gagné plus qu'elle n'avait mérité. Elle travaillait du reste avec tant d'ardeur, que même lorsque son extrême faiblesse et ses fréquentes maladies l'obligeaient de rester au lit, elle ne
    cessait pas d'y filer. Ses compagnes lui arrachaient la quenouille des mains, afin qu'elle pût se ménager ; mais alors, pour ne pas rester oisive, elle épluchait et préparait la laine pour la prochaine fois. Elle déduisait du faible produit de ses fatigues, de quoi faire quelques humbles offrandes à l'église; et avec le reste elle pourvoyait à sa chétive nourriture.» (Montalembert)

    Documentation

    Hömig, Herbert (Hrg.): Das Leben der Heiligen Elisabeth von Thüringen. Cronica sant Elisabet szu Deutsch (Erfurt, Matthes Maler, 1520), Verlag Dietrich Phaehler, 1981.
    Kranz, Gisbert: Elisabeth von Thüringen. Wie sie wirklich war. Augsburg 1957 (2.Aufl.)
    Lang, Alois: Predigt zum Elisabethjubiläum 1996. Pfarrbrief Schröck, 1996
    Leinweber, Josef: Das kirchliche Heiligsprechungsverfahren bis zum Jahre 1234. Der Kanonisationsprozeß der hl. Elisabeth von Thüringen.
    Meuser, Bernhard: Liebe Elisabeth! Schwabenverlag, 1992 (Für Kinder und Jugendliche!)
    Müller, Rüdiger: Die heilige Elisabeth. Das Leben der Landgräfin von Thüringen. Christopherusverlag, 1990 (8.Aufl.)
    Nigg, Walter: Elisabeth von Thüringen. Bildbiographie. Herder.
    Sartory, Gertrude u. Thomas: Elisabeth von Thüringen - Befreiende Demut. (Herderbücherei). Freiburg 1983.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2013-04-12
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    Informations
    Références
    Données biographiques
    Nationalité
    Allemagne
    Naissance
    1207, Presbourg, Hongrie
    Déces
    1231
    Raccourcis
    Histoire de Sainte Élisabeth de Hongrie par le comte de Montalembert
    Notice de la Catholic Encyclopedia

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