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    • Édition


    Impression du texte

    Capra Frank

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

     

    Sigmund Freud croyait être un libérateur des esprits. Sans le savoir, il a enfanté un nouveau tyran : le Psychiatre. Le dictateur des temps post-modernes est partout. Son divan trône entre maris et femmes, entre parents et enfants, entre employeurs et employés, entre délinquants et victimes, entre media et spectateurs. Le cas échéant, il permet au Politique de s’asseoir sur les libertés publiques. Qui ne se souvient de ces dissidents Soviétiques, héros de la Démocratie que l’URSS traitait de fous au motif qu’ils remettaient en question le régime Communiste ? L’Individu doit adapter son comportement à celui de la Collectivité, prévient solennellement le grand docteur des consciences. Sinon, il sera considéré comme un dément et subira le triste sort de ceux qui restent en marge de la sacro-sainte Normalité. Michel Foucault a parfaitement décrit ce mécanisme ravageur dans son Histoire de la Folie à l’âge classique, précis de décomposition de la pensée dominante paru en 1961. Force est toutefois de constater qu’un artiste a précédé le philosophe. Ce génie, visionnaire parmi les visionnaires, n’est autre que le cinéaste Frank Capra. Dès les années 1930, l’auteur d’American Madness critique l’uniformisation rampante que propagent les laquais de la Majorité. Il s’élève, avec la fausse légèreté des rois de la Comédie, contre la servitude que fait régner le « Psychologiquement Correct ». Le Fou, proclame le Maître Hollywoodien, n’est pas tant un dangereux aliéné mental qu’un être qui assume sa différence. C’est un anticonformiste forcené, c’est un John Doe qui n’entend pas devenir un Monsieur-tout-le-monde, c’est un hors-la-loi au sens intellectuel du terme . Il est celui que l’on qualifie trivialement de « dérangé » parce qu’il conteste l’Ordre dans toutes ses dimensions.

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    Biographie

    Débuts

    Né au sein d’une famille de paysans Italiens, Frank Capra émigre aux Etats-Unis à l’âge de six ans. Une grande intelligence et de petits métiers lui permettent d’intégrer le prestigieux California Institute of Technology. Malgré ses brillantes études, le jeune homme ne vit que d’expédients au lendemain de la première guerre mondiale. Il sillonne l’Ouest, à la recherche de son destin. Il le rencontre en faisant la connaissance de Walter Montague, un acteur Shakespearien grâce auquel il met en scène une œuvre d’initiation intitulée The Ballad of Fultah Fisher’s Boarding House. Ce court-métrage tourné en 1922 lui ouvre les portes des studios Hal Roach, où il devient scénariste. Peu après, il entre au service de la société de production de Mack Sennett. Il est gagman et collabore aux films du cinéaste Harry Langdon. C’est dans ce contexte qu’en 1926, il signe son premier long-métrage : Plein les bottes (Tramp, Tramp, Tramp). Il coréalise cette comédie avec Harry Edwards. Quelques mois plus tard, il accède à l’autonomie en dirigeant seul L’athlète incomplet (The Strong Man).

    Particularités




    Francesco Rosario Capra – tel est son véritable nom – représente la quintessence du Rêve Américain. Ce modeste immigré parvient en effet à rallier les sommets de la Société en partant des bas-fonds. Reflet de ce parcours emblématique, le personnage favori du metteur en scène est un Monsieur-tout-le-monde (Smith ou John Doe), qui accède à l’héroïsme en s’appuyant sur les valeurs fondatrices des Etats-Unis : la Liberté, le courage, l’esprit d’entreprise, le travail, la solidarité, l’intégrité morale…

    Comme bon nombre de citoyens de fraîche date, Frank Capra est un patriote. Il signe d’ailleurs une série de documentaires au profit de son pays d’élection, pendant la seconde guerre mondiale. Cet attachement sincère ne l’empêche cependant pas de critiquer l’Amérique, quand celle-ci s’éloigne des principes énoncés par Thomas Jefferson et Abraham Lincoln. Le cinéaste est un idéaliste. Ses conflits avec les studios et sa retraite anticipée, prise en 1961 pour protester contre la dictature des producteurs, suffisent à le démontrer. Il est de ceux qui ne se résignent pas au cynisme du Système politique, économique et social. Ses films, constamment fondés sur l’opposition de l’Individu et de l’Ordre établi, portent la marque indélébile de cette vigilance morale. Prolongements du Théâtre de William Shakespeare, préfigurations des travaux de Michel Foucault, de David Fincher, de Terry Gilliam ou encore de David Cooper, le père fondateur de l’Antipsychiatrie, ils mettent le Spectateur en garde contre les méfaits du conformisme. Ils glorifient audacieusement le seul être qui puisse contester la Norme afin de la rendre plus humaine : le Fou.

    Capra publie, en 1971, une autobiographie saluée par ses pairs (Frank Capra : the Name Above the Title). James Stewart, Lionel Barrymore, Gary Cooper et Jean Arthur comptent parmi ses interprètes de prédilection. L’Histoire de l’Art le considère comme l’un des Maîtres de la Comédie Hollywoodienne.

    Oeuvres

    Filmographie

    - Réalisateur

    - Cinéma

    • 1922 : The Ballad of Fisher’s Boarding House – (court-métrage)
    • 1926 : L'athlète incomplete (The Strong Man)
    • 1927 : Sa dernière culotte (Long Pants)
    • 1927 : Pour l'amour de Mike (For the love of Mike)
    • 1928 : That Certain Thing
    • 1928 : So This is Love
    • 1928 : Bessie à Broadway (The Matinee Idol)
    • 1928 : The Way of the Strong
    • 1928 : Say It With Sables
    • 1928 : L’épave (Submarine)
    • 1928 : The Power of the Press
    • 1928 : The Burglar (co-réalisé avec Phil Whitman)
    • 1929 : The Younger Generation
    • 1929 : The Donovan Affair
    • 1929 : Flight
    • 1930 : Femmes de luxe (Ladies of Leisure)
    • 1930 : Rain or Shine
    • 1931 : Le dirigeable (Dirigible)
    • 1931 : The Miracle Woman
    • 1931 : Blonde platine (Platinum Blonde)
    • 1932 : Amour défendu (Forbidden)
    • 1932 : La ruée (American Madness)
    • 1933 : La Grande Muraille (The Bitter Tea of General Yen)
    • 1933 : La Grande Dame d'un jour (Lady for a Day)
    • 1934 : La course de Broadway Bill (Broadway Bill)
    • 1934 : New York - Miami (It Happened One Night)
    • 1936 : L'extravagant Mr. Deeds (Mr. Deeds Goes to Town)
    • 1937 : Horizons perdus (Lost Horizon)
    • 1938 : Vous ne l'emporterez pas avec vous (You Can't Take It With You)
    • 1939 : Monsieur Smith au Sénat (Mr. Smith Goes to Washington)
    • 1941 : L'homme de la rue (Meet John Doe)
    • 1944 : Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Lace)
    • 1946 : La Vie est belle (It's a Wonderful Life)
    • 1948 : L'enjeu (State of the Union)
    • 1950 : Jour de chance (Riding High) - remake de La Course de Broadway Bill (Broadway Bill, 1934)
    • 1951 : Si l'on mariait papa (Here Comes the Groom)
    • 1959 : Un trou dans la tête (A Hole in the Head)
    • 1961 : Milliardaire pour un jour (Pocketful of Miracles) - remake de La Grande Dame d'un jour (Lady for a Day, 1933)
    • - Télévision

      • 1956 : Our Mister Sun
      • 1957 : Hemo the Magnificent
      • 1957 : The Strange Case of the Cosmic Rays
      • 1958 : The Unchained Goddess
      • - Documentaires

        • 1942-1945 : Pourquoi nous combattons (Why We Fight) - série de films de propagande réalisée pour l'Armée Américaine
          1. Prelude to War
          2. The Nazis Strike
          3. Divide and Conquer
          4. The Battle of Britain
          5. The Battle of Russia
          6. The Battle of China
          7. War Comes to America
          • 1944 : Victoire de Tunisie (Tunisian Victory)
          • 1945 : Your Job in Germany
          • 1945 : Now, Your Enemy : Japan
          • 1945 : Here is Germany
          • 1945 : Two Down and One to Go
          • 1964 : Rendez-vous in Space
          • - Scénariste

            • 1926 : Plein les bottes (Tramp, Tramp, Tramp) - réalisé par Harry Edwards
            • - Littérature

              • 1971: Hollywood Story (The Name Above the Title : An Autobiography)
              • - Distinctions

                - Oscars

                • 1935 : Oscar du meilleur réalisateur pour New York - Miami
                • 1937 : Oscar du meilleur réalisateur pour L'extravagant Mr. Deeds
                • 1939 : Oscar du meilleur réalisateur pour Vous ne l'emporterez pas avec vous
                • - Directors Guild of America Award

                  • 1941 : DGA Honorary Life Member Award (Membre à vie)
                  • 1959 : Lifetime Achievement Award (Pour l'ensemble de son œuvre)
                  • - Golden Globes

                    • 1947 : Golden Globe du meilleur réalisateur pour La Vie est belle
                    • - Mostra de Venise

                      • 1936 : Recommandation spéciale pour L'extravagant Mr. Deeds
                      • 1982 : Lion d'or pour l’ensemble de sa carrière
                      • - American Film Institute

                        • 1982 : Life Achievement Award
    Date de création : 2012-04-15 | Date de modification : 2012-08-09
    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    Réalisateur Américain
    Naissance
    1897 , Bisaquino (Italie)
    Déces
    1991, Los Angeles (Californie)
    Documents Associés

    10%
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