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    Impression du texte

    Coppola Francis Ford

    Introduction à l’œuvre de l’auteur

    Si un Prix était décerné aux réalisateurs les plus énigmatiques, Francis Ford Coppola compterait sans doute parmi ses premiers lauréats. Celui qui fut surnommé « le Napoléon du Cinéma », tant en raison de ses talents exceptionnels que de sa mégalomanie proverbiale, nous laisse en effet une filmographie dont tout laisse à penser qu’elle est foncièrement hétérogène et incohérente. Cette œuvre insaisissable emprunte aux genres les plus divers. Elle fait cohabiter l’Espionnage, la Guerre, le Fantastique, la Reconstitution historique, le Drame, le Policier ou encore, la Comédie. Aux spectateurs de ces longs-métrages éminemment disparates que sont Les gens de la pluie (The Rain People), Rusty James (The Rumblefish), Peggy Sue s’est mariée (Peggy Sue Got Married) ou Twixt, elle ne laisse ni fil conducteur, ni repère visible. Facteur aggravant, cette production est inégale à tous points de vue. Elle alterne les films d’auteur intimistes et les spectacles destinés au plus large public. Elle rassemble de pures merveilles et des travaux de routine, des splendeurs du Grand écran et des histoires de peu d’envergure. Si les génériques ne le certifiaient, nul ne pourrait croire que le formidable Parrain (The Godfather) et le misérable Homme sans âge ( Youth Without Youth) émanent d’un seul et même auteur. Le parcours professionnel du fondateur des studios American Zoetrope illustre parfaitement ce « Syndrome des Montagnes Russes ». Gratifié de cinq Oscars, couronné de deux Palmes d’or du Festival de Cannes, honoré par ses pairs en maintes occasions, le déconcertant personnage a connu plusieurs fois les affres de la ruine et s’est vu contraint, au crépuscule de sa carrière, de tourner des films à petit budget fort éloignés de sa gloire passée. Francis Ford Coppola ne serait-il donc qu’un génie épisodique, une idole décadente ou quelque dieu éternellement moribond ? Son être, comme son art, semblent imperméables à toute forme d’analyse.

    Un fait récurrent s’offre néanmoins au regard des observateurs les plus persévérants : les héros du Maître de la « Nouvelle Vague Américaine » sont tous des individus en mutation. Ils suivent invariablement un itinéraire qui, d’un état originel, les conduit à un autre. Le procédé narratif est riche d’implications. Il donne tout à coup un sens à une œuvre qui en paraissait dépourvue. Sous-entendre que l’Homme est évolutif et non, figé, c’est en effet souscrire à la théorie de la perfectibilité que Jean-Jacques Rousseau développe dans son anthropologie. C’est par-dessus tout se référer à la doctrine d’un philosophe qui a manifestement exercé une influence majeure sur Coppola : Friedrich Nietzsche. Pour le chantre du Gai savoir, l’Etre humain n’est en aucun cas prisonnier du déterminisme que voudraient lui imposer la Religion, la Morale et la masse du « troupeau ». Il peut modeler son existence et changer à sa guise afin d’assumer pleinement son essence. Pour le père immortel d’Apocalypse Now, cette réflexion a valeur d’appel universel. Qui n’a jamais rêvé de faire sien l’adage Nietzschéen qui, au mépris des convenances, nous dit cavalièrement « Deviens ce que tu es » ? Chacun de nous a ressenti, ressent ou ressentira l’envie – ou l’impérieuse nécessité – de renverser les barrières de la Société pour affirmer sa nature en toute liberté.

    Francis Ford Coppola

    Biographie

    Débuts

    Fils d’un musicien Italo-Américain, Francis Ford Coppola est avant tout un enfant de la Providence. C’est en effet grâce à la poliomyélite et à ses longs mois de convalescence que le futur cinéaste, confronté au spectre de l’ennui, développe son imaginaire, crée des spectacles de marionnettes, monte de petits films réalisés par ses proches et trouve finalement sa vocation d’artiste. Cette inclination précoce, le jeune Coppola lui laisse libre cours dès la fin du Lycée. Il étudie le Théâtre puis, intègre la UCLA Film School. Son cursus universitaire est d’une grande richesse. Il lui permet, en l’espace de quelques années, de s’initier à tous les métiers du Cinéma, de tourner plusieurs courts-métrages et surtout, de rencontrer le producteur Roger Corman. C’est ce dernier qui, en 1963, finance son premier long-métrage. L’œuvre, un film d’épouvante à petit budget, s’intitule Dementia 13.

    Particularités

    Francis Ford Coppola est le pilier d’une véritable « famille de Cinéma ». Son père, Carmine, composa la bande originale de plusieurs de ses films. Sa sœur, Talia Shire, est comédienne (elle apparaît notamment dans la trilogie du Parrain et dans la série des Rocky). Sa fille, Sofia, est une réalisatrice de renommée mondiale. Quant à son neveu, Nicolas Cage, il compte parmi les acteurs les plus en vue de Hollywood.

    Francis Ford Coppola se distingue également par sa formidable polyvalence. Avant de devenir un réalisateur mythique, il fut ainsi un scénariste de tout premier plan. De 1966 à 1970, il écrivit pour Sidney Pollack (Propriété interdite (This Property is Condemned), René Clément ( Paris brûle-t-il ?), John Huston (Reflets dans un œil d’or (Reflections in a Golden Eye) et Franklin Schaffner (Patton ). Il s’essaya par la suite aux métiers d’éditeur, d’hôtelier et de viticulteur. Au-delà de ces expériences parfois déconcertantes, qui trahissent sa curiosité insatiable et son appétit Gargantuesque de la Vie, l’infatigable créateur aura été l’un des producteurs les plus audacieux de son temps. Après avoir fondé la société American Zoetrope avec son ami George Lucas, il a financé de nombreux longs-métrages et a notamment permis à sa fille Sofia d’affirmer ses talents de réalisatrice.

    Francis Ford Coppola est le cinéaste des grands succès et des grands honneurs. Gratifié de cinq Oscars et de deux Palmes d’or au festival de Cannes, il a conçu des films qui ont fait date dans l’Histoire du Septième Art. Le père immortel du Parrain, cependant, reste aussi dans les mémoires comme l’homme de tous les échecs. Ruiné à plusieurs reprises par une série d’insuccès commerciaux (le THX 1138 de George Lucas, Coup de cœur ( One From the Heart), Cotton Club…), il a souvent dû se résigner à tourner des films de commande. Sa carrière, à partir des années 2000, porte le sceau infamant de cette déchéance. Elle se résume à une série de films intimistes et inégaux, qui rencontrent un public de plus en plus restreint.

    Personnage fantasque et autoritaire que d’aucuns ont surnommé « le Napoléon du Cinéma » en raison de sa mégalomanie légendaire, Francis Ford Coppola est l’archétype de l’auteur démiurgique, résolu à défier à lui seul le Système et ses conventions. En cela, il n’est pas sans évoquer la figure tutélaire d’Orson Welles. Apocalypse Now (adaptation d’Au cœur des ténèbres, un roman de Joseph Conrad que Welles tenta lui-même de porter à l’écran) est à l’image de sa vie et de son œuvre. Le tournage du film fut Dantesque. Il dura dix-huit mois et nécessita un budget deux fois supérieur aux prévisions. Martin Sheen, le principal protagoniste de l’histoire, fut victime d’une attaque cardiaque. Marlon Brando, son illustre confrère devenu obèse à la suite d’innombrables excès, était à ce point drogué qu’il se révéla incapable de retenir son texte. Un typhon ravagea les décors, installés aux Philippines. Miné, Coppola s’adonna lui aussi aux stupéfiants. Il sombra dans la dépression, perdit quarante kilos et tenta de se suicider. Les membres de son équipe technique, harassés par son inconduite, se révoltèrent à plusieurs reprises. Ultime avanie, son monteur, Dennis Jakob, faillit perdre la raison en essayant de donner un sens aux centaines d’heures de rushes qui lui furent confiées. Le film aurait dû être un naufrage. Il est, au final, l’une des œuvres majeures du XXè siècle. Tel est Francis Ford Coppola : entre gouffre et sommet, entre folie et esprit visionnaire, entre génie et autodestruction.

    Oeuvres

    Filmographie

    - Réalisateur

    • 1961: L’Ouest sauvage et nu (Tonight for Sure) (court-métrage)
    • 1962: The Bellboy and the Playgirl (court-métrage)
    • 1962: L’enterré vivant (Premature Burial) (court-métrage)
    • 1963: L’halluciné (The Terror) (court-métrage)
    • 1963 : Dementia 13
    • 1967 : Big Boy (You’re a Big Boy Now)
    • 1968: La vallée du bonheur (Finian’s Rainbow)
    • 1969 : Les gens de la pluie (The Rain People)
    • 1972 : Le Parrain (The Godfather)
    • 1974 : Conversation secrète (The Conversation)
    • 1974 : Le Parrain, 2è partie (The Godfather, Part II)
    • 1979 : Apocalypse Now
    • 1981 : Coup de cœur (One From the Heart)
    • 1983: Outsiders (The Outsiders)
    • 1983: Rusty James (Rumblefish)
    • 1984: Cotton Club (The Cotton Club)
    • 1986: Peggy Sue s’est mariée (Peggy Sue Got Married)
    • 1987: Jardins de pierre (Gardens of Stone)
    • 1988: New York Stories (Life Without Zoe)
    • 1989: Tucker
    • 1990: Le Parrain, 3è partie (The Godfather, Part III: The Continuing Story)
    • 1993: Dracula
    • 1996: Jack
    • 1997: L’idéaliste (The Rainmaker)
    • 2007: L’homme sans âge (Youth Without Youth)
    • 2009: Tetro
    • 2012: Twixt
    • - Scénariste

      • 1966 : Propriété interdite (This Property Is Condemned), de Sidney Pollack
      • 1966 : Paris brûle-t-il ? de René Clément
      • 1967 : Reflets dans un œil d’or (Reflections in a Golden Eye), de John Huston
      • 1970 : Patton, de Franklin Schaffner
      • 1973 : Nos plus belles années (The Way We Were), de Sidney Pollack[]
      • 1974 : Gatsby le Magnifique (The Great Gatsby), de Jack Clayton
      • Distinctions

        • Oscar du meilleur film en 1973 pour Le Parrain[]
        • Oscar du meilleur film en 1975 pour Le Parrain - 2e partie
        • Oscar du meilleur réalisateur en 1975 pour Le Parrain - 2e partie
        • Oscar du meilleur scénario original en 1971 pour Patton
        • Oscar du meilleur scénario adapté en 1973 pour Le Parrain
        • Oscar du meilleur scénario adapté en 1975 pour Le Parrain - 2e partie
        • Palme d’or au Festival de Cannes 1974 pour Conversation secrète
        • Palme d’or au Festival de Cannes 1979 pour Apocalypse Now
        • Coquille d’or au Festival de Saint-Sébastien en 1969 pour Les gens de la pluie
        • Coquille d’or au Festival de Saint-Sébastien en 1984 pour Rusty James
        • Irving G. Thalberg Memorial Award en 2011 pour sa carrière de producteur
    Date de création : 2012-12-20 | Date de modification : 2013-02-19
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