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  • La lettre
    • Édition


    Impression du texte

    Lewin Albert

    Introduction à l’oeuvre de l’auteur

    Il en va des grands classiques du Cinéma comme des beaux livres qui alourdissent les rayons de nos bibliothèques : nous prenons plaisir à les contempler mais nous n’aimons guère nous attarder en leur sein. Leur images, empesées par un élitisme ostentatoire, heurtent nos penchants pour la légèreté et nous maintiennent à distance. Leur splendeur nous inspire le plus profond respect, tout en nous interdisant la sympathie que nous éprouvons pour les simples choses. Le marbre de la statue, aussi brillant soit-il, est irrémédiablement froid…

    Albert Lewin a le redoutable privilège de figurer parmi les augustes victimes de ce « syndrome du piédestal ». Le metteur en scène Américain semble avoir été conscient du mal qui l’affectait. Il n’a laissé que six films à la postérité, comme si le fait de s’essayer à la réalisation lui avait montré les limites de l’esthétisme. Que subsiste-t-il de ses longs-métrages au raffinement à la fois sublime et intimidant ? Le critique Max Tessier résume parfaitement l’opinion générale en la matière : « Il est difficile de déceler, dans ces travaux, autre chose que la propre satisfaction d’un aboutissement de l’Art pour l’Art, ou d’un talent distingué partagé par cet autre aristocrate de la pellicule qu’est George Sanders ».

    Le sort d’Albert Lewin paraît scellé. Prisonnier de la malédiction des magnifiques, le vénérable auteur n’a d’autre horizon que de rester figé dans le tombeau impénétrable de la Gloire et de la Vanité. Ses productions, trop éclatantes pour ne pas aveugler les modestes observateurs que nous sommes, l’accompagneront dans le cimetière des grands oubliés. Une majorité de crédules acceptera volontiers cet anathème aux précédents innombrables. Une minorité de sceptiques, cependant, remettra en cause la limpidité de ses motivations. Elle bravera les interdits du prêt-à-penser puis, à la flamme obstinée du Doute raisonnable, elle entrera courageusement dans la crypte du damné. Son audace sera récompensée par la découverte de vérités inattendues et pourtant évidentes, aux yeux de ceux qui savent regarder par-delà les apparences : Albert Lewin n’a jamais ambitionné de porter l’Artiste au pinacle ; au contraire, il n’a cessé de le ramener à hauteur d’homme afin de le soumettre à un examen critique. Zeus serait-il donc faillible ?

    Albert Lewin

    Biographie

    Débuts

    Albert Lewin naît au sein de la vaste communauté Juive de New York. Etudiant de bon niveau, il obtient une Maîtrise d’Anglais à Harvard. Ce diplôme lui permet d’enseigner la langue de Shakespeare à l’Université du Missouri – Columbia.

    Au lendemain de la première guerre mondiale, il est nommé Directeur adjoint du Jewish Relief Committee. Il s’exerce ensuite au métier de critique théâtral au Jewish Tribune. Cette expérience se prolonge jusqu’au début des années 1920, date à laquelle il décide de tenter sa chance à Hollywood.

    D’abord lecteur au service de Samuel Goldwyn, Albert Lewin est chargé de réécrire les scripts de King Vidor et de Viktor Sjöström. Il commence à rédiger ses propres textes en 1924. Quelques années plus tard, il devient l’assistant d’Irving Thalberg, figure mythique de la MGM dont s’inspira Elia Kazan pour réaliser Le dernier nabab (The Last Tycoon). Après le suicide de son mentor, en 1937, Lewin rejoint la Paramount. Il poursuit ses activités de producteur jusqu’en 1941. C’est en 1942 qu’il met en scène son premier long-métrage : The Moon and Sixpence, vraie biographie d’un faux peintre dont l’itinéraire évoque la vie mouvementée de Paul Gauguin.

    Particularités

    Albert Lewin est l’une des personnalités les plus énigmatiques du Cinéma Américain. Il ne réalise que six films au cours d’une carrière qui ne dure que quinze ans. Ses deux derniers longs-métrages, Saadia (1953) et The Living Idol (1957), ne sont pratiquement pas distribués. Leur auteur jouit pourtant d’une flatteuse réputation chez critiques et cinéphiles. Ses œuvres, esthétiquement sublimes et imprégnées de références culturelles, contrastent fortement avec l’essence populaire de la production Hollywoodienne. Elles adaptent, avec un raffinement infini, des textes de Somerset Maugham (The Moon and Sixpence), d’Oscar Wilde (The Picture of Dorian Gray) ou encore, de Guy de Maupassant ( The Private Affairs of Bel-Ami). Elles mettent en scène des héros sulfureux qui oscillent entre grandeur et petitesse, roture et aristocratie, humanité et monstruosité. Elles sont illuminées par des décors d’une rare sophistication où le noir et blanc, ça et là, laisse poindre la magie de fresques colorées.

    Maître de l’image, Albert Lewin est un adorateur de la Peinture. Cet Art occupe une place prépondérante dans ses travaux, tant sur la forme que sur le fond. Un fait d’apparence anecdotique traduit remarquablement cet attrait passionné : pour illustrer sa version de Bel-Ami, le cinéaste n’hésite pas à mettre en concurrence quelques-uns des plus grands peintres de son époque. Il souhaite obtenir une représentation inégalée de La tentation de Saint Antoine. Des génies du rang de Salvador Dali participent à ce concours inédit. C’est finalement Max Ernst qui le remporte. Par quel miracle un réalisateur étranger au Star System, qui a fait ses armes dans la production de comédies et de films d’aventure, a-t-il pu séduire les dieux du Surréalisme ? Ce mystère participe de la légende d’un réalisateur qui, au même titre que George Sanders, son acteur fétiche, se doit d’être redécouvert par tous ceux qui s’intéressent à l’acte créatif.

    Oeuvres

    ilmographie

    - Réalisateur

     

  • 1942 : The Moon and Sixpence
  • 1945 : Le portrait de Dorian Gray (The Picture of Dorian Gray)
  • 1947 : The Private Affairs of Bel-Ami
  • 1951 : Pandora (Pandora and the Flying Dutchman)
  • 1953 : Saadia
  • 1957 : The Living Idol
  •  

    - Producteur (liste non exhaustive)

     

  • 1935 : La malle de Singapour (China Seas) de Tay Garnett
  • 1935 : Les révoltés du Bounty (Mutiny on the Bounty) de Frank Lloyd
  • 1937 : La folle confession (True Confession) de Wesley Ruggles
  • 1938 : Les gars du large (Spawn of the North) de Henry Hathaway
  • 1939 : Zaza de George Cukor
  • 1941 : So Ends Our Night de John Cromwell
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    Date de création : 2012-09-10 | Date de modification : 2012-09-20
    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    cinéaste Américain
    Naissance
    1894 , New York (New York)
    Déces
    1968, New York
    Documents Associés

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