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    Impression du texte

    Venezuela

    Description

    "Le nom «Venezuela» signifie «Petite Venise». Lors de son arrivée au Venezuela, l’explorateur italien Americ Vespuce remarqua en effet la présence de maisons sur pilotis qui lui rappelèrent la ville de Venise, en Italie, que sillonnent plus d’une centaine de canaux."

    Géographie

    "Le Venezuela est situé sur la côte septentrionale de l’Amérique du Sud. Il est bordé au nord par la mer des Caraïbes, à l’est par la Guyana, au sud par le Brésil et à l’ouest par la Colombie. Il se compose de 23 États, d’un district fédéral et de 72 îles, appelées dépendances fédérales.

    La côte nord-est compte quelques-unes des plus belles plages au monde; des récifs coralliens abritent de nombreuses espèces de poissons tropicaux. C’est dans cette région que se trouve la capitale, Caracas. À l’ouest, se dressent les Andes vénézuéliennes, composées de trois chaînes de montagnes: la Sierra Nevada de Merída, la Sierra de la Culata et la Sierra de Santo Domingo. Certains sommets sont recouverts de neiges éternelles. Des «forêts nuageuses » (selva nublada) couvrent les montagnes, dont les pentes inférieures sont  souvent cultivées. 

    Entre la côte et le fleuve Orénoque, qui traverse le pays d’ouest en est, s’étendent les Llanos, savane arborée aux nombreux ranchs de bétail. La région abrite jaguars, fourmiliers, singes hurleurs et même dauphins d’eau douce. Le plus grand rongeur du monde, le capybara, fait aussi partie de la faune des Llanos.

    Dans la jungle humide tropicale de part et d’autre de l’Orénoque vivent de nombreux peuples autochtones, dont les Waraos, les Yanomamis, les Piaroas, les Guahibos et les Yekunanas. Le fleuve est l’habitat des piranhas et des crocodiles, et la forêt, celui du plus long serpent du monde, l’anaconda. Le sud-est du Venezuela est constellé de formations rocheuses appelées montagnes tabulaires, ou tepuys, qui comptent parmi les plus anciennes formations rocheuses à la surface du globe  puisqu’elles existaient déjà avant la dérive des continents. Chaque tepuy possède sa propre faune et sa propre flore: certaines espèces d’insectes ne se trouvent en effet que dans un tepuy particulier, et nulle part ailleurs. Cascades et chutes abondent dans cette nature grandiose.

    Un climat chaud et tropical règne sur la majorité du pays, mais les hautes terres et les régions montagneuses sont beaucoup plus fraîches. Il n’y a que deux saisons au Venezuela: la saison des pluies et la saison sèche. La saison sèche commence en décembre et finit en avril. La saison des pluies dure le reste de l’année. Les basses terres reçoivent très peu de précipitations, mais la jungle humide tropicale en reçoit environ 200 centimètres annuellement et ne connaît pas de saison sèche."

    Autres sites intéressants: Description géographique: le littoral caraïbe, les Andes, la dépression du lac de Maracaïbo, Los Llanos (les Plaines), la Grande Savane, la zone agricole s'étendant entre la côte et les plaines

    L'économie et le monde du travail

    "La plupart des Vénézuéliens travaillent dans le commerce, la construction, l’industrie ou le secteur tertiaire; d’autres exercent des professions libérales, comme médecins ou avocats. Seulement 15 % sont agriculteurs, et la proportion continue de décroître. Le gouvernement emploie environ 5 % de la population active.

    Le raffinage de pétrole, l’industrie alimentaire, le tourisme et le textile sont les principales industries du Venezuela. Bien que le pétrole représente 80 % des exportations, l’industrie pétrolière emploie moins de 2 % de la main-d’œuvre. En fait, la santé de l’économie est fortement tributaire du prix mondial du pétrole. Le pays possède de nombreuses autres ressources naturelles, notamment fer, charbon, bauxite et or.

    Environ 20 % des Vénézuéliens sont syndiqués. Le plus grand syndicat est la Fédération des ouvriers vénézuéliens, qui compte plus d’un million de membres. La plupart des ouvriers des grandes sociétés manufacturières commencent le travail à 8 h et ont deux heures pour le déjeuner. Leur semaine de travail est habituellement de 40 heures et ils sont payés pour les heures supplémentaires.
     
    La chute du prix du pétrole a durement affecté l’économie vénézuélienne, et beaucoup de gens sont employés dans des secteurs non régis par la législation du travail, voire dans l’économie souterraine. Ils travaillent souvent de longues heures et dans des conditions peu sécuritaires. Il est de plus en plus difficile de boucler ses fins de mois au Venezuela. À cause de la dévaluation du bolivar et de l’inflation, certaines familles ne peuvent même pas se procurer le strict nécessaire. 

    Bien que les femmes jouent un rôle important dans l’économie du Venezuela et que beaucoup travaillent à plein temps, la majorité des postes de direction sont toujours occupés par des hommes. Les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire pour obtenir la parité professionnelle.

    Le genre d’occupation varie selon les régions. Beaucoup de Vénézuéliens des régions montagneuses travaillent la terre, même à haute altitude. Café, maïs, sucre, riz et coton sont les cultures dominantes. Dans les Llanos, ils sont nombreux à travailler dans des ranchs de bétail.

    Certains peuples autochtones ont gardé leur mode de vie traditionnel. Ainsi, beaucoup de Wayuus sont demeurés marchands, alors que de nombreux Yanomamis chassent et pêchent pour assurer leur subsistance."

    Langues parlées

    "On parle environ 40 langues au Venezuela. L’espagnol, la langue officielle, est aussi la plus utilisée. Les langues autochtones les plus courantes sont le wayuu, le warao, le piaroa, le yanomami, le kahlihna, le manduhuaca, le panaré, le pemón, le guahibo et le nhengtu.

    La plupart sont issues des langues parlées par les Caribs, les Arawaks et les Chibchas.De plus en plus d’Autochtones allant vivre dans les villes, plusieurs langues sont en train de disparaître. Il ne resterait plus que cinq personnes, peut-être moins, parlant le sapé ou le mapoyo. Aussi les anthropologues essaient-ils d’apprendre les langues et l’histoire de ces peuples avant que leurs derniers représentants ne meurent: lorsqu’une langue disparaît, c’est un trésor de connaissances et une manière unique de concevoir le monde qui disparaissent avec elle.

    Outre l’espagnol et les langues autochtones, l’italien, le portugais, le chinois, l’arabe et l’anglais sont les langues les plus parlées au Venezuela. Des mots anglais comme parking font même partie du vocabulaire espagnol. 
     
    Les Vénézuéliens parlent de façon plus familière que dans les autres pays de langue espagnole. Il y a par exemple deux formes du pronom personnel de la 2e personne du singulier en espagnol: la forme familière , et la forme polie usted. Normalement, on utilise pour  s’adresser à des amis ou à des enfants ; bon nombre de Vénézuéliens l’utilisent cependant pour de simples connaissances ou des collègues de travail. 

    On donne par ailleurs souvent des petits qualificatifs affectueux à tout un chacun. Ainsi, il n’est pas étonnant de s’entendre appeler « mon amour » (mi amor) par une simple connaissance. Les surnoms sont généralement basés sur l’apparence d’une personne et certains peuvent sembler impolis à qui ne sait pas qu’il s’agit là d’une coutume amicale."

    Religions et croyances

    "La Constitution vénézuélienne garantit la liberté de religion. Plus de 90 % de la population est catholique, et l’Église catholique est très influente, notamment dans le domaine de la politique. Le catholicisme a été amené au Venezuela par les missionnaires espagnols durant la période coloniale. En se convertissant au catholicisme, les communautés autochtones y ont introduit de nombreux rites et fêtes de leurs religions traditionnelles.
     

    La plupart des villes et des communautés ont un saint patron dont on célèbre l’anniversaire par une grande fiesta. La sainte patronne du Venezuela est la Vierge de Coromoto. En 1651, un chef autochtone nommé Coromoto vit une apparition de la Vierge Marie qui laissa l’empreinte de son image sur un rocher. Cette image patinée par le temps est toujours visible dans l’imposante Basilica de La Virgén de Coromoto à Guanare, une ville de la région des Llanos.

    Certains Vénézuéliens vénèrent María Lionza, qui, selon les légendes, était tantôt la fille d’un conquistador, tantôt la princesse d’une tribu autochtone. Parfois, on la décrit comme une femme de toute beauté chevauchant un tapir, d’autres fois comme une jeune fille portant une couronne. Elle serait capable de guérir les gens et accomplirait des miracles. On dit aussi qu’elle est la protectrice des animaux et de la nature. Chaque année, de nombreux fidèles honorent sa mémoire en faisant un pèlerinage à Montanas de Sorte de María Lionza dans l’État du Yaracuy, généralement lors du Día de la raza au mois d’octobre.

    Beaucoup de religions autochtones sont basées sur la croyance que les objets inanimés sont habités par des esprits ou des âmes. Ainsi, les Yanomamis croient que la forêt abrite des esprits, appelés hekuri. Ces religions soulignent généralement l’importance de vivre en harmonie avec la nature. La sorcellerie (brujería) et les guérisseurs indigènes (curanderos) jouent aussi un rôle important dans les croyances autochtones."

    Fêtes religieuses

    "L’une des plus grandes fêtes du Venezuela, et sans aucun doute la plus animée, est le Carnaval, que l’on célèbre les lundi et mardi d’avant le Carême. À l’origine, on célébrait cette fête pour se débarrasser de l’excédent d’énergie avant cette période de jeûne et de pénitence précédant Pâques. Parades et fêtes de rues marquent le Carnaval. Vêtus de costumes magnifiques, les gens dansent au rythme de la musique entraînante du calypso.

    Durant la Semaine sainte, on joue des Passions un peu partout dans le pays. Ces pièces dépeignent les souffrances de Jésus dans les derniers jours avant la crucifixion. Les Passions les plus élaborées se tiennent près de la ville de Mérida, à La Parroquía. Elles nécessitent le concours de centaines d’acteurs et attirent des milliers de personnes. Le Vendredi saint, dans beaucoup de villes, des gens portant une grande croix de bois défilent en procession pour représenter la marche de Jésus vers la croix.
     

     La Fête-Dieu est une fête plus gaie qui a lieu le neuvième jeudi après Pâques. À cette occasion, des danseurs portant des masques de diable reçoivent la communion sur le seuil de l’église. Ce rituel symbolise la victoire de Dieu sur le Diable. Une grande célébration des «diables danseurs» se tient à San Francisco de Yaré, au sud de Caracas.

    La fête de la Saint-Jean-Baptiste est surtout célébrée dans la région côtière centrale, où vit une nombreuse population d’origine africaine. À cette occasion, une statue du saint est baptisée dans une rivière ou dans la mer. Après quoi, les membres de la communauté dansent au son de tambours africains, appelés tambores.
     

     Le 24 décembre au soir – la noche buena – on célèbre Noël. Les familles se réunissent pour manger la hállaca, un plat préparé spécialement pour la fête. La plupart des Vénézuéliens prennent de longues vacances, de la mi-décembre à la mi-janvier, et en profitent pour voir leur famille et leurs amis. Il y a de grands feux d’artifice les soirs de Noël et du Nouvel An.

    Le 6 janvier est le jour de l’Épiphanie, qui célèbre les trois Rois venus adorer l’Enfant Jésus. Dans certaines communautés, on se déguise et on danse en attendant que les Rois mages entrent dans la ville, montés sur des chevaux."

    Situation de l'éducation

    "Durant la période coloniale espagnole et le règne des caudillos, l’éducation était le privilège des enfants riches. Les fils de familles aisées étaient éduqués dans de petites écoles dirigées par les églises ou recevaient des cours privés à leur domicile. Dans les années 1870, le président Guzmán Blanco décida de créer un système scolaire public, mais il fallut attendre jusqu’en1960 pour qu’un système scolaire primaire universel soit complètement établi.

    Aujourd’hui, l’éducation gratuite est un droit reconnu par la Constitution vénézuélienne. Jusqu’à la récente crise économique, le gouvernement investissait plus de 15 % de ses revenus dans le système scolaire. Dans les années 1990, les compressions dans le budget de l’éducation ont contribué au déclin du système scolaire public.

    Beaucoup d’enfants de moins de cinq ans vont à l’école maternelle. L’école primaire commence à six ans et se termine à onze ans; ensuite, les enfants passent au deuxième degré d’éducation générale, qui se poursuit jusqu’à l’âge de 14 ou 15 ans. Les classes de l’école primaire se font généralement par roulement : une partie des enfants vont à l’école le matin jusqu’à environ 13 h 30, l’autre, du début de l’après-midi jusqu’à environ 18 h. Tous les élèves portent un uniforme. Bien que l’école soit obligatoire, certains enfants pauvres n’y vont pas, car ils doivent travailler pour aider leur famille.

    Il y a deux types d’écoles secondaires au Venezuela : les écoles d’enseignement général et les écoles spécialisées. Dans les premières, on étudie les sciences et les humanités ; les secondes offrent un programme plus technique. L’école secondaire n’est pas obligatoire.

    Les universités et les instituts de formation technique sont privés ou publics. L’Université centrale du Venezuela, à Caracas, est une des universités les plus réputées; le campus est tellement vaste qu’on l’appelle la Ville universitaire. L’Université des Andes, l’Université de Zulia et l’Université catholique Andrés Bello sont d’autres universités de renom. Le gouvernement octroie des bourses et des prêts aux étudiants et assume même les frais de scolarité pour ceux qui veulent étudier à l’étranger, à condition qu’ils reviennent au Venezuela une fois leurs études terminées."

    La santé

    "Le Venezuela a un système de santé public et un système privé. Dans les hôpitaux publics, les soins sont gratuits, mais les malades doivent apporter leurs propres fournitures médicales quand celles-ci font défaut à l’hôpital. En fait, depuis les années 1980, le gouvernement n’a pu investir beaucoup dans la santé en raison des problèmes économiques, et certains hôpitaux ont grand besoin de réparations et d’équipement. Les gens riches et ceux qui sont couverts par une assurance-maladie privée se font soigner dans des cliniques privées.

    Les enfants sont vaccinés contre plusieurs maladies contagieuses, dont la rougeole. Dans le passé, on mourait beaucoup de la malaria, une maladie transmise par les moustiques, et du choléra, qui se propage par l’utilisation d’eau contaminée. Ces maladies sont aujourd’hui en recul grâce aux mesures préventives, et les gens sont plus susceptibles de mourir de maladies cardiaques ou du cancer; le taux de SIDA est en hausse dans des villes comme Caracas. Par ailleurs, la réputation du Venezuela en matière de sécurité routière est assez déplorable et les routes font de nombreuses victimes.

    Il y a une importante pénurie d’infirmières au Venezuela et les médecins ont tendance à s’installer dans les grandes villes, si bien que les habitants des campagnes ne bénéficient souvent que d’un piètre service de santé. Le gouvernement tente de résoudre ce problème en exigeant des nouveaux diplômés qu’ils travaillent dans les zones rurales pendant deux ans.

     Les pratiques médicales traditionnelles des peuples autochtones intéressent depuis longtemps les compagnies pharmaceutiques et les médecins occidentaux, qui sont nombreux à se rendre dans les forêts humides tropicales pour voir les shamans à l’œuvre et étudier leurs plantes médicinales. Certaines plantes sont d’usage courant, notamment le pasote, un laxatif, et le yanten avec lequel on soigne des maladies communes, tel le rhume. Dans le cas d’une morsure de serpent, le shaman masse et suce l’endroit atteint, pour aspirer la maladie et la souffler loin du corps et des autres habitants. Les Wakenais soignent les maladies avec des chants. Cette pratique, appelée malikai, est utilisée pour entrer en contact avec les esprits qui causent la maladie et avec ceux qui la guérissent."

    Arts et littérature

    "La musique et la danse vénézuéliennes sont empreintes d’influences autochtones, africaines et européennes, et varient d’une région à l’autre. La danse nationale est le joropo, qui se danse en couples, sur un air de harpe, de maracas et de cuatro, petite guitare à quatre cordes. Un des groupes les plus populaires du pays s’appelle Un Solo Pueblo (Un Peuple); il combine la musique folklorique des Llanos avec les rythmes des tambours africains, populaires dans les villes côtières. Bien que le Venezuela soit réputé pour sa musique folklorique, la musique classique est aussi très appréciée. Caracas compte quatre orchestres symphoniques et beaucoup d’autres villes ont leur propre orchestre. 

    Beaucoup des meilleurs auteurs du Venezuela sont devenus des chefs politiques influents. Ainsi, Simón Bolívar a utilisé l’écriture pour inspirer le peuple et le préparer à la guerre d’Indépendance. Andrés Bello, lui aussi, a écrit des livres idéologiques et de la poésie. Rómulo Gallegos, ancien président du Venezuela, était l’un des plus grands romanciers de l’histoire du pays: le plus connu de ses romans, Dona Bárbara, raconte l’histoire d’une femme ayant vécu dans la région des Llanos. Arturo Uslar Pietri est un des écrivains contemporains les plus célèbres du pays. Il a obtenu le prix littéraire Rómulo Gallegos ainsi que le Prix du prince espagnol des Asturies en 1991, pour son roman Una visita en el tiempo (Une visite dans le temps).

    Le Venezuela est la patrie d’un grand nombre de peintres, muralistes, sculpteurs et architectes de talent. Les artistes vénézuéliens sont à l’avant-garde d’une forme d’art privilégiant le mouvement appelée art cinétique, qui utilise des sculptures mobiles. Les représentants les plus célèbres de cette école sont Jesús Soto, Carlos Crúz Diez et Alejandro Otero. Des œuvres de Jesús Soto ornent l’entrée de quelques-uns des plus importants édifices de Caracas. Alejandro Otero est surtout connu pour son œuvre La abra solar, une magnifique croix métallique très ouvragée, qui bouge dans le vent.
     

     Manuel Cabre, Ángel Luque, Armando Reverón et Hector Poleo sont parmi les peintres les plus célèbres du Venezuela. Martín Továr y Továr est réputé comme muraliste. Son œuvre la plus connue est une peinture représentant la victoire de Bolívar à la bataille de Carabobo, qui est peinte sur le plafond du Congrès de la capitale nationale.

    L’architecte Carlos Villanueva marie l’esthétique et le fonctionnel dans ses bâtiments. Il compte entre autres à son actif l’arène de Maracay, un ensemble de logements sociaux à Caracas et la fameuse Ville universitaire de l’Université centrale du Venezuela.

    Dans chaque région du Venezuela, on trouve des formes d’artisanat particulières. Ainsi, la région amazonienne est connue pour ses hamacs et ses canots; la région des Llanos pour ses selles, ses instruments de musique et ses cordes."

    Le Venezuela (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada)

    Histoire

    Histoire
    "Avant l’arrivée des Espagnols, quelque 500 000 Autochtones vivaient dans la région. Ils appartenaient principalement à trois groupes: les Caraïbes (ou Caribs), les Arawaks et les Chibchas. Les Chibchas construisirent dans la région andine du Venezuela des routes qui existent encore. 

     Christophe Colomb fut le premier Européen à visiter le Venezuela, en 1498. Beaucoup d’explorateurs de l’époque croyaient que la légendaire cité de l’or, El Dorado, se trouvait au Venezuela. Cependant, ils n’y découvrirent que très peu de métaux précieux. Au XVIe siècle, les Européens s’installèrent dans les régions côtières et essayèrent de conquérir les Autochtones, qui leur résistèrent. Guarcaipuro, un chef caraïbe, fut un temps à la tête de 10 000 guerriers.

    Au début des années 1620, le cacao devint une culture importante,et de nombreux colons espagnols vinrent s’établir au Venezuela, s’empressant de faire venir des esclaves africains pour travailler dans les plantations. La façon dont l’Espagne gouvernait le pays ne convenait pas à ces colons, et en 1811, ils proclamèrent l’indépendance du pays. Le chef militaire vénézuélien Simón Bolívar commença à mobiliser les colons du Venezuela, de la Colombie, de l’Équateur et du Pérou afin de lutter contre les Espagnols. Bolívar et ses troupes remportèrent une victoire décisive à la bataille de Carabobo, en 1821. Pendant près de dix ans, le Venezuela fit partie de la république de Grande-Colombie, qui regroupait le Venezuela actuel, la Colombie, l’Équateur et le Pérou. En 1829, le Venezuela devint une république distincte. Après l’indépendance, le pays fut gouverné par une série de dictateurs, appelés caudillos. L’économie reposait principalement sur la culture du cacao et du café. La découverte de pétrole près du lac de Maracaibo, en 1922, permit l’essor de l’économie nationale, mais les profits du pétrole ne furent pas partagés équitablement entre tous les Vénézuéliens.

    En 1958, la résistance au dernier dictateur du Venezuela, le général Marcos Pérez Jímenez, provoqua une grève générale et des combats de rue dans les villes du pays. Le général Jímenez fut forcé de démissionner et il quitta le pays, qui devint alors une démocratie. Jusqu’à la chute du prix du pétrole, entamée au milieu des années 1980, le Venezuela jouissait d’un niveau de vie supérieur à la plupart de ses voisins. Mais depuis, la pauvreté est en hausse constante.

    Crises économiques, troubles et tentatives de réforme ont marqué les années 1990. En 1998, un nouveau président, Hugo Chavez, a été élu: il doit affronter le double défi de lutter contre la pauvreté tout en réduisant la dette nationale."

    Le Venezuela (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada)

    Autres sites: Bref historique
    Site en espagnol consacré à Simon Bolivar (Universidad de Los Andes, Merida)

    Doocumentation

    Documentation
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Raccourcis
    Actualités: Yahoo! France Actualités, Yahoo! en espanol, Yahoo! News, The Washington Post, Latin Reports.com, VHeadlines: Venezuela's Electronic News
    Médias: Journaux. El Mundo, El Nacional, El Universal, El Carabobeno (Valencia), La Razón (périodique indépendant). Radio. Union Radio
    Présentation générale: dossier pays (Maison des Français de l'étranger, Min. des Aff. étrang., Fr.), Country Profile (BBC News), fiche du pays (L'Amérique latine et les Antilles, MAECI du Canada), CIA - The World Factbook, Background Notes (Département d'État américain), Venezuela (InterFrance Media)
    Présentation approfondie: Country Study (Bibliothèque du Congrès américain)
    Portails, répertoires de sites: Venezuela (Latin World), Venezuela (Latin America Network Information Center)
    Sites gouvernementaux:
    Site de la Présidence (esp.)
    Site du Congrès de la république (esp.)
    Constitution de la république (esp.)
    Banque centrale du Venezuela (esp.)
    Cour suprême de justice (esp.)
    Ambassade du Venezuela à Paris
    Ambassade du Venezuela au Canada (angl., esp.)
    Autres sites gouvernementaux
    Politique:
    Composition du gouvernement (CIA)
    Constitutions de 1961 et de 1999 (Base de données politiques des Amériques)
    Histoire du drapeau national (angl.)
    Droits de l'homme:
    Bilans: Amnistie internationale, Human Rights Watch, Freedom in the World
    Économie:
    Dossier du pays (Banque mondiale)
    Fiche du pays (Fonds monétaire international)
    Fiche du pays (Tradeport.org)
    Country Commercial Guide (U.S. Trade Service)
    Bolsa de Valores de Caracas (Bourse de Caracas)
    Chambre de commerce Canada-Venezuela (Caracas)
    Énergie:
    Country Analysis Brief (Energy Information Administration, É.-U.)
    Venezuela Oil and Energy
    Cámara Petrolera de Venezuela
    Petróleos de Venezuela (PDVSA)
    Développement durable:
    Country Profile (National Implementation of Agenda 21, Nations Unies)
    Environnement:
    Environmental Issues (Energy Information Administration, É.-U.)
    Développement social:
    Situation de l'enfance et de la jeunesse (Youth at the United Nations)
    Statistiques de l'Unicef
    Santé publique:
    dossier (Pan American Health Organization)
    Éducation:
    Universidad Simón Bolívar (USB)
    Universidad de Los Andes (ULA)
    Universidad Central de Venezuela (UCV)
    Culture:
    Fêtes du pays
    Orinoco Online (Fundacion Cisneros): art des indigènes de l'Amazonie vénézuélienne
    Langues:
    Les langues du Venezuela; voir aussi ce site (angl.)
    Tourisme:
    Le tourisme au Venezuela
    Guides: Lonely Planet (fr. et angl.), Aventure du bout du monde
    Conseils aux voyageurs se rendant au Venezuela: Min. des Aff. étrang., Fr.; Min. des Aff. étrang. et du Comm. intern., Can.
    Autre site: Venezuelanews (site personnel)

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