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    Uruguay

    Description

    "Situé sur la côte orientale de l’Amérique du Sud, l’Uruguay est bordé par le Brésil au nord et à l’est, l’océan Atlantique au sud et l’Argentine à l’ouest. L’imposant Río de la Plata sépare l’Uruguay de l’Argentine.

    Il n’y a pas de montagnes en Uruguay, mais deux importantes chaînes de collines, la Cuchilla de Santa Ana et la Cuchilla Grande s’élèvent au nord et à l’est. La plus grande partie du pays est constituée de plaines onduleuses et de collines basses sillonnées de cours d’eau. La majorité des terres sont utilisées comme pâturages pour des troupeaux de bovins et d’ovins. Plusieurs grandes lagunes s’étendent le long de la côte, protégées de l’Atlantique par des bancs de sable.

    Le Río Negro, qui prend sa source au Brésil, divise le pays en deux. Il a été détourné pour former, au centre du pays, un immense lac artificiel, le Rincón del Bonete, où de gigantesques turbines produisent de l’électricité pour tout l’Uruguay. L’utilisation d’énergie hydroélectrique est vitale pour l’économie uruguayenne, car le pays ne possède pas de réserves commerciales de pétrole ou de charbon.

    L’Uruguay est le seul pays d’Amérique latine entièrement situé à l’extérieur des tropiques, d’où son climat tempéré. La température moyenne est de 10 °C en hiver et de 22 °C en été. Il pleut tout au long de l’année et les sécheresses sont rares. Cependant, le pampero, un vent froid qui souffle de l’Argentine en hiver, et les tempêtes de l’Atlantique Sud peuvent être violents et semer la destruction.

    L’Uruguay possède une faune bien particulière. Le nandou (nandú) est un oiseau coureur ressemblant à une petite autruche grise, que l’on chasse pour sa chair. La paruline couronnée (hornero) est un petit oiseau d’un gris rougeâtre qui a la particularité de construire un nid fait de boue, de brindilles et de paille ressemblant à un four à l’ancienne. On raconte que lorsque d’autres oiseaux envahissent un nid d’horneros, ceux-ci y emmurent les intrus.

    Le carpincho ressemble à un cochon «marin», mais c’est en réalité un grand rongeur qui se nourrit d’herbes et de plantes aquatiques. Dans les rivières, on rencontre parfois des caimanes, ces reptiles proches du crocodile, mais plus petits. Ils se nourrissent de poisson et de gibier aquatique. De vastes colonies de phoques et d’otaries peuplent le littoral et les îles proches de l’Uruguay. On les chasse pour leur fourrure."

    Uruguay (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Histoire

    Histoire
    Regard sur le passé

    "Les premiers habitants de la région, les Charrúas et les Guaranis, vivaient de la pêche et de la cueillette. Au XVIe siècle, les Espagnols s’établirent sur la rive ouest du Río de la Plata et les Portugais colonisèrent la région au nord, aujourd’hui le Brésil. Au début du XVIIe siècle, les Espagnols commencèrent à faire paître leur bétail sur la rive est du Río de la Plata; jésuites et franciscains commencèrent à convertir les Autochtones au christianisme. La région tombant sous le contrôle des Européens, le peuple et la culture charrúas s’éteignirent peu à peu.

    En 1680, les Portugais fondèrent un établissement à Colonia de Sacramento, sur la rive nord de l’estuaire du Río de la Plata pour faire obstacle à la colonie espagnole de Buenos Aires, sur la rive opposée. Ils envisageaient aussi l’établissement d’autres colonies, mais les Espagnols les devancèrent: en 1726, ils construisirent une forteresse à Montevideo et réussirent à chasser les Portugais de la région, qui fut alors intégrée à la vice-royauté du Río de la Plata et dirigée de Buenos Aires.

    En 1811, les Portugais attaquèrent la région par le nord, mais ils furent repoussés par l’armée de José Gervasio Artigas. Les Espagnols d’Argentine tentèrent aussi d’annexer la région. Les combats continuèrent durant toute la décennie. En 1820, les Portugais prirent Montevideo, et José Gervasio Artigas fut obligé de fuir au Paraguay. En 1825, Juan Antonio Lavalleja et 33 volontaires (les Treinta y Tres) pénétrèrent en Uruguay par le nord de l’Argentine et attaquèrent les Portugais. L’Argentine soutint les forces de Juan Antonio Lavalleja, et bientôt l’Argentine et le Brésil furent en guerre. La Grande-Bretagne, qui avait des intérêts économiques dans la région, intervint en tant que médiateur. Le traité de Rio de Janeiro, en 1828, allait assurer l’indépendance du territoire uruguayen, tant vis-à-vis de l’Argentine que du Brésil.

    Une Constitution fut établie en 1830 et Juan Rivera fut élu président. Quelques années plus tard, Manuel Oribe devint le deuxième président élu. Juan Rivera et ses supporters libéraux tentèrent de déposer Manuel Oribe, qui représentait les propriétaires terriens. La guerre civile qui s’ensuivit devait durer jusqu’en 1852. On appelait les libéraux Colorados, ou Rouges, et les propriétaires terriens et les marchands Blancos, ou Blancs. Aujourd’hui encore, les Colorados et les Blancos sont des partis politiques importants en Uruguay.

    En 1903, José Batlle y Ordóñez fut élu président ; il devait dominer la scène politique uruguayenne jusqu’à sa mort en 1928. José Batlle y Ordóñez fut l’artisan d’un programme de réformes sociales sans précédent dans le pays : les principales furent l’éducation gratuite pour tous les enfants, l’accès aux soins médicaux, les pensions de vieillesse et l’indemnisation de chômage. L’État-providence institué en Uruguay devint l’un des plus complets et des plus progressistes d’Amérique latine.

    Dans les années 1970, l’Uruguay, qui était demeuré assez stable jusque-là, connut une crise économique qui provoqua une confrontation entre le gouvernement de droite et les Tupamaros, un groupe gauchiste. En 1973, un putsch orchestré par l’armée donna le coup d’envoi à 12 ans de régime militaire. Le gouvernement civil qui fut rétabli en 1985 rendit à tous les citoyens leurs droits civils et politiques."

    Uruguay (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada) (reproduction autorisée)

    Doocumentation

    Documentation
    Gregory, Stephen William George. The Collapse of Dialogue: Intellectuals and Politics in the Uruguayan Crisis, 1960-1973. Thèse. University of New South Wales. Modern Language Studies. 1999: "In the context of the growing political instability and deepening economic crisis in Uruguay during the 1960s and early 1970s, the thesis examines two propositions. The first is that politically informed intellectuals, though disaffected or marginalised, will integrate themselves into the political mainstream if circumstances demand and a suitable vehicle allows them to participate usefully in the political process. The second is that, in the Uruguayan case, an expanded notion of dialogue is essential in analysing how this was accomplished, partly because the idea of dialogue was a necessary part of how they worked together and communicated with their public, and partly because dialogue was seen as a crucial element in reforming the nation and as the basis of the relationship between the political party that was to be the agent of such reform and its potential constituency. (...)" (Australian Theses Digital Program - texte intégral en format PDF)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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