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    Impression du texte

    Suisse

    Description

    Pays d'Europe centrale, bordé à l'est par la France, au sud par l'Italie, au nord par l'Allemagne, à l'est par l'Autriche et la principauté du Liechtenstein.


    Géographie

    "Une centaine de pics suisses atteignent des hauteurs de l’ordre de 4 000 mètres. Le plus élevé est le pic Dufour (4 634 m) du mont Rose, mais le plus connu est le Matterhorn (4 478 m). Il y a plus de 3 000 km2 de glaciers en Suisse.

    L’eau est la principale ressource de la Suisse. Le pays est arrosé par des milliers de cours d’eau et compte plus de 1 500 lacs, le plus grand étant le lac Léman. Deux des plus grands fleuves d’Europe, le Rhin et le Rhône, prennent leur source en Suisse.

    Le climat de la Suisse varie en fonction de l’altitude. La plus grande partie du pays a un climat continental avec des étés chauds et des hivers froids, sauf le petit canton du Tessin, sur le versant sud des Alpes, à la frontière italienne, qui forme une région distincte par son climat méditerranéen. Seuls les hauts sommets des Alpes sont couverts de neiges éternelles. À la fin de l’automne, le Mittelland est parfois couvert d’un épais manteau de brouillard.

    Près du quart du pays est boisé: dans le Mittelland et les vallées alpestres, ce sont surtout des forêts de hêtres et de chênes; en altitude, on trouve de l’épicéa et du sapin dans les régions humides, et du pin et du mélèze dans les régions plus sèches. Des palmiers poussent sur les bords du lac de Lugano, dans le Tessin. Au printemps et au début de l’été, les montagnes suisses se couvrent de fleurs: gentianes, edelweiss, pavots alpins, ancolies, valérianes des montagnes.

    Le bouquetin (chèvre des montagnes à cornes recourbées), le chamois (antilope à cornes) et la marmotte sont les animaux les plus représentatifs des Alpes. La faune reste abondante dans le Mittelland et les montagnes du Jura (daims, renards, lapins…) ; mais l’ours et le loup, jadis nombreux en Suisse, ont presque disparu."

    La Suisse (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada (reproduction autorisée))


    * * *


    "Petit État de 7,1 millions d'habitants (1997) pour une superficie de 41 000 km², la Suisse occupe une situation géographique enviable. Sa situation de carrefour des routes nord-sud - entre l'Italie et l'Europe hanséatique - et est-ouest - entre la France et l'Europe orientale - la place au coeur des flux d'échanges économiques et humains. Mais sa géographie montagneuse oppose à ces mêmes échanges des reliefs élevés et un climat parfois rigoureux. (...)

    Aujourd'hui, la Suisse - toutes proportions gardées - présente une structure analogue à celle des États-Unis: c'est une réunion de cantons comme les États-Unis sont une réunion d'États.

    Tous les cantons ont leur propre constitution, pour laquelle ils jouissent d'une très grande liberté dès lors qu'ils respectent la forme républicaine et assurent l'exercice des droits politiques. Chacun envoie une députation de deux membres au Conseil des États.

    Les cantons disposent de compétences étendues en matière d'éducation, de fiscalité, de santé publique, de police du commerce, d'aménagement du territoire, de maintien de l'ordre public et d'organisation judiciaire. En revanche, ils sont soumis à la Confédération en matière de droit civil et pénal.

    Le Parlement comprend deux chambres. Le Conseil national compte 200 membres, répartis entre les cantons en proportion de leur population et élus pour une période de quatre ans à la représentation proportionnelle.

    Le Conseil des États compte 46 membres, soit deux par cantons et un par demi-canton. Ces députés sont élus selon le droit cantonal, pour une période de quatre ans.

    Le Conseil fédéral constitue le pouvoir exécutif. Les conseillers fédéraux sont élus, tous les quatre ans, par l'Assemblée fédérale (les deux chambres réunies). Depuis 1959, les groupes principaux de l'Assemblée fédérale ont conclu un accord au terme duquel est formée une coalition comprenant des socialistes, des radicaux, des démocrates-chrétiens et des centristes ; cette combinaison étant établie, la seule inconnue réside dans la personnalité des élus.

    Le Conseil est responsable de l'activité gouvernementale. Il lui appartient donc de fixer les objectifs fondamentaux et les moyens d'action de l'État, de planifier et coordonner la politique gouvernementale et d'assurer sa mise en oeuvre et de représenter la Confédération à l'étranger. Dans les cas litigieux, il approuve les actes législatifs des cantons, dans la mesure où un acte normatif fédéral, soumis au référendum, le prévoit.
    Le président de la Confédération, qui change chaque année, a pour principale tâche de présider les séances du Conseil et de départager en cas d'égalité des voix.

    Dans cette démocratie si particulière, le gouvernement ne démissionne pas lorsqu'il est mis en minorité par le Parlement. Le vote de la motion de censure n'y est d'ailleurs pas possible, comme c'est le cas dans d'autres systèmes parlementaires. Inversement, le Parlement n'a pas le pouvoir de destituer le gouvernement ni de démettre un conseiller en cours de législature.

    La principale caractéristique du système politique suisse est donc sa stabilité. La physionomie politique du Parlement n'a guère varié depuis 1919 - introduction de la proportionnelle -, dominée par quatre grands partis représentés par une quarantaine de députés au Conseil national. S'agissant du gouvernement, sa composition politique est la même depuis 1960, fait unique dans les Etats démocratiques et qui donne à la diplomatie suisse une immobilité - que d'aucuns qualifieront de pragmatisme - proverbiale.

    La Suisse bénéficie d'un poids économique et financier que la modestie de sa population et de sa géographie ne semble pas autoriser. Il est vrai qu'au-delà des images d'Epinal d'une Suisse paisible, terre du chocolat, du Matterhorn et du lait frais, se dissimule un véritable prédateur de la finance mondiale. (...)

    Le renom de la place financière suisse ne date pas d'hier. Il s'appuie sur une tradition séculaire, qui débute au Moyen-Age avec l'établissement des premières banques privées dans certains cantons. (...)

    C'est surtout l'apparition des grandes banques qui donnera à l'armature bancaire suisse sa configuration actuelle. En 1856, le Crédit suisse est fondé par le notable zurichois Alfred Escher (1819-1882), qui fut longtemps conseiller national et que son activité dans le domaine ferroviaire avait fait surnommer «le roi des chemins de fer». En 1862, est créée la Banque de Winterthour qui, après sa fusion avec la banque du Toggenbourg, deviendra l'Union de banques suisses. A la même époque, Jakob Stämpfli (1820-1879), personnalité influente de la vie politique bernoise, crée la Banque fédérale tandis qu'apparaissent la Banque commerciale de Bâle et la Banque populaire de Berne. Enfin, en 1872, est créée la Société de banques suisses (Basler Bankverein), par l'union de cinq anciennes banques privées.

    Cette vague de créations bancaires s'inscrit dans le grand mouvement qui voit se constituer, à la même époque, les principaux établissements de crédit en France, en Allemagne et en Angleterre : c'est le début de la mobilisation des épargnes nationales pour financer les investissements considérables requis par l'industrie, les transports, les mines et le commerce. (...)

    La Suisse a continué de connaître la prospérité pendant la période faste des Trente Glorieuses. Les économies occidentales en pleine expansion ont été séduites par la solidité et la stabilité du franc suisse, librement convertible par ce pays où les impôts sont très faibles. Le conflit israélo-arabe, les crises monétaires de 1967 et les chocs pétroliers de 1973 et 1979 ont renforcé le sentiment que la Suisse constituait un espace financier abrité.

    Depuis, si le monde financier et bancaire anglo-saxon a progressivement affirmé sa suprématie - à Londres puis à New-York -, la Suisse a su conserver une place qui, pour n'être pas première, n'en est pas moins essentielle.

    Sa situation géographique, sa réputation de place financière refuge et surtout son attachement à défendre le secret bancaire et à refuser toute coopération en matière d'évasion fiscale font de la Suisse, encore aujourd'hui, un lieu particulièrement attractif pour les capitaux."

    Source: Délinquance financière et blanchiment des capitaux. Mission d’information commune sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe (10 octobre 2001). Assemblée nationale de la République française


    * * *


    Bref survol de l'économie

    "L’économie suisse est prospère, stable et moderne. La monnaie est l’une des plus fortes au monde et le taux d’inflation, l’un des plus bas. Dans l’ensemble, le taux de chômage du pays est bas. La plupart des gens travaillent pour de petites firmes; en fait, 98 % des compagnies suisses ont moins de 50 employés.

    Plus de la moitié de la population active travaille dans le secteur tertiaire, notamment dans les banques et autres services financiers, l’assurance et le tourisme. L’industrie touristique constitue une source de revenus importante, et ce en toutes saisons, les touristes venant faire des randonnées en montagne l’été et du ski en hiver.

    Environ 40 % des Suisses travaillent dans l’industrie, le commerce ou l’artisanat. La plupart des matières premières doivent être importées, que ce soit dans les domaines de la métallurgie, de la mécanique, de l’horlogerie, du textile, de la chimie ou de la pharmaceutique; la majorité des produits sont ensuite exportés, d’où la prospérité du pays. Les principaux partenaires commerciaux de la Suisse sont l’Union européenne, les États-Unis et le Japon.

    Le domaine agricole, très subventionné par le gouvernement, emploie environ 6 % de la population active et est constitué principalement de petites fermes. La production laitière et l’élevage bovin comptent pour plus de la moitié des activités agricoles. Les principales récoltes sont l’orge, la pomme de terre, la betterave à sucre et les fruits comme les pommes, les poires et les cerises. On cultive aussi le raisin pour en faire du vin. Les produits biologiques (naturels) sont de plus en plus populaires.

    Réputés pour leur ponctualité, les Suisses tirent également une grande fierté de leur savoir-faire et de leur intégrité: travailler fort et efficacement, avoir le sens des responsabilités, savoir respecter ses engagements sont considérés comme des marques de professionnalisme incontournables. Le taux d’absentéisme au travail est très bas. Les Suisses font généralement beaucoup d’heures, mais ils bénéficient d’un minimum de 4 semaines de congés payés par année. Entre employés et employeurs existe une entente tacite selon laquelle les différends doivent se régler en négociant; les grèves sont donc rares. Syndicats et associations professionnelles jouent un rôle actif dans l’élaboration des politiques économiques.

    Plus de la moitié des femmes sur le marché du travail occupent des postes à temps partiel (contre 8 % chez les hommes). De plus, elles gagnent en moyenne un tiers de moins que leurs collègues masculins. En raison de l’augmentation du coût de la vie dans les villes, de plus en plus de femmes choisissent de travailler à l’extérieur pour subvenir aux besoins de la famille."

    La Suisse (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada (reproduction autorisée))


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    Les langues en Suisse

    "La Suisse a quatre langues nationales: l’allemand, le français, l’italien et, depuis 1938, le romanche. La constitution fédérale ne reconnaît toutefois que l’allemand, le français et l’italien comme langues officielles. Ces trois langues ont le même statut au parlement, dans l’administration fédérale, et dans l’armée. En principe, tous les citoyens ont les mêmes droits, quelle que soit leur langue. En réalité toutefois, les groupes linguistiques minoritaires doivent lutter pour s’affirmer politiquement et économiquement.

    Les germanophones, qui représentent 75 % de la population suisse, sont concentrés dans le centre et le nord du pays; ils apprennent l’allemand standard (ou haut allemand) à l’école, mais parlent un dialecte dans les conversations quotidiennes. Les francophones, qui comptent pour 20 % de la population, sont surtout concentrés dans l’ouest du pays; le français suisse est très proche de celui qu’on parle en France. L’italien est parlé par 5 % de la population, principalement dans le sud du pays. On distingue trois formes d’italien en Suisse: le dialecte local, le dialecte lombard (koine) et l’italien standard.

    Le romanche n’est parlé que par 1 % de la population, essentiellement dans le canton de Graubünden. Il appartient à la famille des langues rhéto-romanes. Quand les vallées de la Rhétie ont été conquises par les Romains en l’an 15 avant J.-C., les habitants ont incorporé des mots latins dans leur langue. L’isolement de cette région pendant plusieurs siècles a permis à la langue de survivre. La communauté romanche ne compte que 50 000 personnes, mais est divisée en cinq groupes linguistiques, parlant chacun une variété distincte de romanche.

    La plupart des Suisses parlent au moins deux des langues nationales et ont une bonne compréhension de l’anglais. La langue des affaires est généralement le français, l’allemand ou l’italien, mais certaines grandes entreprises fonctionnent en anglais."

    La Suisse (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada (reproduction autorisée))


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    La religion en Suisse

    "La Suisse est un pays chrétien, comme en témoignent les nombreux clochers qui parsèment la campagne et les villes suisses. Le préambule de la constitution se termine d’ailleurs par: «Au nom de Dieu tout puissant», et de nombreuses fêtes suisses sont d’origine religieuse.

    Environ 40 % de la population est protestante et 46 % catholique. Si le nombre de Catholiques est légèrement plus élevé, c’est qu’il inclut les ouvriers espagnols et italiens résidant en Suisse. Il y a aussi une petite communauté juive. Près de 9 % des Suisses n’ont aucune affiliation religieuse.

    La religion occupe une place importante dans l’histoire suisse. En 1519, le prêtre catholique Ulrich Zwingli commença à demander la réforme de l’Église catholique, et au XVIe siècle, Genève et Zurich devinrent des centres importants de la Réforme protestante. Jean Calvin, réformateur français, dut se réfugier à Genève en 1533, ses opinions sur la Réforme l’opposant à l’Église catholique française. Des protestants anglais exilés à Genève traduisirent la Bible en anglais: cette version, appelée Bible de Genève, fut publiée en 1560.

    De nombreux groupes protestants sont originaires de Suisse. Conrad Grebel, né à Zurich et adepte de Zwingli, fonda l’Église suisse libre (ou Frères suisses) en 1525. Cette Église différait de l’Église catholique et des autres Églises protestantes par le fait qu’elle préconisait le baptême à l’âge adulte plutôt qu’à la naissance. Les Frères suisses sont par la suite devenus les Mennonites. De nombreux Mennonites émigrèrent au Canada et aux États-Unis au XVIIIe et au XIXe siècle, pour échapper aux persécutions religieuses dont ils faisaient l’objet en Europe.

    En 1693, le Mennonite suisse Jacob Ammam fonda une nouvelle secte: les Amish. Ses adeptes vivaient de l’agriculture et tenaient des services religieux chez les particuliers plutôt que dans des églises. Au XVIIIe siècle, de nombreux Amish émigrèrent dans l’est des États-Unis. Mennonites et Amish du Canada et des États-Unis vivent toujours dans des communautés agraires, à l’écart du reste de la société. La majorité refusent d’utiliser la technologie moderne et sont toujours vêtus comme au XVIIIe siècle.

    Aujourd’hui, les Suisses prônent la tolérance religieuse. La constitution garantit d’ailleurs la liberté de culte. On trouve ainsi en Suisse des églises grecques orthodoxes, évangélistes, mormones, adventistes du septième jour et catholiques, de même que des chapelles anglicanes, des synagogues, des mosquées, des temples bouddhistes et d’autres lieux de culte."

    La Suisse (Projet des Profils culturels, Centre Anti-Racism, Multiculturalism and Native Issues (AMNI), Faculté de travail social, Université de Toronto, avec l'aide de Citoyenneté et Immigration Canada (reproduction autorisée))


    Voir aussi:
    Constitution fédérale de la Suisse
    Le lac Léman, par Olivier Gonet

    Histoire

    Histoire
    "Les historiens font du Pacte fédéral de 1291 le véritable acte de naissance de ce qui deviendra la Confédération helvétique. Par cette charte, signée sans limitation de durée, des représentants d'Uri, de Schwitz et d'Unterwald concluent une alliance pour lutter contre la puissance de leurs suzerains - les Habsbourg - qui cherchent à étendre leur influence.

    La période 1291-1513 est celle de la constitution de la Confédération des huit cantons, par adjonctions progressives à partir du socle originel de 1291. Cédant progressivement à la tentation d'accéder au rang de grande puissance, les Confédérés tentent de s'étendre dans toutes les directions, jusqu'à ce que la victoire française à Marignan marque le terme de ces velléités.

    La Suisse de l'époque moderne n'est donc pas un Etat, mais un ensemble de souverainetés locales. La Diète, qui réunit les députés de chaque canton, n'a pas de véritable pouvoir : il manque un gouvernement central, un pacte unique liant tous les cantons et une armée commune.

    La Confédération est juridiquement reconnue par les parties signataires du Traité de Westphalie (1648), mais il faut attendre 1798 et l'occupation des Etats de la Confédération par Bonaparte pour que celle-ci soit dotée d'une véritable Constitution, qui en fait un État unitaire et une République «une et indivisible».

    Après la défaite de Napoléon et le Congrès de Vienne, les Alliés restaurent les Etats et les gouvernements sur le modèle existant avant la Révolution (pacte fédéral de 1815). La Confédération est constituée par l'alliance de 22 cantons souverains. Une seule liberté est garantie par le pacte, la liberté de commerce. Une Diète, assemblée de délégués des cantons, forme le gouvernement central. Par ailleurs, la neutralité perpétuelle de la Suisse et l'inviolabilité de son territoire sont reconnues et garanties.

    En 1848, le pays devient un Etat fédératif. Les 22 cantons perdent une partie de leur souveraineté au profit de l'État suisse (armée, affaires étrangères, douanes, postes et monnaie). Les autorités fédérales se mettent en place: sept conseillers fédéraux responsables de l'exécutif, un parlement bicaméral et un tribunal fédéral. Sa constitution sera révisée en 1874 et 1999, afin d'en accentuer le caractère démocratique."

    Source: Délinquance financière et blanchiment des capitaux. Mission d’information commune sur les obstacles au contrôle et à la répression de la délinquance financière et du blanchiment des capitaux en Europe (10 octobre 2001). Assemblée nationale de la République française

    Voir aussi: Dictionnaire historique de la Suisse (accès partiel)
    Pacte confédéral de 1291
    Lettres de M. William Coxe à M. W. Melmoth sur l'état politique, civil et naturel de la Suisse, trad. de l'anglais (par Ramond) (Gallica-BNF)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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