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    Suède

    Description

    "Un vaste pays, un climat contrasté

    La Suède est un pays très étendu - en Europe, seule la Russie, l'Ukraine, la France et l'Espagne sont plus grandes. De sa pointe nord à sa pointe sud, la distance est de 1 600 kilomètres, autant qu'entre Berlin et Moscou ou entre New York et Minneapolis. Dans le nord, les hivers sont longs, froids et enneigés, mais pendant les courtes semaines d'été le soleil brille vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Dans le sud, l'hiver est beaucoup plus doux et l'été plus long.

    Les forêts, en majeure partie constituées de résineux, couvrent plus de la moitié du territoire et abritent une faune abondante. Une centaine de milliers de lacs donnent vie au paysage.

    Les longues côtes de la mer Baltique à l'est et de la mer du Nord à l'ouest sont bordées d'archipels comptant des milliers d'îles. La Suède a des frontières terrestres avec la Norvège et la Finlande. Inauguré le 1er juillet 2000, le pont sur l'Öresund qui relie Malmö à Copenhague a rapproché la Suède du Danemark et du continent européen.

    Une population clairsemée et beaucoup de nouveaux Suédois

    Ce vaste pays est peu peuplé, environ neuf millions d'habitants. C'est dans la moitié sud que vivent 85 % de la population, largement concentrée dans trois villes : la capitale Stockholm (1,7 million d'habitants avec ses banlieues), Göteborg sur la côte ouest (800 000 habitants) et Malmö dans le sud (500 000 habitants).

    La Suède a longtemps été un pays ethniquement homogène. Avant que n'éclate la Deuxième Guerre mondiale en 1939, les Sames (Lapons) étaient la seule minorité importante nettement différenciée. Aujourd'hui, environ 20% des habitants sont d'origine étrangère, en ce sens qu'ils sont nés hors de Suède ou qu'au moins un de leurs parents est né à l'étranger.

    Ce n'est qu'à partir de la Deuxième Guerre mondiale que l'immigration s'est accélérée.

    Nombre de réfugiés ont trouvé asile en Suède pendant les années de guerre, et par la suite elle a ouvert ses frontières au fil des crises politiques dans le monde. Rien qu'en 1992, elle a accueilli 84 000 personnes, la plupart venues de l'ex-Yougoslavie.

    Langue et religion

    La langue suédoise appartient, avec le norvégien, le danois et l'islandais, au groupe septentrional de la famille des langues germaniques.

    En Finlande, qui a fait partie de la Suède pendant six siècles, 300 000 personnes ont le suédois pour langue maternelle.

    Au XVIe siècle, la Suède a rompu avec le catholicisme et pendant un peu plus de quatre siècles, elle a eu une Eglise d'Etat évangélique luthérienne. Le 1er janvier 2000, l'Eglise de Suède a été dotée d'un statut indépendant et se trouve désormais sur un pied d'égalité avec les autres communautés religieuses. En 1999,84 % de la population suédoise appartenaient 84 % de la population suédoise appartenaient à l'Eglise de Suède.

    Parlementarisme et monarchie

    La Suède est une démocratie parlementaire.

    Son parlement, le Riksdag, a une chambre unique de 349 députés. Des élections générales ont lieu tous les quatre ans et la majorité électorale est de 18 ans. Les sièges sont répartis proportionnellement entre les partis qui ont obtenu au moins quatre pour cent des suffrages exprimés.

    Le Parti social-démocrate a été au pouvoir en Suède pendant la majeure partie de l'après-guerre. De 1976 à 1982 et de 1991 à 1994, le pays a été gouverné par des gouvernements «bourgeois» (non socialistes). Après les élections de 1998, les sociaux-démocrates ont formé un gouvernement minoritaire qui s'appuie pour conduire sa politique dans divers domaines sur le Parti de la gauche et les Verts.

    Aux élections de 1998, les sociaux-démocrates ont obtenu 36,4% des suffrages, et le deuxième parti par ordre d'importance, le Parti modéré (conservateur), en a obtenu 22,9%. Les chiffres des cinq autres partis étaient de 12% pour le Parti de la gauche, 11,8% pour les Démocrates-chrétiens, 5,1% pour le Parti du centre, 4,7% pour le Parti libéral et 4,5% pour les Verts. Le Premier ministre est Göran Persson.

    La monarchie suédoise est intégralement constitutionnelle. Le roi, chef de l'Etat, a essentiellement des fonctions honorifiques et de représentation. Le souverain actuel, Carl XVI Gustaf, né en 1946, appartient à la dynastie Bernadotte, d'origine française. La reine Silvia est la fille d'un homme d'affaires allemand et de son épouse brésilienne. L'héritière du trône est la princesse Victoria, née en 1977.

    Une nation pacifique au passé guerrier

    La Suède a le privilège de connaître la paix depuis près de deux cents ans. Mais durant de longs siècles, elle a été impliquée dans des conflits dévastateurs et des guerres incessantes. À partir de l'an 800 et pendant 250 ans, les Vikings de Suède et des autres pays nordiques ont entrepris des expéditions en terre étrangère qui tenaient à la fois des voyages de commerce, des raids de pillage et des mouvements de migration. Le royaume de Suède a pris forme au XIIe siècle. Jusqu'au XVIe siècle, les frontières entre les pays nordiques étaient fluctuantes. Au XIVe siècle, une union s'est constituée pendant un temps entre la Suède, la Norvège et le Danemark. A cette époque, la Finlande était déjà passée sous autorité suédoise. C'est au XVIe siècle qu'ont été jetés les fondements de la Suède moderne. Dans le siècle qui a suivi, elle s'est hissée au rang des grandes puissances européennes, avec des possessions sur tout le pourtour de la Baltique - mais ce petit pays était une base trop fragile pour maintenir une hégémonie qui a commencé à s'effriter au XVIIIe siècle.

    D'autres revers ont suivi. Après une guerre contre la Russie (1808-09), la Suède dut renoncer à la Finlande. L'union avec la Norvège instaurée en 1814 a été dissoute en 1905. Restée à l'écart de la Première Guerre mondiale comme de la Deuxième, la Suède a maintenu sa ligne de neutralité après le retour de la paix en 1945. La non-participation aux alliances visant à la neutralité en temps de guerre est devenue une doctrine, appuyée sur un large consensus politique.

    La Suède, cependant, a toujours eu l'ambitionde prendre une part active à la coopération internationale. Un engagement résolu dans l'action aux Nations Unies est une pierre angulaire de sa politique étrangère. Avec ses voisins nordiques - Danemark, Finlande, Norvège et Islande - elle entretient une étroite coopération dans la plupart des domaines.

    De nouvelles relations internationales

    Les bouleversements intervenus en Europe de 1989 à 1991 ont changé les prémisses de la politique étrangère suédoise. L'effondrement des dictatures communistes en Europe de l'Est et la dissolution de l'Union soviétique créaient une situation qui a ouvert des voies nouvelles aux relations de la Suède avec le monde environnant. En 1991, elle a demandé à se joindre à l'Union européenne (UE), et en 1994 l'accord d'adhésion était conclu. Après un référendum, la Suède est entrée dans l'Union le 1er janvier 1995. A l'avènement de l'Union économique et monétaire le 1er janvier 1999, elle a choisi de ne pas y participer, sans toutefois exclure une adhésion ultérieure. La question ne sera tranchée qu'après un référendum.

    La défense s'adapte à la nouvelle donne, Pendant les décennies de la guerre froide, la Suède devait compter avec le risque d'une tentative d'invasion sur ses côtes en cas de conflit ouvert entre le Pacte de Varsovie et l'OTAN. Après la dissolution du Pacte de Varsovie et la chute de l'Union soviétique, la situation a changé.

    La défense, fondée sur le service national pour les hommes, a subi une réduction du volume de ses forces. Une décision parlementaire adoptée en 2000 prévoit la suppression d'un certain nombre de régiments, accompagnée d'une amélioration de la qualité et de la flexibilité. Les forces aériennes tiennent une place majeure dans le dispositif. Des capacités sont disponibles pour la participation de la Suède à des actions internationales de gestion de crise. Au fil des années, plus de 60 000 soldats suédois ont servi dans les forces des Nations Unies en divers points du monde.

    L'idée d'une adhésion à l'OTAN a été débattue, mais n'est pas à l'ordre du jour dans la situation présente. La Suède participe activement au Partenariat pour la Paix (PPP) et aux forces de maintien de la paix dans l'ex-Yougoslavie.

    De la pauvreté à la richesse

    Vers le milieu du XIXe siècle, la Suède était l'un des pays les plus pauvres d'Europe et 70% de sa population travaillaient dans l'agriculture.

    Un peu plus d'un siècle plus tard, elle était parmi les pays les plus riches et les plus industrialisés du monde et le secteur agricole n'occupe plus que 2% de la population.

    Les décennies de l'après-guerre ont été une époque faste pour l'économie suédoise. La croissance du PIB et l'amélioration de la prospérité ont permis de développer l'Etat de bien-être. Mais dans les premières années 1990, la Suède a connu sa crise la plus grave depuis les années 1930. Le PIB a baissé, la couronne suédoise s'est dépréciée, le chômage est monté en flèche de même que la dette publique. La Suède a rétrogradé dans le palmarès mondial de la prospérité.

    Un vaste assainissement de l'économie a été entrepris. Au seuil du nouveau siècle, les finances publiques ont retrouvé leur équilibre.

    La croissance économique est satisfaisante, l'inflation est maîtrisée, la dette publique diminue, les salaires réels progressent et le chômage est en baisse. La Suède est fortement tributaire de l'industrie exportatrice, qui lui assure un substantiel excédent commercial. À l'exportation comme à l'importation, ses principaux partenaires commerciaux sont l'Allemagne et la Grande-Bretagne.

    L'industrie manufacturière est en grande partie basée sur les principales matières premières du pays, la forêt et le minerai de fer. Les industries mécaniques, y compris la construction automobile, représentent plus de 40 % de la valeur ajoutée de l'industrie suédoise. Les industries du bois, de la pâte et du papier y contribuent pour peu
    plus de 20%, la part de l'industrie chimique est d'environ 12%.

    Les nouvelles technologies de l'information jouent un rôle grandissant dans l'économie et selon diverses études internationales, la Suède est l'un premiers pays du monde dans ce secteur. Les Suédois sont plus de 50 % à utiliser Internet et possèdent 4 millions de téléphones portables.

    La controverse du nucléaire

    Les Suédois attachent une grande importance aux questions environnementales en général, et l'une des plus débattues est celle de l'approvisionnement en énergie. Le nucléaire fournit la moitié de l'électricité en Suède. Après un référendum tenu en 1980, le Riksdag a décidé que tous les réacteurs devaient être mis hors service d'ici à 2010, mais ce calendrier a été abandonné. Une tranche nucléaire a été fermée en 1999, une autre le sera en 2001. La poursuite de la sortie du nucléaire dépendra des possibilités de trouver des énergies de substitution pouvant être produites sans pollution atmosphérique excessive et à un prix raisonnable.

    Un Etat de bien-être fort

    Un large système de protection sociale a fait beaucoup pour l'image de la Suède dans le débat international. À la plupart des stades de la vie, les Suédois pouvaient compter sur le soutien de l'État-providence. La crise économique du début des années 1990 a imposé des mesures d'austérité, mais une partie des prestations supprimées ont été rétablies après le redressement des finances publiques.

    Pour tout l'essentiel, l'État de bien-être a pu être préservé. Comme dans la majeure partie des pays in dustrialisés comparables, la part croissante des retraités dans la population pose des problèmes économiques. L'espérance de vie est passée à 76,7 ans pour les hommes et à 81,8 ans pour les femmes. Un nouveau régime de retraite tenant compte des nouvelles réalités et de la croissance économique a été instauré en 1999.

    L'égalité entre femmes et hommes

    Après les élections de 1998, le Riksdag compte 42,7 % de femmes députés, et début 2000 les femmes étaient en majorité au gouvernement. Dans le secteur politique, la Suède peut se proclamer championne du monde de la parité. La législation vise à instaurer l'équité entre femmes et hommes en termes de salaires et de perspectives de carrière. La politique familiale améliore les possibilités pour les deux parents de concilier leur vie professionnelle et leurs responsabilités familiales."

    Source: Institut suédois, Données générales sur la Suède, 2001
    Source: CIA - The World Factbook

    Histoire

    Histoire

    Histoire

    "Il y a 14 000 ans, toute la Suède actuelle était recouverte de glaces. Lorsque les glaciers se retirèrent, l'homme s'installa dans leur sillage, et le premier habitat humain connu, dans le sud du pays, remonte à environ 12 000 ans av. J.-C. On peut constater qu'au cours de la période comprise entre 8 000 et 6 000 ans avant notre ère, l'ensemble du territoire commença à se peupler de tribus qui vivaient de la chasse et de la pêche et se servaient d'outils de pierre rudimentaires. L'âge de la pierre, au cours duquel les outils se perfectionnent et dont on retrouve, en nombre croissant, des vestiges d'habitat et des tombeaux, s'étend, selon la tradition archéologique, jusqu'à environ 1800 av. J.-C. pour être suivi, dans les pays nordiques, de l'âge du bronze (1800-500 av. J.-C.). Ce dernier doit son nom aux armes et objets de culte caractéristiques des trouvailles de cette période, même si les outils de pierre continuaient de prédominer dans la vie quotidienne. Dans les pays nordiques - en particulier au Danemark, mais aussi en Suède -, cette période se distingue par un niveau élevé de civilisation qui se reflète entre autres dans la richesse des objets funéraires.

    À partir de 500 av. J.-C., les trouvailles se font plus rares, en même temps que l'utilisation du fer commence à se généraliser. Au cours du premier âge du fer (500 av. J.-C.-400 apr. J.-C.), de l'ère des grandes invasions (400-550), puis de la période vendelienne (550-800), qui doit son nom aux magnifiques bateaux-tombeaux découverts près de Vendel, dans l'Uppland, la population de Suède devient sédentaire. C'est à partir de cette époque que l'agriculture devient la base de la vie économique et sociale du pays.

    Les Vikings et le début du christianisme

    La période viking (800-1050) se caractérise par une forte expansion qui, pour ce qui est de la Suède, s'oriente vers l'Est sous forme d'incursions tenant à la fois de la rapine et de l'expédition commerciale, qui conduisent les Vikings le long des côtes de la Baltique et des fleuves jusqu'au coeur de la Russie actuelle, où ils fondent des comptoirs commerciaux et des principautés éphémères, comme celle de Riourik à Novgorod. Les Vikings suédois poussèrent vers l'Est jusqu'à atteindre la mer Noire et la mer Caspienne, où ils établirent des relations commerciales avec Byzance et les royaumes arabes.

    Dans le même temps commençait l'évangélisation de la Suède, avec Anschaire, missionnaire venu du royaume carolingien au IXe siècle. Mais ce n'est qu'au XIe siècle que la Suède fut christianisée, encore que le paganisme et l'ancienne mythologie nordique y survécurent jusqu'à une époque avancée du XIIe siècle. Il faut attendre 1164 pour voir la Suède introniser son propre archevêque. Aux XIIe et XIIIe siècles, la Suède s'étend également vers l'Est en annexant, après plusieurs expéditions militaires, la Finlande au royaume de Suède.

    Fondation du royaume

    Les diverses provinces, restées auparavant des entités distinctes, formèrent vers l'an mille un ensemble unifié dont les hauts lieux étaient, d'une part, le Västergötland et l'Östergötland, de l'autre, le pourtour du lac Mälaren avec, au centre, l'Uppland. A partir du milieu du XIIe siècle, le pouvoir séculier de Suède devint l'enjeu d'une lutte acharnée entre la lignée des Sverker et celle des Erik, les deux dynasties alternant sur le trône royal de 1160 à 1250. À cette époque encore, les provinces restaient cependant des entités administratives ayant leurs propres assemblées (ting), sénéchaussées et législation. Ce n'est que dans la seconde moitié du XIIIe siècle que le roi parvint à accroître son influence et à faire valoir vraiment, par la construction de châteaux-forts royaux et la création d'administrations provinciales, les intérêts du pouvoir central et à imposer des lois et des décrets applicables dans tout le royaume. En 1280, Magnus Ladulås (1275-90) put promulguer un décret donnant naissance à une noblesse séculière privilégiée et à une société organisée selon un modèle féodal. Le roi s'adjoignit un Conseil du royaume composé de représentants de l'aristocratie et de l'Église. Sous le règne de Magnus Eriksson (1319-64), les lois provinciales furent remplacées, en 1350, par un Code général applicable dans tout le royaume.

    L'ère de la Hanse

    Au XIVe siècle, les échanges commerciaux s'intensifient, en particulier avec les villes allemandes regroupées dans la Ligue hanséatique sous la houlette de Lübeck. Au cours des deux siècles suivants, jusqu'au milieu du XVIe, la Hanse occupe une position dominante dans le commerce avec la Suède, où l'ampleur des échanges donne naissance à de nombreuses villes. L'agriculture, qui n'a cessé de constituer la pierre angulaire de la vie économique, connaît également un grand essor, notamment suite à l'adoption de l'assolement triennal et à l'amélioration de l'outillage. La peste noire, qui atteint la Suède en 1350, engendre cependant une longue période de récession caractérisée par une régression démographique et par l'abandon de nombreuses métairies. Ce n'est que vers la fin du XVe siècle que l'on peut considérer la crise comme vaincue, en même temps que la sidérurgie de la Suède centrale commence à jouer un rôle sans cesse grandissant dans l'économie du pays.

    L'Union de Kalmar

    À la suite de divers héritages et alliances, le pouvoir royal au Danemark, en Norvège et en Suède se trouve en 1389 concentré entre les mains de la régente Marguerite, reine de Danemark. Sous sa conduite fut signée en 1397 «l'Union de Kalmar», qui impliquait que les trois pays scandinaves seraient gouvernés par un seul et même roi. Toute la durée de l'Union - de 1397 à 1521 – fut cependant émaillée de luttes entre le pouvoir central, représenté par le roi, et la haute noblesse, avec, épisodiquement, des révoltes bourgeoises et paysannes. Ces conflits, que sous-tendait la volonté de sauvegarder l'unité nationale de la Suède et les intérêts économiques qui la liaient à la Hanse, aboutirent au «Bain de sang» de Stockholm (1520): le roi danois de l'Union, Christian II, fit exécuter 80 des hommes les plus en vue de Suède. Il s'ensuivit une révolte dont le point final fut, en 1521, la destitution du souverain danois. Un noble suédois, Gustave Vasa, s'empara du pouvoir et fut proclamé roi de Suède en 1523.

    La dynastie des Vasa

    C'est sous le règne de Gustave Vasa (1523-60) que furent jetées les bases de l'Etat national suédois. L'Eglise fut nationalisée, ses biens confisqués par l'Etat, la réforme protestante progressivement menée à bien. En même temps, l'administration fut organisée sur le modèle allemand et le pouvoir se concentra entre les mains du souverain. Le pouvoir royal fut encore renforcé en 1544, lorsque le pays devint une monarchie héréditaire, après avoir été un royaume électoral dans lequel l'aristocratie avait son mot à dire lors de chaque succession au trône.

    En dépit des efforts déployés par la haute noblesse pour rétablir l'autorité du Conseil du royaume sous les règnes d'Eric XIV (1560-68), de Jean III (1568-92) et de Sigismond (1592-99), le roi maintint sa position et la renforça de plus sous les règnes de Charles IX (1599-1611)et de Gustave II Adolphe (1611-32). Après la mort de Gustave II Adolphe, tué à la bataille de Lützen en 1632, la haute noblesse parvint certes à imposer en 1634 une nouvelle Constitution qui conférait le pouvoir aux administrations centrales créées à la même époque. Mais la Constitution de 1634 allait rester une loi de tutelle - d'abord au cours de la minorité de la reine Christine, puis de celle de Charles XI - pour finir par être entièrement mise hors jeu lorsqu'en 1680, Charles XI imposa une réduction des biens de la noblesse. Celle-ci se trouvait définitivement transformée en une noblesse de robe contrainte à obéir en tout point au souverain.

    De la période de grandeur à la neutralité

    Depuis la rupture de l'union avec le Danemark et la Norvège, la Suède avait axé sa politique étrangère sur la conquête de la maîtrise en mer Baltique, ce qui, à partir des années 1560, provoqua des conflits armés répétés avec le Danemark. Etant intervenue, en 1630, avec grand succès dans la Guerre de Trente Ans aux côtés des protestants, la Suède, dont le roi Gustave II Adolphe était devenu un des principaux monarques d'Europe, vainquit le Danemark dans deux guerres - celle de 1643-45 et celle de 1657-58 -, ce qui lui permit d'annexer la Scanie, les provinces de Halland et de Blekinge et l'île de Gotland, jusque-là possessions danoises, et d'arracher les provinces de Bohuslän, de Jämtland et de Härjedalen à la Norvège. La Suède, qui comprenait en outre la Finlande et un certain nombre de territoires baltes et du nord de l'Allemagne, devint ainsi, après le Traité de Westphalie (1648) et la paix conclue avec le Danemark à Roskilde (1658), l'une des toutes grandes puissances du Nord de l'Europe.

    Mais à part quelques modestes forges et la mine de cuivre de Falun, elle restait un pays purement agricole caractérisé par une économie de troc et manquant des ressources nécessaires pour pouvoir maintenir à la longue cette position de grande puissance. Vaincue, dans la grande Guerre du Nord, par le Danemark, la Pologne et la Russie (1700-21), la Suède perdit la plus grande partie de ses provinces d'outre-Baltique et sa souveraineté se trouva réduite à un territoire correspondant, en gros, à celui de la Suède et de la Finlande d'aujourd'hui. Au cours des guerres napoléoniennes, elle dut finalement céder la Finlande à la Russie et renoncer à ses dernières possessions en Allemagne du Nord. En compensation de ces pertes, le prétendant nouvellement élu au trône de Suède (1810) - le futur Charles XIV Jean – parvint à annexer la Norvège, contrainte, en 1814, à s'engager dans une union avec la Suède. Après de multiples conflits internes, celle-ci fut cependant dissoute pacifiquement en 1905. Après la courte guerre qui l'opposa à la Norvège à la suite de l'union de 1814, la Suède n'a plus participé à aucun conflit armé et, depuis la Première Guerre mondiale, elle a aussi adopté ouvertement, en politique étrangère, une ligne de conduite fondée sur la non-alliance en temps de paix, la neutralité en temps de guerre et la sécurité assurée par une puissante défense nationale. Dans le même temps, la Suède devint néanmoins membre de la Société des Nations en 1920 et des Nations unies en 1946. Dans le cadre de ces organismes, elle a participé à de nombreuses actions internationales visant au maintien de la paix.

    La fin de la guerre froide et de la division politique de l'Europe offrent désormais des perspectives nouvelles à la politique étrangère et de sécurité de la Suède, qui se voit ouvrir la voie de sa participation au processus d'intégration de l'Europe occidentale. C'est pourquoi la Suède a introduit en 1991 sa demande d'adhésion à part entière à la Communauté européenne (CE), et est devenue membre de l'Union européenne (UE) le 1er janvier 1995 à la suite d'un référendum tenu en novembre 1994. La Suède a choisi de ne pas adhérer à l'Union économique et monétaire (UEM) dès l'entrée en vigueur de celle-ci le 1er janvier 1999, mais elle y entrera peut-être par la suite, dans ce cas après un nouveau référendum ou après des élections législatives lors lesquelles l'UEM sera l'une des questions majeures. La non-participation aux alliances militaires, qui permet au pays de rester neutre en cas de guerre dans son environnement proche, est la doctrine sur laquelle repose la politique de sécurité suédoise. Le gouvernement considère que la non-participation aux alliances militaires doit être maintenue. Pour ce qui est de la formulation concernant la neutralité, il a annoncé fin 2000 des délibérations avec les partis politiques en vue d'une nouvelle définition de la politique suédoise, dans le contexte des changements intervenus dans le monde.

    Evolution constitutionnelle, économique et politique

    Après la mort, en 1718, du roi guerrier Charles XII, et les défaites subies dans la grande Guerre du Nord, le Riksdag (Parlement) et le Conseil du royaume imposa une nouvelle Constitution qui abolissait la monarchie absolue et conférait le pouvoir au Riksdag. Pendant «l'Ere de la liberté» (1719-1772), la Suède vit se développer un régime parlementaire impliquant que le parti majoritaire au Riksdag désignait le gouvernement (le Conseil), celui-ci étant à son tour responsable devant le Riksdag. Un coup d'État sans effusion de sang (1772) permit à Gustave III (1771-92) de réduire le pouvoir du Riksdag et de restaurer la monarchie absolue en 1789.

    Par ailleurs, le XVIIIe siècle se caractérise, en Suède, par un épanouissement culturel accéléré par des contacts étroits avec la France. Les échanges commerciaux, qui s'étaient rapidement développés pendant ce siècle, furent considérablement entravés par les guerres napoléoniennes, et la première moitié du XIXe siècle fut une période de stagnation et de crise économique. Même dans la deuxième partie du XIXe siècle, et en dépit de la construction des chemins de fer et de l'essor de l'industrie du bois, la Suède restait un pays pauvre où 90% de la population vivait de l'agriculture. Il s'ensuivit un mouvement d'émigration - surtout vers l'Amérique du Nord - d'une ampleur relativement très importante ; entre le milieu du XIXe siècle et 1930 un million et demi de Suédois - sur une population de 3,5 millions en 1850 et guère plus de 5 millions en 1930 – quittèrent le pays. Ce n'est que dans les années 1890 que l'industrie commença à croître, pour se développer très rapidement au cours de la période comprise entre 1900 et 1930 et faire de la Suède, après la Seconde Guerre mondiale, l'un des premiers pays industrialisés d'Europe.

    Dans le même temps, la Suède connut, en politique intérieure, une évolution calme et paisible. Après le coup d'État de 1809, à la suite duquel Gustave IV Adolphe (1792-1809) fut déposé, le pays s'était doté d'une nouvelle Constitution consacrant la séparation des pouvoirs préconisée par Montesquieu. Peu après, le maréchal français Jean-Baptiste Bernadotte fut élu successeur au trône, sur lequel il monta en 1818 sous le nom de Charles XIV Jean (1818-44). Bien que son règne fût marqué du sceau de sa politique conservatrice, une opposition libérale commença à se manifester. La scolarité générale obligatoire et l'école primaire furent instaurées en 1842, et sous les règnes de son fils Oscar Ier (1844-59) et de son petit-fils Charles XV (1859-72), le libéralisme triomphant entraîna, entre autres, la suppression du système corporatif et l'instauration de la liberté du commerce et de l'industrie en 1846. Le libre-échange s'imposa dans les années 1850 et 1860. Enfin, en 1862, l'autonomie communale fut décrétée et en 1866, une réforme du système de représentation fut votée. L'ancien Riksdag, démodé, où siégeaient des représentants des quatre états (noblesse, clergé, bourgeoisie et paysannerie), fut remplacé par un parlement composé de deux chambres élues, qui devait subsister jusqu'à l'instauration, en 1971, du système monocaméral.

    En Suède, le XIXe siècle voit naître également de puissants mouvements populaires tels que les ligues anti-alcooliques et les mouvements de liberté religieuse, les organisations féministes et surtout le mouvement ouvrier. Ce dernier, qui se développa dans le sillage de l'industrialisation au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, se caractérise, à partir du tournant du siècle, par ses tendances réformistes, et dès 1917, des représentants sociaux-démocrates entrent au gouvernement. Le suffrage universel et égalitaire est instauré en 1909 pour les hommes et en 1921 pour les femmes. En même temps, c'est l'avènement du parlementarisme.

    Dans les années 1930, après la prise de pouvoir par les sociaux-démocrates, furent jetées les bases d'une société de bien-être qui, pour l'essentiel, a pu être réalisée après la Seconde Guerre mondiale.

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale fut constitué un gouvernement d'union nationale comprenant les quatre partis démocratiques. Après la guerre, on en revint à un gouvernement exclusivement social-démocrate sous la conduite de Per Albin Hansson. A la mort de celui-ci, Tage Erlander devint premier ministre, poste qu'il occupa sans interruption jusqu'en 1969. Son successeur, Olof Palme, fut chef du gouvernement de 1969 à 1976. Sous la conduite des sociaux-démocrates, mais aussi en étroite coopération avec les autres partis démocratiques, fut mise en oeuvre, au cours des années 1940 et 1950, une série de réformes qui constituent le fondement de la société suédoise de bien-être.

    Dans le même temps, des voix s'élevaient pour exiger la modernisation de la Constitution de 1809. Au terme de longues discussions et de renvois en commission, une nouvelle Constitution fut adoptée en 1974. Elle dispose que la souveraineté nationale émane du peuple qui, par des élections libres, désigne le Riksdag. Seul celui-ci est habilité à légiférer et à voter des impôts. Le gouvernement est désigné par le Riksdag et responsable devant celui-ci. Le roi reste le chef de l'Etat, mais ses fonctions ne sont plus que purement honorifiques. Gustave VI Adolphe, monté sur le trône en 1950, décéda en 1973. Son successeur, Charles XVI Gustave, est le premier roi de Suède à «régner» conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution. Suite à un amendement apporté en 1980 à la Loi de succession au trône, la couronne revient, sur un pied d'égalité, aux femmes comme aux hommes, de sorte que la princesse Victoria est devenue héritière du trône au lieu de son frère cadet Charles-Philippe.

    La crise économique internationale déclenchée par la flambée des prix pétroliers en 1973, a provoqué, en Suède aussi, une montée du chômage. L'expansion de l'industrie, extrêmement rapide au cours des années 1950 et 1960, et l'accroissement accéléré de la production avaient permis, jusqu'au début des années 1970, une amélioration soutenue et rapide du niveau de vie suédois. À partir du milieu de la même décennie, cette amélioration s'est ralentie pour cesser totalement à la fin des années 1980.

    Sous l'effet de la crise économique, les élections législatives de 1976 eurent pour résultat la démission du gouvernement social-démocrate et la formation d'un gouvernement de coalition sous la conduite de Thorbjörn Fälldin, leader du Parti du centre. Des dissensions au sujet de l'extension du parc nucléaire entraînèrent cependant plusieurs remaniements gouvernementaux.

    A la veille des élections parlementaires de 1982, ce furent entre autres l'emploi et le déficit budgétaire qui se trouvèrent au coeur du débat. Le scrutin donna la victoire au Parti social-démocrate, qui forma le gouvernement sous la conduite d'Olof Palme, premier ministre. Une dévaluation de la couronne suédoise et diverses mesures énergiques permirent au nouveau gouvernement d'améliorer la situation économique de la Suède. La nette amélioration des conjonctures internationales intervenue en 1983 et au cours des années suivantes, contribua à un retour à l'équilibre du budget de l'Etat, ce dont le gouvernement profita pour étendre considérablement le secteur public.

    L'assassinat d'Olof Palme, le 28 février 1986, fut un choc douloureux pour le peuple suédois qui, pendant près de 200 ans, s'était vu épargner une telle forme de violence politique. Le successeur d'Olof Palme, Ingvar Carlsson poursuivit pour l'essentiel la politique de son prédécesseur.

    L'expansion croissante de la production, qui avait caractérisé précédemment l'évolution économique de la Suède, cessa au cours des années 1980. À la fin de la décennie et au début des années 1990, ce renversement de tendance entraîna une diminution de la production industrielle et un solde négatif de la balance des paiements. Dans le même temps, le gonflement du secteur public soumettait l'économie à d'énormes contraintes. L'accroissement rapide du chômage contribua encore à d'importants déficits budgétaires et à l'augmentation accélérée de la dette publique. Le mécontentement suscité par le gouvernement social-démocrate ne cessa de s'amplifier, et les élections législatives de 1991 eurent pour résultat sa démission et son remplacement par un gouvernement de coalition non socialiste, le poste de premier ministre étant confié à Carl Bildt, leader des modérés. En dépit de tous les efforts déployés pour stimuler l'activité des entreprises et malgré les coupes sombres opérées dans le secteur public, ce nouveau gouvernement n'est pas parvenu à maîtriser le chômage, ni la rapide augmentation du déficit budgétaire, ni l'accroissement de la dette publique découlant de celui-ci.

    Les élections générales de 1994 ont vu un nouveau retour au pouvoir des sociaux-démocrates, qui ont formé un gouvernement social-démocrate minoritaire avec Ingvar Carlsson au poste de premier ministre. En 1996, Ingvar Carlsson a quitté ses fonctions de premier ministre pour raisons personnelles et a été remplacé par l'ancien ministre des finances Göran Persson.

    La première tâche du gouvernement social-démocrate a été de rétablir l'équilibre des finances publiques. Il a procédé par une combinaison de hausses d'impôts et de mesures d'économie qui ont nécessité des coupes dans plusieurs des régimes de protection sociale. Dans le même temps, le gouvernement avait pour ambition de contenir l'inflation et de se donner les moyens de rembourser une partie de l'importante dette publique. Il a présenté en outre un programme de lutte contre un chômage exceptionnellement élevé pour la Suède.

    Les finances publiques se sont progressivement améliorées dans les années qui ont suivi. Les coupes opérées dans les systèmes de protection sociale ont été sensibles, suscitant un large mécontentement parmi les électeurs traditionnels du parti de gouvernement. Aux élections de 1998, les sociaux-démocrates ont fait leur plus mauvais score depuis les années 1930, seulement 36,4% des suffrages contre 45,3% quatre ans auparavant.

    Malgré ce recul, Göran Persson est resté premier ministre. L'issue des élections, en effet, avait été aussi décevante pour les partis d'opposition non socialistes. Les électeurs sociaux-démocrates mécontents s'étaient tournés vers le Parti de la gauche, qui obtenait 12% des voix, un doublement par rapport aux élections précédentes. Göran Persson a donc pu se maintenir au pouvoir avec le soutien du Parti de la gauche et du petit parti des Verts (4,5%).

    Au seuil du siècle nouveau, l'économie suédoise a retrouvé l'équilibre. Le programme d'assainissement, conjugué à la haute conjoncture dans le monde occidental, a redressé la situation. Les finances publiques sont excédentaires, la dette publique a diminué et le chômage a enregistré une forte baisse. Vers la fin de 2000, le chômage déclaré était tombé à 4% - l'objectif que le gouvernement s'était fixé au plus fort de la crise. Le gouvernement a jugé possible de consentir certains allégements fiscaux tout en rétablissant quelques-unes des prestations sociales supprimées dans les années d'austérité.

    Une question majeure, dans le débat politique du début du siècle, concerne les moyens de créer un climat favorable à la croissance économique et à un taux d'emploi élevé tout en préservant les acquis essentiels de l'Etat de bien-être."

    Source: Institut suédois, Histoire de Suède, feuille de documentation FD 106, mai 2001

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    Quelques ouvrages anciens disponibles en ligne

    Acerbi, Giuseppe. Voyage au Cap-Nord par la Suède, la Finlande et la Laponie. Traduit d'après l'original anglais... Paris, Levrault et Schoell, an-XII, 1804, 1253 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)

    Vertot, René de. Histoire des révolutions de Suède : où l'on voit les changemens qui sont arrivés dans ce royaume au sujet de la religion et du gouvernement. Paris, Ménard et Desenne fils, 1819 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF) Tome premier, 276 p.
    Tome second, 259 p. Le Bas, Philippe. Suède et Norvège, Paris, F. Didot frères, 1841, 565 p.-42-12 p. de pl.-[1] p. de dépl. : grav. (L'Univers. Histoire et description de tous les peuples) - Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF

    Geffroy, Auguste. Histoire des Etats scandinaves (Suède, Norvège, Danemark), Paris, L. Hachette, 1851, XV-483 p. (Histoire Universelle) - Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF

    Reclus, Élisée. Scandinaves (Etats) : Suède, Norvège, Danemark. [London],[s.n.], [1895], p. 1991-1995 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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