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    Impression du texte

    Spitzberg (archipel)

    Description


    Nature et paysages
    C'est un fascinant pays de montagnes qui attend le visiteur du Svalbard. Le littoral est balafré de fjords profonds qui se terminent en plaines alluviales. C'est sur la côte ouest du Spitzberg que l'on trouve entre autre l'Isfjord, dont les bras mènent à Longyearbyen, Barentsburg et Pyramiden, et plus au nord le Kongsfjord qui abrite Ny Ålesund.
    Les paysages du Svalbard varient selon leur origine géologique. Sur la côte ouest du Spitzberg - composée de roches dures telles que le gneiss, le granit et des schistes cristallins - les montagnes sont sauvages: leurs sommets déchiquetés culminent à 1084 m (Monacofjell) et 1012 m (Tyskertopp). C'est pourtant à l'est du Wijdefjord que se dresse un sommet plus imposant encore, le mont Perrier ou Newtontopp qui atteint 1717 m. Ce sont ces montagnes qui ont incité Barents à baptiser l'archipel du nom de «Spitzberg».
    Les couches sédimentaires renferment des fossiles qui permettent de suivre l'évolution de la Terre de manière plus continue que dans la plupart des autres endroits de la planète.
    Ces couches sédimentaires se retrouvent dans l'intérieur des terres et sur les îles orientales de l'archipel. Les montagnes y ont des sommets plats et des flancs en marches d'escalier, où des roches plus tendres, telles que schistes, grès et calcaire se sont accumulées en couches pratiquement horizontales. Ces superbes montagnes sont un véritable paradis pour le géologue, le touriste et le visiteur. Faut-il s'étonner d'y ressentir l'envoûtement d'un paysage qui révèle l'histoire de notre planète de manière aussi spectaculaire?
    Aujourd'hui, environ 60 % de la superficie du Svalbard est en permanence couverte de glaces. Un grand nombre de glaciers s'étendent jusqu'à la côte, où ils se brisent en icebergs.
    Le sol est gelé en permanence jusqu'a une profondeur d'environ 100 mètres près des côtes, et le permafrost atteint une profondeur de 500 mètres à l'intérieur des terres.
    Ressources minérales
    Les gisements de charbon du Svalbard se sont formés au cours de différentes périodes géologiques. Ils sont exploités depuis le début du XXe siècle, mais depuis 1920-1930, seuls les Norvégiens et les Russes poursuivent cette activité. La production annuelle russe est actuellement de quelque 500.000 tonnes, et la production norvégienne de 400.000 tonnes.
    Les roches renferment aussi des minéraux appréciés tels que phosphate, amiante, fer, plomb, zinc et cuivre, mais en quantités insuffisantes pour que l'exploitation en soit rentable.
    Par endroits, le profil géologique a incité des sociétés norvégiennes et étrangères à se lancer dans d'intenses forages pétroliers depuis les années 60. Si ces forages ont procuré une foule de renseignements intéressants sur la géologie des îles du Svalbard, ils n'ont pas révélé de gisements exploitables.
    Protection de l'environnement
    Si l'on souhaite de nos jours encourager l'établissement d'activités économiques nouvelles au Svalbard, les éventuels pionniers doivent se plier à une législation écologique très stricte. Toute activité économique nouvelle doit étudier sérieusement l'impact potentiel sur un environnement particulièrement vulnérable. Les dispositions consignées dans le traité de Paris sur le Svalbard précisent expressément que la Norvège devra prendre les mesures adéquates pour préserver ou reconstituer la faune et la flore.
    C'est la raison pour laquelle trois parcs nationaux ont été créés: parcs du Spitzberg-sud, du Forlandet et du Spitzberg du nord-ouest, auxquels s'ajoutent 2 réserves naturelles (réserves du Svalbard nord-est et sud-est), 3 zones où la flore est protégée (Spitzberg central) et 15 réserves ornithologiques (le long de la côte ouest du Spitzberg). Un règlement sévère exige un comportement respectueux et prudent face à une nature fragile. Toute pollution ou atteinte à la faune ou à la flore doit être évitée. C'est ainsi que le déplacement en véhicules motorisés est interdit (avec des dérogations pour la population locale). La chasse est autorisée en dehors des espaces protégés, mais ne peut porter que sur le renard polaire, le phoque, le veau marin et 9 espèces d'oiseaux, dont le lagopède, ou perdrix des neiges. Toute autre forme de vie animale est protégée. La pêche à l'omble pratiquée au filet n'est autorisée qu'en dehors des espaces protégés; seuls les habitants permanents sont autorisés à s'y adonner. Les espaces protégés du Svalbard couvrent la moitié du territoire. Une grande partie des ces zones protégées est couverte de glaciers. A l'intérieur du périmètre du parc national du Svalbard sud subsiste encore une concession minière.
    Faune et flore
    Au printemps, en mer de Barents, la fonte des glaces provoque le développement du phytoplancton, le début de la chaîne alimentaire du Svalbard. Cette énorme production nourrit les poissons, oiseaux et phoques. Les oiseaux marins transportent une partie du plancton vers les montagnes aux oiseaux du Svalbard, principalement sous forme de nourriture pour leurs petits durant les mois d'été. C'est ainsi que la mer nourrit le Svalbard, qui à son tour alimente une vie végétale, des herbivores et des prédateurs (renards et rapaces). Les différences climatiques et océanographiques ont une profonde influence sur la flore. Le long de la côte ouest, la végétation peut être luxuriante par endroits, se composant de fleurs, de champignons, de mousses et d'herbes. Au pied des montagnes aux oiseaux, elle se montre particulièrement exubérante. Au nord et à l'est, les plantes sont plus petites, et de vastes zones sont entièrement dépourvues de couverture végétale. 164 espèces végétales du Svalbard ont été recensées à ce jour. Il n'y pousse ni arbres ni arbustes.
    On ne rencontre au Svalbard que quatre espèces de mammifères terrestres: l'ours blanc, le renard polaire, le renne du Svalbard et une espèce de souris. Une tentative d'y acclimater des boeufs musqués en 1930 s'est soldée par un échec définitif en 1985.
    Le renne du Svalbard, protégé depuis 1925 après avoir été décimé, compte maintenant une dizaine de milliers d'individus. Le renne du Svalbard est l'une des sept espèces de renne arctique sauvage et n'existe qu'au Svalbard. Sa morphologie et son mode de vie sont particulièrement bien adaptés à des températures très basses et à une végétation raréfiée.
    Les recherches semblent indiquer que les ours blancs du Svalbard appartiennent à une souche importante, se déplaçant dans les régions arctiques de l'est du Groen-land aux îles soviétiques en passant par le Svalbard.
    L'été, les ours blancs du Svalbard restent sur la banquise le long des côtes nord et est. Pendant l'hiver, ils descendent parfois individuellement vers la côte ouest. Même l'été, on peut rencontrer des animaux isolés dans ces parages. Les vieux mâles solitaires sont souvent affamés et agressifs. D'une manière générale, l'ours blanc doit être considéré comme un chasseur myope et curieux qu'il est recommandé de tenir à distance.
    Au début des années 80, le nombre d'ours blancs se déplaçant entre le Groenland, le Svalbard et l'archipel François-Joseph était estimé à 4.000-6.000 individus. Ces animaux peuvent atteindre une vingtaine d'années. La population du Svalbard est estimée à 2.000 têtes.
    Un grand nombre de mammifères marins s'ébattent dans la mer, mais certaines espèces ont fortement régressé suite à la chasse pratiquée à une époque aujourd'hui révolue. Cette remarque s'applique avant tout à la baleine, et tout particulièrement à la baleine franche. Le morse a lui aussi fait l'objet d'une chasse si intense qu'il a dû être totalement protégé en 1952. L'espèce est maintenant revenue à une population d'un bon millier d'animaux.
    La présence de 163 espèces d'oiseaux est attestée au Svalbard, mais seules 25 ou 30 y nichent régulièrement. La plupart sont des oiseaux migrateurs. Quelques rares espèces passent l'hiver sur l'archipel. La plupart des oiseaux sont des oiseaux de mer.
    L'omble est le seul poisson que l'on trouve dans les rivières et les lacs. En mer, on peut en revanche pêcher la morue, le capelan, l'aiglefin, la sébaste, le flétan et la crevette arctique.
    Sites historiques
    Si l'on accorde une grande importance à la préservation de l'environnement naturel du Svalbard, la protection des sites historiques nous tient tout autant à coeur. Il s'agit tout particulièrement de traces d'activités comme:
  • la chasse à la baleine et au morse pratiquée par plusieurs nations au XVIIIe siècle;
  • la chasse sédentaire d'hiver pratiquée au XVIIIe siècle par les Russes;
  • chasse pratiquée aux XIXe et XXe siècles par les Norvégiens et les activités internationales liées à la recherche;
  • I'industrialisation (c'est-à-dire l'exploitation du charbon) du début de ce siècle à nos jours, ainsi que la recherche contemporaine.
    Même si un premier projet de protection a été lancé dès 1926 pour la sauvegarde des sites historiques du Svalbard, ce n'est qu'en 1974 que le Svalbard a été doté d'un règlement particulier pour la préservation des sites historiques. En vertu d'une réglementation nouvelle adoptée en 1992, tout site ou vestige historique, meuble ou immeuble, antérieur à 1945 est automatiquement protégé. Le Directeur national des antiquités peut de plus décider de protéger tout site historique postérieur à 1945.
    Tourisme
    La situation géographique du Svalbard confère à l'archipel une place particulière dans le milieu arctique. Les îles et les eaux qui les entourent sont des voies d'accès privilégiées au Grand Nord, ce qui en fait une place de choix pour la recherche polaire et pour une activité touristique limitée et contrôlée. Au-delà de la préservation de la nature sauvage comme telle, il s'agit aussi de permettre la recherche et la mise en valeur économique de l'archipel dans le futur. Une première ébauche d'un plan de développement pour le Svalbard propose la création d'emplois dans ces deux secteurs.
    Depuis le milieu du XIXe siècle, le Svalbard a attiré les touristes. L'ouverture de l'aéroport de Longyearbyen en 1975 a donné aux questions touristiques une dimension nouvelle. Les compagnies aériennes Scandinavian Airlines System (SAS) et Braathens SAFE assurent le trajet Tromsø - Longyearbyen cinq fois par semaine en hiver et six à sept fois en été.
    Les communications intérieures sont relativement peu développées. Si Longyearbyen propose des lignes de transports en commun, des taxis et un service de location de véhicules, l'absence de réseau routier en dehors des agglomérations limite les possibilités de déplacement. A certaines périodes de l'année et si la capacité le permet, il est possible de louer des hélicoptères ou des avions de tourisme à Longyearbyen pour jouir simplement du spectacle ou pour se rendre dans les autres agglomérations de l'île. Un avion assure aussi une ou deux fois par semaine une liaison régulière avec Ny Ålesund. En hiver, il est aussi possible de louer un motoneige ou un attelage de chiens avec guide, et des randonnées accompagnées sont organisées l'été pour une durée de quelques heures à plusieurs jours. Il est aussi possible de louer des canots pneumatiques.
    Jusqu'en 1966, le gouverneur du Svalbard effectuait ses tournées d'inspection ou de service en traîneau à chiens. Depuis, les chiens ont été mis à la retraite au profit des motoneiges. Le gouverneur utilise aujourd'hui le bateau et l'hélicoptère.
    Il n'est pas nécessaire d'avoir un passeport ou un visa pour se rendre au Svalbard, mais - pour des raisons de sécurité - les visiteurs sont priés de se faire connaître au bureau du gouverneur et d'indiquer leur itinéraire et la durée probable de leur absence de Longyearbyen. Le tourisme fait aussi l'objet d'une réglementation spéciale au Svalbard. Elle prévoit entre autre que tout déplacement dans et en dehors des parcs naturels et zones protégées doit obligatoirement être annoncé à l'avance. Tout touriste peut aussi être obligé de s'assurer ou de présenter une garantie bancaire si son expédition est considérée comme risquée. Adressez vous donc toujours au gouverneur de l'île lorsque vous planifiez un séjour prolongé au Svalbard. Le nombre de touristes qui effectuent chaque année des randonnées à pied ou à ski est d'environ 2.000 (ce chiffre comprend également les organisateurs).
    La capacité hôtelière s'améliore sans cesse à Longyearbyen, une ville qui enregistre à présent 2.000 nuitées annuelles. Il existe aussi des possibilités d'hébergement à Ny Ålesund et dans les agglomérations russes. Longyearbyen et Ny Ålesund possèdent aussi leurs propres terrains de camping.
    Un nombre croissant de navires de croisière se rend au Svalbard. L'archipel reçoit chaque année la visite d'environ 25 navires (40-50 arrivées au total) qui y débarquent quelque 15.000-20.000 passagers.
    Recherche
    L'Institut norvégien d'études polaires (Norsk Polarinstitutt) a entrepris en 1962 la construction d'une base permanente à Longyearbyen. Cette initiative est un effort stratégique important qui s'inscrit dans le cadre d'un regain d'activité et d'intérêt pour les régions polaires au niveau international. Ce renouveau est lié aux besoins croissants en matière de recherche, de surveillance de l'environnement et d'activités nouvelles. Le transfert vers l'archipel d'une part importante de la logistique de l'institut et de son activité professionnelle doit également contribuer à asseoir la souveraineté norvégienne sur ces territoires. L'institut espère que ces efforts feront à leur tour tache d'huile et inciteront d'autres instances de recherche à participer à cette implantation nouvelle.
    Certains centres de recherches, norvégiens et étrangers, participent depuis longtemps à d'importants programmes de recherche sur le Svalbard en coopération avec l'Institut norvégien d'études polaires. Au fil des ans, un grand nombre d'expéditions non norvégiennes a ainsi visité l'archipel.
    Dans la vieille cité minière de Ny Ålesund, située à 79° 55' de latitude nord, l'Institut d'études polaires a installé une des bases permanentes de recherche comptant parmi les plus septentrionales du monde. Elle fait fonction d'observatoire, de laboratoire et de base terrestre pour les organisations scientifiques.
    UNIS : l'université nouvelle
    UNIS - Etudes universitaires du Svalbard - est une nouvelle institution privée, cofondée par les quatre universités norvégiennes. Elle a accueilli ses 23 premiers étudiants au Svalbard à l'automne 1993, répartis en géologie arctique et géophysique arctique. A partir de l'automne 1994, la biologie arctique sera également au programme. Chaque matière accueillera une quinzaine d'étudiants, soit 45 au total. L'objectif est de créer une institution pouvant assurer la formation d'une centaine d'étudiants - 70% de premier cycle et 30% au niveau maîtrise/doctorat. Ces études sont conçues comme complémentaires à l'enseignement dispensé par les universités du continent et seront intégrées à un cycle d'études normal dans la mesure du possible. L'UNIS doit en outre mener des recherches se fondant sur la situation géographique du Svalbard - une région arctique typique.
    A long terme, l'UNIS constituera le noyau dur d'un centre international de compétences sur l'Arctique regroupant de nombreuses institutions spécialisées. C'est ainsi que les études proposées ont donc été conçues dans une perspective internationale. Une partie de l'enseignement pourra dès l'automne 1994 être dispensé en anglais.
    Administration
    La ville de Longyearbyen, centre administratif du Svalbard, a été fondée en 1905 par la société Arctic Coal Co. Elle porte le nom du fondateur de la société, l'Américain J.M. Longyear.
    Longyearbyen est la résidence du gouverneur et des fonctionnaires publics. Le gouverneur, placé sous l'autorité du ministère de la Justice, cumule les fonctions de préfet, de chef de la police et de notaire. En tant que chef de la police, il est aussi responsable des services de secours et sauvetage. L'activité minière, quant à elle, est du ressort du maître des mines.
    Le gouverneur est chargé de l'administration publique de l'archipel, les questions concernant le Svalbard étant d'une manière générale traitées par les services ministériels compétents de l'administration centrale. Un comité interministériel dépendant du ministère de la Justice est chargé de coordonner les questions administratives liées au Svalbard. Il a aussi été créé un organisme consultatif, le conseil du Svalbard (Svalbardrådet). La loi norvégienne est applicable pour les questions de droit privé ou pénal, alors que dans les autres secteurs elle n'a cours que sur décision spéciale. Longyearbyen possède une église, un musée, une école primaire et un collège, un jardin d'enfants, des hôtels, des restaurants, des magasins et un journal local.
    Svalbard Radio, située à Longyearbyen, est le centre de télécommunications de l'archipel.
    En 1979, une liaison téléphonique par satellite avec la terre ferme a été ouverte par l'intermédiaire de Svalbard Radio. En 1989, une liaison téléphonique a été établie avec les colonies russes des îles. Depuis 1984, le Svalbard capte en direct les émissions de la télévision norvégienne.

    source:
  • Histoire

    Histoire
    Lorsqu'en 1596, Villem Barents débarque au Svalbard et ouvre une phase nouvelle de l'histoire de l'archipel, il n'y trouve bien sûr aucune infrastructure moderne. Ce navigateur hollandais, qui donna à l'archipel le nom de Spitzberg, n'avait pas connaissance des sources islandaises, qui indiquent que le Svalbard - le pays aux côtes glaciales - avait été découvert par les Vikings dès 1194. Selon des sources retrouvées en Islande, en effet, le pays «au nord du bout de la mer», supposé se trouver à quatre jours de voile de l'Islande, était considéré comme faisant partie du Groenland. Les chercheurs n'en pensent pas moins que c'est bien au Svalbard que ces sources font allusion.

    La découverte de Barents donna le coup d'envoi à une intense chasse à la baleine dont Hollandais et Britanniques furent les principaux acteurs. Mais Danois, Norvégiens, Français, Basques et Hanséates se livrèrent aussi à cette activité. Au plus fort de la saison, des communautés entières s'installaient à terre pour faire bouillir la graisse de baleine dans de vastes chaudrons de cuivre. La plus importante de ces communautés fut Smeerenburg, colonie hollandaise qui comptait jusqu'à 1.200 individus pendant la saison.
    Au début du XVIIIe siècle, des trappeurs russes - envoyés par des monastères de la côte russe de la mer Blanche - commencèrent à y recueillir duvet et oeufs, pratiquant aussi la chasse aux animaux à fourrure, aux rennes et aux morses. Cette activité cessa vers 1820. La chasse au phoque pratiquée par les Norvégiens au Svalbard connut son apogée un peu plus tard, vers la fin du siècle dernier.

    La découverte de charbon au début du XXe siècle fut le point de départ d'une nouvelle course au contrôle des ressources naturelles. Jusqu'au début de la Première Guerre mondiale, Américains, Britanniques, Hollandais, Allemands, Russes et Norvégiens y exploitèrent des mines. Les conflits de légitimité qui en résultèrent ne purent être réglés que par une redéfinition des rapports de souveraineté.

    Le traité du Svalbard

    Par le traité du Svalbard signé en 1920, la Norvège a reçu la souveraineté sur l'archipel. Les autres puissances signataires de ce traité étaient les Etats-Unis, le Danemark, la France, l'Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et l'Irlande, les possessions britanniques d'outre-mer et la Suède. L'Allemagne s'y rallia en 1925, puis l'Union soviétique en 1935. En fin de compte, une bonne quarantaine de pays ont aujourd'hui signé ce traité. Le 14 août 1925 le Svalbard est devenu partie intégrante du royaume de Norvège.

    Le traité du Svalbard reconnaît à la Norvège une «souveraineté pleine et entière sur le Svalbard», mais le pays s'est engagé à accorder aux ressortissants des puissances signataires des droits égaux en matière économique. L'établissement de fortifications ou de bases navales est interdit sur tout l'archipel, qui ne doit pas servir à des fins militaires.
    Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il ne s'y déroula que quelques escarmouches. Le personnel des mines fut évacué par les forces britanniques en 1941. Le Spitzberg fut ensuite occupé par les forces allemandes, qui furent à leur tour chassées par les forces norvégiennes et britanniques. En 1943, les cités minières furent pilonnées par les navires de guerre allemands et rasées.

    Doocumentation

    Documentation
    Nougaret, Jules. "La pêche de la baleine. Souvenirs d'une croisière dans les eaux du Spitzberg", Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 83, p. 70-729 (Bibliothèque nationale de France, Gallica - mode image, format PDF)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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