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    Somme

    Description

    Le bassin de la Somme

    1. Un réseau complexe d'eaux superficielles et souterraines

    La vallée de la Somme forme un ensemble complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs, de fossés, de rieux (2), de canaux et d'ouvrages hydrauliques les plus divers. Les nappes souterraines exercent une influence déterminante sur le niveau des eaux superficielles.

    a) Les eaux superficielles

    Longue de 245 kilomètres, la Somme structure, avec ses nombreux affluents et les divers canaux qu'elle rencontre, un bassin versant de 5 560 km².

    (1) Un fleuve largement canalisé

    (a) La Somme et ses affluents

    Le fleuve prend sa source à Fonsommes, à une dizaine de kilomètres à l'Est de Saint-Quentin, pour se jeter dans la Manche à Saint-Valéry-sur-Somme. Il traverse plusieurs grandes agglomérations, en particulier Saint-Quentin, située dans le département de l'Aisne, Péronne, Amiens et Abbeville, localisées dans celui de la Somme.

    La Somme reçoit plusieurs affluents, dont les principaux sont : pour la rive droite, l'Omignon, l'Hallue, la Nièvre et le Scardon ; pour la rive gauche, l'Avre, la Selle, le Saint-Landon, l'Airaine et l'Ambroise.

    Jusqu'à Amiens, le fleuve décrit de nombreux méandres ; sa vallée est étroite et encaissée. En aval de la ville, elle s'élargit et prend une direction nord-ouest.

    Tout au long de son parcours, la Somme ne reste qu'assez peu à l'état naturel. Elle a en effet été canalisée (3) sur une grande partie de sa longueur, notamment pour relier la région de Saint-Quentin à la mer.


    (b) Le canal de la Somme

    La construction du canal de la Somme, entamée en 1770, s'est achevée en 1843. La voie a été mise au gabarit Freycinet (4) en 1880. Longue de 156,5 km, elle débute à Saint-Simon, où elle est en contact avec le canal de Saint-Quentin, et débouche dans la baie de Somme.

    Durant les cinquante-trois premiers kilomètres, entre Saint-Simon et Froissy, le canal est latéral à la Somme naturelle ; sur le reste du parcours, il est établi tantôt en rivière, tantôt en dérivation.

    A Abbeville, une dérivation scinde la boucle de la Somme. La voie se poursuit ensuite jusqu'à Saint-Valéry-sur-Somme, sous le nom de canal maritime.


    (c) Le canal maritime

    Conçu à l'origine pour permettre la montée des navires de mer, le canal maritime relie Abbeville à Saint-Valéry-sur-Somme. Sur cette section, il remplace complètement le fleuve naturel.

    Les deux ouvrages de Saint-Valéry-sur-Somme constituent l'exutoire du canal, et donc du fleuve, sur la mer. Leur rôle est d'assurer le passage des bateaux, désormais pour la plupart de plaisance, et de permettre l'évacuation du débit naturel de la Somme. Ils constituent en fait les têtes d'une écluse dont le sas est constitué par la section du canal comprise entre eux.

    Le niveau du canal maritime est trop élevé pour assurer le drainage des terres riveraines et l'évacuation des affluents de la rive gauche de la Somme dans ce secteur. Aussi un contre-fossé a-t-il été établi sur toute sa longueur, dont la fonction essentielle est de recueillir les anciens affluents du fleuve et les eaux de ruissellement des terres voisines pour les rejeter à la mer.

    L'exutoire de ce contre-fossé est constitué d'un ouvrage équipé de deux portes de flot, qui s'ouvrent et se ferment sans intervention humaine en fonction des niveaux d'eau.


    (2) Des liaisons avec d'autres bassins versants

    Avant d'être canalisée à Bray-sur-Somme, la Somme longe successivement la section du canal de Saint-Quentin comprise entre Lesdins et Saint-Simon, la section du canal de la Somme comprise entre le canal de Saint-Quentin (Saint-Simon) et le canal du Nord (Rouy-le-Grand), la section du canal du Nord comprise entre Rouy-le-Grand et Cléry et la section du canal de la Somme comprise entre Cléry et Bray-sur-Somme.

    Les relations entre le fleuve, le canal de la Somme, le canal du Nord et le canal de Saint-Quentin sont assez complexes : ces voies se partagent les mêmes ressources en eau, la plupart du temps assez rares, leurs dispositifs d'alimentation varient en fonction des quantités effectivement disponibles et leurs tracés s'entrecroisent.


    (a) Le canal de Saint-Quentin

    Le canal de Saint-Quentin, long de 92,5 km et lui aussi au gabarit Freycinet, relie Cambrai, sur l'Escaut canalisé, à Chauny, où lui fait suite le canal latéral à l'Oise.

    Comme il rencontre près de Saint-Simon le canal de la Somme, il réunit les trois bassins de l'Escaut, de la Somme et de l'Oise (5). Il constitue ainsi l'artère par laquelle passent les bateaux reliant le nord à la région parisienne, à Lyon et à l'est de la France.

    Une partie du canal fut creusée au XVIIIe siècle (1738), sous le nom de canal Croazat, entre l'Oise et la Somme. Sa prolongation fut l'oeuvre du Premier Empire, la liaison entre le nord et Paris ayant été inaugurée par Napoléon 1er le 28 avril 1810.

    Son alimentation en eau provient principalement de l'Escaut, de l'Oise, par l'intermédiaire de la rigole de l'Oise et du Noirrieu, de la Somme naturelle, au niveau de l'étang d'Isle, et de la nappe phréatique.


    (b) Le canal latéral à l'Oise

    Le canal latéral à l'Oise, dont la construction fut décidée en 1821, relie le canal de Saint-Quentin à l'Oise canalisée. Il constitue un tronçon, long d'environ 34 km, du grand itinéraire qui met en communication les régions Ile-de France et Nord Pas-de-Calais.

    Il a son origine à Chauny (Aisne) et se termine à Longueil-Annel (Oise). Il reçoit sur sa rive gauche, à Abbécourt, le canal de l'Oise à l'Aisne ; sur sa rive droite débouche, près de Noyon, la troisième section du canal du Nord.


    (c) Le canal du Nord

    Le canal du Nord permet de relier le bassin de la Sensée et le bassin de l'Oise en passant par celui de la Somme. Il a son origine à Arleux (canal de la Sensée) et se termine à Noyon (canal latéral à l'Oise), après un parcours de 95 km et le franchissement de 17 écluses (6).

    Décidée en 1878, sa construction ne fut entamée qu'en 1908. Les travaux furent interrompus par les deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945 et ne purent être achevés qu'en 1965.


    (3) Les échanges entre bassins versants

    Ce réseau complexe de canaux est destiné avant tout à la navigation. Les quelques points de contact entre les différentes voies autorisent des transferts d'eau limités entre bassins (7).

    (a) Des canaux essentiellement conçus pour la navigation

    Aucun des canaux n'a été conçu pour réaliser des transferts d'eau de grande importance. Leur aménagement a été guidé par le souci d'assurer le transport des bateaux de commerce.

    Comme l'indiquait M. François Bordry, président de Voies navigables de France, devant la commission d'enquête: «
     Ce canal (le canal du Nord) n'a pas été conçu pour effectuer des transferts d'eau, que ce soit des autres bassins vers la Somme ou de la Somme vers d'autres bassins. Très peu de voies d'eau ont été conçues pour ce type d'opérations. Il existe l'Ourcq, qui appartient à la ville de Paris, (...) et le canal de Dunkerque à Valenciennes ».

    Le transport marchand sur le canal de la Somme connaît une certaine stagnation depuis une vingtaine d'années: environ 250 péniches, de 60 000 tonnes au total, l'empruntent tous les ans. Le trafic est concentré entre le canal du Nord, Froissy et Corbie. Il est à peu près nul aux environs d'Abbeville.

    La mise en valeur du site des hortillonnages et la création d'une base nautique ont contribué à l'essor du trafic de plaisance et au développement du tourisme.

    En revanche, le trafic reste important sur les canaux du Nord et de Saint-Quentin.


    (...)

    (b) Des possibilités de transfert d'eau limitées

    La Somme franchit le canal de Saint Quentin à Seraucourt par un aqueduc souterrain dont le dimensionnement ne pose pas de problème pour l'évacuation des eaux, même en période de crue - le fleuve prend en effet sa source à quelques kilomètres de là et son débit n'est donc pas très fort.

    Elle peut recevoir de l'eau de ce même canal, en amont de l'aqueduc, au niveau de l'écluse de la Fontaine-lès-Clercs, et, en aval, par un ouvrage appelé « retenue de la mère nourrice ».

    Le fleuve longe alors le canal de la Somme dans une zone d'étangs et de marais, appelés « étangs de la Haute-Somme ».

    Il passe ensuite par un siphon sous le canal du Nord, ce qui engendre parfois des difficultés en période de crue, dans la mesure où ce siphon peut alors faire barrage aux écoulements (11) et entraîner un relèvement du niveau des eaux en amont.

    Le canal de la Somme, quant à lui, a pour origine le canal de Saint-Quentin à Saint-Simon. Une écluse assure la communication entre les deux voies.

    Une prise d'eau, dite « prise de Dury », lui permet de recevoir de l'eau de la Somme naturelle qu'il longe - la prise d'eau ne fonctionne pas dans l'autre sens.

    Le canal est ensuite alimenté par les rivières la Beine, l'Ingon et l'Allemagne. Il se confond alors sur une trentaine de kilomètres avec le canal du Nord jusqu'à Sormont, où il reprend un cours indépendant le long de la Somme.

    L'écluse de Sormont et ses déversoirs de contournement permettent de répartir l'eau entre le canal du Nord et le canal de la Somme. Un peu en amont, à Epenancourt, un autre déversoir peut être utilisé pour évacuer le trop plein d'eau des deux canaux vers la Somme naturelle et les étangs.

    Enfin, des pompes ont été installées le long du canal du Nord pour alimenter en eau les biefs de partage (12) entre les bassins de la Sensée, de la Somme et de l'Oise, après chaque passage de bateaux. Leurs capacités sont faibles, comprises entre 2 m3/s et 4 m3/s.

    Notes
    (2) Petits canaux.
    (3) Une rivière canalisée est une rivière aménagée pour permettre la navigation. Des barrages permettent de maintenir à peu près constant le niveau de la rivière. Des ouvrages de franchissement (écluses) sont construits pour faciliter le passage des bateaux. Les méandres trop serrés sont élargis ou contournés par des coupures.
    (4) Le gabarit d'une voie d'eau indique la taille des plus gros bateaux -longueur, largeur, tirant d'eau, tirant d'air- qui peuvent l'emprunter. Charles Louis de Saulces de Freycinet, ministre des travaux publics de 1877 à 1879, a fait normaliser nombre de règles du transport. Son nom reste attaché à un gabarit, appliqué aux bateaux et aux canaux. Ainsi, une péniche « Freycinet », longue de 38,50 m et large de 5,05 m, a une capacité de 350 tonnes. Une écluse « Freycinet » mesure 39 m de long et 5,20 m de large.
    (5) De Cambrai à Vendhuile, le canal de Saint-Quentin traverse la vallée de l'Escaut. Il franchit ensuite un seuil, empruntant les souterrains du Tronquoy et de Riqueval, et suit la vallée de la Somme jusqu'à Saint-Simon, où il rencontre le canal de la Somme. Le canal quitte alors la vallée de la Somme pour rejoindre celle de l'Oise jusqu'à Chauny.
    (6) Avant d'atteindre Noyon, le canal du Nord, traverse le souterrain de Ruyaulcourt, passe au-dessus de la Somme naturelle puis se confond avec le canal de la Somme. Il franchit ensuite le souterrain de la Panneterie pour rejoindre le canal latéral à l'Oise.
    (7) Cf. annexe V : schémas de fonctionnement des canaux.

    (...)
    (11) Le siphon n'autorise un débit que de 25 m3/s.
    (12) Le bief est la portion de canal ou de rivière située entre deux ouvrages -barrage ou écluse. Un canal de jonction permet de rejoindre deux voies navigables situées dans des bassins différents. On crée une succession de plans horizontaux séparés par des écluses ou des élévateurs à bateaux. Le bief le plus élevé s'appelle le bief de partage, parce que les eaux se séparent entre les deux versants.

    source: Sénat de la République française, Rapport (no 34) de la Commission d'enquête sur les inondations de la Somme chargée d'établir les causes et les responsabilités de ces crues, d'évaluer les coûts et de prévenir les risques d'inondations. Tome I. Session ordinaire de 2001-2002. Remis à Monsieur le Président du Sénat le 18 octobre 2001. Président: Marcel Deneux. Rapporteur: Pierre Martin (www.senat.fr)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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